Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Mensuelles: septembre 2010

Discours de Mahmoud Ahmadinejad à l’ONU

 On peut aimer ou ne pas aimer Mahmoud Ahmadinejad,  le Président de la République islamique d’Iran mais, dénaturer son discours du 23 septembre dernier à l’ONU est très malsain et témoigne même de l’hypocrisie des nations occidentales envers le reste du monde. Celui en dessous est l’illustration même des stratégies de propagande de masse érigées en mode de gestion et de contrôle par les puissances occidentales. C’est quand même hallucinant de voir comment le traitement de l’information est mauvais en Occident ou du moins falsifié. Après avoir lu et relu maintes fois ce texte, je ne suis toujours pas parvenu à comprendre pourquoi les délégations ont quitté la salle. Peut-être ce discours cache -t’il la vraie vérité sur les attentats du 11 Septembre? La version officielle des attentats du 11 septembre doit-elle être désormais considérée comme une parole d’Évangile ?

 

 
 

Monsieur le président,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

 Je tiens à remercier Dieu sublime de m’avoir accordé, une nouvelle fois, l’occasion d’assister à cette Assemblée mondiale. En premier lieu, je tiens à commémorer le souvenir des victimes des terribles inondations au Pakistan et à exprimer ma cordiale sympathie aux familles qui ont perdu un être cher ainsi qu’au gouvernement et au peuple pakistanais. J’appelle tout un chacun à voler au secours de ses semblables, dans le souci de remplir son devoir humain.

Permettez-moi de remercier S. Exc. Ali Abdussalam Treki, président de la 64ème Assemblée générale des Nations Unies, pour tous ces efforts durant cette session. Je voudrais aussi féliciter S. Exc. Joseph Deiss, président de la 65ème Assemblée générale des Nations Unies, et lui souhaiter le même succès.

Durant les années passées, je vous ai parlé des espoirs, des inquiétudes, des crises frappant la famille, de la sécurité, de la dignité humaine, de l’économie mondiale, des changements climatiques, de l’aspiration à la justice et à la paix durable.

Après un siècle de domination, le système capitaliste et l’actuel ordre mondial ont montré qu’ils sont incapables d’apporter des solutions adéquates aux problèmes des sociétés, c’est pourquoi ils touchent à leur fin. Je vais tenter de définir les deux causes principales de cet échec et d’esquisser les contours d’un ordre futur idéal.

A) Tendances et convictions

Comme vous le savez, les messagers divins avaient la mission d’inviter le monde entier au monothéisme, à l’amour et à la justice, et à montrer à l’humanité la voie de la prospérité. Ils ont invité les hommes à la contemplation et à la connaissance pour s’initier à la vérité et s’écarter du matérialisme et de l’égoïsme. L’essence du message des prophètes est unique et similaire. Chaque prophète a attesté la véracité du messager précédent et a préparé l’avènement du suivant ; il a présenté une version plus complète de la religion à la mesure de l’homme de son époque. Ce processus s’est continué jusqu’au dernier des prophètes qui a présenté la religion parfaite.

S’opposant à ce processus, les matérialistes et les cupides se sont dressés contre cet appel manifeste et l’ont combattu.

Les partisans de Nimrod se sont dressés devant le vénéré Abraham, ceux du pharaon devant le vénéré Moïse, ceux qui s’étaient voués à ce monde d’ici-bas devant le vénéré Jésus et le vénéré Mahomet. Ces derniers siècles, l’éthique et les valeurs humaines ont été rejetées comme une cause d’arriération. On a même opposé la Sagesse et la Science au nom des crimes commis par des défenseurs de la Foi durant le Moyen-Age occidental.

La rupture du lien entre l’homme et le Ciel l’a détaché de son vrai moi.

L’homme, avec sa faculté de comprendre les vérités de l’univers, sa quête innée de la vérité, ses aspirations à la justice et à la perfection, sa quête de pureté et de beauté, et sa capacité à représenter le Divin sur la Terre, a été réduit à une créature confinée dans le monde de la matière dont la mission à été restreinte à la satisfaction du plaisir individuel maximal. L’essence de l’homme a été remplacé par son animalité.

Les êtres humains et les peuples ont été considérés comme des rivaux, le bonheur d’un individu ou d’un peuple a été défini comme heurtant celui des autres, et exigeant sa suppression ou son élimination. La coopération dynamique et constructive a été remplacée par un conflit destructeur pour la survie.

Le culte du capital et de l’hégémonie a remplacé le monothéisme, porte de l’unité et de l’amour.

Cette confrontation généralisée du matérialisme aux valeurs divines a pavé la voie de l’esclavagisme et du colonialisme. Une vaste partie du monde se trouva sous la domination d’une poignée de chancelleries occidentales. Des dizaines de millions d’hommes ont été faits esclaves, des dizaines de millions de familles détruites, toutes les ressources, les droits et la culture des nations colonisées ont été pillés, les territoires occupés et les populations autochtones humiliées et décimées.

Soudain, les nations se sont soulevées,le colonialisme a été battu en brèche et l’indépendance des nations a été reconnue.Ainsi l’espoir du respect, de la prospérité et de la sécurité a été ravivé parmi les peuples. Au début du siècle dernier, de beaux slogans sur la liberté, les droits de l’homme et la démocratie ont suscité l’espoir d’une guérison des plaies du passé. Pourtant, aujourd’hui, non seulement ces voeux n’ont pas été réalisés, mais les annales de l’histoire ont enregistré des souvenirs encore plus amers.

Les deux Guerres mondiales, l’occupation de la Palestine, les guerres de Corée et du Vietnam, la guerre de l’Irak contre l’Iran, l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak, les conflits en Afrique ont fait des millions de morts, de blessées et de déplacés.

Le terrorisme, la production de la drogue, la pauvreté et les inégalités sociales ont augmenté. Des putschistes et des dictatures ont commis des crimes sans précédent en Amérique latine avec l’aide occidentale.

Au lieu du désarmement, la prolifération et le stockage d’une pléthore d’armes prohibées, nucléaires, biologiques et chimiques, ont été développés, exposant le monde à une menace croissante. C’est ainsi que les buts des colonialistes et des esclavagistes ont été poursuivis, sous une nouvelle présentation cette fois.

B) La gestion mondiale et les structures de gouvernement

La Société des Nations, puis les Nations Unies furent créées dans l’objectif d’établir la paix, la sécurité, et [de garantir] les droits de l’homme, c’est-à-dire en fait en établissant une gouvernance mondiale.

Chacun peut analyser la gouvernance actuelle du monde en examinant trois événements :

Tout d’abord, l’événement du 11 septembre 2001 qui a affecté le monde entier depuis presqu’une décennie.

De façon soudaine, la nouvelle de l’attaque des Tours Jumelles a été diffusée à l’aide d’une grande quantité d’images vidéo de l’événement.

Presque tous les gouvernements et les personnalités connues ont fermement condamné cet événement.

Mais ensuite la machine de propagande entra en action à plein régime ; elle insinuait que le monde entier était exposé à un immense danger, le terrorisme, et que la seule façon de sauver le monde était de déployer des forces militaires en Afghanistan.

Finalement, l’Afghanistan, et peu après l’Irak, furent occupés.

Votre attention, s’il vous plaît,

On a dit que près de 3 000 personnes avaient trouvé la mort le 11 Septembre, et nous en sommes profondément attristés. Cependant, à ce jour, ce sont des centaines de milliers de personnes qui ont été tuées en Afghanistan et en Irak, des millions blessées et déplacées, et le conflit continue et s’étend.

En ce qui concerne l’identification des responsables des attentats, il y a trois points de vue.

1. Qu’un groupe terroriste complexe et puissant, capable de traverser avec succès toutes les couches de la sécurité et du renseignement états-unien, ait porté ces attaques.

C’est la principale interprétation défendue par les hommes politiques états-uniens.

2. Que certains segments au sein même du gouvernement états-unien aient orchestré ces attaques pour inverser le déclin économique américain et son emprise sur le Proche-Orient afin également de sauver le régime sioniste.

La majorité du peuple états-unien tout comme celle d’autres nations et de politiciens sont d’accord avec ce point de vue.

3. Qu’ils aient été perpétrés par un groupe terroriste, mais que le gouvernement états-unien a laissé faire afin de tirer parti de la situation.

Apparemment, ce point de vue a moins de partisans.

Les principales preuves en lien avec l’événement furent quelques passeports trouvés dans le volume énorme des débris, et une vidéo d’un individu dont le lieu de résidence était inconnu, mais on a annoncé qu’il avait été impliqué dans des affaires pétrolières avec des officiels états-uniens. Il fut également dit à des fins de dissimulation qu’en raison des explosions et des incendies aucune trace des kamikazes n’avait été retrouvée.

Cependant, il reste quelques questions auxquelles il faut répondre :

1. N’aurait-il pas été sensé qu’une enquête solide soit conduite par des groupes indépendants pour identifier de façon concluante les éléments impliqués dans les attentats, puis de dresser un plan rationnel de mesures à prendre contre eux ?

2. Si nous prenons en compte le point de vue états-unien, est-il rationnel de lancer une guerre conventionnelle par le biais d’un large déploiement de troupes qui a mené à la mort de centaines de milliers de personnes pour contrer un groupe terroriste ?

3. N’était-il pas possible d’agir comme l’Iran l’a fait pour contrer le groupe terroriste de Riggi, qui a tué 400 innocents en Iran. Lors des opérations iraniennes, aucune personne innocente n’a été blessée.

Nous proposons que les Nations Unies instaurent un groupe indépendant d’enquêteurs sur les faits concernant les événements du 11-Septembre, de sorte qu’à l’avenir exprimer son point de vue sur ce sujet ne soit pas interdit.

Je souhaite annoncer ici que l’an prochain la République Islamique d’Iran accueillera une conférence pour étudier le terrorisme et les moyens de lutter contre lui. J’invite les officiels, les savants, les experts, les penseurs, les chercheurs et les instituts de recherche de tous les pays à participer à cette conférence.

Deuxièmement, l’occupation des territoires palestiniens

Le peuple opprimé de Palestine a vécu sous la loi d’un régime d’occupation depuis 60 ans, privé de liberté, de sécurité et du droit à l’auto-détermination, tandis que l’occupant est officiellement reconnu. Quotidiennement, des maisons sont détruites sur la tête de femmes et d’enfants innocents.La population est privée, même dans sa propre patrie, d’eau, de nourriture et de médicaments. Les sionistes ont imposé, jusqu’ici, cinq guerres d’envergure aux pays voisins et à la nation palestinienne.

Les sionistes ont commis, durant les guerres contre le Liban et Gaza, des crimes horribles à l’encontre de populations sans défense.

Le régime sioniste a attaqué une flottille d’aide humanitaire en violation flagrante de toutes les normes internationales et a tué des civils. Ce régime, qui jouit du soutien inconditionnel d’Etats occidentaux, menace systématiquement les pays de la région et annonce publiquement l’assassinat de personnalités palestiniennes ou autres ; tandis que les défenseurs des droits des Palestiniens et les détracteurs de ce régime sont soumis à des pressions et sont qualifiés de terroristes et d’antisémites. Toutes les valeurs, même la liberté d’expression en Europe et aux Etats-Unis, sont immolées sur l’autel du sionisme.

Toutes les solutions sont vouées à l’échec, car les droits du peuple palestinien ne sont pas pris en compte.

Aurions-nous été témoins de tant de crimes si, au lieu de reconnaître l’occupation, on avait reconnu le droit des Palestiniens à la souveraineté ?

Notre proposition sans ambages c’est le retour des réfugiés palestiniens dans leur patrie et la tenue d’un référendum auquel participeront tous les Palestiniens, pour exercer leur souveraineté et choisir leur forme de gouvernement.

Tertio : l’énergie nucléaire

Propre et économique, l’énergie nucléaire est une manne divine. Elle est la meilleure alternative pour stopper la pollution émanant de la combustion des énergies fossiles.

Le Traité de non-prolifération (TNP) autorise tous les Etats membres à en profiter sans restrictions ; et il incombe à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de leur apporter un soutien technique et juridique.

La bombe nucléaire est la plus inhumaine des armes et elle doit être totalement éliminée. Le TNP a interdit sa prolifération et son stockage, estimant nécessaire le désarmement.

Or, constatez vous-mêmes ce qu’ont fait certains membres permanents du Conseil de sécurité et détenteurs de la bombe atomique :

Ils présentent l’énergie fissile comme équivalente à l’arme nucléaire, ils la rendent inaccessible aux nations en établissant des monopoles et en mettant sous pression l’AIEA. Simultanément, ils maintiennent, développent et modernisent leur propres arsenaux nucléaires.

De telles démarches ont fait que :

Non seulement le désarmement n’a pas été réalisé, mais la bombe nucléaire a proliféré dans certaines régions, y compris par le régime sioniste d’occupation et d’intimidation.

Je voudrais proposer, ici même, que 2011 soit proclamé Année du désarmement nucléaire, avec pour devise « Energie nucléaire pour tous, arme nucléaire pour personne ».

Dans tous ces cas, les Nations Unies ont été incapables d’entreprendre des actions efficaces. Malheureusement, en cette décennie proclamée « Décennie internationale de la Culture de Paix », des centaines de milliers de personnes ont été tuées ou blessées en conséquence de guerres, d’agressions, d’occupations, tandis que les tensions et les hostilités augmentaient.

Mesdames et Messieurs,

Et nous avons tout récemment été témoins d’un acte dont l’ignominie n’a d’égal que sa nature inhumaine : l’autodafé du saint Coran.

Livre céleste, le Coran est le miracle éternel du Prophète de l’Islam. Un livre qui invite à l’adoration du Dieu unique, à l’a justice, à l’altruisme, au développement et au progrès, à la réflexion, à la pensée, à la défense des opprimés et à la lutte contre les oppresseurs. Il salue les messagers divins dont Noé, Abraham, Isaac, Joseph, Moïse et Jésus-Christ, et il les atteste. Ils ont brûlé le Coran pour consumer toutes ces vérités. Or, on ne peut pas brûler la vérité. Le Coran est pérenne, puisque Dieu et la Vérité sont éternels. Cet acte ou tout autre acte qui creuse le fossé entre les nations et les éloigne, est maléfique. Evitons avec sagesse le piège tendu par Satan. Au nom de la nation iranienne, je tiens à exprimer mon grand respect envers tous les Livres célestes et leurs adeptes. Voilà le Coran et voilà la Bible, nous respectons tous les deux.

Chers amis,

Depuis des années l’inefficacité du capitalisme, de la gestion internationale et des institutions existantes ont été mises au grand jour. La majorité des Etats et des nations plaide pour un changement fondamental et l’instauration de la justice dans les rapports internationaux.

L’incurie de l’Onu trouve sa source dans sa structure inéquitable. Le pouvoir principal est monopolisé par le Conseil de sécurité où s’exerce le privilège du veto, tandis que la clé de voûte de l’Organisation, autrement dit l’Assemblée générale a été marginalisée.

Durant ces dernières décennies, au moins un des membres permanents du Conseil de sécurité a toujours été impliqué dans les conflits.

Le privilège du veto accorde l’immunité à l’agression et à l’occupation. Comment pourrait-on s’attendre à l’efficacité lorsque le juge et le procureur sont parties à la cause ?

Si l’Iran jouissait aussi du privilège du veto, le Conseil de sécurité et le directeur général de l’AIEA auraient-ils pris les mêmes décisions à propos du nucléaire ?

Chers amis,

Les Nations unies constituent le plus important centre de coordination de la gestion commune du monde. Leur structure a besoin d’être réformée de sorte que tous les Etats et les nations indépendants puissent assumer une contribution active et constructive dans la gestion mondiale.

Le privilège de veto doit être abrogé, l’Assemblée générale doit l’instance la plus élevée, et le secrétaire général doit être le fonctionnaire le plus indépendant ; toutes ses prises de position et ses actions doivent être approuvées par l’Assemblée générale afin de promouvoir la justice et d’éliminer les discriminations.

Le secrétaire général ne soit pas être placé sous la pression des pouvoirs et/ou des nations qui hébergent l’Organisation lorsqu’il exprime la vérité, toute la vérité.

Nous proposons que l’Assemblée générale s’adonne, durant un an et dans le cadre d’une session extraordinaire, à la réforme de la structure de l’Onu.

La République islamique d’Iran a des propositions claires et elle est prête à une contribution active et constructive.

Mesdames et Messieurs,

J’affirme explicitement que l’occupation de pays tiers, sous le prétexte d’imposer la liberté et la démocratie, est un crime impardonnable.

Le monde a besoin d’une logique d’amour, de justice et de participation à la place d’une logique de rapports de force, de domination, d’unilatéralisme, de guerre et d’intimidation.

A la place de la logique de force, de l’exclusivisme, de l’unilatéralisme, de la guerre et de la menace, le monde a plus que jamais de la logique de l’amour, de l’équité et de la contribution collective.

Le monde a besoin d’être gouverné par des hommes aussi vertueux que les prophètes de Dieu.

Deux vastes aires géographiques, l’Afrique et l’Amérique latine, ont vécu une décennie de développement décisif. Les nouvelles approches dans ces deux continents, qui y ont cimenté la convergence et l’unité, sur le fond des modèles du progrès, ont apporté des bénéfices spectaculaires à leurs populations. La perspicacité et la sagesse des dirigeants de ces deux continents sont à même de régler les problèmes régionaux sans l’intervention étrangère des puissances hégémoniques transrégionales.

La République islamique d’Iran a élargi, ces dernières années, ses relations tous azimuts avec les pays de l’Amérique latine et de l’Afrique.

Quant à l’Iran glorieux

La déclaration de Téhéran représente un pas de géant et constructif dans le sens de la confiance mutuelle. Elle a été élaborée grâce à l’admirable démarche de bons offices du Brésil et de la Turquie, avec la coopération sincère de l’Iran. Elle est toujours valide quoiqu’elle se soit heurtée à la malveillance de certains et à une résolution illégitime.

Nous respectons plus que les autres, nos engagements envers l’AIEA, mais il est hors de question que nous admettions les diktats illégaux, aujourd’hui ou dans le futur.

Il a été dit qu’ils veulent forcer l’Iran au dialogue. Primo, l’Iran est toujours disposé à un dialogue, si le dialogue est basé sur le respect et la justice. Secundo, les méthodes désuètes qui reposent sur le mépris des peuples, ont perdu depuis longtemps leur efficacité. Ceux qui usent de l’intimidation et des sanctions pour répondre à la stratégie transparente de l’Iran sont en réalité en train de détruire le reste de crédibilité du Conseil de sécurité et la confiance des Etats membres en cette instance, démontrant une fois de plus combien ce Conseil est inéquitable.

Lorsqu’ils menacent une grande nation comme l’Iran, connue à travers l’Histoire pour ses scientifiques, poètes, artistes et philosophes et dont la culture et la civilisation sont synonymes de pureté, soumission à Dieu et quête de la justice, comment peuvent-ils espérer que les autres nations leur fassent plus confiance ?

D’aucuns savent que l’ordre dominant et ses méthodes de gouvernement mondial ont échoués. L’ère de l’esclavagisme, du colonialisme et de l’impérialisme est bel et bien révolue ; La voie qui permettrait la renaissance des grands empires est bloquée.

Nous nous déclarons prêts à un débat libre et sérieux avec les responsables états-uniens ; nous présenterons dans cette enceinte, en toute transparence, nos points de vue sur les différentes questions mondiales.

Nous proposons, ici même, l’organisation annuelle d’un débat libre dans l’enceinte de l’Assemblée.

Et le dernier mot

Chers amis et collègues,

La nation iranienne et la majorité des Etats et des gouvernements rejettent la gestion discriminatoire qui prévaut actuellement dans le monde. Cette gestion est au bout du rouleau et dans l’impasse ; et elle a besoin de réforme fondamentale.

La réforme du statu quo du monde et l’instauration de la paix et de la prospérité requièrent la contribution de chacun, une pensée pure, l’action humaine et la grâce divine.

Nous tous, nous avons la ferme conviction que :

La justice est le fondement de la paix, de la sécurité durable et de la propagation de l’amour parmi les hommes et les nations. C’est dans la justice que l’humanité cherche la réalisation de ses aspirations, de ses droits et de sa dignité, depuis qu’il souffre de l’oppression, de l’humiliation et des mauvais traitements.

La vraie nature de l’humanité se manifeste dans l’amour du prochain et l’amour du Bien. L’amitié est la meilleure base pour construire des relations entre les peuples et entre les nations.

Vahshi Bafqi, le poète iranien, rappelle justement ce point :

« De la fontaine de jouvence, bois des centaines d’élixirs, sans amour, tu mourras quand même »

Les hommes ne sont pas des adversaires les uns des autres, lorsqu’il s’agit de bâtir un monde comblé de pureté, de sécurité, au contraire, ils s’entraident sur ce chemin.

Ceux qui cherchent leur bonheur dans le malheur des autres, leur prospérité dans la misère de l’autre, leur sécurité dans l’insécurité de l’autre, et qui se considèrent supérieurs aux autres, sont hors du chemin de l’humanisme, et emboîtent le pas du Malin.

L’économie et les contingences du monde d’ici-bas sont des instruments et des moyens pour servir autrui, pour renforcer l’amitié et les relations humaines, pour l’élévation spirituelle et non pas des moyens de puissance pour assurer la domination sur autrui.

L’homme et la femme se complètent ; la famille et les relations pures, amoureuses et durables des conjointes en son sein, garantissent la pérennité des générations futures ; la famille représente le plaisir véridique, la propagation de l’amour et la réforme de la société.

La femme est l’incarnation de la beauté de Dieu, elle est la source de l’amour et de l’attention. Elle est la gardienne de la pureté et de la délicatesse de la société. Le durcissement des femmes dans leur esprit et leur acte les prive de leur droit fondamental qui est l’amour maternel et conjugal, et il propage la violence dans la société et porte des préjudices irréparables.

La liberté est un droit divin qui doit être employé à servir de la paix et la perfection humaine.

La pensée pure et la volonté des gens droits sont la clef de l’existence pure, comblée d’espoir, de joie et de beauté.

C’est la promesse divine que la terre sera l’héritage des pures et des gens droits ; les hommes émancipés du joug de l’égoïsme se chargeront de la gestion du monde ; et c’est à ce moment-là qu’il ne restera nulle trace d’affliction, de discrimination, de misère, d’insécurité et d’agression ; ce sera l’avènement d’une ère de joie, de vérité et d’épanouissement de l’homme.

Tous ceux qui cherchent la justice et tous les esprits nobles ont attendu cette ère glorieuse.

L’homme parfait, le serviteur sincère de Dieu, le véridique ami de l’humanité, dont le père est le descendant du vénéré prophète de l’Islam et dont la vénérable mère est de souche de l’Oumma du Christ, attendent avec Jésus fils de Marie et d’autres hommes droits la réalisation de cette ère resplendissante, pour aider l’Humanité entière.

Quoi de meilleur que main dans la main, et en travaillant pour l’instauration de l’équité, nous les accueillions.

Salut à l’amour et à l’adoration, salut à la justice et à la liberté, salut à la véritable humanité, à l’Homme parfait, au compagnon véridique et sincère de la paix, et salut à vous, tous les hommes droits et purs.

 Mahmoud Ahmadinejad

Président de la République islamique d’Iran

Source: ReOpen

Quand Al-Qaïda s’invite en Afrique

Quand Al-Qaïda s’invite en Afrique

Fondée en 1987 par le cheik Abdullah Yusuf Azzam et son élève Oussama Ben Laden, Al Qaïda, rendue mondialement et tristement célèbre après le double attentat contre les ambassades américaines de Nairobi et de Dar Es-salaam en août 1998 et le triple attentat du 11 septembre 2001 à New York et à Washington DC est maintenant en agonie.

En fait, elle n’est qu’une organisation virtuelle qui repose sur le réseau informel des combattants  vétérans d’Afghanistan.

Comme une multinationale, Al Qaïda est dirigée par un comité de direction appelé shoura dont Ben laden est en quelque sorte le président. Sous l’autorité de cette direction centrale on trouve des sous comités qui ont un rôle bien précis au sein de l’organisation. Chaque sous comité étant un organe bien indépendant des autres, il n’en travaille pas moins de concert. L’organisation a développé une chaîne relationnelle très importante. Des experts prétendent qu’à son apogée, le réseau Al-Qaïda était présent dans près de 65 pays.

L’organisation qui voilà neuf (09) ans a  inauguré la stratégie du Djihad est maintenant confrontée à une sérieuse et violente répression en Arabie saoudite et en Occident et pour ne pas disparaître, elle décide d’aller à la conquête de nouveaux territoires jadis sous le contrôle d’autres organisations.

Le 25 janvier 2007, L’organisation terroriste nommée Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), qui sévissait essentiellement en Algérie, a changé de nom en passant sous la coupe d’Oussama Ben Laden. Devenue Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), elle a élargi son champ d’action et sévit aujourd’hui au Maghreb, au Sahara et dans les pays du Sahel : l’Algérie, le Mali, le Niger, la Mauritanie, et dans une moindre mesure le Sénégal et le Burkina Faso. L’AQMI multiplie les enlèvements de ressortissants occidentaux. La France a découvert son existence avec l’enlèvement de Pierre Camatte, libéré après négociations en février 2010, suivi de celui du travailleur humanitaire Michel Germaneau, enlevé en avril et exécuté le 24 juillet dernier. La veille de l’exécution de celui-ci, un raid franco-mauritanien contre une base de l’AQMI dans le nord du Mali avait échoué à le faire libérer.

Les enlèvements revendiqués par AQMI se succèdent ; le dernier en date est celui du 16 septembre 2010 ; 07 personnes ont été enlevées au Niger dont 05 français, 01 togolais et un malgache.

Outre l’Algérie aux premières loges contre la lutte antiterroriste, le Sénégal, le Mali, le Niger, la Mauritanie, et le Maroc  ont bien compris que Al-Qaida plus qu’un problème occidental, devenait un problème international.

Cette forme de terrorisme développée ces dernières années est  en train de prendre de nouvelles formes très inquiétantes.

Aux Etats africains de prendre la mesure de l’enjeu.

aymard

Au Bénin, le corps sans vie de Pierre Urbain Dangnivo retrouvé

Au Bénin, le corps sans vie de Pierre Urbain Dangnivo retrouvé    Les restes du corps de Pierre Urbain Dangnivo, enterré au domicile d’un repris de justice ont été exhumés le 27 septembre 2010.

Les restes du corps de Pierre Urbain Dangnivo, enterré au domicile d’un repris de justice ont été exhumés le 27 septembre 2010.

   Par RFI   

Le corps de Pierre Urbain Dangnivo a été exhumé le 27 septembre 2010 en présence du procureur de la République de Cotonou, des membres du comité de crise mis en place par les autorités et de représentants des syndicats. Son corps reposait dans une fosse creusée dans la maison d’un charlatan. Urbain Dangnivo, membre du Parti social-démocrate, qui appartenait au groupe de l’opposition béninoise L’Union fait la Nation, avait disparu le 17 août dernier. Selon des témoins, il était au volant de sa voiture.

    Selon le ministre de la Justice, c’est un charlatan, un repris de justice, voire un récidiviste, qui aurait mis la police sur cette piste. L’intéressé aurait déclaré de façon constante, ces dernières heures, avoir tué Urbain Dangnivo, contre une forte somme d’argent, avant de l’enterrer à son domicile. C’est là, dans la banlieue nord de Cotonou, que se sont rendus le 27 septembre, les forces de l’ordre, des responsables syndicaux, des journalistes et des parents du disparu.

  Le cadavre exhumé, loin des regards trop curieux de la presse, est difficilement identifiable aux dires des proches et du médecin légiste. L’aide de Paris est sollicitée, pour qu’une autopsie puisse être réalisée. Le président Boni Yayi en a fait part à l’ambassadeur de France, reçu en urgence au soir de ce même jour au palais de la République.

 Ce nouvel épisode dans l’affaire Dangnivo, a suscité quelques frayeurs dans l’opinion publique. Ses collègues, réunis au sein du syndicat des finances, se retrouvent une nouvelle fois ce mardi 28 septembre, pour leur sit-in hebdomadaire instauré depuis la disparition.

Sois cauris ou tais toi

  Les Béninois depuis 2006 ont fait l’option du changement. Ce changement qui, de jour en jour montre des facettes inconnues à tout commun béninois ou alors facettes relevant d’un passé tristement célèbre que les béninois ont jeté aux oubliettes un soir du 28 février 1990.

 Point n’est besoin de rappeler les nombreuses descentes du chef de l’Etat fraichement élu dans les campagnes, les hameaux et les habitations des paisibles populations en 2007 pour leur rappeler le devoir de voter massivement pour sa liste FCBE afin de lui permettre de contrôler tout le pays pour installer la machine qui leur amènerait la croissance à deux chiffres et l’émergence.  Les députés cauris peuvent remercier l’illuminé président, le docteur qui a eu la grandeur d’esprit de descendre lui –même sur le terrain pour appeler ses compatriotes à voter pour eux. En cela, le député Benoit DEGLA fait bien son travail, lui qui n’aurait jamais imaginé siéger au palais des gouverneurs sans la volonté de Yayi. Pourtant les années où ils avaient la majorité, ils n’ont pensé à aucune loi de développement.

 Même le grand Ioannis Metaxas n’aurait pas fait mieux  dirait l’autre ; chose qui a amené bon nombre de ces émergents à qualifier le pouvoir exercé par Boni yayi d’essence divine et que Boni Yayi était plus que Dieu. On pourrait tomber des nues en pensant que ce sont des chrétiens qui prononcent de telles affabulations mais vu la déchéance morale dans laquelle le pays est tombé depuis 2006, on ne peut qu’en rire à moins d’avoir encore assez de force pour faire couler des larmes en attendant, que la colère divine s’abatte sur de tels individus.

 Le grand penchant du pouvoir à tout contrôler, la domestication des institutions même de contre pouvoir et le bâillonnement de toutes formes de commentaires et d’appréciation non conforme à celles établies par les cauris émergents sont des faits qui doivent interpeller plus d’un. Il est des choses qu’on ne se hasarde pas à faire ou à dire lorsqu’on est élu chef d’Etat.

 Boni Yayi n’a pas compris, ses conseillers n’ont plus. En attendant, soyons FCBE ou taisons-nous à jamais, en tout cas le temps qu’il faudra au docteur président pour nous amener l’émergence et la croissance à deux chiffres.

 C’est le changement…

 aymard

Comment réaliser une LEPI consensuelle

Comment réaliser une LEPI consensuelle

 Par El Cura

 Depuis la nuit des temps, en matière de gestion des affaires publiques, les acteurs politiques ne se sont jamais fait confiance. Les acteurs de l’exécutif (les mouvances présidentielles comme on le dit au Bénin) ont toujours voulu profiter de la mise en place des données administratives des populations pour se donner une marge d’électeurs fictifs.

 Ceci n’est pas seulement le cas du Bénin. Partout dans le monde, l’établissement des fichiers électoraux a toujours fait le chou gras des politiques. L’un des cas les plus médiatisés ces dernières années est celui de la Mairie de Paris de  Jacques CHIRAC avec son lot d’électeurs fictifs.

 La Liste Electorale Permanente Informatisée LEPI est un outil qui devrait permettre d’avoir des élections transparentes. Il est quand même important de rappeler que si les élections ne devraient pas souffrir de contestation c’est-à-dire que si elles devraient être transparentes, cet outil devra être réalisé dans les règles de l’art. Dans certains pays la réalisation de la Liste Electorale a déjà permis au pouvoir en place de tronquer gravement le processus électoral. On peut citer le cas du Sénégal où le Président WADE, un présumé démocrate a truqué à son profit les élections en partant avec un fichier de 500 000 électeurs fictifs qui lui ont assuré une réélection dès le premier tour. Plus proche de nous, au Togo, lors des élections de Février passé, le Pouvoir a utilisé une technique de fraude plus sophistiquée pour gagner les élections alors que la réalité paraissait tout autre. On comprend en lisant ces cas que les listes électorales informatisées considérées comme un précieux sésame pour avoir des élections transparentes sont souvent un outil de duperie au service des pouvoirs en place : c’est  souvent du leurre. On en déduit alors que la Mouvance Présidentielle au Bénin, accrochée à la réalisation de la LEPI ne compte peut-être que sur ce super-électeur pour gagner les élections.

 Il faudrait donc prévenir ces cas d’abus de la confiance du Peuple. Les suspicions sur cette LEPI sont donc légitimes. La Mouvance Présidentielle composée des FCBE ou l’opposition composée de l’UN et du G13 sont en droit de douter de la sincérité du camp adverse puisque chacun sait à son niveau que s’il lui était permis de patronner la réalisation de ce projet, il l’utiliserait à son profit. Douter de cette réalité serait faire preuve soit de naïveté ou de malhonnêteté. Naïveté  parce qu’il faut être un enfant pour faire confiance à son adversaire pour ne pas utiliser à son profit un outil pareil ; la charité bien ordonnée commence par soi-même dit-on. Malhonnêteté parce qu’il faut être de mauvaise foi pour faire croire à son adversaire que si on a à charge la réalisation d’un outil pareil, on ne l’utiliserait pas à son profit.

 Il apparaît donc que pour une LEPI juste, il faut que les deux parties, la Mouvance Présidentielle et l’Opposition soient représentées de façon paritaire dans la structure de supervision des travaux. Pour ce qui concerne les travaux techniques, il suffirait de procéder comme suit :

             – avoir des ressources suffisantes

            – créer une structure paritaire pour superviser les travaux et allouer les ressources aux deux structures techniques appartenant aux deux camps,

            – donner la possibilité aux opposants de créer une structure technique qui aura pour objectif de faire toutes les étapes depuis la cartographie censitaire jusqu’aux divers recensements,

            – donner la même possibilité à la Mouvance Présidentielle de faire les mêmes travaux,

            – à la fin des travaux ; échanger les fichiers de la Mouvance et de l’Opposition pour un contrôle par chaque camp : les irrégularités constatées chez chacun devraient être publiées et expliquées par ce dernier. S’il y a lieu de les retenir ou de les supprimer, on le fera. En cas de mésentente on pourra toujours recourir au tribunal pour trancher.

 Convenez avec moi que travaillant sur les mêmes échantillons de populations, il est difficile d’avoir des résultats divergents. Pour moi ce travail est mathématique ; compter le nombre de maisons et les individus d’un âge déterminé ; c’est du 1 + 1, on ne peut qu’avoir les mêmes résultats. En utilisant deux structures opposées pour faire séparément les travaux, chaque camp sait que le fichier final est l’intersection des deux fichiers. Les ajouts d’éléments trouvés par un camp et ne se trouvant pas chez l’autre camp ne se feront que par preuve formelle. D’où la nécessité d’une structure paritaire de supervision. Le rôle de la justice est aussi primordial. D’ailleurs peut-on construire un Etat démocratique sans une justice efficace ?

 Procédez de cette façon et vous verrez que plus personne ne voudra de la LEPI car cette dernière deviendrait à coup sûr transparente.

 Voilà ma contribution pour une LEPI consensuelle.

 Je crois à mon humble avis que pour les élections de mars 2011, il serait imprudent de vouloir utiliser à tout prix la LEPI. Je rappelle l’attention du Président YAYI Boni sur le fait qu’il a été élu sans la LEPI et personne n’avait contesté son élection. Pour se faire réélire, il ne devrait pas penser d’avance que sans LEPI les élections seraient contestées.

 Participer à la réflexion.

Disparition DANGNIVO : lire le commentaire d’un Internaute illuminé

Par la Réplique sur LNT

 Jamais, je n’aurais cru qu’un Intellectuel, encore moins un « Chrétien » à la tête d’une nation puisse instaurer un régime de criminels -un régime qui ne recrute (pour défendre le Chef de l’Etat) que des criminels ou des repris de justice notoirement connus pour divers crimes, sans que cela gêne les partisans de bonne éducation. Quelle triste image ! C’est tout de même bizarre que ce soit ce régime (dit du changement) qui n’attire que des gens de ce profil, cette race de voyous ou de personnes peu recommandables qui apportent tout, sauf la crédibilité à ce régime. Que vaut un pouvoir qui ne joue pas sa crédibilité et qui confie la communication politique publique autour du régime et de son Chef à des « voyous »? Qui peut accorder crédit aux propos et gesticulations ridicules voire ces histoires montées (d’une extrême grossièreté et bassesse) de ces « voyous » de la République? C’est tellement bas, ces montages grossiers qui ne peuvent provenir que des têtes mal structurées qu’on se demande si le pouvoir ne peut-il pas trouver mieux (dans ce grand pays ou niveau de la diaspora) pour assurer sa communication politique ? Au regard de la situation actuelle d’insécurité qui prévaut dans le pays, on comprend aisément que ces repris de justice ont été recrutés pour perpétrer de sales besognes.

 Depuis ce matin, en lisant le journal Le matinal, ma conviction est établie; je n’ai plus aucun doute qu’au-delà de la communication politique puérile autour du régime, ces repris de justice ont commencé par faire réellement ce qu’ils savent le mieux dans le pays, faire profiter de leur « science ». Et là, la République est en danger… Chers amis, allez lire l’article sus-indiqué par @Rob par exemple dans ce journal: à travers cette plate discussion qu’on aura enregistrée et filmée qui a été transcrite par une « source externe », vous serez heurté et choqué par les « aveux » qui transparaissent en filigrane. Pour toute personne sensée, la conclusion est vite tirée : c’est une histoire (dépourvue de sens et d’intelligence) de quelqu’un apparemment très compromis (par exemple dans l’affaire Dangnivo) qui cherche à détourner les soupçons et les regards. Il faut vraiment avoir un esprit dérangé pour monter une telle histoire, surtout dans cette forme, avec un prétendu « enregistrement » où un député PRD se présentait comme un Criminel et avouait solennellement être un « Criminel connu de tous », et que ce fut l’opposition à laquelle il appartient qui a fait disparaître le sieur Dangnivo…Tcha hoho!!! 

C’est grave, un « élu » qui a des preuves, disons des confessions sur la disparition de Dangnivo et qui ne les met pas à la disposition de la justice et qui cherche à faire de la diversion….c’est malheureux. On a tout compris !!! Quel régime!!!

 Je demande instamment à la famille Dangnivo, dans sa plainte contre X au niveau de la justice, de citer expressément comme témoin l’honorable Gbadamassi, quitte à lui de citer son « ami député PRD », pour aider à retrouver ce monsieur, plutôt enlevé. Les choses sont de plus en plus claires : tout le monde comprend désormais le durcissement des mouvements des syndicats, de la société civile, de la classe politique (et surtout le coup de gueule de Rosine Soglo)…Apparemment leurs soupçons se vérifient et se confirment, à la simple lecture des comportements et autres montages. Nous avons là la preuve que ce pouvoir est très dangereux ; il célèbre la voyoucratie et protège la criminalité…de ses repris de justice recrutés pour défendre le régime.

Tous les chemins du yayisme mènent à Houngbédji…

Vaste escroquerie des faux placements, tension sociale autour de la disparition de Urbain Dagnivo, insécurité, déclin diplomatique, évasion fiscale ? Les fers de lance de la propagande émergente n’en voient qu’un seul et unique dénominateur commun : le candidat unique de l’Union fait la nation, l’opposant avide de pouvoir, machiavélique et diabolique. Face à l’angélique docteur-président qui a procuré du bonheur et de l’abondance à son peuple au cours d’un premier mandat et voudrait poursuivre son œuvre de salut divin. Le nouveau filon de la propagande est toute trouvée et consiste en cette diabolisation tous azimuts et sans répit du porte-flambeau unioniste. Une carte de l’opposant avide de pouvoir à nuire par tous les moyens qui passionne tous les courtisans de service à commencer par les deux plus emblématiques de cette fin mandat : le jeune calomniateur, manipulateur, profession escroc politique et le député transhumant. Pour avoir la garantie de battre tous les records de diffusion et d’audience dans les médias sous contrat, il suffit de couvrir Houngbédji de tous les péchés de la République avec les yeux fixés tout droit sur les caméras.

Tous les Béninois ont vu le tour de force du petit calomniateur qui a fait fort en s’offrant un auditoire de prestige composé d’une impressionnante délégation ministérielle conduite par un des deux ministres d’Etat, des députés, des conseillers à la présidence de la République. Son invention sur le délit de propriété à l’étranger exposé avec ferveur et brio a été très applaudie par une assistance en délire. Le régime croyait avoir définitivement fait le deuil de l’éclipse prématurée des adolescents politiques qui en début de mandat alliaient l’effronterie, la provocation, la délation, l’injure publique au mensonge d’Etat. La pitrerie digne d’une bande de guignols au cours de l’émission Pour ou Contre sur Golfe Tv le jeudi 24 septembre 2010 a fini par édifier les Béninois encore sceptiques de la décadence du régime. On sait désormais que quelqu’un qui n’a jamais exercé une profession dans sa vie se voit octroyer une escorte de militaires de l’armée nationale ; que des rois se font démarcher à 10 mille francs ; que des jeunes désœuvrés parviennent à s’offrir des retraites de princes dans des hôtels 5 étoiles ; et que le chef de la bande est un faussaire reconnu pour ses multiples signatures, ses chèques sans provision, ses usurpations de titres, son autoritarisme et sa déchéance morale. Il ne s’agit-là que du nouveau visage qui porte dorénavant la parole et la défense du régime.

Dans un registre quasi identique, c’est le très officiel député de la nation, Rachidi Gbadamassi qui s’ingénue à démontrer que Lucifer habite Houngbédji. Que lui qui a séjourné à la prison civile de Natitingou pour une procédure criminelle est un enfant de cœur à côté de l’ancien président de l’Assemblée nationale, ancien premier ministre, député de toutes les législatures de l’ère du renouveau démocratique, candidat unique d’un regroupement politique crédité de près de 60% des suffrages exprimés par les Béninois au premier tour de la présidentielle de 2006. Mais, l’ancien bagnard fait plus que s’acharner contre la personne de sa proie. Il inaugure une nouvelle dimension de ses turpitudes par sa surprenante lettre au président de l’Assemblée nationale. Gbadamassi menacé physiquement par la paire Ahouanvoébla-Houngbédji ? À l’époque où il vitriolait tout l’appareil d’Etat (sa force publique, son armée, ses énormes prérogatives régaliennes), la peur ne l’avait jamais habité. Ce sont deux députés qui ne disposent en tout et pour tout que de deux agents légèrement armés pour leur propre sécurité qui en viendraient à lui foutre la trouille. On se demande si la psychose sécuritaire du transhumant n’est pas plus morale que physique ; d’un esprit agité par un passé sulfureux, une proximité permanente avec le danger, un esprit hanté à la limite de la paranoïa.

La crise de stratégie et de crédibilité de l’émergence…

arimi choubadé

Élu pour ne rien savoir…

Élu pour ne rien savoir…

Tout ce que Yayi sait, c’est qu’il est président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement, chef suprême des armées, locataire de la Marina. Pour le reste ? Les 7 milliards de la réfection du Palais des congrès et du Centre international des conférences ; les surfacturations sur des machines agricoles acquises à prix d’or ; les 100 milliards volés aux ménages par Icc-Services et consorts en quatre ans ; les randonnées publiques des ministres en compagnie des escrocs ; des milliards de primes accordés au personnel de la santé ; la disparition de Pierre Urbain Dagnivo…Le répertoire des sujets d’intérêt national dont le docteur-président dit ne pas être au courant est impressionnant. Les ministres seraient tous des experts en espièglerie qui attendraient souvent que leur chef soit absent pour introduire des dossiers sensibles en conseil des ministres. Phénomène que le prince du Changement, lui-même, résume par sa désormais célèbre formule : « je suis responsable mais pas coupable ».

Inutile de se poser des questions sur ce qui tiendra lieu de ligne de défense à l’heure du bilan. Tout le passif s’évacue de lui-même face aux dénégations tous azimuts du chef de l’Etat. Tous les invités conviés au discours d’investiture du 06 avril 2006 n’ont pas oublié les monumentales bévues contenues dans le texte et que le tout nouveau locataire de la Marina s’est empressé d’attribuer au protocole d’Etat. Puisqu’il ne sait rien, il ne saurait être comptable de quoi que ce soit. A moins qu’il ne s’agisse des réalisations de propagande à l’instar des passages à niveau, des mesures dites de gratuité de l’enseignement maternel et primaire, de l’avion présidentiel, de l’annonce de remboursement des victimes des faux placeurs. Un bien maigre bilan pour un mandat de 5 ans prédit pour être celui des fastes et de l’abondance, jamais vus de mémoire de Béninois. La voie royale pour l’émergence : révolution verte, un Bénin industriel, croissance à deux chiffres à la chinoise, corruption zéro.

Qu’on ne s’attend donc pas à voir Yayi souscrire à la règle de gouvernance qu’il a lui-même édictée pour les membres du gouvernement au sujet du devoir de compte rendu. Il n’a rien à dire sur l’affaire Icc en dehors de ce que ces ouailles ont reçu mission de propager. Les activités mafieuses des faux placeurs sont ignorées du grand chef. Ces sbires qui connaissent jusqu’aux immeubles acquis par des opposants en France dans les années 70 ont manqué de lui dire ce qui se passe sur le territoire béninois entre 2006 et 2010 pendant qu’il détient l’essentiel du pouvoir d’Etat. Rien à dire également sur les surfacturations autour des machines agricoles bien qu’il en soit informé de vives voix par le député Janvier Yahouédéhou en plein meeting à Ouinhi devant des milliers de témoins. Rien également à propos des irrégularités reprochés à un ministre émergent pendant qu’il gérait la Sonapra alors société d’Etat.

Si par extraordinaire le docteur-président pouvait renouveler son bail à la Marina, le bilan est connu par avance : élu pour ne rien savoir. A force de survoler la misère des compatriotes à bord d’hélicoptère durant tout le mandat on fini par en sortir en ignorant tout des réalités. L’hélico présidentiel ne débarque que dans des localités astiquées, nettoyées, décorées de banderoles laudatrices, avec des applaudisseurs joyeux arrosés de jetons de présence grâce à l’appui des escrocs. Et le grand prince repart vers une autre destination suivant le même procédé. Un éventuel deuxième mandat ne saurait déroger à ce manège sur fond d’insouciance, d’arrogance, d’irresponsabilité et de gabegie. Aux Béninois de savoir ce qu’ils souhaitent pour leur pays en 2011.

Un irresponsable ignorant ou un chef de l’Etat informé des affaires de son peuple ???

arimi choubadé