Le Blog de Aymard

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Archives Journalières: octobre 7, 2010

Un cowboy en slip candidat à la Maison Blanche en 2012

Robert John Burck, le Naked Cowboy, à New-York, le 25 août 2010.

Robert John Burck, le Naked Cowboy, à New-York, le 25 août 2010. JM11/WENN.COM/SIPA

ETATS-UNIS – Le «Naked Cowboy» a annoncé son intention de remplacer Barack Obama…

Un chapeau, un slip, une guitare. Telles sont les armes de Robert John Burck pour conquérir la Maison Blanche en 2012. Le bonhomme, piège à touristes à Time Square plus connu sous le nom de «Naked Cowboy» (le cowboy à poil), a en effet annoncé son intention de se présenter à la prochaine présidentielle aux Etats-Unis.

Conservateur

«L’Amérique a besoin d’un président qui croit en l’Amérique», a déclaré le candidat en slip dans un communiqué. Ce fan de country a même fait des efforts pour parvenir à son objectif: il a coupé sa nuque longue et a mis un costume. Car au fond, le chanteur épilé est un conservateur.

«L’Amérique a besoin d’un président qui se lève pour l’Amérique et qui protège sa langue, ses frontières, et surtout, sa culture», poursuit le néo-politicien. Enfin pas si néo que ça… En 2009, il avait déjà annoncé sa candidature à la mairie de sa ville, New York, avant d’abandonner l’idée.

Petite entreprise

Reste à savoir jusqu’où ira le cowboy à poil cette fois-ci, dans ce qui ressemble à un bon gros coup de pub pour sa petite entreprise déjà florissante. Robert John Burck marie déjà ceux qui le souhaitent à Time Square, à partir de 499$, et son site propose déjà toute une série de goodies, dont son matériel de campagne.

DVD pour 15 à 18$, comics original pour 300$ à peine, sans parler de son chapeau (75$) ou de sa guitare «qui sonne mal mais a la classe» pour 800$ (cadeau pour ainsi dire). Cerise sur le gâteau, le fameux slip du «Naked Cowboy», pour 15$ «traces de pneu non comprises».

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Scandales socio-politiques au Bénin: Palme d’or pour Boni Yayi-Aboumon et les Change-menteurs

 
Scandales, ce n’est plus ce qui en manque sous le régime du Dr Thomas Boni Yayi, visiblement inquiet de son propre avenir politique. Depuis avril 2006 en effet, le Bénin a connu coup sur coup, des malversations financières et des dossiers scandaleux à haut risque qui continuent de menacer notre jeune démocratie en construction. De mémoire d’homme, aucun régime n’a aussi piétiné les acquis de la Conférence des forces vives de la nation de 1990. Il n’y a qu’à revisiter les sales affaires du régime en place pour se rendre compte de cette reculade spectaculaire.
 

« Il est vrai que tous les gouvernements que le Bénin a connu ont failli. Mais le gouvernement du Dr Thomas Boni Yayi est trois fois pire ». Ainsi parlait Pascal Todjinou, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) récemment sur l’une des chaînes de télévision de la place. Belle remarque de syndicaliste averti lorsqu’on jette un regard dans la glace pour faire un état des lieux de la gestion du pouvoir depuis les indépendances jusqu’à nos jours. Une déception totale sous le Changement qui gave la République de scandales de toute nature.

 La somme de ces dossiers scabreux qui se succèdent comme une machine programmable peut interpeller les uns et les autres sur le devenir de notre pays mal géré depuis 2006. Juste après la prise du pouvoir par l’homme de la Marina, on a observé une période de rigueur stricte où le peuple se tanguait d’éloges d’avoir opté pour le bon choix en ramenant à la tête de ce pays, le « tout neutre politique » issu des arcanes de la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Cette période paradisiaque où une marche verte contre la corruption a été faite par le chef de l’Etat lui même, cette même période où des contrôles réguliers étaient effectués dans l’administration publique afin de remettre les pendules à l’heure, cette période où l’on prônait une croissance à deux chiffres avec des voyages à l’extérieur à n’en point fini, cette période a très tôt fait de céder la place à une autre époque faite de gabegies et de malversations financières. Un fiasco qui a commencé par faire disparaître les lueurs d’espoirs du peuple béninois qui regrette aujourd’hui d’avoir choisi un « intrus qui ne connaissait pas du tout la maison » et qui l’avoue ouvertement par cette même affirmation qu’il a failli à sa mission. Suivront des scandales de tout genre avec pour principe, la violation des libertés individuelles et collectives. Annonçant ainsi les couleurs d’une élection présidentielle monocolore, le régime a d’abord commencé par précipiter une Lépi partisane faite à dessein pour ne profiter qu’à un seul camp.

 Le Change-ment au panthéon des scandales !

 Amusons-nous à compter les scandales par ordre d’arrivée et de ‘’mérite’’. Tout comme dans un jeu d’enfance, nous citerons d’abord en premier lieu, l’ineffaçable affaire Cen/Sad que d’aucuns qualifient d’« Affaire Chien et Chat ». Véritable grabuge pour l’homme de la Marina, cette première affaire sale reste indélébile même si on tente toujours de l’étouffer par tous les moyens. Vivace dans la mémoire du peuple, cette affaire de malversation financière a fait partir du gouvernement du Changement, le ministre Soulé Mana Lawani qui détenait en son temps, les caisses nationales. Et comme si ce n’est pas suffisant, on va assister à l’affaire machines agricoles qui a mis à nu le régime grâce à l’expertise de l’honorable Janvier Yahouédéhou. C’est la totale corruption avec cette affaire qui a éclaboussé le régime en place toujours dans l’impasse. La psychose viendra ensuite de la nébuleuse ICC/Services qui a enfoncé définitivement le Changement. Ce scandale qui a blessé le peuple dans la chair et dans la peau a, comme l’autre affaire Cen/Sad, fait partir un autre ministre connu pour ses fougues excessives: le ministre Armand Zinzindohoué. C’est fini pour les Cauris qui nageront désormais de scandales en scandales. De micros scandales aux macros scandales, on aboutira finalement à la violation des libertés avec pour clef, les campagnes d’enlèvements et d’interdiction de marches en cours dans le pays. Et c’est l’affaire Dangnivo qui continue de défrayer la chronique nationale et internationale qui a rendu la monnaie au peuple béninois qui s’est trompé dans le choix minimal d’un chef d’Etat à la tête du pays. Adieux les espoirs d’avant 2006 !

 Le rubicond franchi

 Dès lors qu’on parle désormais en terme d’enlèvement, d’assassinat, de crimes crapuleux, d’interdictions de marches légitimes mais d’autorisation de marches commanditées, il faut savoir que le rubicond est déjà franchi. La ligne rouge de l’immoralité, de débauchage et d’achats de consciences érigés en mode de gestion du pouvoir central est atteinte. Reste à passer au musellement définitif du peuple comme c’est le cas dans les pays en guerre qui dorment à 20 heures.

 A Dieu ne plaise que cette génération vautrée dans les scandales s’éternise au pouvoir. Pour parler en termes de statistique, et paradoxe encore, le régime du Changement qui voulait lutter contre la corruption n’a connu aucune avancée dans ce domaine. Il a plutôt régressé. Une corruption qui galope avec à la tête les indices propices du sous-développement et de la misère chronique. Misère et sous développement qui ne sauraient laisser croire que c’est un économiste qui nous dirige depuis avril 2006. Triste constat, n’est-ce pas ?

 Idelphonse POSSET