Le Blog de Aymard

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Lettre d’un transfuge du G13 à Issa Salifou Saley

Pour ceux qui ne l’avaient pas lu, voici en intégralité la lettre du député Rachidi GBADAMASSI à son collègue et ancien compagnon de lutte l’Honorable Issa Salifou « Saley »

LETTRE OUVERTE DU DEPUTE RACHIDI GBADAMASSI A SALIFOU ISSA « SALEY »

 Saley,

Mon disciple non affranchi,

Je t’ai lu dans ton quotidien Fraternité et je t’ai suivi sur ta chaîne de télévision Canal 3. Ce n’est pas pour la première fois que tu trames contre ma modeste personne.

Il y a quelques semaines tu as demandé aux jeunes journalistes de me vilipender en leur faisant ainsi violer le code de déontologie et d’éthique dans les médias. Leur premier forum a eu lieu autour de la chronique « Encore Gbadamassi ». Cette fois ci, ils sont revenus à la charge par l’entremise d’une autre chronique intitulée « GBADAMASSI selon maman ».

Je ne voudrais pas considérer  ces innocents parce que je sais qu’ils ne sont pas véritablement libres.

Maman Rosine SOGLO m’a attaqué et tu as cru que c’est le moment propice pour me foudroyer puisque je devrais être moralement abattu. Tu as commis une erreur grave. Je suis plus fort que jamais.

J’ai choisi ne pas répondre à maman parce qu’elle à l’âge de ma mère. On m’a appris qu’il faut respecter les vieillards et les faibles. Aussi, sais-je ce qui est à l’origine de sa conduite et je comprends parfaitement ce qui fonde sa logique. Je suis africain, c’est-à-dire j’ai été forgé dans le moule du respect et de la soumission aux aînés. Le droit, d’aînesse est une réalité comprise dans l’éducation que j’ai reçue. Aujourd’hui, maman est âgée de 78 ans. Ma mère à moi est vieille de plus de 80 ans. Elle ne possède plus la totalité de ses réflexes. A cet effet, je peux comprendre que maman aille facilement à la colère et à la démesure dans les jugements de valeurs et le regard sur l’autre. Par amour pour ma propre mère que j’affectionne particulièrement et qui représente tout pour moi car « A donner deux fois, celle-là qui a donné la vie », par respect pour la femme béninoise, je me garde de secouer maman Rosine SOGLO. Tu sais que je n’ai pas ma langue dans ma poche et que je suis un homme d’action et de combat d’idées.

J’ai aussi une raison nécessaire et suffisante, c’est la bonne et sincère amitié qui me lie à son fils Léhady SOGLO que j’admire énormément et avec qui je partage la même foi religieuse. A ses côtés, j’ai effectué le dernier pèlerinage sur la terre Sainte de la Mecque ; symbole de notre religion. Ce gentleman est l’un des rares congénères en qui je découvre la capacité et le talent requis pour conduire ce pays vers la prospérité et le bonheur dans un avenir très proche.

Je ne banalise pas aussi le fait que le second fils de maman, Galiou SOGLO, est membre du gouvernement et je n’ai pas de doute sur le fait qu’il soutient fermement les actions du Président Boni YAYI dont la réélection en 2011 constitue pour moi un défi et une préoccupation personnelle.

Pour en venir à toi Saley, tu me demandes de répondre à maman Rosine SOGLO. C’est l’ouverture de plusieurs fronts qui a fait perdre la seconde guerre mondiale à Adolph HITLER. J’ai  déjà ouvert un front qui prend en compte ton maître politique Adrien HOUNGBEDJI et toi. De plus, j’ai déjà encadré mon objectif et tu n’es pas suffisamment outillé pour m’en détourner. Je reste concentré sur ce seul front de combat jusqu’à la victoire finale en 2011. Rien ne m’oppose aux SOGLO. Cette famille est l’une des plus grandes de ce pays et je la respecte par politesse et humilité.

Par contre, envers toi et contre toi, je réagirai. J’avais choisi l’option de prendre de la hauteur mais il me semble que tu crois que le silence st une faiblesse. Cette fois-ci, je déterre la hache de guerre et je renfile ma paire de botte de combats. A tes dépends tu apprendras qu’on ne parle jamais mal de celui qui a été compagnon d’infortune de soi. Conter tous et au nom de l’amitié ; je t’ai considéré, admiré, respecté et choyé. Mais aujourd’hui, je romps tout pacte de non agression verbale et tout engagement de paix pour te faire courageusement face. Puisque tu m’as demandé de répondre aux accusations et aux préjugés qui véhiculent sur ma personne, je tiens à apporter ici quelques précisions qui ne sont pas des moindres.

Saley, tu n’as aucune idée de ta réelle généalogie. Voici ta généalogie originelle. Souffre d’accepter que tu n’es pas le fils du vieux Issa. Ce nom est trop beau pour que tu le portes car c’est celui d’un grand prophète. Ton vrai père fut neveux et chauffeur du feu président Taïrou GONGACOU qui faisait le trajet Djougou – Bohicon – Cotonou.

Dans ma prochaine lettre ouverte, je parlerai de comment tu as été conçu.

J’affirme haut et fort, je dirai même que je clame qu’il y a effectivement un député voyou, loubard, braqueur et coupeur de route. C’est bien toi. Lorsque tu as quitté Bohicon ta profession connue de tous était le solè. Cette activité consiste à vendre des véhicules volés. Tu es le premier béninois qui a réussi à convoyer des véhicules volés de l’Europe et de l’Amérique vers le Bénin.

En la matière, tu es une référence singulière. L’actuel siège de ta chaîne de télévision était la base arrière qui servait de terrain d’opération aux membres du gang dont tu étais le patron. C’était là qu’on lavait le sang humain des véhicules braqués. On lavait également les mains gantées de sang et on partageait les butins d’opérations sordides dont la mise en œuvre est réservée aux âmes perdues comme la tienne.

C’est dans l’accomplissement de cette activité qu’en 1995, tu as volé un véhicule Volkswagen au Nigéria que tu as vendu à un homme d’affaires d’origine sénégalaise qui se nomme Monsieur DIENG, Pauvre de lui ! Le véhicule ayant séjourné à Dogo Garage a été encore volé du Sénégalais et revendu à nouveau au Nigéria.

Je ne manquerai pas de préciser que tu as été appréhendé par les populations de Zongo qui t’ont molesté et t’ont fait jurer que tu allais définitivement finir avec le vol et le braquage. Les anciens qui étaient témoins en parlent encore aujourd’hui tout comme si c’était hier.

En France, tu as été maintes fois arrêté pour trafic de drogue et jeté en prison à cet effet. Jusqu’à présent, tu n’as même pas songé remercier les sages personnes qui sont intervenues de diverses manières pour que tu sois relâché. Les archives des services de renseignement et de sécurité de l’Etat français sont éloquentes à ce sujet. Jusqu’à ce jour, tu portes encore les séquelles de cet acte. Ce n’est pas pour rien que tu es régulier en France. C’est pour des raisons de santé. Les capsules de drogue que tu avalais à l’aide de sauce gluante ont sérieusement endommagé ton estomac et tes intestins. Cela est bien normal dans la mesure où ce à quoi l’on s’accroche solidement finit toujours par nous enliser. Main sur le cœur et sur le coran jure au peuple béninois que tu n’as jamais été arrêté pour la pratique du soleil. Peux-tu dire au peuple béninois les raisons pour lesquelles tu as été en prison en France ?

Saley, si tu prétends que mes allégations sont mensongères, viens jurer publiquement sur le coran. Je te défie que tu ne pourras jamais le faire. Moi, je jure sur le coran que tu faisais le solè et qu’il a failli t’emporter à l’au-delà.

Dans les jours à venir, je parlerai de comment tu as tué ton meilleur ami Misima qui détenait tous tes secrets, je parlerai aussi de comment tu t’es frauduleusement et illégalement octroyé BBcom, puisqu’il est devenu ton dernier espoir.

Saley, j’espère que tu n’as pas oublié que c’est moi qui ai fait de toi député. C’est moi qui t’ai amené à Kandi ; en témoignent les images pouvant montrer que tu tenais mon sac derrière moi.

J’ai tenu ton bras pour te présenter aux populations. Auparavant, tu n’avais aucun lien avec les populations de la première circonscription électorale. Personne ne te connaissait à Karimama, encore moins à Kandi. Je te souffle que pour la prochaine élection législative, je battrai campagne dans la première circonscription électorale et non la 8ème, s’il plaît à Dieu. Tu auras l’occasion de me démontre ce que tu vaux politiquement. Nous verrons de nous deux qui est le véritable baron politique du Septentrion et qui le restera.

Je sais que tu agiras sur la sensibilité du président Boni YAYI pour qu’il t’accepte dans ses rangs parce que lui ne te connais pas. Mais nous autres qui sommes toujours restés avec toi et qui te connaissons très bien sommes là pour veiller à ce que cela n’arrive jamais. Si je t’ai quitté c’est parce que tu as toujours utilisé mon étoile pour grandir et nos deux esprits ; le mien spirituellement plus fort que le tien, ne pouvait plus cohabiter.

Je suis au courant de ce qu’en complicité avec ton maître politique Adrien HOUNGBEDJI, tu as recruté des tueurs à gages pour me liquider physiquement. Eux et toi allez perdre votre temps car il est dit : « Ne chassez pas ce que vous ne pouvez pas attraper ».

Je réserve le vrai combat politique entre toi et moi pour les joutes électorales de 2011. L’arène politique déterminera qui a raison et qui a tort. Mais avant, sache et crois fermement que toutes les fois où tu chercheras, tu me trouveras revigoré et pétri d’embonpoint. Retiens que le combat est parti une fois pour de bon et que cette fois-ci, rien ne m’arrêtera.

Si tu es courageux, réponds à mon débat contradictoire sur ta chaîne.

Je ne vais pas clôturer cette lettre ouverte sans te dire que je me porterai toujours à merveille dans la Paix et la Bénédiction du tout Puissant Allah parce que moi je suis un enfant légitime et toi tu es un enfant illégitime.

Courageusement ton ancien maître !

Une réponse à “Lettre d’un transfuge du G13 à Issa Salifou Saley

  1. africaib janvier 7, 2011 à 7:29

    Gbadamassi c »est toi le grand brigand tueur du meilleur et jeune portier béninois CAMP£S tueur du juge COOVI voleur de mouton à parakou soudeur de profession; tu as oublié ton passage à l »église URHC de godomey la justice t’attend en mai 2011 ASSASSIN!!!!!!!!!!!

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