Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Mensuelles: octobre 2010

Hommage à Boni Yayi

Hommage à Boni Yayi

Nous tenons à remercier Boni Yayi le Président de la République du Bénin, Chef de l’Etat, Chef du gouvernement, Chef suprême des armées et docteur de son Etat. Non pas pour l’énergie négative qu’il nous procure chaque jour, chaque minute, chaque seconde, pour continuer de blogguer contre lui mais pour sa piteuse, loufoque et malsaine façon de gérer le pays.

Cette piteuse façon de gérer le pays par ce docteur nous conforte dans nos prévisions et positions quand en 2006, nous disions à nos amis qu’il serait suicidaire de confier les destinées d’un pays à quelqu’un qui n’y a pas vécu et qui n’a pas appris les rudiments en matière de gestion de l’Etat et de la chose publique fut-il docteur.

Nous rendons hommage à Boni YAYI pour nous avoir donné raison, ceux qui ne nous avaient pas compris ont fini par comprendre pour les plus honnêtes et savent désormais qu’à l’avenir ils ne confieraient plus leurs destinées à un intrus qui ne connaissait pas la maison. D’autres peuples tireront aussi leçon de cette expérience béninoise, c’est à l’actif du pays et nous devons lui rendre hommage.

Merci docteur

aymard

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Marche forçée vers la LEPI: Lettre ouverte du Parti Communiste du Bénin aux partenaires techniques et financiers

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)

01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

Tél. :21350295/ 97688873 – Site http://www.la-flamme.info

Cotonou, le 27 Octobre 2010

Le Premier Secrétaire

Aux

Représentants de l’Union Européenne, de la France, de la Belgique, de l’Allemagne et du Programme des  Nations Unies pour le Développement au Bénin.

(Lettre Ouverte)

Mesdames et Messieurs,

La situation que traverse le Bénin à l’heure actuelle est préoccupante et interpelle la conscience de toute personne ou toute institution soucieuse de l’évolution et de l’épanouissement des peuples.

Si je m’adresse à vous aujourd’hui c’est parce que, en tant que Premier Secrétaire du Parti Communiste du Bénin, parti qui incarne dans une large mesure les aspirations des couches populaires de ce pays,  je me sens une responsabilité particulière face à tout ce qui touche au devenir des millions de femmes et d’hommes vivant sur cette portion de terre africaine  appelée Bénin. En particulier, je ne peux rester indifférent lorsqu’il s’agit d’actes ou de comportements provenant de représentants des grands pays dont les décisions engagent le sort de l’humanité et qui ont pour missions officielles la promotion du développement des peuples et la sauvegarde de la paix sur la planète.

Mesdames et Messieurs,

La période des élections dans tout pays, qu’il soit grand ou petit, et, surtout pour les pays dominés comme le nôtre, est l’une des périodes les plus délicates, les plus sensibles et les plus chargées de risques de dérapages.

I-         Depuis quelques temps, en tout cas,  remontant à au moins dix mois (tout au début de l’opération commencée en novembre 2009), les protestations contre la manière dont le gouvernement du Bénin conduit la réalisation de la LEPI ne cessent de croître. Ces protestations proviennent des milieux divers,  de députés comme de simples citoyens. Tout le monde se rend compte que les dés sont pipés avant les élections ; que la liste électorale permanente informatisée en cours de réalisation  ne répond ni aux normes méthodologiques en la matière ni souvent aux exigences techniques : mauvais fonctionnement des capteurs d’empreintes, inadaptation des empreintes, mauvaise qualité des photos, etc. Face à ce gâchis pour réaliser un hold-up électoral avant le scrutin, le peuple s’insurge partout et les organes de presse ne manquent pas de relayer quotidiennement l’événement. Il apparaît clairement que le Président YAYI Boni et son poulain BAKO Nassirou (Président de la Commission Politique de Supervision/LEPI)  veulent passer en tour de force une LEPI faussée en leur faveur.  Les populations exigent donc l’arrêt de la réalisation de la LEPI truquée et vous ne pouvez pas nous dire que ces événements vous sont inconnus. D’autant que vous êtes souvent l’objet d’interpellations à ce sujet. Le comble est atteint lorsque le 19 octobre 2010, le jour où des milliers de personnes manifestaient dans les rues de Porto-Novo et de Sèmè contre une LEPI truquée, l’Union Européenne et le PNUD apportent un apport supplémentaire de plus de 2 milliards de CFA pour poursuivre le financement de la réalisation de ladite LEPI. Alors, l’on est en droit de s’interroger sur les motivations réelles qui animent ces actes. Entrent-ils dans le cadre de la mission que vos pays et institutions sont censées réaliser ? Comment comprendre que malgré ces cris du peuple, l’Union Européenne et le PNUD encouragent le gouvernement et BAKO Nassirou à continuer sur cette lancée, à savoir réaliser une LEPI à polémique, une LEPI porteuse de conflits aux conséquences incalculables? Peut-on faire le bonheur de quelqu’un malgré lui ?

II-        Par ailleurs, la réalisation de la LEPI même fiable n’est pas une panacée contre la fraude. La fraude revêt diverses modalités. Ici et ailleurs en Afrique, l’achat des voix, la distribution de sous et de cadeaux aux électeurs constituent la principale activité de propagande électorale. N’observe-t-on pas le Chef de l’Etat en personne, utilisant ses attributs, se livrer à des distributions de sous porte-à-porte pour acheter les voix ? Vient ensuite et principalement la course pour le contrôle des institutions organisatrices des élections. La CENA ou la Cour Constitutionnelle peut, même avec une liste informatisée, procéder à des annulations et des tripatouillages qui changent complètement l’issue d’un scrutin. Il en a été ainsi de toutes les CENA et Cours Constitutionnelles sous le Renouveau, et le monde entier a bien entendu Mr Adrien HOUNGBEDJI qualifier, en 2001, et à juste titre, la Cour Constitutionnelle au Bénin d’une Cour des Miracles.

Mon Parti, le PCB, lorsque et chaque fois qu’il a participé aux élections, en a été la principale victime. Ne sont-ce pas des méthodes frauduleuses ? Tout analyste sérieux de la politique du Bénin qui ne veut pas seulement se contenter de formules plates et paternalistes à la mode sur la démocratie (en fait tropicale), sait que depuis que  notre pays le Bénin existe en tant qu’Etat indépendant et particulièrement depuis ces vingt dernières années appelées années de renouveau démocratique, toutes les élections qui s’y sont déroulées ont toujours été frauduleuses.

La question qui se pose dès lors au cours d’un scrutin au Bénin dans son état actuel est celle de savoir lequel des candidats disposerait le plus d’argent à distribuer et surtout contrôlerait le mieux les structures de gestion des élections. Et ce n’est pas le Professeur Albert TEVOEDJRE, Médiateur de la République du Bénin qui me démentirait. Le Professeur Albert TEVOEDJRE a reconnu sans ambages l’omniprésence de la fraude, dans la conférence inaugurale qu’il a prononcée le 4 avril 2009, à l’ouverture du symposium sur Mgr de SOUZA, en présence du ministre Baba Bodi, représentant le Chef de l’Etat : « La fraude est devenue le sport national. Ce qui décide, par exemple, de l’issue d’une élection dans notre pays, ce n’est pas le vote de l’électeur mais le bon vouloir des organisateurs, de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) en l’occurrence. Aussi les groupes politiques se battent-ils et s’entredéchirent-ils pour contrôler la CENA non seulement mais aussi la Cour constitutionnelle ».

YAYI Boni dans ce domaine a une longueur d’avance sur les autres et, avec ou sans LEPI, YAYI Boni gagnera par la fraude et la violence les prochaines élections présidentielles.

Si l’on sait que c’est l’Union Européenne qui, sur demande du Chef de l’Etat, a organisé et financé l’étude de faisabilité de la LEPI et dont le rapport a conclu à l’option LEPI au Bénin (avec à la fois données personnelles et données biométriques) au lieu de Liste Electorale Informatisée LEI (sans données biométriques) plus simple à réaliser, moins coûteuse  et dont  se sont contentés d’autres pays de la sous-région africaine ; si l’on sait que le rapport a privilégié l’utilisation de kits biométriques alors que ceux-ci ont montré la limite de leur efficacité dans le contexte africain comme au Togo, en RDC ou au Sénégal ; que les procédures de recrutement et d’acquisition des biens et services ont été définies par les Partenaires Techniques et Financiers, notamment le PNUD, n’est-on pas en droit de vous refuser la présomption d’innocence et conclure à des desseins inavoués qui, en tous les cas, ne sont pas dans l’intérêt du bien-être, de la liberté et de la souveraineté des travailleurs et des peuples du Bénin ?

Mesdames et Messieurs,

Toutes ces considérations amènent légitimement à penser qu’en lieu et place de mission de développement et de paix que vous proclamez défendre, vos actions conduisent à un autre résultat : à savoir créer d’autres Rwanda ou si ce n’est pas le cas, des situations comme celles qui ont prévalu en Côte d’Ivoire ou en RDC. Est-ce pour venir alors jouer les « Messieurs Bons Offices », « les Sauveurs », « les Humanitaires » allant au secours de populations victimes de la guerre fratricide que vous aurez en fait provoquée ? Nous n’en sommes pas dupes.

Contre de tels complots, soyez assurés Mesdames et Messieurs, que les travailleurs et les peuples du Bénin luttent et lutteront de toutes leurs forces et se fraieront la voie de l’émancipation, à l’instar d’autres peuples du monde, n’en déplaise à tous les comploteurs.

Recevez, Mesdames et Messieurs les Représentants, l’expression de mes hautes considérations

Le Premier Secrétaire

signature illisible

Philippe NOUDJENOUME

Le 110ème pour le Bénin

La très sérieuse Organisation non gouvernementale Transparency International a publié mardi à Berlin son traditionnel rapport annuel sur l’état de la corruption dans le monde. Le Bénin pointe à la 110ème place mondiale et poursuit sa dégringolade dans le classement. Comme une malédiction, le recul s’abat sur notre pays, enfoncé dans les ténèbres et la rumination utopiste. Avec un minable 2,8 points obtenu, le mauvais élève de la transparence affiche sa médiocrité dans l’illusion et l’obstination de malaxer le négatif. Le bulletin de notes punit l’exécrable performance issue des entrailles du charlatanisme des anti corrompus. La propagande sur la nouvelle ère inaugurée en Avril 2006 laisse finalement émerger la faillite morale.

La note piteuse cimente la conviction que la corruption est en croissance notable chez nous. L’indice va de 10 pour un pays considéré comme propre, à zéro pour un pays perçu comme pourri. Presque au bas de l’échelle, la République du changement concède que ses rouages de la corruption sont encore bien huilés malgré le discours angélique tenu à l’occasion de l’investiture du 06 Avril 2006 , l’engagement prononcé et la marche verte supposée vertueuse et historique du Président. La lutte contre la corruption n’a finalement produit que du vent et du néant. Il eut beaucoup de bruits pour rien. Le rituel pour exorciser le mal enfante une mise en scène bruyante. Mais les vuvuzélas ont juste pollué l’environnement de leur bourdonnement. Les grosses et chaudes sueurs dégoulinant lors de la marche du nouvel héros de la lutte contre la pandémie se sont asséchées sans que ne tarisse la rivière à corruption. 96ème avec 3,1 points en 2008, on est passé au 106eme rang mondial en 2009 et sous la barre des 3 points en 2010. Surclassé par le Cap vert , la Tunisie , le Rwanda , le Malawi , le Libéria, Djibouti , le Sénégal ou le Burkina Faso…, le Bénin proclamé anti corruption est drôlement en concurrence avec le Zimbabwe, le Togo ou le Nigeria (2 ,4 pts). Il ne reste qu’à côtoyer la Somalie, le Tchad et le Soudan. « Au banquet de la corruption, l’or vaut plus que la foi » disait Jacques Brillant. Le recul a lieu contre la théorie du bien développée. Le contraire serait une absurdité.

On ne devrait pas s’attendre à mieux pour le Bénin pour des sondages et des données portées sur la gouvernance l’an dernier. Le degré de corruption révélé par les scandales reste un baromètre qu’aucune organisation crédible ne peut défier. Les organisations de lutte contre la corruption hurlaient leur déception quant à la flambée du vice. On n’avait pas besoin de Transparency International pour proposer le Bénin à la voirie de la corruption à grande échelle. Le miracle ne pouvait avoir lieu avec des corrompus invétérés et souillés jusqu’à la moelle des os. C’est une affaire de cuillères, de louches, de pelles… pour l’exercice gargantuesque. Le triste exploit se réalise au quotidien malgré les sermons sur la corruption épidémique et les litanies ronflantes des idéologues du yayisme.

Maintenant que la gangrène est évidente et régulièrement sanctionnée par TI avec ce nouveau score humiliant, il urge de renouveler l’engagement contre la corruption et de faire des efforts pour assainir le milieu. Car le monstre est encore vivant et semble avoir de beaux jours devant lui. Les slogans et les effets d’annonce sont souffrants et apparaissent comme des instruments trompe-l’œil. Il faut passer à l’acte, démolir l’impunité et inhiber les sanctions sélectives. Huguette Labelle présidente de TI déclarait avec conviction :  » Accepter que la corruption perdure est inacceptable ; trop de personnes pauvres et vulnérables dans le monde continuent à souffrir de ses conséquences. Nous avons besoin de voir une mise en œuvre plus importante des règles et lois existantes « . Le vote de la loi sur la corruption sera, de toute évidence, une avancée majeure dans notre pays secoué par une crise morale aigue. En logeant dans la queue du peloton, le Bénin du changement est sous pression. Le 110ème rang mondial et le 18ème africain marquent l’échec de la lutte contre la corruption. On peut rêver mieux et prendre exemple sur le Danemark, premier du podium.

27-10-2010 Sulpice O. GBAGUIDI

Fraternité

La France, un pays qui retarde le développement de l’Afrique

Le réel problème et le plus crucial sur lequel il faudra que l’Afrique, l’Afrique  francophone se lève est celui de son extrême dépendance au système francais.

Le général De Gaulle affirmait en 1961, tout juste après le processus de décolonisation des anciennes colonies françaises : « Notre ligne de conduite, c’est celle qui sauvegarde nos intérêts et qui tient compte des réalités. Quels sont nos intérêts ? Nos intérêts, c’est la libre exploitation du pétrole et du gaz que nous avons découvert ou que nous découvririons. »

Et, tout a été fait pour embrigader ces pays, bloquant ainsi leurs développements.

La domination économique de la France sur ses anciennes colonies d’Afrique Noire, enracinée dans la devise « franc CFA »  doit prendre fin.

Le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo ; formant l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Cameroun, la République centrafricaine, la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad formant la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et l’Union des Comores sont les quinze Etats africains membres de cette zone franc qui ne leur a rien apporté depuis cinquante ans sinon que des problèmes et un plus grand asservissement à la France.

La coopération monétaire entre la France et ces Etats africains de la Zone franc est régie par quatre principes fondamentaux que sont :

  • La garantie de convertibilité illimitée du Trésor français ;
  • La fixité des parités ;
  • La libre transférabilité et,
  • La centralisation des réserves de change (en contrepartie de cette garantie, les trois banques centrales que sont la BCEAO pour l’UEMOA, la BEAC pour la CEMAC et la BCC pour les Comores sont tenues de déposer une partie de leurs réserves de change auprès du Trésor français sur leur compte d’opérations).

En échange donc de la garantie française de la convertibilité du franc CFA, ces pays ont consenti à déposer 65 % de leurs réserves de devises étrangères sur un compte spécial du ministère des Finances français et ont accordé à la France un droit de veto sur la politique monétaire à adopter au sein de la zone franc.

En clair, lorsque le Bénin par exemple vend du coton aux Etats unis pour 500.000 dollars, les Etats unis payent les 500.000 dollars au Bénin mais sans que le Bénin ne voit la couleur de l’argent. En effet, les Etats-Unis envoient les 500.000 dollars qu’ils doivent au Bénin par le trésor français et celui-ci garde 65 % (la part de la banque de France) et donne 35 % à la BCEAO et ce sont finalement ces 35% soit 175.000 dollars qui nous reviennent.

C’est à la limite de l’exploitation, l’exploitation d’une nation par une autre nation et même un déni de souveraineté puisque ces pays ne sont pas libres de la gestion de leur politique économique et monétaire, domaine pourtant constitutif de la souveraineté d’un État. La preuve en est la dévaluation de 1994 décidée unilatéralement par la France et qu’ont dû subir ces Etats.

L’indépendance de ces Etats est alors une indépendance de façade et cet assujettissement de la monnaie de l’Afrique subsaharienne à la monnaie française ne favorise pas le développement.

Au moment où ces pays croupissent sous le lourd poids de la mondialisation et qu’ils ont besoin des ressources pour diversifier leurs agricultures, promouvoir l’entrepreneuriat chez les jeunes, des milliers de milliards de FCFA sont entassés au trésor français au nom de l’appartenance à la zone franc.

Le passage du franc français à l’euro devait sonner le glas de ce système mais comme les gouvernants africains se refusent à toute réflexion sur le développement et l’avenir du continent, la France a réussi à obtenir de leur part que les accords de coopération monétaire de la zone franc ne soient pas affectés par son entrée dans l’union européenne.

Le système est toujours resté le même et le franc CFA est aujourd’hui lié à l’euro suite à l’intégration de la France dans l’Union européenne et à l’élaboration d’une monnaie unique pour l’Europe ce qui signifie que la valeur du franc CFA dépend de celle de l’euro. Ainsi donc, les pays africains sont amenés à subir et subiront les fluctuations du cours de l’euro, ces fluctuations lors de la conversion entre l’euro et les monnaies étrangères jouent sur les recettes d’exportation des pays africains.

Parité

Création du FCFA 26 décembre 1945 1 FCFA = 1,70 FF
Dévaluation du franc Français (FF) 17 octobre 1948 1 FCFA = 2,00 FF
Instauration du nouveau franc Français 27 décembre 1958 1 FCFA = 0,02 FF
Dévaluation du FCFA 12 janvier 1994 1 FCFA = 0,01 FF
Arrimage du FCFA à l’euro 1er janvier 1999 1 euro = 655,957 FCFA

Plus, s’effrite les recettes d’exportation, plus les pays africains deviennent moins compétitifs sur le plan international.

La preuve, la croissance industrielle en Afrique est passée de 8% dans les années 1960 à moins de 1% ; de 1960 à 1969, la part moyenne de l’Afrique aux exportations et importations mondiales était de 5,3% et 5,0% respectivement et de 1990 à 1998 elle n’était que de 2,3% et 2,2%, stagnant à 2% depuis l’an 2000. Cette descente traduit parfaitement la difficulté de l’Afrique à être présente sur le marché mondial vu qu’elle est dépouillée de plus de la moitié de ces revenus par la France. Conséquences : les économies africaines restent très faibles, les populations se paupérisent et donnent la voix par des troubles civils, des rébellions, du grand banditisme bref, une implosion de la violence dans les pays africains.

Et elle intervient alors la France avec son programme d’aide au développement qui, il faut le rappeler ne constitue pas 1% de son PIB. Environ 0,47% de son PIB est consacré à l’aide au développement  dont une part croissante sous forme de prêts à rembourser avec des taux d’intérêts énormes. Ces 0,47% sont loin des 0,7% que la France elle même par son Président a promis atteindre en mars 2009 au sommet de Doha.

Il faudrait que les Africains commencent à se mettre dans la tête que la France ne peut rien offrir au continent africain qu’elle a contribué énormément à arriérer pendant des décennies et des décennies ; elle-même est essoufflée financièrement et ne tient sa place de puissance mondiale que grâce à la corde qui la lie à l’Afrique ; cette Afrique qui est pratiquement en péril dans tous les domaines.

Sans une indépendance économique, l’Afrique ne peut avoir une indépendance politique et ne peut prétendre au développement.

L’Afrique offre à la France de par sa passivité et son absence de vision de développement un vaste marché d’écoulement des produits français, une présence stratégique importante avec des bases militaires par ci par là sur le continent, l’exploitation abusive et presque gratuite de nos matières premières et partant, une influence politique des plus machiavéliques qui soit avec des soutiens aux dictateurs africains.

L’ingérence intempestive de la France dans la politique intérieure des Etats africains,  le soutien de la France aux régimes dictatoriaux africains sont les conséquences directes du souci permanent de la France de préserver ces Etats africains comme des colonies qu’elle pourra contrôler à sa guise et où elle pourra installer des entreprises françaises pour l’exploitation des matières premières africaines ; hypothéquant du coup le développement de l’Afrique.

Un petit fait anodin ; au Togo, ancienne colonie allemande membre de la zone franc depuis 1949, quand le Président Sylvanus Olympio a commencé à donner de la voix émettant son désir ardent de sortir de la zone franc dès 1963 pour donner l’indépendance monétaire à son pays, c’est son assassinat qui survint à travers un coup d’Etat mettant au pouvoir un dictateur qui s’est juste contenté d’être président pendant des décennies, de martyriser son peuple et le résultat est là.

La plupart des anciennes colonies françaises ont connu des troubles et les quelques unes qui résistent sont entrain d’être poursuivies par cette même France qui apporte sournoisement son soutien à des régimes corrompus, dictatoriaux, douteux, machiavéliques, mafieux et galeux qui sacrifient leurs peuples au profit des intérêts français. Comment comprendre qu’avec le climat de tension, le mauvais bilan du régime de Boni YAYI au Bénin rattrapé par des dossiers de malversations financières et de corruption, la volonté manifeste de Boni YAYI de restreindre les libertés par des coups répétés portés aux libertés démocratiques (signe des dictatures en gestation), la domestication des institutions de contre-pouvoir par Boni YAYI, la volonté affichée des partisans du moins ce qu’il en reste des partisans de Boni YAYI d’aller à l’affrontement avec les partisans des autres forces politiques, la situation économique précaire du pays, la France veuille le garder au pouvoir en l’aidant à confectionner une liste électorale truquée ? La raison est toute simple : c’est pour préserver les intérêts français. Boni YAYI a tout vendu et les français ont tout acheté. Ils ne peuvent que le soutenir pour qu’ils puissent les aider à trouver de marchés à leurs entreprises, que leurs entreprises puissent résister à la crise, se faire une bonne santé financière, que l’économie française puisse se porter à merveille et que l’économie béninoise se détériore et qu’aussi les béninois croupissent de faim, attendant l’émergence. C’est cela la politique cachée d’aide au dévéloppement de la France.

La France a créé des foyers de tension dans les pays qui ont essayé de remettre en cause les accords qu’elle a conclu avec eux par le biais des anciens présidents, les destabilisant pour légitimer son indispensable soutien et mieux exploiter le pays.

Je n’apprécie pas personnellement le président GBAGBO mais je suis obligé de reconnaitre qu’il est un homme courageux ; il a préféré que l’argent du pays serve au pays en remettant en cause les accord douteux conclus entre la France et son pays que de continuer à servir l’Etat français comme l’ont fait ses prédécesseurs. Peu de temps après, la guerre éclata.

Tout le temps, c’est des troubles dans les pays africains francophones et pendant ce temps, les anciennes colonies britanniques comme le Ghana, poursuivent tranquillement et petitement avec l’aide si besoin est, de la Grande Bretagne leur route vers le développement.

Comment la France a t’elle fait pour acquérir des terres en Afrique ?

Au nom de quoi la France peut-elle prétendre être propriétaire d’une partie du sous sol africain ?

Au nom de quoi la France peut-elle prétendre avoir des propriétés sur les terres africaines, propriétés qu’elle se permet de mettre en bail aux Etats Africains ?

Pourquoi les Etats africains doivent-ils continuer à payer à la France des redevances pour des résidences construites sur leurs terres du temps de la colonisation ?

Pourquoi le continent n’a cessé de regresser malgré ses richesses considérables ?

Pourquoi la France tient-elle par des accords ambigüs à dépouiller l’Afrique de ces richesses ?

L’image angélique que les médias occidentaux et du monde montrent de la politique de la France en Afrique est erronée et derrière le rideau se cache une réelle prédatrice du développement Africain.

Il faudrait que les peuples africains se mettent en mouvement pour une souveraineté réelle et une démocratie effective.

L’Afrique ne peut compter sur les dirigeants corrompus, sans qualification et sans connaissance aucune, sans réelle volonté de développement, qui sont à la tête des Etats africains actuellement. Elle a perdu ses vrais leaders, ses vrais nationalistes, morts l’arme à la main avec la complicité de la plupart de nos chefs d’Etats africains actuels.

La jeunesse africaine a le devoir d’honorer leurs mémoires en changeant cela, et c’est à cette révolution que je l’appelle.

L’Afrique doit procéder à sa propre restructuration si elle veut avancer ou alors elle devra s’apprêter à disparaître. Ceci est inévitable si la jeunesse africaine ne change la donne.  L’heure est aux grands rassemblements dans le monde et le continent ne doit pas rester en marge de ces bouleversements, il doit rentrer dans la marche par l’Unité, l’unité de l’Afrique, les Etats-Unis d’Afrique pour parler d’une seule voix et exiger le retrait de la France de nos pays.

Nous n’avons pas le droit de nous taire, nous avons le devoir de réagir et de mettre au pouvoir pour ce nouvel cinquantenaire qui s’est ouvert des hommes et des femmes qui ont le sens patriotique ; pas de faux patriotes ou des patriotes auto proclamés.

Déterminés, nous réussirons et l’Afrique se relèvera.

aymard

L’impasse Dangnivo ?

L’impasse Dangnivo ?

L’inoxydable affaire Dangnivo bouge inlassablement la République et soulève les cendres de nos espoirs. Le feuilleton macabre du porté disparu enchaîne ses épisodes et provoque une vague d’incertitudes. La succession des jours et celle des nuits semblent impuissantes à ouvrir le dossier au chapitre de nos espérances. Et l’affaire de porté disparu répand sans répit son impact dans un Bénin toujours en état de choc.

La disparition mystérieuse du cadre du ministère des finances a naturellement semé la révolte de la Fédération des syndicats des travailleurs des finances (Fésyntra-finances). Le recours à l’arme de la grève s’est révélé dévastateur. Le venin de la paralysie sécrété par le débrayage laisse une saignée économique. Des milliards sont partis en fumée. Le trésor est grippé, la douane enrhumée et du coup, les recettes fiscales chutent et plongent dans les rigoles de la catastrophe. Les sociétés ploient sous le poids de la grève. Le blocage tend insidieusement les filets de l’impasse. La nation exposée à la déprime subit les effets de l’enlisement. Le renouvellement hebdomadaire de la grève jette le coup de froid social et glace les efforts collectifs dans la marche vers le progrès. Ainsi, la légitime colère enfantée par l’enlèvement du cadre émérite tourne progressivement au chaos.

Politiquement, l’affaire du porté disparu amplifie ses propres effets. Marches et contre marches font hurler la rue. On s’accuse mutuellement. Mouvance et opposition se mettent en action pour exhiber les élans politiciens dans la galère Dangnivo. La crise politique a trouvé de l’huile pour s’enflammer et brûler les tissus du dégel. On n’a concrètement pas progressé dans la gestion du dossier depuis plus de deux mois. L’exhumation du vrai-faux macchabée, les condoléances précoces de la justice, le refus de prélèvement de sang…l’hypothétique test d’Adn, ont juste accentué le scepticisme et pollué le climat déjà empoisonné.

A quand l’épilogue Dangnivo ? Sans doute que la fin de cette sinistre affaire libèrera le peuple des affres de la psychose. Le piétinement doublé d’atermoiement au sommet et le bafouillage encombrant assèchent la confiance et les bonnes certitudes. « La fatalité, disait Oscar Wilde, veut que l’on prenne toujours les bonnes résolutions trop tard ». Le chef de l’Etat est à l’extérieur alors que brûle la maison Bénin. Il faut régler l’équation du porté disparu et ne pas opter pour le pourrissement. Car beaucoup ne sont pas prêts à consommer ce malheur auquel, on semble emprunter la résignation.

Le gouvernement Yayi a l’obligation de trouver la bonne solution dans l’affaire de porté disparu. Les fantasmes, rêveries contingentes enfouies dans ses fibres les plus secrètes de choses non exprimées ne peuvent ramener la sérénité. La grève au ministère des finances, forme de pression sur le pouvoir, en appelle à une concentration sur Dangnivo. La passion pour la victime cherche le support d’une sublime volonté de décanter la situation par l’exploitation des canaux de la transparence. Boni Yayi a les clés en mains et peut par une présence remarquée dans les épisodes de la gestion du feuilleton du porté disparu se laver à l’eau de javel de cette saleté à l’ère du changement. Le chef de l’Etat ne doit pas se lasser d’entretenir le pont de dialogue avec les syndicalistes. L’enquête pour rechercher aussi bien Dangnivo que les possibles assassins du porté disparu nécessite des soins pour guérir les anomalies porteuses des germes de suspicion et du doute. La bonne foi est ici précieuse.

Il est temps de gérer à la perfection l’affaire Dangnivo pour qu’elle ne se condamne pas à être une affaire d’Etat avec pour conséquence, la rouille de la crédibilité du pouvoir du changement. Ça fera bientôt trois mois que le compatriote est contraint au silence infini. Le spectacle de Womè et le développement vicieux de la situation brisent la patience nationale et nous conduisent dans les tuyaux minés.

Le porté disparu s’affiche désormais comme l’os dans la gorge du pouvoir cauri. Reste à Yayi de jouer pour que ne soit définitivement affectée la santé du changement.

26-10-2010, Sulpice O. GBAGUIDI

Fraternité

Prémices d’une fin de mandat tragique pour Boni YAYI

   

Changement ????????????????????????????????

Cette image en dit long sur l’état d’âme et de pensée de ce docteur président de la République du Bénin depuis un matin du 06 Avril 2006.

L’accueil triomphal réservé à Boni YAYI en 2006, témoignait de la volonté réelle et affichée du peuple béninois de progresser, d’améliorer ses différents acquis, de plus s’ouvrir au monde et devenir une plate forme tournante dans la sous région.

Mais qu’a fait cet homme des aspirations du peuple ?

La crise économique mal gérée par le gouvernement de Boni YAYI, les balades successives à coup de milliards de Boni YAYI et de toute sa clique en avion et en hélicoptère, les salaires mirobolants que se taillent ses nombreux conseillers et lui à la présidence, la distribution d’espèce sonnante et trébuchante sous le thème prospérité partagée bref la délinquance financière du gouvernement de Boni YAYI et ses corrolaires ont fini par épuiser les maigres ressources de l’Etat béninois.

La production agricole stagne sinon qu’elle baisse, les investissements eux-mêmes ont baissé du fait de la corruption et du mauvais climat des affaires qui règne au Bénin, le chômage augmente, la pauvreté s’aggrave et se généralise.

Le pays a fini l’année 2009 sur un taux de croissance de 2,7% et subit une désintégration lente.

Selon une théorie de Karl Max, le développement des forces productrices et de la production constitue la force motrice de l’histoire sociale et politique. Dès lors qu’un système socio-économique a épuisé sa capacité à développer la production, il perd sa justification historique et donc sa raison d’être. Commence alors, une époque de révolution sociale et, sans chercher à prêcher l’apocalypse c’est à cela que Boni YAYI doit s’attendre, une révolution sociale par les urnes. Il en est tellement conscient qu’il a déjà trouvé un autre thème de campagne pour 2011 vu que le bilan du changement sera très très difficile à faire aux populations, mieux vaut alors détourner l’attention du peuple avec une nouvelle invention. Ainsi est née la refondation.

A vouloir gagner à n’importe quel prix, l’élu d’un jour devient rapidement le perdant d’un autre. Tout a une fin et celle du mandat de Boni Yayi se profile à l’horizon.

Une fois élu, Boni YAYI ne cessa de diviser et de gouverner pour des intérêts claniques. Il a rassemblé les gens autour de lui pour être élu et après s’être élu il a divisé pour gouverner.

L’horizon devient de plus en plus sombre pour Boni YAYI qui a épuisé maladroitement le capital d’estime et de confiance que le peuple avait pour lui et avait porté en lui.

La naissance du front de défense de la démocratie qui rassemble les organisations syndicales, les organisations de la société civile, les organisations de défense des droits de l’homme et les formations politiques est un réel problème pour Boni YAYI puisque les fondateurs de ce front n’entendent pas faire marche arrière et sont décidés à en finir avec son régime.

De son côté aussi, c’est la débandade ; chaque jour, sa formation politique et les nombreuses autres qui le soutiennent subissent des vagues de démission, sans compter ceux qui ruminent leur démission sans avoir eu pour l’instant le courage nécessaire pour le faire toujours est-il qu’ils commencent à prendre leur distance vis-à-vis du prophète du changement.

Boni YAYI a cherché en vain à décourager les probables candidats en allant presque se prosterner devant ses pairs de l’UEMOA pour que ces derniers bloquent les velléités offensives de l’homme de la BOAD. Très ennuyés par son acharnement contre cet homme, ses pairs de l’UEMOA ont rejeté niet sa proposition en lui rappelant au passage sa propre histoire. Quel camouflet !

Quel bilan présentera t’il au peuple ?

Il parlera de la mécanisation réussie de l’agriculture, des nombreuses surfacturations intervenues dans l’achat des machines agricoles, de l’organisation au Bénin du sommet de la CENSAD qui a vu le trésor béninois dépouillé de ces maigres ressources, de la production cotonnière élevée à 600.000 tonnes, du taux de croissance qui a atteint les deux chiffres, de la balance commerciale de plus en plus déficitaire du pays depuis 2006 (chiffres disponibles sur le site de la Banque de France), des 100 milliards volés au peuple par ICC-Services avec sa collaboration, de la lutte implacable qu’il a menée contre la corruption…

Très bon bilan pour prétendre à une réélection.

aymard

Mozilla propose un monde… sans Sarkozy !

Le monde sans Sarkozy
Le monde sans Sarkozy

Que serait le monde sans Nicolas Sarkozy et sa chère épouse ? L’extension Sarkofree vous permet d’en avoir un bref aperçu le temps d’une navigation Internet.

« Invisible », voilà le mot qui a fait naître chez le créateur du logiciel Sarkofree 1.6, le besoin de faire disparaître… Nicolas Sarkozy et Carla Bruni du Web. L’extension de Mozilla Firefox disponible gratuitement, offre à tous ceux que l’hyper-médiatisation du président de la République exacerbe la possibilité de faire abstraction, le temps d’une navigation internet, du couple Sarkozy.

Sarkofree 1.6, appelé add-on dans le langage spécialisé, permet ainsi aux utilisateurs de Mozilla de bannir de leurs recherches Internet toutes références à Sarkozy ou à sa femme. Il procède en supprimant automatiquement lors de vos téléchargements les paragraphes contenant les noms et les photos des Sarkozy.

Avec l’omniprésence du couple présidentiel à la télévision, dans la presse, et à la radio, Internet semble donc être le seul endroit pour vivre sans lui. Mais vous risquez de ne pas pouvoir lire grand chose…

Source : zigonet.com

Robert YEHOUENOU, un Zémidjan émergent

Robert YEHOUENOU, un Zémidjan émergent

Le président du Mouvement des Zémidjans pour un Bénin Emergent (MOZEBE), Robert YEHOUENOU ne cesse d’aligner conférence de presse sur conférence de presse pour appeler le peuple béninois au calme, les politiciens à savoir raison gardée et rappeler à ces collègues Zémidjans qu’ils n’ont pas le droit d’aider une certaine classe politique à intoxiquer la population et qu’ils se doivent de soutenir le chef du changement, leur docteur (il va falloir rappeler à Boni YAYI et à sa troupe qu’il n’est pas le seul diplômé au Bénin et que le Président Sourou Migan Apithy depuis 1940 était expert-comptable, parmi les premiers de l’Afrique et qu’il n’a pas fait tant de promotion et de publicité autour de ce titre bien mérité).

Pour ce zém émergent, les nombreux scandales qui jalonnent le parcours de Boni Yayi sont l’œuvre d’une certaine classe politique et le fait même d’en parler serait de l’intoxication. Quelle grandeur d’esprit ! On pourrait tomber des nues en entendant ces propos mais venant d’un zém émergent, on ne peut s’attendre à mieux.

Comment un désœuvré qui n’a que pour seule activité celle de conduite de moto peut-il s’offrir chaque semaine une sortie médiatique alors même que le problème de survie se pose crucialement dans ce secteur d’activités. Si ces collègues zém qui, laissent leur travail pour venir l’écouter avaient une petite idée de la manne financière que lui procure chacune de ces sorties, ils se seraient précipités pour l’évincer de la tête de ce mouvement hétéroclite d’émergents.

Le changement a beaucoup créé ; des syndicats de douaniers patriotes aux syndicats d’instituteurs et d’enseignants patriotes en passant par les jeunes patriotes du kérékouiste, révisionniste de constitution converti au changement Frédéric Béhanzin, on aura tout vu. Quelques zém émergents en plus, ce n’est pas encore trop pour le prophète du changement, plus fort que Dieu.

Pauvres Zémidjans ! Comme si le simple fait d’être émergents pouvait les sortir de ce métier de précarité qui use, use leurs motos et réduit leurs espérances de vie. Si leurs conditions préoccupaient le docteur président, il aurait trouvé un remède pour éviter que ce métier ne connaisse de nouveaux adhérents et que ceux qui y sont déjà puissent avoir pour ceux qui le souhaitent (ils sont bien nombreux) une porte de sortie. Mais hélas ! Ils peuvent passer au soleil toute leur vie et prôner l’émergence pour que Boni Yayi soit toujours à la Marina avec tout le confort qu’il s’est créé autour de lui, dilapidant nos fonds. Paradoxal n’est-ce pas ?

C’est aussi ça le changement.

aymard

Retro 2006-RDCongo: Base des données biométriques vendues au CIAT

Nous publions cet article intitulé:  « Que font Joseph Kabila et l’Abbé Malu Malu avec nos empreintes digitales ? »  publié par JB. Labika le 13mai 2006 en pleine réalisation de ce qu’on peut appeler LEPI congolaise.

A vos réflexions !

 

RDCongo : Que font Joseph Kabila et l’Abbé Malu Malu avec nos empreintes digitales ?

Le bradage de notre souveraineté est-il à son paroxysme ? Les 25 millions d’électeurs congolais qui ont librement accepté d’aller se faire photographier et se faire scanner les empreintes digitales par la Commission Electorale et Indépendante, la CEI présidée par l’Abbé Malu Malu, peuvent commencer à se poser des sérieuses questions quant à savoir ce que la CEI est occupée à faire avec la base des données biométriques de la RDCongo.

Notre source proche du Cabinet de Joseph Kabila nous a divulgué un « secret d’Etat » concernant la vraie raison de la récente visite du Ministre belge de l’intérieur Monsieur Patrick Dewael à Kinshasa ; Ce Ministre belge est venu obtenir la signature de Joseph Kabila afin que la CEI puisse transmettre une copie des données biométriques et photos des 25 millions des Congolais à la Police Fédérale Belge. Le Ministre Patrick Dewael a fait de la lutte contre l’immigration clandestine congolaise vers la Belgique son cheval de bataille, pour séduire l’électorat du parti politique belge raciste et extrémiste Flamand Vlaams Belang (ex-Vlaams Block), dont l’un des membres est l’auteur du double meurtre à caractère raciste survenu le 11 mai 2006 à Anvers.

Toujours selon notre source, le tout prochain voyage annoncé du Ministre français de l’intérieur Monsieur Nicolas Sarkozy aura comme but l’accès de la Police Nationale française à cette base des données biométriques et photos des 25 millions des Congolais ; Pour mémoire, Monsieur Nicolas Sarkozy fit une proposition en 2003 lors dune réunion des Ministres de l’intérieur des pays membres de l’Union européenne pour renforcer le contrôle du flux migratoire des Africains vers l’Europe en incluant les données biométriques (empreintes digitales et iris des yeux) ainsi que les photos numérisées dans les visas délivrés par leurs ambassades en Afrique.

Il importe de rappeler aux Congolais que c’est une firme française SAGEM qui s’est occupée de la comparaison d’empreintes digitales à la recherche d’électeurs congolais qui se sont fait enrôler plusieurs fois ; Et, c’est bien la firme SAGEM qui gère depuis son siège à Paris la base des données biométriques des 25 millions des congolais pour le compte de la CEI. Nom de Dieu ! Une telle base des données ne peut jamais être gérée par un pays étranger d’autant plus que les informations à caractères privés doivent être sous surveillance par un comité national indépendant de protection de la vie privée ; C’est une aberration monumentale dans le chef de l’abbé Malu Malu et de Joseph Kabila, signe d’amateurisme éhonté, d’incompétence et de légèreté dans la conduite des affaires de l’Etat congolais.

Connaissez-vous la firme SAGEM Défense Sécurité? Aux Congolais qui ne connaissent pas cette firme, vous pouvez lire le lien: http://www.sagem-ds.com/eng/site.php?spage=02030000
En bref, SAGEM Défense Sécurité est une branche du groupe SAFRAN l’un des grands groupes français spécialisés dans la fabrication des équipements militaires et autres systèmes de sécurité de hautes technologies. Etant donné le caractère sensible des activités liées à la défense et sécurité, cette firme est sous surveillance par la DST, le redoutable service des renseignements français, chapeauté par le Ministère français de l’intérieur ; Autrement dit, Monsieur Nicolas Sarkozy na vraiment pas besoin de la signature de Joseph Kabila pour accéder à la base des données biométriques des 25 millions des Congolais. Ceci expliquerait peut-être le report de son voyage vers Kinshasa pourtant annoncé depuis fin février 2006.

Sachant que c’est l’Union Européenne (encore elle) qui finance presque la totalité de la mascarade du processus électoral en RDCongo, devenant ainsi Le propriétaire du Congo selon Monsieur Louis Michel, processus électoral qui apparaît même aux yeux des aveugles comme un mécanisme de légitimation forcée du candidat OVNI Joseph Kabila à sa propre succession ; Et, étant données les accords de coopération en matière de lutte contre le terrorisme international, la base des données de l’abbé Malu Malu constitue du pain béni pour toutes les Polices des pays Occidentaux, Asiatiques et Africains membres du CIAT. Bravo aux deux esclaves Joseph Kabila et Malu Malu, intronisés par la maffia internationale comme des Kapitas médaillés de l’esclavagisme et du néocolonialisme de la RD Congo!

Que reste t-il comme dignité aux pauvres congolais ? Cette situation est à dénoncer avec la dernière énergie, parce que c’est une violation flagrante de la vie privée et des libertés individuelles. Le peuple congolais doit user de tout ce que la loi lui autorise pour mettre fin dune manière ou dune autre à la liquidation totale de sa souveraineté, de ses richesses et de sa vie privée par la bande maffieuse d’Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila et de l’abbé Malu Malu exécutant les ordres de leur parrain Monsieur Louis Michel, le nouveau Roi Léopold II de sinistre mémoire. Vivre dans la honte ou mourir pour sa dignité, les Congolais doivent choisir.

A tous les honnêtes citoyens congolais qui sollicitent des visas pour les pays Occidentaux et à tous les candidats à l’immigration légale ou clandestine (Les fameux Ngulus de papa Wemba), si vous faites parti des 25 millions d’électeurs déjà enrôlés par l’abbé Malu Malu, vous êtes tous fichés au même titre que des vulgaires terroristes par les Polices des pays membres du CIAT.
Souriez, vous êtes filmés !

CA VA SE SAVOIR.

Avec mes sentiments patriotiques.

JB Labika.
Kinshasa/RDCongo.

PS : Prière de diffuser cette information dans toutes nos langues maternelles de bouche à oreille, par téléphone, par courrier classique ou électronique à tous nos membres de famille et amis à l’étranger et à l’intérieur du pays, dans nos villes jusqu’aux territoires et districts les plus reculés de notre Pays; Les 25 millions d’électeurs congolais doivent savoir ce que Joseph Kabila et l’Abbé Malu Malu font de leurs photos et empreintes digitales.

Ils veulent bruler le pays

M. Hervé BESANCENOT, ambassadeur de la France près le Bénin

Mme Françoise COLLET, Chef de la délégation de la commission de l’union européenne

Mme Nardos BEKELE-THOMAS

Mme Nardos BEKELE-THOMAS, Représentant Résident du PNUD

L’ Union Européenne et le PNUD veulent déstabiliser le Bénin, c’est la conclusion qu’on peut tirer de leurs agitations et agissements et surtout des derniers actes posés par ces institutions dans notre pays.

La liste électorale permanente informatisée (LEPI) est un instrument majeur de transparence qui crédibilise les consultations électorales ; raison pour laquelle, son projet de réalisation a été introduit au parlement par le gouvernement du général Mathieu KEREKOU en Octobre 2004.

Pour un si important outil de transparence et de rationalisation des dépenses électorales, toutes les parties de la société civile et de la classe politique doivent être présentes et s’entendre afin que le résultat final qui est la liste électorale permanente informatisée ne soit remis en question.

Depuis Août 2008 que le gouvernement de Boni YAYI a décidé de doter le pays de cet important outil, il fait cavalier seul ; ne voulant même pas s’arrêter un instant pour écouter les plaidoyers des uns et des autres.

Son langage est clair et radical : il faut continuer coûte que coûte.

Alors que de nombreux goulots d’étranglement se font voir dans cette marche forcée à la LEPI et que les acteurs politiques ne s’accordent pas sur le minimum, les partenaires au développement du Bénin avec à leur tête l’Union Européenne et le PNUD, soutiennent le gouvernement dans sa démarche unilatérale et lui donnent même les moyens pour vite atteindre son objectif. Cette attitude des partenaires au développement qui, ne favorise guère l’installation d’un climat d’apaisement et de paix doit être décriée, décriée et décriée pour qu’à l’heure du bilan, chacun puisse être situé sur ces responsabilités et mis devant ces actes.

Ces partenaires au développement comme à leur habitude attisent les foyers de tension sur le continent depuis les années 1960 pour revenir plus tard se présenter comme les sauveteurs.

Les deux premières phases de la réalisation de cette liste ont toutes été sujettes à problème et pourtant, les critiques n’ont pas fait arrêter la Commission politique de supervision (CPS), organe de réalisation de cette liste.

De graves dysfonctionnements ont été constatés et relayés et pourtant ; les agents qui devraient être recrutés par la MIRENA conformément aux textes ont plutôt été recrutés par la CPS et leur qualité de même que la qualité de leur travail laisse à désirer.

La troisième et dernière phase de ce processus de réalisation s’est déroulée dans l’Ouémé-Plateau dans des conditions qui rappellent celles dans lesquelles les deux premières ont été réalisées.

On retient de façon générale qu’en pleine crue, la CPS avec l’appui de l’Union européenne et du PNUD ont décidé de conclure l’élaboration de la liste dans l’Ouémé-Plateau, une zone sinistrée où les populations sont plus préoccupées par le problème de subsistance que celui d’aller passer des heures et des heures sur les sites d’enregistrement pour inscrire leur nom sur une liste dont elles ne savent pas la finalité.

Les équipes déployées par la CPS ne sont parvenues qu’à enregistrer pour, les équipes les plus tenaces qu’une cinquantaine de personnes par jour.

A cela, s’ajoute l’in opérationnalité des kits, des empruntes de huit (08) doigts sur dix (10) éliminés chez certains, l’incompétence de certains opérateurs kit et tout cela entraîne la lenteur dans le traitement des données.

La crédibilité de cette LEPI est contestable et elle doit être contestée.

Pourquoi le gouvernement s’efforce de réaliser sans consensus cette LEPI ?

Pourquoi l’Union européenne veut contribuer à la mise en place d’une LEPI dans le cafouillage et contre la volonté du peuple béninois ?

Qu’es-ce que cela couterait à BAKO de s’arrêter et d’écouter les plaintes des uns et des autres, les associer puis reprendre ensemble le processus ?

Si le Bénin a pu sortir haut de toutes les échéances depuis 1990 ce n’est pas à cause de la LEPI mais simplement à cause du consensus autour duquel les acteurs politiques se sont toujours rassemblés et sur lequel ils se sont toujours entendus.

Pourquoi Boni YAYI s’évertue t’il à détruire tout ce qui a fait du Bénin un pays de paix ?

Le peuple béninois doit rester éveillé et prêt à questionner l’histoire.

La France avec tous ces pays de l’Union européenne sont à la base de tous les conflits en Afrique.

Cette attitude jusqu’au boutisse et du « chien aboie, la caravane passe » de l’Union européenne entretemps épaulée par le PNUD est très suspecte et très révoltante pour qui connaît le mode de fonctionnement de ces institutions.

Une LEPI forcée pour 2011 sera incontestablement source de problèmes.

Peut-être, sont-ils fatigués de voir que le Bénin soit un pays de paix et de quiétude ?

Ils aimeraient qu’on soit en guerre, qu’il y règne le chaos et qu’ils viennent nous proposer la solution de Marcoussis.

Le peuple béninois ne peut accepter que des gens depuis l’extérieur viennent s’ingérer dans son processus électoral en lui imposant une liste entachée d’irrégularités, de fraude et donc une liste bâclée.

L’appel est lancé à tout le peuple pour qu’il garde un œil vigilant et très vigilant sur ces personnalités et ces institutions parce que quand les troubles commencent, ils sont les premiers à prendre l’avion et après, demandent à leurs ressortissants de quitter le pays, laissant les autochtones s’entretuer et s’entredéchirer.

Tous les hommes épris de paix doivent se lever pour dire :

STOP A CES INSTITUTIONS !

NON A L’INGERENCE DANS NOS AFFAIRES !

LAISSEZ LE PEUPLE BENINOIS SUIVRE SA VOIE

aymard