Le Blog de Aymard

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Archives Journalières: octobre 26, 2010

L’impasse Dangnivo ?

L’impasse Dangnivo ?

L’inoxydable affaire Dangnivo bouge inlassablement la République et soulève les cendres de nos espoirs. Le feuilleton macabre du porté disparu enchaîne ses épisodes et provoque une vague d’incertitudes. La succession des jours et celle des nuits semblent impuissantes à ouvrir le dossier au chapitre de nos espérances. Et l’affaire de porté disparu répand sans répit son impact dans un Bénin toujours en état de choc.

La disparition mystérieuse du cadre du ministère des finances a naturellement semé la révolte de la Fédération des syndicats des travailleurs des finances (Fésyntra-finances). Le recours à l’arme de la grève s’est révélé dévastateur. Le venin de la paralysie sécrété par le débrayage laisse une saignée économique. Des milliards sont partis en fumée. Le trésor est grippé, la douane enrhumée et du coup, les recettes fiscales chutent et plongent dans les rigoles de la catastrophe. Les sociétés ploient sous le poids de la grève. Le blocage tend insidieusement les filets de l’impasse. La nation exposée à la déprime subit les effets de l’enlisement. Le renouvellement hebdomadaire de la grève jette le coup de froid social et glace les efforts collectifs dans la marche vers le progrès. Ainsi, la légitime colère enfantée par l’enlèvement du cadre émérite tourne progressivement au chaos.

Politiquement, l’affaire du porté disparu amplifie ses propres effets. Marches et contre marches font hurler la rue. On s’accuse mutuellement. Mouvance et opposition se mettent en action pour exhiber les élans politiciens dans la galère Dangnivo. La crise politique a trouvé de l’huile pour s’enflammer et brûler les tissus du dégel. On n’a concrètement pas progressé dans la gestion du dossier depuis plus de deux mois. L’exhumation du vrai-faux macchabée, les condoléances précoces de la justice, le refus de prélèvement de sang…l’hypothétique test d’Adn, ont juste accentué le scepticisme et pollué le climat déjà empoisonné.

A quand l’épilogue Dangnivo ? Sans doute que la fin de cette sinistre affaire libèrera le peuple des affres de la psychose. Le piétinement doublé d’atermoiement au sommet et le bafouillage encombrant assèchent la confiance et les bonnes certitudes. « La fatalité, disait Oscar Wilde, veut que l’on prenne toujours les bonnes résolutions trop tard ». Le chef de l’Etat est à l’extérieur alors que brûle la maison Bénin. Il faut régler l’équation du porté disparu et ne pas opter pour le pourrissement. Car beaucoup ne sont pas prêts à consommer ce malheur auquel, on semble emprunter la résignation.

Le gouvernement Yayi a l’obligation de trouver la bonne solution dans l’affaire de porté disparu. Les fantasmes, rêveries contingentes enfouies dans ses fibres les plus secrètes de choses non exprimées ne peuvent ramener la sérénité. La grève au ministère des finances, forme de pression sur le pouvoir, en appelle à une concentration sur Dangnivo. La passion pour la victime cherche le support d’une sublime volonté de décanter la situation par l’exploitation des canaux de la transparence. Boni Yayi a les clés en mains et peut par une présence remarquée dans les épisodes de la gestion du feuilleton du porté disparu se laver à l’eau de javel de cette saleté à l’ère du changement. Le chef de l’Etat ne doit pas se lasser d’entretenir le pont de dialogue avec les syndicalistes. L’enquête pour rechercher aussi bien Dangnivo que les possibles assassins du porté disparu nécessite des soins pour guérir les anomalies porteuses des germes de suspicion et du doute. La bonne foi est ici précieuse.

Il est temps de gérer à la perfection l’affaire Dangnivo pour qu’elle ne se condamne pas à être une affaire d’Etat avec pour conséquence, la rouille de la crédibilité du pouvoir du changement. Ça fera bientôt trois mois que le compatriote est contraint au silence infini. Le spectacle de Womè et le développement vicieux de la situation brisent la patience nationale et nous conduisent dans les tuyaux minés.

Le porté disparu s’affiche désormais comme l’os dans la gorge du pouvoir cauri. Reste à Yayi de jouer pour que ne soit définitivement affectée la santé du changement.

26-10-2010, Sulpice O. GBAGUIDI

Fraternité

Prémices d’une fin de mandat tragique pour Boni YAYI

   

Changement ????????????????????????????????

Cette image en dit long sur l’état d’âme et de pensée de ce docteur président de la République du Bénin depuis un matin du 06 Avril 2006.

L’accueil triomphal réservé à Boni YAYI en 2006, témoignait de la volonté réelle et affichée du peuple béninois de progresser, d’améliorer ses différents acquis, de plus s’ouvrir au monde et devenir une plate forme tournante dans la sous région.

Mais qu’a fait cet homme des aspirations du peuple ?

La crise économique mal gérée par le gouvernement de Boni YAYI, les balades successives à coup de milliards de Boni YAYI et de toute sa clique en avion et en hélicoptère, les salaires mirobolants que se taillent ses nombreux conseillers et lui à la présidence, la distribution d’espèce sonnante et trébuchante sous le thème prospérité partagée bref la délinquance financière du gouvernement de Boni YAYI et ses corrolaires ont fini par épuiser les maigres ressources de l’Etat béninois.

La production agricole stagne sinon qu’elle baisse, les investissements eux-mêmes ont baissé du fait de la corruption et du mauvais climat des affaires qui règne au Bénin, le chômage augmente, la pauvreté s’aggrave et se généralise.

Le pays a fini l’année 2009 sur un taux de croissance de 2,7% et subit une désintégration lente.

Selon une théorie de Karl Max, le développement des forces productrices et de la production constitue la force motrice de l’histoire sociale et politique. Dès lors qu’un système socio-économique a épuisé sa capacité à développer la production, il perd sa justification historique et donc sa raison d’être. Commence alors, une époque de révolution sociale et, sans chercher à prêcher l’apocalypse c’est à cela que Boni YAYI doit s’attendre, une révolution sociale par les urnes. Il en est tellement conscient qu’il a déjà trouvé un autre thème de campagne pour 2011 vu que le bilan du changement sera très très difficile à faire aux populations, mieux vaut alors détourner l’attention du peuple avec une nouvelle invention. Ainsi est née la refondation.

A vouloir gagner à n’importe quel prix, l’élu d’un jour devient rapidement le perdant d’un autre. Tout a une fin et celle du mandat de Boni Yayi se profile à l’horizon.

Une fois élu, Boni YAYI ne cessa de diviser et de gouverner pour des intérêts claniques. Il a rassemblé les gens autour de lui pour être élu et après s’être élu il a divisé pour gouverner.

L’horizon devient de plus en plus sombre pour Boni YAYI qui a épuisé maladroitement le capital d’estime et de confiance que le peuple avait pour lui et avait porté en lui.

La naissance du front de défense de la démocratie qui rassemble les organisations syndicales, les organisations de la société civile, les organisations de défense des droits de l’homme et les formations politiques est un réel problème pour Boni YAYI puisque les fondateurs de ce front n’entendent pas faire marche arrière et sont décidés à en finir avec son régime.

De son côté aussi, c’est la débandade ; chaque jour, sa formation politique et les nombreuses autres qui le soutiennent subissent des vagues de démission, sans compter ceux qui ruminent leur démission sans avoir eu pour l’instant le courage nécessaire pour le faire toujours est-il qu’ils commencent à prendre leur distance vis-à-vis du prophète du changement.

Boni YAYI a cherché en vain à décourager les probables candidats en allant presque se prosterner devant ses pairs de l’UEMOA pour que ces derniers bloquent les velléités offensives de l’homme de la BOAD. Très ennuyés par son acharnement contre cet homme, ses pairs de l’UEMOA ont rejeté niet sa proposition en lui rappelant au passage sa propre histoire. Quel camouflet !

Quel bilan présentera t’il au peuple ?

Il parlera de la mécanisation réussie de l’agriculture, des nombreuses surfacturations intervenues dans l’achat des machines agricoles, de l’organisation au Bénin du sommet de la CENSAD qui a vu le trésor béninois dépouillé de ces maigres ressources, de la production cotonnière élevée à 600.000 tonnes, du taux de croissance qui a atteint les deux chiffres, de la balance commerciale de plus en plus déficitaire du pays depuis 2006 (chiffres disponibles sur le site de la Banque de France), des 100 milliards volés au peuple par ICC-Services avec sa collaboration, de la lutte implacable qu’il a menée contre la corruption…

Très bon bilan pour prétendre à une réélection.

aymard

Mozilla propose un monde… sans Sarkozy !

Le monde sans Sarkozy
Le monde sans Sarkozy

Que serait le monde sans Nicolas Sarkozy et sa chère épouse ? L’extension Sarkofree vous permet d’en avoir un bref aperçu le temps d’une navigation Internet.

« Invisible », voilà le mot qui a fait naître chez le créateur du logiciel Sarkofree 1.6, le besoin de faire disparaître… Nicolas Sarkozy et Carla Bruni du Web. L’extension de Mozilla Firefox disponible gratuitement, offre à tous ceux que l’hyper-médiatisation du président de la République exacerbe la possibilité de faire abstraction, le temps d’une navigation internet, du couple Sarkozy.

Sarkofree 1.6, appelé add-on dans le langage spécialisé, permet ainsi aux utilisateurs de Mozilla de bannir de leurs recherches Internet toutes références à Sarkozy ou à sa femme. Il procède en supprimant automatiquement lors de vos téléchargements les paragraphes contenant les noms et les photos des Sarkozy.

Avec l’omniprésence du couple présidentiel à la télévision, dans la presse, et à la radio, Internet semble donc être le seul endroit pour vivre sans lui. Mais vous risquez de ne pas pouvoir lire grand chose…

Source : zigonet.com