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NIGER: Fouilles chez les quatre membres de la junte militaire arrêtés

 

 Le Niger.

Le Niger. L. Mouaoued/RFI

Par RFI

Selon des proches des quatre militaires arrêtés, des perquisitions ont eu lieu dimanche 16 et lundi 18 octobre 2010 à leurs domiciles. Les quatre membres de la junte, arrêtés ce week-end, sont toujours « retenus » à Niamey à la caserne de l’état-major de la gendarmerie. Ils sont accusés de « tentative d’assassinat » et de « coup d’Etat » par la présidence.

Il n’y a toujours aucune explication officielle après l’arrestation, ces trois derniers jours, des quatre officiers supérieurs membres de la junte. Cependant, sous le couvert de l’anonymat, du côté de la présidence de la junte certains commencent à parler et les accusations se précisent. A la présidence, occupée depuis le 18 février par le général Salou Djibo, on ne parle plus d’une « déstabilisation » mais bien d’une « tentative de coup d’Etat ».

Les colonels Abdoulaye Badié, Amadou Diallo, Abdou Sidikou et Sanda Boubacar, tous membres du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), sont toujours aux arrêts à la caserne du commandement de la gendarmerie. Il n’y a pas eu de nouvelles interpellations, mais des perquisitions.

Selon des proches des quatre militaires arrêtés, des perquisitions ont en effet eu lieu depuis dimanche 17 octobre à leur domicile. Il y a eu notamment une fouille vers 19 heures chez le colonel Diallo, puis chez le lieutenant-colonel Sidikou. Et, ce lundi 18 octobre 2010, au matin très tôt, c’est chez le colonel Badié que les gendarmes sont allés perquisitionner, une fouille minutieuse qui aurait, selon la famille, duré plusieurs heures.

Les familles s’inquiètent du sort des quatre hommes. Depuis dimanche midi, plus aucune visite n’est autorisée. Les épouses ne peuvent plus remettre directement le repas à leurs maris détenus.

Par ailleurs, les quatre hauts gradés, tombent sous le coup de la justice militaire, beaucoup plus stricte que la justice civile. Ainsi, la garde à vue est de dix jours renouvelables et n’autorise pas l’intervention d’un avocat.

Du côté de la présidence, on affirme que « l’enquête continue », sans donner beaucoup plus de détails. A propos des accusations, depuis ce week-end, la présidence affirme que les quatre militaires membres de la junte seraient les « cerveaux d’une tentative de putsch avec un projet précis d’assassinat du président Salou Djibo à son retour de New York ». L’alerte aurait été donnée par une puissance occidentale.

Dans l’entourage des quatre militaires, on continue à parler de « machinations montées par des proches du président Djibo contre le colonel Badié et les siens ». Et l’on assure que les accusations d’assassinat sont un « pur montage ».

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