Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Robert YEHOUENOU, un Zémidjan émergent

Robert YEHOUENOU, un Zémidjan émergent

Le président du Mouvement des Zémidjans pour un Bénin Emergent (MOZEBE), Robert YEHOUENOU ne cesse d’aligner conférence de presse sur conférence de presse pour appeler le peuple béninois au calme, les politiciens à savoir raison gardée et rappeler à ces collègues Zémidjans qu’ils n’ont pas le droit d’aider une certaine classe politique à intoxiquer la population et qu’ils se doivent de soutenir le chef du changement, leur docteur (il va falloir rappeler à Boni YAYI et à sa troupe qu’il n’est pas le seul diplômé au Bénin et que le Président Sourou Migan Apithy depuis 1940 était expert-comptable, parmi les premiers de l’Afrique et qu’il n’a pas fait tant de promotion et de publicité autour de ce titre bien mérité).

Pour ce zém émergent, les nombreux scandales qui jalonnent le parcours de Boni Yayi sont l’œuvre d’une certaine classe politique et le fait même d’en parler serait de l’intoxication. Quelle grandeur d’esprit ! On pourrait tomber des nues en entendant ces propos mais venant d’un zém émergent, on ne peut s’attendre à mieux.

Comment un désœuvré qui n’a que pour seule activité celle de conduite de moto peut-il s’offrir chaque semaine une sortie médiatique alors même que le problème de survie se pose crucialement dans ce secteur d’activités. Si ces collègues zém qui, laissent leur travail pour venir l’écouter avaient une petite idée de la manne financière que lui procure chacune de ces sorties, ils se seraient précipités pour l’évincer de la tête de ce mouvement hétéroclite d’émergents.

Le changement a beaucoup créé ; des syndicats de douaniers patriotes aux syndicats d’instituteurs et d’enseignants patriotes en passant par les jeunes patriotes du kérékouiste, révisionniste de constitution converti au changement Frédéric Béhanzin, on aura tout vu. Quelques zém émergents en plus, ce n’est pas encore trop pour le prophète du changement, plus fort que Dieu.

Pauvres Zémidjans ! Comme si le simple fait d’être émergents pouvait les sortir de ce métier de précarité qui use, use leurs motos et réduit leurs espérances de vie. Si leurs conditions préoccupaient le docteur président, il aurait trouvé un remède pour éviter que ce métier ne connaisse de nouveaux adhérents et que ceux qui y sont déjà puissent avoir pour ceux qui le souhaitent (ils sont bien nombreux) une porte de sortie. Mais hélas ! Ils peuvent passer au soleil toute leur vie et prôner l’émergence pour que Boni Yayi soit toujours à la Marina avec tout le confort qu’il s’est créé autour de lui, dilapidant nos fonds. Paradoxal n’est-ce pas ?

C’est aussi ça le changement.

aymard

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