Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: octobre 18, 2010

Les moyens de l’Etat dans la campagne de GBAGBO

3 500 HOMMES ET ENVIRONS 3 MILLIARDS POUR SECURISER LE CANDIDAT GBAGBO EN 36 JOURS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

  Tout simplement incroyable et démentiel. 2,6 milliards de Fcfa, c`est la note extrêmement salée que le contribuable ivoirien va devoir payer pour sécuriser la tournée de M. Laurent Gbagbo, candidat à l`élection présidentielle du 31 octobre. 3500 soldats à entretenir durant 36 jours…

C`est un courrier daté du 23 septembre adressé par le chef d`Etat major des armées, le général de corps d`armée Philippe Mangou au ministre de la Défense Michel Amani N`guessan qui met en lumière des fonds colossaux ainsi que les moyens humains et matériels frôlant la démesure qui ont été déployés pour assurer la protection du candidat Gbagbo, en tournée du 24 septembre au 28 octobre dans le cadre de la campagne présidentielle. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le candidat le plus courageux qui se vante d`être le « candidat des Ivoiriens » par opposition à ses rivaux qui seraient   » les candidats de l`étranger  » ne va pas à la rencontre de son peuple les mains nues. Une armée de 3500 hommes en plus des éléments de la Garde républicaine ont été mobilisés pour assurer la sécurité du Woody au cours de cette campagne.

Le courrier du Cema au ministre de la Défense est sans équivoque.  » La sécurisation des localités concernées nécessite le déploiement de 3500 hommes du jeudi 23 septembre au jeudi 28 octobre 2010, soit pendant trente-six (36) jours « . Le budget de cette opération de sécurisation du candidat Gbagbo se décline en trois étapes. La première concerne la période allant du 23 septembre au 5 octobre, soit 12 jours, évaluée à 1,042 milliard de Fcfa. C`est donc dire que le contribuable ivoirien a déjà déboursé plus d`un milliard rien que pour assurer la sécurité de Gbagbo. La deuxième étape couvre la période allant du 5 au 16 octobre et elle est évaluée à 717 640 000 Fcfa. Enfin, la troisième étape concerne la période allant du 17 au 28 octobre et elle coûtera 840 275 500 Fcfa. Au total ce sont 2,6 milliards de Fcfa qui vont être tirés des caisses du Trésor public rien que pour la sécurité d`un candidat. Cette somme faramineuse va servir à assurer, pour les 3500 hommes, les frais de nourriture, les perdiems, de santé, de télécommunication, de mobilité, de carburant et logistique, comme déclinés dans les tableaux annexes. Ainsi donc, c`est aux frais du contribuable ivoirien que Gbagbo Laurent le démocrate, celui qui voue un culte aux deniers publics a décidé d`aller en campagne.

En réalité les 2,6 milliards dégagés pour la sécurité ne sont que la partie visible de l`iceberg. Parce que quand Gbagbo est en tournée, il n`y a pas que l`aspect sécuritaire à gérer. Les véhicules de l`Etat et les moyens financiers de l`Etat sont mis à contribution pour assurer le déplacement, l`alimentation, l`hébergement et les perdiems de tous ceux qui traînent derrière le « candidat du peuple ».

Telle est la triste réalité et les Ivoiriens ont le droit de le savoir. Car quel péril plane-t-il sur Gbagbo pour nécessiter la mobilisation de 3500 hommes lorsque le candidat de LMP se rend à Adzopé, Bondoukou, Agboville ou Tiassalé où il existe déjà des éléments des Fds sur place ? Une autre facette de bonne gouvernance version Gbagbo. Si donc le chef se comporte de la sorte, doit-on vraiment s`étonner quand ses collaborateurs volent des milliards de francs à tour de bras ?

Akwaba Saint Clair

Src: africaciel.com

Affaire DANGNIVO: Halte à la torture des parents!

 

HALTE A LA DIVERSION ET AUX MENSONGES A L’ENDROIT DU PEUPLE !

La presse (radio et télévision) rend compte de la rencontre organisée par Boni YAYI le vendredi 15 octobre 2010 avec les responsables syndicaux encore au sujet de l’affaire DANGNIVO. Selon le point fait à travers la presse par Mgr GANYE, archevêque de Cotonou, il est dit que les responsables syndicaux auraient accepté de collaborer pour amener les parents à accepter le test ADN (sur le cadavre exhumé à Womey) pour « qu’éclate la vérité », que Boni YAYI aurait accepté de « lever l’interdiction des manifestations », et qu’enfin il devrait être mis fin aux débrayages et aux grèves.

Ce compte rendu ne peut que surprendre et révolter tout démocrate et tout travailleur conscient devant tant de contre vérités, de volonté de torture des parents de la victime déjà éplorés, de diversion et de mensonges d’un Président complètement empêtré jusqu’au cou dans cette affaire DANGNIVO. De toutes les sources honnêtes de personnes qui ont assisté à cette rencontre du vendredi 15 octobre 2010, on peut retenir qu’il s’agit d’un complot concocté par YAYI Boni en connivence active avec Nicolas ADAGBE, le président du CES transformé en organe de médiation au profit du pouvoir en place. L’objectif principal de Boni YAYI était d’obtenir des participants leur complicité pour faire pression sur les parents afin que ces derniers acceptent de se faire prélever pour accomplir le test de l’ADN. Boni YAYI y est allé avec toutes les menaces, allant jusqu’à citer les articles de la constitution qui font de lui le garant de l’application des décisions de justice et donc qu’il saura obliger les parents à se plier à cette décision de la justice qui ordonne le test sur le cadavre exhumé à WOMEY dans les conditions douteuses et exécrables que tout le monde connaît. Boni YAYI soumet donc à la torture des parents déjà frappés et éplorés !

Si Boni YAYI était si attaché à l’application des décisions de justice, qu’en est-il du jugement de ceux-là qui ont été abattus par sa garde au carrefour Gbéna à Ouidah ? Où en est-on des paysans abattus à Agonvy ? Où en est-on des dossiers de pillage des ressources de l’Université par son Ministre, repris de justice, TAKPARA et du dossier des 340 forages de son ministre Prudencio ? Dans l’affaire DANGNIVO, tous les spécialistes médecins légistes ont montré que le test de l’ADN, effectué sans autopsie et rapports préalables, sera nécessairement biaisé et ne prouvera rien.

Tous les légistes et juristes de bonne foi affirment que les conditions de conservation du cadavre exhumé à Womey n’apportent aucune garantie que le cadavre sur lequel auront été faits les prélèvements pour l’ADN sont bien celui-là. Alors pourquoi Boni YAYI s’acharne-t-il à torturer les parents, à faire la diversion et à propager des mensonges ? En effet, il est faux et pour le moins tendancieux de dire que les travailleurs ont accepté de collaborer pour qu’éclate la vérité, comme si les travailleurs avaient jamais fait obstruction et n’ont jusqu’ici fait et recherché autre chose que la vérité. Qui a donné l’alerte sur la disparition de DANGNIVO ? Les travailleurs. Qui a lancé les premiers avis de recherche ? Qui a proposé la mise en place d’une cellule de crise et s’est rapproché des autorités pour le faire ? Qui a exigé l’ouverture de numéros de téléphone verts ? Les travailleurs. Pendant ce temps, 15 jours après la disparition, Boni YAYI disait qu’il n’était pas au courant. Ses collaborateurs proches, HOUEDJISSIN, HOUNTONDJI, GBADAMASSI diffusaient des mensonges, des propos de diversion sans que la justice, dont Boni YAYI se proclame le chef ne se saisisse d’eux pour les écouter. Qui a encore démenti par des preuves concrètes leurs propos mensongers ? Encore les travailleurs. Qui a dénoncé la mise en scène odieuse de l’exhumation d’un corps à Womey et les propos du Procureur de la République, du Ministre de la justice et de l’Ambassadeur de France au Bénin qui disaient déjà qu’il s’agissait du corps de DANGNIVO et présentaient déjà les condoléances à la famille du disparu ? Encore et toujours les travailleurs. NON, Messieurs les oppresseurs du peuple, cessez vos mensonges et diversions. Dans cette triste et écœurante affaire DANGNIVO, c’est Boni YAYI et son pouvoir qui ont dressé à chaque pas des obstacles à l’éclatement de la vérité contre la volonté des travailleurs et du peuple, obstacles qui sont allés jusqu’aux attaques frontales et inadmissibles contre les libertés, jusqu’à l’envoi de chars contre des manifestants pacifiques. Alors qu’on ne vienne pas nous présenter une promesse de levée de l’interdiction de manifester comme un trophée d’un dialogue et un cadeau d’un quelconque dictateur magnanime et éclairé par les discours de sages. NON ! ce sera une insulte au peuple.

Les libertés de conscience, d’expression, de presse, d’association, de manifestation, de grève ne sont pas un cadeau octroyé par un dirigeant à notre peuple, ni le fruit d’une quelconque rencontre au sommet. Les libertés n’ont pas été acquises par exemple à la Conférence nationale des forces vives comme tendent à le faire croire les hauts bourgeois. C’est faux. Les libertés (de conscience, d’expression, de presse, d’association, de manifestation, de grève) ont été conquises (contre leurs interdictions et répressions par le pouvoir tyrannique du PRPB-KEREKOU) dans les combats, dans les rues, aux prix de privations et de sacrifices, dans la douleur, la sueur, les larmes et le sang par les travailleurs, la jeunesse et le peuple. Elles sont par conséquent sacrées et non négociables. Dans ces conditions, la justice aurait consisté à blâmer et punir celui qui a envoyé des chars contre des manifestants pacifiques. En parlant de levée d’une interdiction de manifestation publique, BONI YAYI démontre à contrario qu’il est un tyran. Au total, la rencontre du vendredi 15 octobre démontre une fois de plus et encore que BONI YAYI est empêtré jusqu’au cou dans la disparition de Pierre Urbain DANGNIVO, et tel un homme enfoncé dans des sables mouvants, chaque geste pour essayer de s’en sortir l’enfonce davantage. Chercher à torturer les parents pour un test d’ADN ne le dédouane aucunement sur les commanditaires de ce crime odieux qu’on veut attribuer à des charlatans dans la criminalisation du disparu ! L’opinion publique est confortée et unanime aujourd’hui qu’avec les nombreux mensonges et montages de son gouvernement dans cette affaire, toute solution qui sera apportée par Boni YAYI est nécessairement douteuse, quels que soient les juristes et scientifiques utilisés. L’opinion publique est unanime pour dire que YAYI Boni en assiégeant et en occupant la Bourse du Travail avec des militaires armés et des chars, en pénétrant même dans les bureaux pour évacuer le personnel administratif, a élargi le fossé créé par ses scandales à répétitions et supprimé toute chance de dialogue crédible avec lui. Il sera désormais difficile à tous responsables d’organisations religieuses, sociales, syndicales de convaincre de croire en la bonne foi de Boni YAYI. Quiconque s’y essaie apparaitra comme complice de ce tyran ou ridicule. Les leçons tirées de cette nouvelle mascarade et torture de Boni YAYI permettront à tous les hommes et femmes de bonne volonté de se convaincre qu’il faut poursuivre les combats pour le pouvoir aux travailleurs et aux peuples pour le triomphe de la vérité sur le mensonge.

Cotonou, le 17 octobre 2010

Le Parti Communiste du Bénin