Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Sois cauris ou tais toi

  Les Béninois depuis 2006 ont fait l’option du changement. Ce changement qui, de jour en jour montre des facettes inconnues à tout commun béninois ou alors facettes relevant d’un passé tristement célèbre que les béninois ont jeté aux oubliettes un soir du 28 février 1990.

 Point n’est besoin de rappeler les nombreuses descentes du chef de l’Etat fraichement élu dans les campagnes, les hameaux et les habitations des paisibles populations en 2007 pour leur rappeler le devoir de voter massivement pour sa liste FCBE afin de lui permettre de contrôler tout le pays pour installer la machine qui leur amènerait la croissance à deux chiffres et l’émergence.  Les députés cauris peuvent remercier l’illuminé président, le docteur qui a eu la grandeur d’esprit de descendre lui –même sur le terrain pour appeler ses compatriotes à voter pour eux. En cela, le député Benoit DEGLA fait bien son travail, lui qui n’aurait jamais imaginé siéger au palais des gouverneurs sans la volonté de Yayi. Pourtant les années où ils avaient la majorité, ils n’ont pensé à aucune loi de développement.

 Même le grand Ioannis Metaxas n’aurait pas fait mieux  dirait l’autre ; chose qui a amené bon nombre de ces émergents à qualifier le pouvoir exercé par Boni yayi d’essence divine et que Boni Yayi était plus que Dieu. On pourrait tomber des nues en pensant que ce sont des chrétiens qui prononcent de telles affabulations mais vu la déchéance morale dans laquelle le pays est tombé depuis 2006, on ne peut qu’en rire à moins d’avoir encore assez de force pour faire couler des larmes en attendant, que la colère divine s’abatte sur de tels individus.

 Le grand penchant du pouvoir à tout contrôler, la domestication des institutions même de contre pouvoir et le bâillonnement de toutes formes de commentaires et d’appréciation non conforme à celles établies par les cauris émergents sont des faits qui doivent interpeller plus d’un. Il est des choses qu’on ne se hasarde pas à faire ou à dire lorsqu’on est élu chef d’Etat.

 Boni Yayi n’a pas compris, ses conseillers n’ont plus. En attendant, soyons FCBE ou taisons-nous à jamais, en tout cas le temps qu’il faudra au docteur président pour nous amener l’émergence et la croissance à deux chiffres.

 C’est le changement…

 aymard

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