Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Prémices d’une fin de mandat tragique pour Boni YAYI

   

Changement ????????????????????????????????

Cette image en dit long sur l’état d’âme et de pensée de ce docteur président de la République du Bénin depuis un matin du 06 Avril 2006.

L’accueil triomphal réservé à Boni YAYI en 2006, témoignait de la volonté réelle et affichée du peuple béninois de progresser, d’améliorer ses différents acquis, de plus s’ouvrir au monde et devenir une plate forme tournante dans la sous région.

Mais qu’a fait cet homme des aspirations du peuple ?

La crise économique mal gérée par le gouvernement de Boni YAYI, les balades successives à coup de milliards de Boni YAYI et de toute sa clique en avion et en hélicoptère, les salaires mirobolants que se taillent ses nombreux conseillers et lui à la présidence, la distribution d’espèce sonnante et trébuchante sous le thème prospérité partagée bref la délinquance financière du gouvernement de Boni YAYI et ses corrolaires ont fini par épuiser les maigres ressources de l’Etat béninois.

La production agricole stagne sinon qu’elle baisse, les investissements eux-mêmes ont baissé du fait de la corruption et du mauvais climat des affaires qui règne au Bénin, le chômage augmente, la pauvreté s’aggrave et se généralise.

Le pays a fini l’année 2009 sur un taux de croissance de 2,7% et subit une désintégration lente.

Selon une théorie de Karl Max, le développement des forces productrices et de la production constitue la force motrice de l’histoire sociale et politique. Dès lors qu’un système socio-économique a épuisé sa capacité à développer la production, il perd sa justification historique et donc sa raison d’être. Commence alors, une époque de révolution sociale et, sans chercher à prêcher l’apocalypse c’est à cela que Boni YAYI doit s’attendre, une révolution sociale par les urnes. Il en est tellement conscient qu’il a déjà trouvé un autre thème de campagne pour 2011 vu que le bilan du changement sera très très difficile à faire aux populations, mieux vaut alors détourner l’attention du peuple avec une nouvelle invention. Ainsi est née la refondation.

A vouloir gagner à n’importe quel prix, l’élu d’un jour devient rapidement le perdant d’un autre. Tout a une fin et celle du mandat de Boni Yayi se profile à l’horizon.

Une fois élu, Boni YAYI ne cessa de diviser et de gouverner pour des intérêts claniques. Il a rassemblé les gens autour de lui pour être élu et après s’être élu il a divisé pour gouverner.

L’horizon devient de plus en plus sombre pour Boni YAYI qui a épuisé maladroitement le capital d’estime et de confiance que le peuple avait pour lui et avait porté en lui.

La naissance du front de défense de la démocratie qui rassemble les organisations syndicales, les organisations de la société civile, les organisations de défense des droits de l’homme et les formations politiques est un réel problème pour Boni YAYI puisque les fondateurs de ce front n’entendent pas faire marche arrière et sont décidés à en finir avec son régime.

De son côté aussi, c’est la débandade ; chaque jour, sa formation politique et les nombreuses autres qui le soutiennent subissent des vagues de démission, sans compter ceux qui ruminent leur démission sans avoir eu pour l’instant le courage nécessaire pour le faire toujours est-il qu’ils commencent à prendre leur distance vis-à-vis du prophète du changement.

Boni YAYI a cherché en vain à décourager les probables candidats en allant presque se prosterner devant ses pairs de l’UEMOA pour que ces derniers bloquent les velléités offensives de l’homme de la BOAD. Très ennuyés par son acharnement contre cet homme, ses pairs de l’UEMOA ont rejeté niet sa proposition en lui rappelant au passage sa propre histoire. Quel camouflet !

Quel bilan présentera t’il au peuple ?

Il parlera de la mécanisation réussie de l’agriculture, des nombreuses surfacturations intervenues dans l’achat des machines agricoles, de l’organisation au Bénin du sommet de la CENSAD qui a vu le trésor béninois dépouillé de ces maigres ressources, de la production cotonnière élevée à 600.000 tonnes, du taux de croissance qui a atteint les deux chiffres, de la balance commerciale de plus en plus déficitaire du pays depuis 2006 (chiffres disponibles sur le site de la Banque de France), des 100 milliards volés au peuple par ICC-Services avec sa collaboration, de la lutte implacable qu’il a menée contre la corruption…

Très bon bilan pour prétendre à une réélection.

aymard

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