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Archives Journalières: octobre 15, 2010

Quel développement pour l’Afrique?

A la conquête du développement

Les défis à relever

Le premier défi à relever et le plus difficile est pour le sous développé de réviser son schéma mental.

C’est donc à une révolution mentale qu’il faut appeler. Il faudra cultiver la curiosité et l’agressivité nécessaire face à la nature.

Ce n’est pas une agressivité qui compromet la nature mais une agressivité qui permet de disposer des moyens techniques nécessaires pour sympathiser avec la nature, pour négocier avec elle tant il est vrai qu’ « on ne commande à la nature qu’en lui obéissant » Francis BACON

Contre les méthodes hasardeuses de gestion du temps, des énergies et des ressources disponibles, il faudra cultiver la rationalité, rationalité dans la pensée, dans les comportements, rationalité à tout point de vue.

Les pays pauvres doivent comprendre que « le développement est un processus de long terme ».

Ceci voudrait que ce soit au bout d’un travail acharné, assidu et persévérant qu’arrive le développement. Les nations développées l’ont très vite su et nous ont exploités pour atteindre le niveau que la plupart d’eux ont maintenant.

Un schéma mental nouveau permettra alors l’avènement d’une nouvelle structure sociale, laquelle structure sociale devra valoriser l’homme. Elle fera du pauvre un homme conscient responsable méthodique entrepreneur. Il convient de savoir que le développement d’une nation est le résultat de la motivation de tous ses fils.

Il faut donc aux pays sous développés entrer dans la voie de la science et sortir des sentiers battus qui les ont très peu avantagés jusque là. Plus de fatalité. La curiosité, l’intelligence et l’imagination doivent être désormais la levure qui réveille et accroît notre énergie. C’est à ce prix que les pays pauvres seront respectés.

Quel développement pour l’Afrique ?

Quel type de développement souhaitons-nous ? Cette question se pose parce que l’Afrique n’a pas à recopier aveuglément les modèles de développement qui se présentent à elle. Il faut avant tout aux Africains réfléchir à un modèle de développement qui maintienne l’équilibre entre le matériel, le financier, le social et le spirituel. Il faut avant tout un développement à visage humain qui sache préserver les valeurs morales essentielles avec le développement.

C’est une grosse erreur de penser qu’on devrait connaître la même histoire que les pays développés. C’est aussi une inertie que de penser que les autres penseront notre développement à notre place.

Le vrai développement est avant tout endogène : « En fait, chaque pays doit, pour passer du sous développement au développement, élaborer son propre modèle, qui tienne compte de ses contraintes et de ses atouts propres, mais aussi du contexte international » Sylvie BRUNEL

Ceci devra se faire à la lumière des expériences des nations riches.

Impliqué dans un mouvement, dans une dynamique qu’ils n’ont pas choisi, les pays pauvres doivent s’offrir l’intelligence nécessaire pour sortir de la pauvreté.

Il est déshonorant et davantage plus humiliant pour tout un continent de s’abonner à la pauvreté. Au nom de la dignité et de l’humanité, les pays pauvres doivent redoubler d’effort et d’imagination pour sortir de cette pauvreté qui est jusqu’ici  la chose la mieux partagée. La pauvreté ne peut pas être un héritage et tous les Africains doivent se mobiliser pour l’éradiquer. Dans ce sillage, le travail doit retrouver toute sa valeur car, la tricherie et tout système malhonnête sont aussi le témoignage de la pauvreté.

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