Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Mensuelles: octobre 2010

La problématique du développement : Quel développement pour l’Afrique ?

Le développement c’est selon Marc PENOUIL ce qui rend l’homme plus homme et qui lui permet de surmonter le déterminisme de la maladie et de la mort précoce. C’est-à-dire ce qui permet l’amélioration de ces conditions de vie pour lui-même et pour sa famille et la maîtrise de son environnement et de son destin.
En s’en tenant juste à cette définition peut-on se demander si l’Afrique s’est t’elle développée depuis 50 ans qu’elle a décidé de prendre son destin en mains ?

Les manifestations du développement
Aspect économique
Le développement est un processus de croissance de la richesse et de diversification des activités économiques, engendrant une maîtrise accrue par les hommes de leur propre destin.
Seule la production entraîne la croissance. Pour donc arriver au développement il faut forcément produire, produire suffisamment et davantage.
Aspect technique
L’homme dans la nature est confronté à un certain nombre de difficultés car il faut bien le reconnaitre, la nature ne lui est pas toujours favorable. L’homme en est à subir non seulement les caprices des phénomènes de la nature mais aussi les maladies et la mort.
Pour surmonter toutes ces difficultés, il a besoin d’un ensemble de procédés d’outillage et de méthode de production et d’organisation sociale de la production.
Aspect social et humain
La croissance économique est un signe de développement. Mais, il ne suffit pas d’avoir cette croissance économique pour penser qu’on est développé.
Il peut bel et bien avoir une croissance économique dans un pays sans un réel développement.
Une croissance économique doit permettre l’amélioration des conditions de vie des populations.
Il est inadmissible que les richesses d’une nation ne profitent qu’’à une minorité comme c’est souvent le cas dans les pays sous développés.
La formation des hommes doit donc être privilégiée pour penser atteindre le développement car, une formation qui ennoblit l’homme, lui donne une certaine valeur et le rend compétitif.

Les obstacles au développement
Il existe des bases logiques pour le développement. Ces bases ne sont pas encore présentes en Afrique ; en témoigne la structure économique qui est elle-même le reflet d’une structure mentale et sociale qui la commande. Les vraies causes du sous développement résident dans la tête de l’homme.
Les mentalités
Le sous développé est l’homme totalement soumis à la nature. Il est compris dans la nature. Il ne se tient pas devant la nature, il ne cherche pas à s’adapter à ces goûts. Le sous développé a mis sous le boisseau toutes ces potentialités. La curiosité, l’intelligence et l’imagination nécessaires ne sont toujours pas au rendez vous.
Certains auteurs comme René GENDARME parlent d’absence chez le sous développé d’une « attitude agressive » vis-à-vis de la nature.
Le sous développé est trop fataliste et n’aime pas bien gérer son temps. Une séance de travail prévue pour 08 heures peut bien commencer à 09 heures même 10 tout simplement parceque chacun a pris son temps et est venu à l’heure où il veut.
La structure sociale du sous développé
La structure mentale gouverne aussi la structure sociale.
Le sous développé cherche toujours à rester sous la sainte protection de ces parents sans faire l’effort de leur ressembler en plongeant dans une passivité et une irresponsabilité vis-à-vis de certaines situations.
Aussi, la situation sociale dans les pays sous développés n’autorise aucune compétition, aucune ascension sociale. Qui veut émerger ou émerge est vu par les autres comme un élément dangereux et traité en conséquence. « Toute innovation est vue comme une impureté » selon CAZENEUVE.
Cette situation malsaine ne permet pas l’éclosion, l’épanouissement de l’être. La peur de se démarquer des autres, la peur d’innover et de se faire tuer par la suite par un éventuel « sorcier » plane sur la tête de chacun comme une épée de Damoclès.
Réussir alors est dangereux et suscite un sentiment de culpabilité et d’anxiété et les individus cherchent à se protéger.
Le résultat est que la majorité baigne dans la médiocrité puisque « être vertueux » dans ces conditions c’est rester sur la même échelle que tous les autres.
Aucune attitude provocatrice, aucun esprit d’entreprise ne peuvent naître dans un tel environnement.
Aussi, le sous développé met l’embargo sur le savoir. Ce qu’il sait il ne veut pas le partager avec les autres. Un tel comportement ne peut jamais favoriser l’émergence de la science.
La politique
Encore un facteur réel de sous développement.
Les politiciens africains n’aiment pas pour la plupart leurs pays. Tout leur souci est d’arriver au pouvoir et de le conserver pendant toute leur vie. Sans aucun plan de développement, aucune boussole, aucune ligne directrice, ils viennent à la tête de nos Etats pour satisfaire leur égo et mettre leurs familles à l’abri du besoin pour des siècles en volant et en pillant les deniers publics.
Pendant que leurs enfants vont en promenade à Paris, Genève et autres, dépensant sans compter, leurs peuples vivent dans la misère et sans lendemain.
aymard

BENIN: Rogatien Biaou contre-attaque Yayi, Koussé et Ahouékè

 Par La tribune de la capitale

   

(Lire l’intégralité de son « mémorandum » et ses 9 missiles d’auto-défense)

 Le feuilleton des contre-attaques à l’action de poursuite devant la Haute Cour de Justice pour certains anciens ministres continue. Après les mémorandums des ministres Soulémana Lawani, Armand Zinzindohoué, la lettre ouverte de Kamarou Fassassi, Rogatien Biaou embarqué dans la même galère que les ministres sus-cités, vient de sortir de son silence. Dans un mémorandum qu’il a choisi de baptiser  « Droit de réponse », il démonte un à un les arguments avancés par le pouvoir du changement pour sa demande de poursuite devant la Haute Cour de Justice, donne des leçons de droits divers, de bon sens aussi bien au Président Boni Yayi ainsi qu’à ses lieutenants.

 Lire l’intégralité de ce qu’on peut bien appeler le mémorandum de Rogatien Biaou.

 Francis Z. OKOYA

 DROIT DE REPONSE A LA CONFERENCE DE PRESSE OU AU POINT DE PRESSE DE JACQUES ALIDOU KOUSSE ET MAX AHOUEKE, LE 5 AOÛT 2010, A PORTO-NOVO, DANS LE CADRE DE LA DEMANDE DE MISE EN ACCUSATION ADRESSEE PAR LE PRESIDENT BONI YAYI A L’ASSEMBLEE NATIONALE, LE JEUDI 22 JUILLET 2010.

 I- Rappel du déclenchement de la procédure de demande de mise en accusation

 1) Le jeudi 22 juillet 2010, après 21 heures, les chaînes de télévisions privées (Canal 3, Golfe TV, LC 2) et la chaîne de télévision publique (ORTB) ont commencé par défiler par bande passante l’annonce selon laquelle : « Le Chef de l’Etat a saisi l’Assemblée Nationale par lettre pour une demande de mise en accusation de quatre (4) anciens Ministres : Armand ZINZINDOHOUE (Affaire ICC – Services), Soulé Mana LAWANI (Affaire CEN-SAD), Rogatien BIAOU (Dossier de vente de parcelle à New York) et Kamarou FASSASSI (Affaire SBEE).

C’est donc par voie de presse que j’ai été informé comme tous les Béninois et Béninoises ayant un poste téléviseur de la demande par le Président Boni YAYI de ma mise en accusation par l’Assemblée Nationale dans le dossier de vente de parcelle d’une portion du domaine de la résidence de l’Ambassadeur, Représentant Permanent du Bénin auprès des Nations Unies, à New York, aux Etats-Unis d’Amérique. Il est curieux voire symptomatique que jusqu’à ce jour, soit plus de dix (10) semaines après le dépôt de la lettre au secrétariat particulier du Président de l’Assemblée Nationale, et deux (2) mois, aujourd’hui, après la conférence de presse, aucune correspondance du Président de la République ne soit adressée à chaque personne visée pour l’informer de la procédure engagée contre elle pour sa mise en accusation. A moins que la presse soit une instance administrative, judiciaire ou politique de transmission des décisions et/ou actes du Chef de l’Etat concernant, intitu personae, certains citoyens. Nous serons bien heureux que les références de la loi, du décret ou texte règlementaire soient portées à la connaissance du Peuple tout entier pour que désormais chaque citoyen et chaque citoyenne du Bénin sachent à quoi s’en tenir.

 2) Conférence de Presse ou Point de Presse à l’Inspection Générale de l’Etat à Porto-Novo par Jacques Alidou KOUSSE et Max AHOUEKE

Le jeudi 5 août 2010, soit deux semaines, jour pour jour, après que le Président Boni YAYI ait adressé une lettre de demande de mise en accusation par l’Assemblée Nationale de quatre (4) anciens Ministres, dont deux (2) du régime dit du Changement et deux (2) de l’ère du règne du Président Mathieu KEREKOU, les Sieurs Jacques Alidou KOUSSE, Inspecteur Général d’Etat et Max AHOUEKE, Avocat au Barreau de Paris, Conseiller Technique Juridique du Président de la République, ont estimé nécessaire, à leur propre initiative ou à l’instigation de leur commanditaire, la Haute Autorité, de faire, je cite : «un Point de Presse relativement aux Affaires qui défraient la chronique aux fins de vous faire part de notre appréciation. Il s’agit de :

 – Affaire ICC services et consorts

– Affaires SBEE (Kamarou FASSASSI)

– Affaires CIC/Palais des Congrès (LAWANI)

– Affaires BIAOU Rogatien

– Affaires ADIHOU Alain ». Fin de citation.

 Vous constatez avec moi que le nom du Ministre ZINZINDOHOUE n’apparaît plus sur la liste des Affaires, mais qu’en plus des quatre (4) anciens Ministres objet de la lettre du 22 juillet 2010, le nom du Ministre ADIHOU vient s’ajouter à la liste élaborée par les Sieurs KOUSSE et AHOUEKE. C’est étonnant mais pas surprenant. Il faut noter une fois encore que c’est par voie de presse que l’appréciation des Affaires est faite. Il convient aussi de souligner que les deux lettres de mise en accusation, une pour le Ministre ZINZINDOHOUE et une pour les trois autres Ministres, ne sont pas signées par le Président de la République, mais par le Ministre d’Etat Pascal Irénée KOUPAKI. Vous constatez et notez avec moi que certaines personnes ne font pas preuve de courage et de responsabilité pour assumer pleinement, avec hauteur d’esprit, les actes qu’elles posent au nom de la République.

C’est à mon corps défendant que je m’engage à faire ce droit de réponse. Pour moi, la presse n’est ni une instance judiciaire, ni une instance administrative, encore moins une instance politique pour prendre une décision et trancher sur les dossiers et faits exprimés ou exposés. De plus de par ma formation, ma profession et les fonctions que j’ai occupées, je dois observer une obligation de réserve face à certaines situations. Paraphrasant Alfred de VIGNY, je voudrais dire que « à voir ce que l’on est sur terre et ce qu’on laissera un jour, seul le silence est grand ; tout le reste est faiblesse et agitation stérile ».

 Toutefois, je sors de mon mutisme, pas pour faire comme les autres, mais parce que le pouvoir en place s’attaque à ma personne et aux membres de ma famille. Mon droit de réponse est donc axé sur ce que KOUSSE et AHOUEKE ont baptisé : « Affaires BIAOU Rogatien ».

 Nous constatons à ce niveau que de manière délibérée dans la quatrième partie du document remis à la presse, le 5 août 2010, l’intitulée est : « D) BIAOU Rogatien ». Les Conférenciers ne parlent plus de Dossier ou d’Affaire (s), mais de la personne physique, de l’individu, de l’être humain. Pourquoi s’attaquent-ils à la personne ? Pourquoi dire des contrevérités sur le Dossier ou l’Affaire ? Qu’ai-je fait en tant qu’individu, citoyen du Bénin ? Mes protagonistes auront-ils le courage de venir un jour donner les raisons d’une telle option ?

 En ce qui concerne la conférence de presse ou le point de presse du 5 août 2010, nous avons relevé au moins une douzaine de contrevérités.

Maître Max AHOUEKE au début de son exposé a dit, nous citons : «Il y a des dossiers dont je vais parler, mais dont certains sont en instruction devant les cabinets juridiques ou judiciaires. Pour ces dossiers là, il est évident que je ne puisse pas y faire des commentaires ou y aller en profondeur. Je vais les citer au passage en vous demandant, vous de la presse écrite, de la télévision ou autres de se rapprocher soit du Procureur de la République, soit des juges d’instruction, pour avoir plus d’amples informations parce que le Procureur de la République peut dans certaines limites, informer la presse ».

 Que veut-il insinuer ? Veut-il apprendre aux journalistes à faire leur travail ou à mener des investigations ? Pourquoi cherche-t-il à instrumentaliser le corps judiciaire au lieu de les laisser faire tranquillement et sereinement leur tâche dans le cadre bien compris de la séparation des pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire ? Comme vous le savez, il ne s’est pas contenté de citer au passage les affaires en instruction, il a donné des détails qu’il ne maîtrise pas, pour ce qui me concerne. Je me dois de vous révéler les douze (12) contrevérités de Maître AHOUEKE qui se présentent comme ci-après :

 Première contrevérité :

 Maître Max AHOUEKE a déclaré et écrit : « BIAOU Rogatien, ancien Ministre des Affaires Etrangères du Bénin qui a été relevé de ses fonctions en 2005 ».

Faux. Je vais vous rafraîchir la mémoire. Nommé le 12 juin 2003, Rogatien BIAOU a été confirmé deux fois dans ses fonctions de Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine : le 4 février 2005 et le 27 janvier 2006. Il a été relevé de ses fonctions, le 15 février 2006. Donc avant l’investiture de Boni YAYI, le 6 avril 2006. De quel relèvement en 2005 parle Max AHOUEKE ? De qui parle-t-il ?

 Deuxième contrevérité :

 Maître Max AHOUEKE a dit et écrit que : « Je commence par le Dossier BIAOU Rogatien. Ce dossier concerne la vente illicite à New York d’une parcelle de terrain qui abrite la résidence de l’Ambassadeur du Bénin auprès des Nations Unies à New York. Il faut rappeler que le terrain qui abrite la Résidence de notre Ambassadeur est la propriété de l’Etat Béninois pour avoir été acheté dans les années 1962 ».

Sans le dire mais en l’insinuant, Maître AHOUEKE laisse croire à l’opinion publique que c’est BIAOU Rogatien qui a procédé à la vente illicite à New York d’une parcelle de terrain qui abrite la résidence de l’Ambassadeur du Bénin auprès des Nations Unies. Insinuation fausse et archifausse. Rogatien BIAOU n’a jamais vendu et ne vendra jamais un terrain appartenant à l’Etat. Je défie quiconque pour venir prouver le contraire. Que Maître AHOUEKE vienne dire publiquement avec preuve à l’appui qui a procédé à la vente illicite de la parcelle. Je l’invite à ne plus faire des insinuations. Que lui et ses acolytes cessent de tromper le Peuple en cherchant un coupable en la personne de Rogatien BIAOU.

 Troisième contrevérité :

 Maître Max AHOUEKE a écrit et souligné que : «C’est grâce à la vigilance des époux IDOHOU, notamment de Madame Chantal IDOHOU que le Gouvernement du Président KEREKOU a été informé de la vente d’une portion du terrain sur lequel est construite la Résidence privée de notre Ambassadeur auprès des Nations Unies ».

Je m’inscris en faux contre cette déclaration. J’invite Maître AHOUEKE et Dame Chantal IDOHOU à venir montrer publiquement les preuves que Rogatien BIAOU est l’auteur de la vente illicite puisque « c’est grâce à sa vigilance que le Gouvernement du Président KEREKOU a été informé ».

En outre, il n’existe pas de Résidence privée d’Ambassadeur, Représentant Permanent du Bénin auprès des Nations Unies à New York. L’Ambassadeur est logé avec sa famille dans une résidence officielle. Telle est la réalité. J’invite, une fois encore, Maître AHOUEKE et la nommée Madame Chantal IDOHOU, de son vrai nom Chantal de SOUZA, homonyme de la Première Dame Chantal de SOUZA, épouse YAYI, viennent démontrer le contraire par voie de presse.

 Quatrième contrevérité :

 Maître Max AHOUEKE a écrit : «Je me dois de faire quelques points sur les conclusions du rapport d’étape que la Commission d’Enquête créée par le Gouvernement du Président KEREKOU a déposé le 15 décembre 2005.

Après une enquête minutieuse, où la plupart des protagonistes ont été entendus, la Commission a retenu les responsabilités des personnes dont certaines ont été appréhendées et mises en liberté provisoire ».

Je dénie qu’une enquête minutieuse ait été menée entre le 21 novembre 2005, date de la création de la Commission par Décret n°2005-714, et le 15 décembre 2005, date de remise du Rapport d’étape. Quelle enquête minutieuse une Commission peut-elle faire et conclure en 48 heures, pour décider de conduire un individu à la Police pour le mettre en garde à vue dès, le 23 novembre 2005, le transférer au Tribunal et le faire mettre sous mandat de dépôt depuis le 25 novembre 2005 jusqu’à ce jour ? Le mandat de dépôt a-t-il une durée illimitée ?

Entre le 21 novembre 2005 et le 15 décembre 2005, j’ai été entendu une seule fois par la Commission, le 6 décembre 2005. Si l’enquête était minutieuse, Pourquoi, après le dépôt du rapport d’étape, nous avons fait l’objet de trois autres auditions par la Commission d’Enquête, à savoir : le 19 janvier 2006, le 22 janvier 2006 et le 20 février 2006 ?

Doit-on croire et accepter que la célérité de mettre un citoyen sous mandat de dépôt en 48 heures d’interrogatoire constitue un exploit de minutie de l’enquête ou bien c’est la remise du rapport d’étape, trois semaines après la création de la Commission, qui vaut la mention d’enquête minutieuse ? Vous pouvez répondre et tirer les conclusions.

 Cinquième contrevérité :

 Maître Max AHOUEKE, Conseiller Technique Juridique du Président YAYI a écrit que : « Celle (la responsabilité) de Monsieur Rogatien BIAOU, alors Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine dont le cas relève de la Haute Cour de Justice qui n’est pas encore saisie officiellement. C’est d’ailleurs en raison de son privilège de juridiction qu’il est encore en liberté, alors que la Commission a retenue sa responsabilité directe ».

Il ajoute verbalement en plus de ce qu’il a écrit, que : «le cas de Rogatien BIAOU n’a pas été encore déféré devant la Haute Cour de Justice parce que la nomination des membres de la Haute Cour de Justice n’était pas faite, puisque les Députés devraient désigner six (6) parmi les leurs ».

KOUSSE dit quelques instants après : « Monsieur BIAOU ose se pavaner dans les rues alors qu’il est un justiciable de la Haute Cour de Justice ».

C’est le comble. Nous n’en revenons pas encore de telles dérives dans les écrits et les déclarations de personnes sensées faire la morale et donner des leçons.

En effet, tout le monde sait que les Députés de la quatrième législature ont bel et bien désignés leurs six (6) représentants qui ont siégé à la Haute Cour de Justice pour la période de 2003 à 2007.

De même tout le monde sait que cela fait déjà des mois que les Députés, de la cinquième législature, ont fini par désigner leurs pairs pour être membres de la Haute Cour de Justice pour la période 2007-2011.

En outre, nous savons tous que la désignation ou non des Députés devant siéger à la Haute Cour de Justice n’est pas suspensive de la saisine de l’Assemblée Nationale pour une demande de mise en accusation d’un Ministre ou du Chef de l’Etat. Pourquoi alors Max AHOUEKE fait avaler des couleuvres vivantes au Peuple Béninois ? Pourquoi cherche-t-il à justifier la procédure déclenchée par son Président par des contrevérités ?

Quant au Sieur KOUSSE, qu’il nous dise qu’elle est la loi ou la décision de justice qui interdit à un justiciable de la Haute Cour de Justice de sortir de son domicile ou qui lui fait obligation d’être en résidence surveillée avec interdiction de recevoir des visites. Les anciens Ministres doivent-ils rester entre les quatre murs de leur domicile à se ronger les ongles et tourner les pouces ? Que me veut-on au juste ? Quel péché ou crime ai-je commis pour que sans jugement, sans interrogatoire certains cherchent et veulent contre vents et marées me jeter en prison et me reléguer aux oubliettes ? Monsieur KOUSSE n’est-il pas un ancien Ministre de ce pays ? Sa crédibilité et son honorabilité ne sont-elles pas mises en cause dans l’Affaire SBEE en sa qualité de Commissaire aux Comptes de cette Société d’Etat ? Ne circule-t-il pas librement, jusqu’à preuve du contraire, dans les rues du Bénin ? En toute circonstance, il faut savoir raison gardée, pour ne pas tomber dans le ridicule et son propre piège.

 Sixième contrevérité :

 Revenons à Maître AHOUEKE, qui après avoir écrit, déclare ce qui suit : «Après une enquête minutieuse où la plupart des protagonistes ont été entendus, la Commission d’enquête présidée à l’époque par le Colonel MASSOU a retenu les responsabilités des personnes dont certaines ont été appréhendées, qui ont fait la prison et d’autres mises en liberté provisoire ».

Voilà encore une pure intoxication et manipulation de l’information. Max AHOUEKE peut-il nous dire avec précision le nombre de personnes qui ont été appréhendées, qui ont fait la prison et qui sont mises en liberté provisoire ? Qu’il nous donne leur identité complète (noms, prénoms, professions, etc.).

Je sais qu’il ne pourra pas venir démentir ce que je dis. Le Colonel MASSOU est encore vivant. Il ne pourra pas non plus venir dire le contraire. Il y a une seule personne qui est mise sous mandat de dépôt depuis le 25 novembre 2005. Malgré le verdict de non lieu rendu par le Tribunal, en 2009, donc depuis plus d’un (1) an, Monsieur Thomas GUEDEGBE, puisque c’est de lui qu’il est question, est toujours en détention parce que le pouvoir en place, à travers le Procureur de la République a décidé d’interjeter appel et de le maintenir en prison.

Et comme le ridicule ne tue pas, les chantres du régime dit du changement ont fait répandre par Dame rumeur que c’est le Ministre BIAOU qui a demandé de maintenir son collaborateur en prison pour étouffer la vérité. Ironie du sort. Qui suis-je pour maintenir dans les liens de la prison un détenu. En tant que Ministre, je n’avais pas un tel pouvoir. Est-ce le simple citoyen que je suis depuis plus de quatre ans qui pourra faire une telle prouesse sur le plan judiciaire ? Je vous laisse juger.

 Septième contrevérité :

 Je voudrais vous faire remarquer et noter que les six premières contrevérités étaient dirigées nommément contre ma personne, Rogatien BIAOU. Qu’à cela ne tienne. Ont-ils le droit (AHOUEKE et KOUSSE) de laisser de côté le dossier et de s’attaquer à ma personne de cette manière éhontée et mesquine ?

A partir de cette septième contrevérité, c’est le Ministre Rogatien BIAOU qui est visé. Maître AHOUEKE y va de sa plume et de sa verve.

De sa plume, il souligne : « L’intention frauduleuse dans laquelle le Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine (MAEIA) sollicite l’autorisation du Conseil des Ministres en sa séance du 12 mai 2004 en vue de la relocalisation de la Mission Permanente du Bénin à New York alors que l’immeuble de la Chancellerie avait été vendu depuis le 11 novembre 2003 sans se conformer aux dispositions légales et administratives en la matière ».

De sa verve, il ajoute : « Que reproche t-on à Rogatien BIAOU ? Première chose : l’intention frauduleuse par laquelle le Ministre a sollicité l’autorisation du Conseil des Ministre en sa séance du 12 mai 2004 en vue de la relocalisation de l’Ambassade du Bénin à New York, l’achat du nouvel immeuble pour l’Ambassade alors que l’immeuble de la Chancellerie avait été déjà vendu le 11 novembre 2003. Il voulait tromper tout le monde y compris le Conseil des Ministres ».

Il s’agit là d’accusation grave dénuée de tout fondement avec l’intention délibérée de peindre en noir le Ministre BIAOU et le charger de tous les péchés du monde : intention frauduleuse, vente sans se conformer aux dispositions légales et administratives, tromperie de tout le monde, y compris le Conseil des Ministres. Pourquoi tant de rage et de grogne ? Qu’en est-il exactement ?

La Communication conjointe n°584/04 datée du 23 avril 2004 et relative à la relocalisation de la chancellerie de la Mission Permanente du Bénin auprès des Nations Unies à New York a été introduite en Conseil des Ministres conjointement par le Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine et le Ministre des Finances et de l’Economie. Cette Communication dont la première mouture a été rédigée en octobre 2003, donc avant la date du 11 novembre 2003, n’a finalement été signée par le Ministre des Finances et de l’Economie que le 22 avril 2004. Elle m’a été transmise, le même jour, par la lettre n°713-C/MFE/CAB/DGML/DM du 22 avril 2004. S’il y avait intention frauduleuse, est-ce que la Communication aurait été conjointement présentée par le Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine et le Ministre de des Finances et de l’Economie ? A moins qu’on insinue qu’il y a complicité entre les deux Ministres ? Si tel est le cas pourquoi le second Ministre n’est pas interpellé ?

L’écart, entre la date de la rédaction du premier projet de la Communication Conjointe, le 31 octobre 2003, et l’approbation par le Conseil des Ministres, le 12 mai 2004, est relatif aux allers et retours qu’a connus cette Communication Conjointe. En effet, le Ministre des Finances et de l’Economie m’a retourné trois (3) fois le projet de Communication Conjointe. Une première fois, le 05 décembre 2003, après que le premier projet de cette Communication Conjointe ait séjourné un (1) mois dans ses services. Le projet lui avait été transmis au début du mois de novembre 2003. Le projet a été retourné en raison de certaines précisions qui manquaient et qui étaient considérées comme essentielles par les services compétents du Ministère des Finances et de l’Economie.

Il convient de faire remarquer que les précisions sollicitées n’étant pas disponibles au niveau de mes services à Cotonou, il fallait me référer à la Mission Permanente du Bénin auprès des Nations Unies à New York qui détenait tous les éléments de ce dossier. Ce qui a été fait, le 06 décembre 2003, par fax manuscrit, vu l’urgence, en transmettant le projet de Communication Conjointe et la lettre du Ministre des Finances et de l’Economie. Il a été demandé à Monsieur l’Ambassadeur de « fournir, de toute urgence, les différents éléments de réponse sollicités par le Ministre des Finances et de l’Economie », étant donné que le Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine allait partir en mission dans la nuit du 11 décembre 2003.

Malgré les instructions données et l’urgence de l’introduction de la Communication Conjointe en Conseil des Ministres, ce n’est qu’en février 2004, deux (2) longs mois après que la lettre-réponse de la Mission Permanente du Bénin auprès des Nations Unies est parvenue à Cotonou. Est-ce qu’une personne animée d’une intention frauduleuse va se soumettre à une telle procédure ? Est-ce que quelqu’un qui ne veut pas se conformer aux dispositions administratives et techniques va exiger que la Communication soit conjointe? La présentation de la Communication Conjointe est une preuve de la conformité au respect des dispositions légales et administratives dans la mesure où le Ministre des Finances et de l’Economie est de part ses attributions responsables des domaines et patrimoine immobiliers de l’Etat.

La deuxième mouture a été rédigée sur la base des éléments de réponse reçus de New York en février 2004 et transmise au Ministre des Finances et de l’Economie, le 19 mars 2004. Cette nouvelle mouture m’a été retournée une deuxième fois, le 7 avril 2004. Le Ministre des Finances et de l’Economie tout en reconnaissant que ‘’le projet a pris en compte ses observations’’, a exigé que j’y appose d’abord ma signature, avant qu’il ne fasse de même. Ce que je fis dès réception.

Le projet de Communication Conjointe lui a été adressé une troisième fois par ma lettre en date du 13 avril 2004. Le Ministre des Finances et de l’Economie a enfin signé la Communication Conjointe, le 22 avril 2004. La version définitive comportant la signature des deux Ministres (MAEIA et MFE) a été enregistrée par mon secrétariat particulier, le 23 avril 2004 et déposée le même jour au Secrétariat Général du Gouvernement.

La Communication Conjointe a été finalement inscrite, par le Secrétariat Général du Gouvernement, à l’ordre du jour du Conseil de Ministres du mercredi 12 mai 2004. Après examen, elle fut approuvée le même jour avec la mention « Vu ».

Au regard de tout ce qui précède, Comment peut-on imaginer et dire que le Ministre « voulait tromper tout le monde, y compris le Conseil des Ministres ? ».

Il se dégage clairement que Max AHOUEKE et consorts ont des intentions et visées malveillantes. Ils cherchent à nuire et à détruire par méchanceté.

En effet, le projet de Communication Conjointe a été rédigé et transmis au Ministre des Finances et de l’Economie, en vue de sa soumission au Conseil des Ministres pour examen et approbation, bien avant la signature de la Convention de vente de l’ancienne chancellerie et du contrat d’achat de la nouvelle. La soumission de la Communication Conjointe n’était pas une condition sine qua non pour la vente de l’ancienne chancellerie et l’acquisition de la nouvelle.

Le retard de l’examen de la Communication Conjointe par le Conseil des Ministres est-il imputable au Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine ? La réponse est non. Ce retard est imputable à la bureaucratie et à la lenteur administrative, deux plaies ou tares de l’Administration Publique Béninoise. Nous n’arrivons donc pas à comprendre, encore moins à expliquer après le « parcours du combattant » avec preuves à l’appui, que le Ministre des Finances et de l’Economie et ses collaborateurs ont fait subir au projet de Communication Conjointe jusqu’à sa signature, que Messieurs KOUSSE et AHOUEKE puissent écrire et dire : « il (le Ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africaine) voulait tromper tout le monde y compris le Conseil des Ministres ».

Je constate avec beaucoup d’amertume et de tristesse que c’est eux qui trompent tout le monde, y compris le Chef de l’Etat qu’ils sont sensés conseiller en attirant son attention sur la réalité des faits et non confondre torchon et serviette. Il faut être doué d’une perfidie hors pair pour agir de cette manière ignominieuse.

 Huitième contrevérité

 Le Conseiller Technique Juridique du Chef de l’Etat, Max AHOUEKE, par écrit, nous accuse « d’avoir perçu indûment des produits de la vente d’une parcelle du terrain qui abrite la Résidence de l’Ambassadeur près de l’ONU : 200.000 dollars (100.000.000 F CFA) par virement du compte d’un certain KOLLES, avocat au compte du Ministre BIAOU Rogatien ».

Pure invention de l’esprit embrouillé de Monsieur AHOUEKE. Allégation mensongère de première classe. Je ne connais ni d’Adam, ni d’Eve un certain KOLLES pour qu’il me fasse un virement de son compte. Aucun avocat KOLLES n’est au compte du Ministre BIAOU Rogatien. C’est un personnage ou une personne qui sort de l’imagination de Maître Max AHOUEKE, devenu expert des pirouettes et contrevérités pour faire admettre le faux et le mensonge en lieu et place de la réalité et de la vérité. Je n’ai jamais eu d’avocat en tant que Ministre. Lorsque j’ai été mis en examen et gardé à vue, du 20 au 22 février 2006, Maître Saïdou AGBANTOU, avocat au Barreau de Cotonou, s’est constitué pour m’assister contre zéro franc. Voilà toute la vérité et rien d’autre.

D’où vient alors le nommé KOLLES ? Pourquoi imaginer et dire des choses pour salir un homme ? Pourquoi Maître Max AHOUEKE qui a fait mettre à sa disposition, sur instruction du Président de la République, la somme de 200.000 US$ soit 100.000.000 de F CFA pour s’occuper soit disant du dossier de la vente illicite de parcelle à New York ne s’est jamais rapproché de moi pour entendre ma version des faits ? Qu’il vienne rendre compte au Peuple Béninois de ce qu’il a fait des cent millions (100.000.000) F CFA des contribuables Béninois ? Faut-il mentir et tromper le Peuple par des contrevérités en guise de justification de votre allocation de 100.000.000 de franc CFA ?

Je laisse la réponse à la conscience et à l’appréciation de chacun.

 Neuvième contrevérité

 Maître AHOUEKE a écrit qu’ « une somme de 175.000 dollars us en un chèque N° 01092 de CHEMICAL BANK 87.500.000 F CFA du 11/10/2004, destinée à l’achat d’un appartement dans le MARYLAND ».

Je reconnais être propriétaire d’un appartement de deux (02) chambres un (01) salon où vivent mes enfants qui sont étudiants dans des Universités Américaines de Washington D.C. L’appartement est situé à l’intérieur d’un building dans l’Etat du Maryland, proche de la capitale fédérale américaine. L’appartement n’a pas été acquis par des produits de la vente d’une parcelle du terrain qui abrite la Résidence de l’Ambassadeur du Bénin auprès de l’ONU.

Je n’ai participé à aucune vente de parcelle. Je défie quiconque de me prouver le contraire. Le Ministre actuel des Affaires Etrangères, Monsieur Jean Marie EHOUZOU ne l’a-t-il pas reconnu implicitement en disant, plus ou moins, au cours de l’interview de la semaine dernière, ce qui suit : « le Ministre BIAOU n’a signé aucun document pour vendre une portion du domaine de la résidence. Il a été relevé de ses fonctions parce que le Gouvernement du Général KEREKOU a estimé qu’une telle affaire ne peut se dérouler dans le Ministère dont il est en charge sans qu’il ne soit informé ». Il est temps que les gens malintentionnés cessent de traîner mon nom dans la boue et les eaux sordides de l’imagination et des suppositions. L’acquisition de l’appartement où vivent mes enfants a été faite sur la base de mes économies et d’un prêt obtenu par un « Gentlemen Agreement » qui ne fait pas l’objet d’écrit formel. Je n’ai pas encore pu, malheureusement jusqu’à ce jour, rembourser Monsieur Thomas GUEDEGBE qui reconnaît dans son Mémorandum de 2007que, je cite : « Mr Rogatien BIAOU a bénéficié d’un emprunt de Deux cent dix sept mille dollars (217.000 $) » fin de citation. Le montant exact est 200.000$. L’essentiel est qu’il confirme mes dires et mes écrits de mars 2006 qu’il s’agit d’un emprunt. C’est à la lecture de son Mémorandum que j’ai découvert que l’argent provenait d’un certain M. KOLLER Alfred qui, sur indication de Monsieur GUEDEGBE, a fait un virement de 200.000$ sur mon compte. Tout est donc clair et s’explique.

Pourquoi KOUSSE et AHOUEKE n’ont-ils pas exhibé les preuves écrites et les documents qui attestent leurs dires ? La raison est simple. Il n’y a aucun document ou contrat portant ma signature pour une quelconque vente ou pour autoriser une vente. Je souhaite vivement que Messieurs AHOUEKE et KOUSSE reviennent devant les micros et cameras nous dire à qui appartient le Chèque dont le numéro a été cité ? Vous comprendrez alors aisément qu’ils sont entrain de vous tromper pour vous faire croire que plusieurs virements ont été faits à mon profit. Je les invite à cesser de duper le Peuple et de faire des affabulations en inventant ce qui n’existe pas. Pourquoi, s’acharne-t-on sur ma personne au lieu de chercher à lire correctement les différents éléments du dossier ?

 Dixième contrevérité

 Maître Max AHOUEKE n’a pas limité ses attaques à ma personne. Il s’est attaqué également à ma famille, notamment à ma fille qu’il ne connaît pas et qui ne lui à rien fait. Il a écrit et dit : « une somme de 17.000 dollars (8.500.000 FCFA) par virement au compte de sa fille Angela BIAOU, étudiante en médecine dans le MaryLand ».

Oui, j’ai une fille qui a pour prénom et nom : Angela BIAOU. Mais ma fille n’est pas étudiante en Médecine dans le MARYLAND. Elle est étudiante en Biologie à UNIVERSITY OF DISTRICT OF COLUMBIA (UDC) à Washington D.C. la capitale fédérale américaine. Aucun de mes enfants n’est étudiant à l’Université du MARYLAND. Parle-t-il d’une autre personne ? En outre, est-ce un crime d’avoir des enfants qui étudient à l’étranger ? N’ai-je pas le droit d’envoyer de l’argent à mes enfants ? Ai-je besoin des produits d’une vente illicite pour subvenir à leurs besoins ? Messieurs KOUSSE et AHOUEKE n’ont-ils pas des enfants qui ont étudié à l’étranger et continuent de vivre et travailler à l’étranger ? Que visez-vous en livrant ma fille à la vindicte populaire et à une haine gratuite ?

 Onzième contrevérité

 Max AHOUEKE a fait croire à l’opinion nationale et internationale que j’ai indûment perçu : 200.000 US$ + 175.000 US$ + 17.000 US$ = 392.000 US$ soit : 100.000.000 F CFA + 87.500.000 F CFA + 8.500.000 F CFA = 196.000.000 F CFA.

Je n’ai perçu, ni reçu un tel montant de qui que ce soit ni en chèque, ni en espèce, encore moins en nature. Pourquoi un tel acharnement contre ma personne ? Mérite-t-on d’être traité de cette manière pour avoir servi avec talent, compétence et loyauté l’Etat Béninois au haut niveau de l’Exécutif qu’est le Gouvernement ? Pourquoi cette persécution orchestrée contre ma personne ?

 Douzième contrevérité

 Maître Max AHOUEKE a écrit : « Il résulte de ces éléments que la responsabilité pénale de l’ancien Ministre BIAOU est gravement engagée, et qu’il doit en répondre devant la Haute Cour de Justice, au même titre que les autres coauteurs ou complices, qui eux ont déjà fait un séjour dans les prisons de Cotonou, sur mandat de dépôt du Procureur de la République ».

Il a ajouté verbalement devant micros, cameras et objectifs : « Maintenant que la Haute Cour de Justice est au complet, le Gouvernement a envoyé le dossier de Monsieur BIAOU à l’Assemblée Nationale pour que les Députés statuent sur son cas en tenant compte du fait que ceux qui étaient avec lui, qui étaient ses collaborateurs de l’époque ont fait la prison ».

De prime abord, je voudrais souligner que ma responsabilité pénale n’est nullement gravement engagée. Maître Max AHOUEKE, Conseiller Technique Juridique du Président Boni YAYI n’a ni la qualité, ni les prérogatives de déterminer ma responsabilité pénale ou civile dans l’examen de ce Dossier. Je ne suis ni auteur, ni complice, encore moins promoteur, initiateur ou coupable. Que Maître AHOUEKE ne prenne pas ses désirs pour des réalités. Qu’il sache raison gardée et éviter d’aller vite en besogne en invoquant des faits qui ne se sont jamais déroulés.

En effet, sur quel fait se fonde le Sieur AHOUEKE pour écrire « qu’il (Monsieur BIAOU) doit en répondre devant la Haute Cour de Justice, au même titre que les autres coauteurs ou complices, qui eux ont déjà fait un séjour dans les prisons de Cotonou, sur mandat de dépôt du Procureur de la République ». Je voudrais humblement dire à Monsieur l’avocat du Barreau de Paris que la Haute Cour de Justice du Bénin n’a encore entendu, jugé ou inculpé un citoyen Béninois. Elle n’a pas compétence pour juger des personnes n’ayant pas la nationalité Béninoise ou des extraterrestres.

Vous qui savez tout et connaissez tout, donnez-nous alors, dans la mesure où vous l’avez écrit et dit, les noms et prénoms des autres coauteurs ou complices qui sont déjà passés devant la Haute Cour de Justice et qui ont déjà fait un séjour dans les prisons de Cotonou ? Quelle est la durée du séjour de chacun d’eux ? Quels sont les noms des prisons de Cotonou auxquelles vous faites allusion Monsieur l’Avocat ? Est-ce que quelqu’un qui est jugé et condamné à une peine de prison ferme doit purger sa peine sur mandat de dépôt du Procureur de la République ? Même en France, où vous avez passé toute votre carrière d’avocat et la majeure partie de votre vie au détriment de votre pays natal, après l’équivalent de la Haute Cour de Justice du Bénin, le Procureur de la République ne délivre plus un mandat de dépôt ? Si non, quel est l’article de la Loi Organique de la Haute Cour de Justice du Bénin qui sert de référence en la matière ?

Maître AHOUEKE a-t-il le DROIT, le DEVOIR, la RESPONSABILITE ou l’OBLIGATION de dicter ou d’indiquer aux Honorables Députés et aux Distingués Membres de la Haute Cour de Justice la conduite à tenir ou la sentence à prononcer pour dire que « les Députés statuent sur son cas en tenant compte du fait que ceux qui étaient avec lui, qui étaient ses collaborateurs de l’époque ont fait la prison »? Les Députés, les Membres de la Haute Cour de Justice et les Juges de la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel sont-ils des enfants sous tutelle de votre Président et mentor ? Ne sont-ils pas responsables pour décider en toute souveraineté d’infliger à chaque cas traité la peine qui convient ? Que pense et fait Maître AHOUEKE de la séparation des trois pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire ? Etes-vous Conseiller Juridique des trois pouvoirs ? Je suis désolé. Ne prenez pas vos vils desseins au service d’un pouvoir en perdition pour des réalités.

 III- Les raisons profondes de la demande de mise en accusation du Ministre Rogatien BIAOU par le Président Boni YAYI

 Après mûre réflexion sur la situation politique de notre pays, le Bénin, et tenant compte de l’expérience accumulée au fil des ans depuis les bancs du Lycée, j’ai décidé, au regard des sollicitations d’un grand nombre de personnes, surtout des jeunes, de m’engager, de commun accord avec mes partisans, dès janvier 2007, dans le processus de création d’un Parti Politique. J’ai alors entamé une tournée dans tous les Départements du Bénin, avec un accent particulier dans le Département des Collines, surtout dans la dixième circonscription électorale regroupant les Communes de Glazoué, Ouèssè et Savè.

 Au terme de trois années de sensibilisation, de concertation, d’entretien, d’échange et de mobilisation, le Parti fut porté sur les fonts baptismaux, lors du Congrès Constitutif, tenu à Savè, le 27 février 2010, avec pour dénomination :

« PARTI DEMOCRATIQUE DES PEUPLES D’AFRIQUE »

(PDPA)

 Il convient de souligner que dès le lancement du processus, j’ai commencé à avoir des pressions, des injonctions, et des menaces à peine voilées. Je ne les citerai pas tous car la liste est longue. Je donne quatre (4) cas précis.

 * Premier cas : Convocation à la Présidence, le 15 novembre 2009

 J’ai été reçu par le Commandant de la Garde Rapprochée du Chef de l’Etat, le Colonel Emmanuel AKPONA. Il m’a notifié que des informations qui sont parvenues au Président de la République par les services compétents et par certaines personnalités du pouvoir en place, je suis entrain de faire campagne dans les Communes de Ouèssè et de Savè pour la candidature de Abdoulaye BIO TCHANE à l’élection présidentielle de mars 2011. Il me conseille, a-t-il dit, de stopper cette campagne, de rallier le camp du Président Boni YAYI et de cesser de me rendre à Lomé pour rencontrer BIO TCHANE. Dans le cas contraire, a-t-il ajouté, le Président de la République, sur la base des conseils des thuriféraires et faucons du régime, ouvrira à nouveau le dossier de vente illicite de parcelle aux Etats-Unis. Mais, je vous souffle, pour terminer, que si vous restez tranquille, le Chef de l’Etat vous nommera à un poste de responsabilité.

En réponse, je lui ai dit : Je suis en campagne pour la création d’un Parti Politique et pour ma candidature aux élections législatives de mars 2011. En ma connaissance, il n’est pas interdit de créer un Parti Politique et d’annoncer aux populations que pour les législatives prochaines, je vais solliciter leur suffrage.

En outre, il n’y a encore aucun candidat officiel pour l’élection présidentielle de mars 2011. Nous sommes encore en 2009 et être candidat ne signifie pas que l’on est déjà élu. Il revient au Peuple de choisir son Président par la voie des urnes en mars 2011.

En ce qui concerne BIO TCHANE, oui, je le soutiens. Mais, dans la période du 15 février 2006 au 15 novembre 2009, je ne suis pas allé à Lomé pour rencontrer BIO TCHANE. Vous avez la possibilité d’aller vérifier à la Police des frontières à Hillacondji. Il n’est pas interdit, à ce que je sache, que les Béninois et Béninoises se rendent dans la capitale Togolaise pour visiter ou rencontrer qui ils veulent.

Enfin, pour ce qui est du poste de responsabilité, je ne suis pas intéressé parce que je ne veux pas être comptable du régime du Changement qui a déjà fait plus de trois ans de règne. De plus, je ne me vois pas candidat aux législatives sur la liste des FCBE.

« Monsieur le Ministre, vous êtes un grand frère, je vous prie, pour votre bien, de prendre en compte tout ce que je viens de vous dire. Merci d’être venu pour l’entretien ». Telle fut la conclusion de la rencontre.

 * Deuxième cas : Convocation à la Présidence, le 18 février 2010

 J’ai été reçu par le Conseiller Spécial aux Affaires Politiques, Amos ELEGBE, et par l’Ambassadeur, Chef du Protocole à la Présidence, Jean Pierre EDON. L’entretien a duré environ deux (2) heures d’horloge. Sans aller dans les détails, les points suivants ont été abordé : ma participation aux réunions ABT, mes fréquentes visites à Lomé chez Abdoulaye BIO TCHANE, mes rencontres avec les populations de la Dixième Circonscription Electorale, la réouverture de l’Affaire de vente illicite de parcelle à New York, la nécessité de soutenir Boni YAYI pour sa réélection en 2011, le Président vous a-t-il offensé ou fait du mal pour être contre lui et ma nomination à un poste de responsabilité.

En résumé, j’ai confirmé ma participation effective aux réunions des partisans du Candidat ABT. J’ai précisé qu’entre le 15 décembre 2009 et le 18 février 2010, j’ai été une seule fois à Lomé. Je défie quiconque de me prouver le contraire. Mes rencontres avec les populations portent sur : la tenue du Congrès Constitutif du Parti Démocratique des Peuples d’Afrique prévue pour le 27 février 2010 à Savè, ma candidature aux législatives de mars 2011 et le soutien à la candidature de ABT. La réouverture de l’Affaire de la vente illicite d’une parcelle à New York ne me fait pas peur car je sais que je suis innocent et je suis prêt à aller me défendre devant n’importe quelle juridiction. Je vous informe si vous ne le savez pas que le Tribunal de Première Instance de Cotonou a classé définitivement le dossier sans suite depuis le 22 février 2006, pour ce qui me concerne.

La nécessité que tous les ressortissants de l’aire culturelle Nago soutiennent la réélection du Président Boni YAYI est contraire à la démocratie. Nous avons fini avec le Parti unique et la pensée unique. Par conséquent, on ne peut pas nous imposer la logique de l’unanimisme politique derrière un homme, fusse un frère jumeau. Je pense que si le Président YAYI est un vrai démocrate, il devait laisser d’autres sons de cloche résonner au niveau de son aire culturelle. Mon opposition au Président n’est pas une Affaire de personne ou de mécontentement suite à une offense. La politique qu’il mène depuis son arrivée au pouvoir est contre ma vision, ma ligne politique et surtout sa gestion des affaires de l’Etat. Je ne cherche pas et je ne veux pas qu’il me nomme après quatre ans de pouvoir. Il est trop tard pour que j’accepte faire partie de l’équipe des partisans du régime. Mais, je reste ouvert au dialogue et aux échanges d’idées dans un cadre approprié.

Pour lever la séance mes deux interlocuteurs ont promis m’inviter après le Congrès de mon Parti pour de plus amples analyses afin que je puisse rejoindre la mouvance présidentielle qui compte déjà 80 Partis Politiques et 282 Mouvements et Associations Politiques. A nous revoir bientôt. Je voudrais signaler que depuis la fin du Congrès, le 27 février 2010, j’attends toujours l’invitation cordiale de mes deux interlocuteurs pour poursuivre les échanges du 18 février 2010, organisés dans le Bureau du Conseiller Spécial aux Affaires Politiques, Monsieur Amos ELEGBE.

 Troisième cas : Incendie de ma Plantation d’Anacardiers de 10 hectares

 Le jeudi 4 mars 2010, soit moins d’une semaine après la tenue du Congrès Constitutif du PDPA dont je suis devenu le Président, ma plantation d’anacardiers, qui existe depuis douze (12) ans, a été pour la première fois victime d’incendie. La quasi-totalité de la plantation, 8 hectares et demi sur 10, est partie en fumée. Aucun champ, aucune autre plantation limitrophe n’a été victime. L’incendie s’est déclenché dans la nuit du 4 au 5 mars 2010. Le groupe de cinq (5) personnes recrutées pour faire la cueillette et le ramassage des fruits tombés, arrivé à 7 heures, n’avait que leurs yeux pour constater l’ampleur des dégâts et se fondre en larmes.

Cet incendie est le premier acte de la déclaration faite par le Député FCBE, OBA CHABI Denis, le 27 février 2010, entre 20h30mn et 21 heures, à son domicile, devant une trentaine de jeunes femmes et hommes invités par lui. En résumé, selon le rapport fait par les jeunes, il a dit : « Le Ministre BIAOU a créé son Parti pour amener un Pila – Pila gouverner le pays en remplacement notre frère YAYI Boni. Par conséquent, nous allons lui créer tous les problèmes du monde. Je vous invite à lui mettre les bâtons dans les roues dans tout ce qu’il fait ou entreprendra dans la Commune de Savè. Il n’obtiendra aucun soutien à sa candidature pour les prochaines élections législatives. Il en sera de même pour le candidat qu’il soutient pour les élections présidentielles. Je vous invite maintenant à boire et à manger pour le bonheur du Bénin. Le buffet est ouvert ».

Vous constatez avec moi qu’il s’agit d’un incendie intentionnel voire criminel et non l’acte d’un pyromane joyeux de voir les flammes dévorer tout sur son passage. Les pyromanes n’agissent pas la nuit. La plantation n’est pas située dans une zone de chasse. A vous de tirer les conclusions.

 Quatrième cas : Envoi de deux (2) Emissaires par le Président YAYI

 Le 9 mai 2010, j’ai reçu à mon domicile, à Abomey-Calavi, vers 21 heures, deux émissaires du Président YAYI. Ils ont été dépêchés pour me rencontrer à la suite d’une réunion tenue à la Présidence de la République, le 7 mai 2010, présidée par le Chef de l’Etat en personne. Y assistaient certains cadres et notables de la ville de Savè et quelques membres du Conseil Communal de Savè.

Entre autres sujets abordés au cours de la rencontre figuraient la création du Parti Démocratique des Peuples d’Afrique (PDPA) et le soutien du Ministre Rogatien BIAOU à la candidature de Abdoulaye BIO TCHANE. Les deux émissaires, dont je voudrais pour le moment taire les noms, avaient pour mission de venir me poser des questions, recueillir les réponses, aller rendre compte au Chef de l’Etat et revenir me dire la réaction du Président YAYI.

Les questions posées étaient les suivantes : le Président veut savoir : Qu’est-ce qu’il vous a fait de mal depuis son accession au pouvoir ? Quels sont les griefs que vous avez contre lui ? Pourquoi vous avez créé un Parti pour le chasser du pouvoir 2011? Pourquoi vous soutenez BIO TCHANE contre YAYI Boni pour les élections présidentielles de 2011 ? Ignorez-vous que vous avez un Dossier qui peut être remis sur le tapis à tout moment ?

Mes réponses, comme ce fut le cas le 15 novembre 2009 et le 18 février 2010, ont été claires et sans ambiguïté.

Réponse à la première question : En tant qu’individu, ayant pour nom Rogatien BIAOU, il ne m’a fait aucun mal. Je ne comprends pas qu’un Chef d’Etat puisse me poser une pareille question.

Réponse à la deuxième question : Je n’ai aucun grief contre la personne nommée Boni YAYI. Mais, je n’approuve pas la pratique du Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, Docteur Boni YAYI. Sa vision du changement et la façon dont il gère le pays depuis son investiture, le 6 avril 2006 ne sont pas en adéquation avec ma vision et façon de faire. Les exemples sont légion, vous les connaissez. Je n’ai pas besoin de donner des exemples. Sans lui en vouloir, ni lui en tenir grief, je voudrais savoir : Pourquoi il m’a retourné la lettre de félicitations que je lui ai adressée après sa victoire au second tour de l’élection présidentielle de mars 2006 ? Pourquoi m’a-t-il retourné la lettre de condoléances que je lui ai envoyée suite au décès tragique de son Directeur de Cabinet Civil, Ahmed AKOBI ? Pourquoi ne m’a-t-il pas accordé l’audience sollicitée depuis le 24 juillet 2006 ? Pourquoi a-t-il refusé de présenter et soutenir ma candidature au poste de Secrétaire Exécutif de la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification ? J’estime donc que c’est lui qui a des griefs contre moi et non le contraire. J’espère qu’il aura un jour l’amabilité et l’opportunité de me les révéler.

Réponse à la troisième question : Vous avez été à l’école comme moi et vous faites la politique comme moi. Vous connaissez très bien les trois objectifs essentiels de la création d’un Parti Politique : la conquête et la gestion du Pouvoir d’Etat ; la participation à la gestion du Pouvoir d’Etat au sein d’une Coalition, Alliance, Union ou Front ; l’animation de la vie politique. Les objectifs principaux et secondaires de mon Parti Politique, le PDPA, sont : réaliser le développement durable en commençant par le développement à la base, c’est-à-dire le développement local ; sortir notre pays, le Bénin, de la catégorie des Pays les Moins Avancés (PMA) ; lutter contre la pauvreté et les maladies endémiques, pandémiques et épidémiques ; contribuer à l’édification des Etats-Unis d’Afrique afin que dans cinquante ans nos enfants et petits enfants ne souffrent plus des mêmes maux que nous leurs parents et qu’ils ne connaissent pas les mêmes difficultés que nous. Avec de pareils objectifs, est-ce qu’on peut, honnêtement me taxer de vouloir le chasser du pouvoir ?

Réponse à la quatrième question : Nous avons fini au Bénin, depuis février 1990, avec le Parti unique et la pensée unique. Dans le cadre de la démocratie pluraliste et le multipartisme intégral choisis par la Conférence Nationale de février 1990 et confirmés par la Constitution du 11 décembre 1990, il n’est plus possible de faire de l’unanimisme politique derrière un homme quel qu’il soit. C’est donc dans le cadre de la libre expression de mon choix politique, de ma liberté d’expression et d’association que j’ai opté pour ABT. Pour montrer et démontrer qu’il est un vrai démocrate, le Président YAYI devrait laisser les uns et les autres faire librement leur choix et les urnes décideront en mars 2011. De plus, il n’avait pas eu besoin de faire des pressions et des menaces pour se faire élire en 2006. Pourquoi fait-il de l’intimidation politique pour amener les citoyens que nous sommes à voter pour sa réélection ? Être candidat ne veut pas dire qu’on est déjà élu. En ma connaissance, il n’y a encore aucun candidat officiel pour mars 2011, y compris le Président YAYI qui n’a pas encore annoncé qu’il est candidat pour sa réélection. Que le meilleur gagne au soir de mars 2011.

Réponse à la cinquième question : En ma connaissance, la justice à travers le Tribunal de première instance de Cotonou a, le 22 février 2006, avant son élection, classé définitivement le dossier sans suite à leur niveau. Il est libre de décider sur le plan politique de procéder à la réouverture du Dossier. Je suis prêt à répondre devant n’importe quelle juridiction et prouver mon innocence. Je suis calme et serein et attends de voir ce qu’il veut faire de ma personne. Je ne suis pas comme certains qui ont quelque chose à se reprocher et qui sont obligés de faire allégeance pour échapper à une poursuite judiciaire. Advienne que pourra. Je voudrais rappeler que le Président KWAME N’KRUMAH a été jeté en prison pour ses convictions politiques. C’est de la prison qu’on est allé le chercher pour prononcer son discours de Premier Ministre après la victoire de son Parti Politique aux élections de 1956. De même, c’est des bagnes de l’apartheid que Nelson MANDELA, pendant 27 ans, a préparé son accession au poste de Premier Président Noir de l’Afrique du Sud après la chute, en 1994, du régime ségrégationniste et de discrimination raciale qui a gouverné le pays et dominé les noirs pendant des décennies. Dans notre propre pays, le Bénin, c’est de la prison que Séfou FAGBOHOUN a été élu Député de la cinquième législature de l’Assemblée Nationale du Bénin (2007-2011). Quant à ce qui me concerne l’histoire et le temps diront qui de nous deux a raison.

Les deux émissaires ont été reçus en audience deux semaines après l’accomplissement de leur mission. Ils ne sont plus revenus me dire la réaction du Président. La suite, vous la connaissez, depuis le 22 juillet 2010.

 Au regard de tout ce qui précède, la demande de ma mise en accusation est purement et simplement un règlement de compte politique programmé et en cours d’exécution par le Président Boni YAYI et ses collaborateurs. Je voudrais rappeler à toutes fins utiles et pour les besoins de la cause que dans un Etat démocratique ceux qui détiennent le pouvoir ne peuvent pas se livrer à des abus de pouvoir ou à des actes de dictature ou de tyrannie. Au nom de la raison d’Etat ou du désir de conserver le pouvoir, coûte que coûte, des hommes et des femmes ne peuvent pas être persécutés, torturés, martyrisés, traumatisés, dépouillés de leurs biens, calomniés, dénigrés, diffamés, emprisonnés, exilés ou exécutés sans aucune justification légale et sans même que des accusations précises aient été formulées contre eux. Aucun Etat démocratique ne peut tolérer de tels actes et abus.

 Le Chef de l’Etat a le pouvoir de maintenir l’ordre et de punir les agissements répréhensibles des gouvernants dont les fautes sont avérées. Mais, les règles et les procédures par lesquelles l’Etat applique les lois doivent être publiques, explicites et non secrètes, arbitraires ou sujettes à des manipulations politiques de la part de l’Etat, à commencer par le Premier Magistrat qu’est le Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement.

 En conclusion, Maître Max AHOUEKE ne sait pas réellement de quoi et de qui il parle. Il n’est pas différent de l’homme de la rue qui se contente des dires de Dame Rumeur pour vilipender et jeter l’opprobre sur tout individu sans chercher à vérifier la véracité des faits qui lui sont rapportés. Ce n’est pas étonnant que le pays depuis avril 2006 soit mal gouverné et mal géré. Quand on s’entoure de personnes qui portent des titres pompeux sans être à la hauteur des tâches qui leurs sont confiées.

Il est temps que le Peuple Béninois se réveille et se lève comme un seul homme pour mettre fin dans six (6) mois à une parenthèse qui durera cinq (5) ans, c’est-à-dire, le temps d’une lune blafarde qui disparaîtra définitivement dans la nuit du 5 avril 2011.

Un soleil nouveau se lèvera pour le Peuple Béninois le matin du 6 avril 2011.

Je vous remercie.

 Cotonou, le 4 octobre 2010.

 Rogatien BIAOU

Boni Yayi et son changement

Boni YAYI, docteur en économie, diplômé de l’université de Paris IX Dauphine, ……. Président de la BOAD de décembre 1994 à février 2006, année pendant laquelle il démissionne pour être candidat à l’élection présidentielle de 2006.

Elu Président au second tour avec 74,51 % des voix, il n’est pas loin d’avoir moins de 20% sinon carrément éliminé dès le premier tour des élections de 2011.

Comment le docteur en économie a-t-il pu gérer ce capital de confiance pour tomber si bas dans les sondages à moins de 06 mois des échéances ?

Le chef de l’Etat béninois fraîchement élu s’est entouré d’individus de très très mauvaise foi qui ont tôt fait de lui inculquer la mentalité selon laquelle les anciens sont les anciens et qu’il fallait les enterrer vivants oubliant eux-mêmes qu’ils sont très anciens et qu’ils sont comptables de tous les régimes de 1990 à 2006 (en l’occurrence Amos ELLEGBE)

Le chef de l’Etat en commençant dès le 07 avril 2006 à penser à sa réélection en 2011 a érigé le populisme et la propagande en mode de communication.

L’analyse même superficielle des principaux engagements du candidat Boni Yayi en 2006 et des réalisations et actes du président Boni Yayi passé du rang de candidat avec le thème douteux de changement révèle pour les moins sceptiques une diagonalité des plus étonnantes.

Nous passerons en revue six (06) des points qui sont essentiels pour tout développement

  • L’élévation du taux de croissance qui passerait d’un chiffre à deux chiffres

Ainsi, les béninois seraient gâtés par leur président qui  leur offrirait un taux de croissance de 2 chiffres donc, au moins 10 % (c’est le premier et le tout petit nombre à deux chiffres).

Au lieu de 2 chiffres, Boni Yayi a toujours gardé notre croissance économique à un  chiffre. Le plus grave étant le fait de passer de 5 % sous kérékou à 2,7 % actuellement sous le régime du changement qui avait dit qu’il ferait du Bénin un pays émergent.

On nous parlera de la crise économique et financière mais, cela n’a pas empêché le Libéria et la Sierra Léone (2 pays sortis de décennies de guerre) d’afficher des taux de croissance plus élevés et tout juste à côté le Burkina Faso qui pourrait réaliser selon le Fonds Monétaire International un taux de croissance de l’ordre de 5,5 % en 2011 contre 5,2 en 2010.

  • L’accroissement de la production cotonnière

Le chef de l’Etat s’est engagé très volontairement et surtout dans sa politique de populisme de porter la production cotonnière à 600.000 tonnes alors qu’elle était de 400.000 et poussière en 2005.

Jusqu’en 2010, on n’a jamais eu les 600.000 tonnes si ce n’est que la production a encore chuté, passant à 150.000 tonnes à ce jour.

  • La lutte contre la corruption

«  La marche verte contre la corruption ».

Quoi de plus ridicule que d’avoir vu un président d’une république en balade de santé médiatisée dans les rues prétextant lutter contre la corruption et que des mois après tant de dossiers de malversations financières puissent l’éclabousser.

Point n’est besoin de rappeler le dossier de la CENSAD avec ces nombreux démembrements jusqu’ici inexplorés, le détournement selon la mission de contrôle sur la gestion de la Société nationale de promotion agricole (SONAPRA) de dizaines de milliards par son Directeur général  Nicaise FAGNON, entretemps promu ministre par le chef du changement, le dossier des machines agricoles mis à nu par le député Janvier YAHOUEDEOU qui dénonce preuve à l’appui des surfacturations de près de 300% sur les machines acquises, machines acquises avant la recherche de terres devant les accueillir (drôle de gouvernance), l’affaire ICC-Services et ainsi de suite.

  • La préservation de l’unité nationale

Point n’est besoin d’être sociologue pour constater que depuis 2006, les Béninois deviennent de plus en plus régionalistes et ça, le gouvernement en porte l’entière responsabilité.

La Fesyntra finances, syndicat des agents du ministère des finances s’est amusée (ça c’est déjà inquiétant) à publier une liste des nominations aux postes de la haute fonction publique. Ceci, afin de faire découvrir la dominante régionaliste qui caractérise ces nominations.

Le député Gbadamassi s’est même illustré après son renversant retournement de veste en annonçant que les députés du G13 manigançaient pour faire perdre le pouvoir au Nord pour que le Sud puisse le conquérir ; raison pour laquelle lui quitte le G13 pour venir aux cauris.

Les discours secrets du chef de l’Etat repris par des gens de bonne volonté viennent en rajouter à ces faits déjà visibles et dignes d’une autre époque.

  • La sauvegarde de la liberté et la promotion des opérateurs économiques

Pour faire prospérer ces affaires, il vaut mieux être cauris ; c’est la solution pour ne pas recevoir des redressements fiscaux les uns plus irraisonnables que les autres.

Le cas Séfou FAGBOHOUN est encore en mémoire, Sévérin ADJOVI harcelé jusque dans sa commune et ceci couronné par une cérémonie de remise de clé avec des têtes couronnées qui insultent la mémoire de leurs aïeux, Issa salifou qui aurait perdu son immunité et écroué n’eut été la solidarité de ses collègues,…et tout récemment Sasif qui après le feuilleton de tous ces camions bloqués sur le territoire national vient d’être interdit de paiement au trésor.

Pour le bas peuple, il est même carrément interdit de chanter autre chose que FCBE sinon les forces de l’ordre leur seront envoyées pour les passer au tabacs, leurs manifestations interdites ou si elles ne sont pas interdites, seront embrouillées par des bardeaux envoyés pour la circonstance et qui se réclament tout de go des FCBE.

  • La liberté de presse

Es-ce que la presse est indépendante et libre de choisir sa ligne éditoriale sans souci au Bénin ?

Cette question ne vaut pas la peine d’être posée. Il suffit juste de se référer au classement de reporter sans frontières.

« Pour la troisième fois consécutives depuis 2007, le Bénin, vient de faire un pas en arrière dans les classements africain et mondial de Reporters Sans Frontière de la Liberté de presse », s’offusquait Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général du syndicat national des professionnels des médias du Bénin.

Pour rappel et pour le compte du classement 2009 le Bénin est passé de la 12ème à la 13ème place en Afrique et de la 70 ème à la 72ème au plan mondial alors que le pays détenait la première place en Afrique en 2005, tout juste avant l’avènement du régime du changement.

Le gouvernement s’est offert le luxe de signer des contrats mirobolants avec les organes de presse et confisqué la presse publique pour être sûr de bien passer son message d’endormissement du peuple.

La chaine de télévision nationale ORTB en est la parfaire illustration. Pour une chaîne financée par le peuple béninois, il est difficilement compréhensible que seule la FCBE a droit d’y intervenir quand elle veut et pour dire ce qu’elle veut même si c’est pour insulter les populations et les familles.

Tout ceci ne saurait faire avancer un pays.

Un pays ne peut être émergent par décret présidentiel.

Le changement a failli.

Puisse les béninois le révoquer à temps pour qu’il ne devienne une gangrène.

aymard

Progrès économique, recul des droits en Afrique

 

Un pas en avant, deux pas en arrière! Voila l’evolution à deux vitesses du continent africain en matière de developpement et de droits de l’Homme. Nos dirigeants politiques sacrifient-ils les droits fondamentaux sur l’autel du progres economique? De nombreux Africains bénéficient aujourd’hui d’un meilleur accès au développement économique mais cela se fait souvent au détriment du respect des droits politiques fondamentaux, selon l’indice de gouvernance que publie lundi la Fondation Ibrahim. Cette fondation, dont le but est de soutenir la bonne gouvernance sur le continent, est censée décerner chaque année un prix à un ancien chef d’Etat ou de gouvernement africain, mais cela n’a pas été le cas ces deux dernières années. Elle s’inquiète aujourd’hui du risque de voir les avancées économiques accompagnées d’une dégradation dans le domaine des droits civiques. « Nous avons constaté (…) à travers le monde qu’un décalage entre gouvernance politique et gestion économique n’est pas viable à long terme », a déclaré Salim Ahmed Salim, membre du conseil d’administration de la fondation. L’indice 2010 est basé sur 88 indicateurs et n’évolue guère par rapport à celui de l’an dernier, avec des progrès dans les domaines économiques et sanitaires mais un recul pour ce qui est des droits politiques, de la sécurité personnelle et de la justice. L’île Maurice, les Seychelles, le Botswana, le Cap-Vert et l’Afrique du Sud arrivent en tête de ce palmarès, comme en 2009, et la Somalie, le Tchad, la République démocratique du Congo, le Zimbabwe, l’Erythrée et le Soudan sont encore en queue de classement. L’Angola, le Liberia et le Togo ont globalement fait des progrès dans la plupart des secteurs mais l’Erythrée et Madagascar sont en recul. Les détails de l’indice sont publiés sur le site internet de la fondation, http://www.moibrahimfoundation.org. Les indicateurs retenus couvrent une grande variété de domaines comme la criminalité, la corruption, les droits syndicaux, l’éducation des filles, l’inflation et la mortalité infantile. La fondation a été créée en 2006 par Mo Ibrahim, un entrepreneur de télécommunications d’origine soudanaise.

Bill Emile Davolk (avec Reuters)

Un cowboy en slip candidat à la Maison Blanche en 2012

Robert John Burck, le Naked Cowboy, à New-York, le 25 août 2010.

Robert John Burck, le Naked Cowboy, à New-York, le 25 août 2010. JM11/WENN.COM/SIPA

ETATS-UNIS – Le «Naked Cowboy» a annoncé son intention de remplacer Barack Obama…

Un chapeau, un slip, une guitare. Telles sont les armes de Robert John Burck pour conquérir la Maison Blanche en 2012. Le bonhomme, piège à touristes à Time Square plus connu sous le nom de «Naked Cowboy» (le cowboy à poil), a en effet annoncé son intention de se présenter à la prochaine présidentielle aux Etats-Unis.

Conservateur

«L’Amérique a besoin d’un président qui croit en l’Amérique», a déclaré le candidat en slip dans un communiqué. Ce fan de country a même fait des efforts pour parvenir à son objectif: il a coupé sa nuque longue et a mis un costume. Car au fond, le chanteur épilé est un conservateur.

«L’Amérique a besoin d’un président qui se lève pour l’Amérique et qui protège sa langue, ses frontières, et surtout, sa culture», poursuit le néo-politicien. Enfin pas si néo que ça… En 2009, il avait déjà annoncé sa candidature à la mairie de sa ville, New York, avant d’abandonner l’idée.

Petite entreprise

Reste à savoir jusqu’où ira le cowboy à poil cette fois-ci, dans ce qui ressemble à un bon gros coup de pub pour sa petite entreprise déjà florissante. Robert John Burck marie déjà ceux qui le souhaitent à Time Square, à partir de 499$, et son site propose déjà toute une série de goodies, dont son matériel de campagne.

DVD pour 15 à 18$, comics original pour 300$ à peine, sans parler de son chapeau (75$) ou de sa guitare «qui sonne mal mais a la classe» pour 800$ (cadeau pour ainsi dire). Cerise sur le gâteau, le fameux slip du «Naked Cowboy», pour 15$ «traces de pneu non comprises».

Scandales socio-politiques au Bénin: Palme d’or pour Boni Yayi-Aboumon et les Change-menteurs

 
Scandales, ce n’est plus ce qui en manque sous le régime du Dr Thomas Boni Yayi, visiblement inquiet de son propre avenir politique. Depuis avril 2006 en effet, le Bénin a connu coup sur coup, des malversations financières et des dossiers scandaleux à haut risque qui continuent de menacer notre jeune démocratie en construction. De mémoire d’homme, aucun régime n’a aussi piétiné les acquis de la Conférence des forces vives de la nation de 1990. Il n’y a qu’à revisiter les sales affaires du régime en place pour se rendre compte de cette reculade spectaculaire.
 

« Il est vrai que tous les gouvernements que le Bénin a connu ont failli. Mais le gouvernement du Dr Thomas Boni Yayi est trois fois pire ». Ainsi parlait Pascal Todjinou, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) récemment sur l’une des chaînes de télévision de la place. Belle remarque de syndicaliste averti lorsqu’on jette un regard dans la glace pour faire un état des lieux de la gestion du pouvoir depuis les indépendances jusqu’à nos jours. Une déception totale sous le Changement qui gave la République de scandales de toute nature.

 La somme de ces dossiers scabreux qui se succèdent comme une machine programmable peut interpeller les uns et les autres sur le devenir de notre pays mal géré depuis 2006. Juste après la prise du pouvoir par l’homme de la Marina, on a observé une période de rigueur stricte où le peuple se tanguait d’éloges d’avoir opté pour le bon choix en ramenant à la tête de ce pays, le « tout neutre politique » issu des arcanes de la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Cette période paradisiaque où une marche verte contre la corruption a été faite par le chef de l’Etat lui même, cette même période où des contrôles réguliers étaient effectués dans l’administration publique afin de remettre les pendules à l’heure, cette période où l’on prônait une croissance à deux chiffres avec des voyages à l’extérieur à n’en point fini, cette période a très tôt fait de céder la place à une autre époque faite de gabegies et de malversations financières. Un fiasco qui a commencé par faire disparaître les lueurs d’espoirs du peuple béninois qui regrette aujourd’hui d’avoir choisi un « intrus qui ne connaissait pas du tout la maison » et qui l’avoue ouvertement par cette même affirmation qu’il a failli à sa mission. Suivront des scandales de tout genre avec pour principe, la violation des libertés individuelles et collectives. Annonçant ainsi les couleurs d’une élection présidentielle monocolore, le régime a d’abord commencé par précipiter une Lépi partisane faite à dessein pour ne profiter qu’à un seul camp.

 Le Change-ment au panthéon des scandales !

 Amusons-nous à compter les scandales par ordre d’arrivée et de ‘’mérite’’. Tout comme dans un jeu d’enfance, nous citerons d’abord en premier lieu, l’ineffaçable affaire Cen/Sad que d’aucuns qualifient d’« Affaire Chien et Chat ». Véritable grabuge pour l’homme de la Marina, cette première affaire sale reste indélébile même si on tente toujours de l’étouffer par tous les moyens. Vivace dans la mémoire du peuple, cette affaire de malversation financière a fait partir du gouvernement du Changement, le ministre Soulé Mana Lawani qui détenait en son temps, les caisses nationales. Et comme si ce n’est pas suffisant, on va assister à l’affaire machines agricoles qui a mis à nu le régime grâce à l’expertise de l’honorable Janvier Yahouédéhou. C’est la totale corruption avec cette affaire qui a éclaboussé le régime en place toujours dans l’impasse. La psychose viendra ensuite de la nébuleuse ICC/Services qui a enfoncé définitivement le Changement. Ce scandale qui a blessé le peuple dans la chair et dans la peau a, comme l’autre affaire Cen/Sad, fait partir un autre ministre connu pour ses fougues excessives: le ministre Armand Zinzindohoué. C’est fini pour les Cauris qui nageront désormais de scandales en scandales. De micros scandales aux macros scandales, on aboutira finalement à la violation des libertés avec pour clef, les campagnes d’enlèvements et d’interdiction de marches en cours dans le pays. Et c’est l’affaire Dangnivo qui continue de défrayer la chronique nationale et internationale qui a rendu la monnaie au peuple béninois qui s’est trompé dans le choix minimal d’un chef d’Etat à la tête du pays. Adieux les espoirs d’avant 2006 !

 Le rubicond franchi

 Dès lors qu’on parle désormais en terme d’enlèvement, d’assassinat, de crimes crapuleux, d’interdictions de marches légitimes mais d’autorisation de marches commanditées, il faut savoir que le rubicond est déjà franchi. La ligne rouge de l’immoralité, de débauchage et d’achats de consciences érigés en mode de gestion du pouvoir central est atteinte. Reste à passer au musellement définitif du peuple comme c’est le cas dans les pays en guerre qui dorment à 20 heures.

 A Dieu ne plaise que cette génération vautrée dans les scandales s’éternise au pouvoir. Pour parler en termes de statistique, et paradoxe encore, le régime du Changement qui voulait lutter contre la corruption n’a connu aucune avancée dans ce domaine. Il a plutôt régressé. Une corruption qui galope avec à la tête les indices propices du sous-développement et de la misère chronique. Misère et sous développement qui ne sauraient laisser croire que c’est un économiste qui nous dirige depuis avril 2006. Triste constat, n’est-ce pas ?

 Idelphonse POSSET

BENIN: Koupaki, la marionnette de Samuel DOSSOU l’homme d’affaires à qui le gouvernement veut remettre à tout prix l’Ocbn

Par richard 

    Le Bénin a enregistré dans la journée du dimanche 03 octobre 2010, la tenue du congrès extraordinaire de l’Union pour le Développement du Bénin nouveau (Udbn). Un rendez-vous sanctionné par la propulsion de Pascal Irénée Koupaki au poste de président de ce parti politique. Un événement qui se passe de commentaires et qui montre jusqu’à quel point le camp Yayi est déboussolé.

  Pascal I. Koupaki à la tête d’un parti politique ! La nouvelle a vite fait le tour du Bénin dans la matinée d’hier. Les Béninois s’attendaient avec le régime du changement à tout, sauf à ce nouveau tableau de distraction. Pascal Koupaki président de l’Union pour le Développement du Bénin nouveau, il y a encore une semaine, on est à mille lieux de l’imaginer même si, du côté de la France, certaines informations circulaient dans ce sens. La première est son attachement à l’homme d’affaires à qui le gouvernement veut remettre à tout prix l’Ocbn. Plusieurs sources bien crédibles révèlent que face à la situation actuelle, cet homme d’affaires serait plus que jamais décidé à jouer sa partition dans le débat politique, quoi que cela puisse lui coûter. En réalité, il est question de faire en sorte que ses intérêts soient sauvegardés à tout prix. A présent, on peut dire que sa stratégie repose alors sur Pascal I. Koupaki considéré désormais comme le dernier recours pour sauver Yayi.

  L’Union fait la Nation visée

  La stratégie utilisée est simple : instrumentaliser l’homme qui, jusque-là a réussi à sauver son honneur dans un système en difficultés. Le canal trouvé : un parti politique que peu de Béninois connaissent véritablement. En effet, ce n’est pas un secret que, sur 100.000 Béninois, on dise que à peine un seul connaît ce parti. Sur l’échiquier politique, l’Udbn fait partie des formations politiques fantômes dont on a souvent parlé. Et, si Pascal Koupaki se trouve contraint à assurer sa présidence, c’est bien à cause de cet homme d’affaires. Il a réussi avec Boni Yayi à sortir Pascal Koupaki de son carcan de technocrate qui lui vaut d’ailleurs admiration. Il sera désormais question de le mouler comme de la pâte de farine de blé, afin de faire de lui un candidat pour le rendez-vous de 2011. Le reste, chacun peut le deviner, avec la situation de crise profonde qui secoue notre pays. Le Dr Boni Yayi, autrefois très confiant, a fini par prendre la juste mesure des choses. On dit même autour de lui qu’il a totalement perdu espoir. Toutes les tentatives pour sauver les meubles ont échoué. C’est alors que la formule Koupaki a été trouvée. Une décision qui ne serait certainement pas facile à prendre, à en croire ceux qui connaissent l’homme. A plusieurs reprises, il a manifesté son dégoût pour un certain nombre de choses. On peut comprendre pourquoi jamais on n’a vu Pascal Koupaki descendre dans les rues comme c’est la règle sous le changement. Pourtant, c’est bien cet homme qui devient la marionnette de son chef. Désormais, il va non seulement marcher, mais aussi signer chaque fois que Yayi le lui demandera des communiqués de presse soutenant telle ou telle dérive du changement. Le masque vient donc de tomber. Pascal Koupaki a pris goût à la politique et veut à son tour changer de veste. Il faut désormais le voir ainsi. Un autre élément à prendre en compte est relatif aux privatisations sous le changement. Beaucoup d’économistes parlent de bradage. Pascal Koupaki n’est pas étranger à ces privatisations. Si le régime change, il doit répondre de certaines choses avec son Chef Boni Yayi, d’où sa détermination à jouer sa partition pour sauver son Chef. Mais la réalité est là, montrant que le vent qui souffle depuis un moment n’est pas favorable au régime du changement. Le comble, c’est que Boni Yayi a fini par amener les Béninois à avoir peur des technocrates. En tout cas, sous le changement, notre démocratie a pris pas mal de coups. La stratégie Koupaki n’a aucune chance de prospérer.

 Pascal Koupaki est-il qualifié pour restaurer l’éthique politique ?

 Le ministre Pascal Iréné Koupaki porte désormais la casquette  d’un homme politique. Depuis hier 3 octobre 2010, il a été fait Président de l’Union pour le développement du Bénin nouveau (Ubdn), un parti créé par Mme Claudine Prudencio, transfuge de l’Undp. En prenant le commandement, il a annoncé les couleurs : faire de l’Udbn un parti de rupture et restaurer l’éthique politique. L’ambition est certes noble. Mais malheureusement, elle manque de sincérité.

Dans son discours d’investiture que d’aucuns qualifient déjà de discours programme, le ministre Pascal Koupaki a annoncé les nouvelles orientations de son parti. Il veut faire de l’Udbn un parti de rupture. Mieux, il entend restaurer dans notre pays l’éthique politique puisqu’il estime que c’est la politique politicienne qui plombe le développement. Selon lui, l’observation des faits récents qui ont secoué notre pays montre que trop de politique politicienne bloque le processus de développement, freine le rythme de mise en œuvre des réformes et aggrave la pauvreté. « L’élan de développement engagé en 2006 a été freiné par la politisation excessive et inopérante de toute action publique ainsi que par des poches de résistance à la bonne gouvernance économique », a fait observer le ministre Koupaki. Une des conséquences de cette politisation excessive est selon lui, la forte rançon payée par l’administration publique à la politique. Aujourd’hui, indique Pascal Koupaki, beaucoup de cadres ont du mal à s’imaginer un avenir professionnel sans appuis politiques. Ils sont ainsi amenés à sacrifier à la politique deux de leurs précieuses ressources : l’intelligence et le temps. « C’est surtout le temps perdu en marchandages politiques et en manifestations diverses qui empêche la prise en charge véritable des défis du développement », a indiqué le désormais nouveau Président de l’Udbn qui n’a pas manqué de proposer sa piste de sortie de crise.

 Les illusions de Koupaki

 « Nous n’avons plus besoin de politique politicienne. Nous avons besoin d’une politique bien conduite et de plus de temps à consacrer aux politiques de développement qui prennent appui sur les jeunes, créent des emplois, créent la richesse et assurent sa répartition judicieuse dans un élan de solidarité nationale », a déclaré le ministre Pascal Koupaki. Et sur cette lancée, la seule richesse qu’il accepte volontiers mettre au service de l’Udbn et qu’il veut partager avec ses militants républicains, ce n’est pas l’argent qui achète les consciences et qui altère l’éthique républicaine, mais c’est plutôt son expérience. Une expérience qu’il a enrichie aux côtés du Président de la République et qu’il veut mettre au profit de la jeunesse du parti engagé dans les efforts persévérants de développement et qui accepte de se former, d’être encadrée,  disciplinée et organisée pour prendre en charge la concrétisation de l’ambition et de la vision de l’Udbn déclinées à travers sa devise et les mots de ralliement que je partage entièrement. Cette ambition clairement affichée par le nouveau Président de l’Udbn est tout de même illusoire et contraste malheureusement avec le bilan des  quatre années qu’il vient de passer à gérer le Bénin avec le Président Boni Yayi. Pour certains observateurs, le ministre Koupaki n’est pas sincère dans ses déclarations surtout lorsqu’il tente de faire porter l’échec des réformes engagées par le gouvernement auquel il appartient à la politique politicienne. Pascal Koupaki ne se trompe-t-il pas de cible ? C’est la question qu’on est en droit de se poser lorsqu’on finit de l’écouter. En vérité, l’élan de développement engagé en 2006 n’a pas été freiné par la politisation excessive car, on ne peut jamais réussir lorsqu’on choisit délibérément d’agir d’abord avant de réfléchir. Dans tous les domaines, les mesures qui ont été prises par le gouvernement de 2006 à nos jours l’ont été sur un coup de tête. L’échec de la gratuité de l’enseignement, de la césarienne et autres n’ont rien à avoir avec la politique politicienne. Les problèmes qui sont aujourd’hui nés de la privatisation de la Sonapra avec une chute record de la production ne sont pas imputables à la politique politicienne. Le non démarrage des travaux de protection de la côte à l’Ouest de Cotonou n’est pas à mettre à l’actif de la politique politicienne. Est-ce la politique politicienne qui a conduit aux malversations dénoncées dans l’organisation du sommet de la Cen-Sad. Est-ce la politique politicienne qui recommande au régime du changement de prendre des sanctions à l’encontre des cadres de l’administration publique en conseil des ministres, de ne pas les appliquer et de promouvoir plus tard ces mêmes cadres en les nommant à des postes ministériels ou stratégiques ? La question mérite d’être posée à Koupaki qui a toujours présidé les conseils des ministres puisque le Chef de l’Etat a dit qu’il ne participe pas aux conseils des ministres.

 Il n’est pas qualifié

L’usage de l’argent en politique n’est pas un fait nouveau. Mais hélas. Le gouvernement auquel le ministre Koupaki appartient ne fait rien pour inverser la tendance. Pour l’élection des membres de l’actuel Bureau de l’Assemblée Nationale, l’argent a beaucoup circulé. Les plus gros débauchages de députés à l’Assemblée Nationale ont été l’œuvre du gouvernement qui voulait coûte que coûte avoir une majorité parlementaire. Il y a quelques semaines, les téléspectateurs de Golfe TV ont suivi en grandeur nature comment le régime auquel appartient le ministre Koupaki utilise l’argent pour diviser la jeunesse et menacer la paix. S’il y a un travail à faire, c’est au niveau de la mouvance présidentielle à laquelle il appartient que le ministre Koupaki doit d’abord commencer par agir. Ce n’est nulle part ailleurs. Le ministre Koupaki peut-il vraiment parler de restauration de l’éthique alors qu’il se sent à l’aise dans un gouvernement qui a moralement cautionné le développement des activités illégales de placement d’argent ? La question mérite en tout cas d’être posée. Point n’est besoin de se voiler la face. Le nouveau Président de l’Udbn n’est pas qualifié pour restaurer l’éthique en République du Bénin.

 Le masque est tombé ?

On comprend à présent un certain nombre de choses. Ceux qui, depuis des mois s’attendaient à voir le ministre Koupaki démissionner, gagneront mieux à consacrer leur temps à autre chose. L’appétit vient en mangeant et le technocrate a vraiment pris goût à la chose politique. Son discours le démontre d’ailleurs bien. Il veut aller après à l’expérience politique, faire comme ceux qui animent aujourd’hui la vie politique. Pour cela, il a réussi à se trouver un canal : l’Udbn. C’est dire clairement que Pascal Koupaki a enlevé le masque. Il faut désormais le voir comme tel. Non seulement qu’il est utilisé contre son ancien patron, mais aussi et surtout, il a fait l’option d’aller contre sa conviction.

Attendons de voir.                           

Affissou Anonrin

Lettre d’un transfuge du G13 à Issa Salifou Saley

Pour ceux qui ne l’avaient pas lu, voici en intégralité la lettre du député Rachidi GBADAMASSI à son collègue et ancien compagnon de lutte l’Honorable Issa Salifou « Saley »

LETTRE OUVERTE DU DEPUTE RACHIDI GBADAMASSI A SALIFOU ISSA « SALEY »

 Saley,

Mon disciple non affranchi,

Je t’ai lu dans ton quotidien Fraternité et je t’ai suivi sur ta chaîne de télévision Canal 3. Ce n’est pas pour la première fois que tu trames contre ma modeste personne.

Il y a quelques semaines tu as demandé aux jeunes journalistes de me vilipender en leur faisant ainsi violer le code de déontologie et d’éthique dans les médias. Leur premier forum a eu lieu autour de la chronique « Encore Gbadamassi ». Cette fois ci, ils sont revenus à la charge par l’entremise d’une autre chronique intitulée « GBADAMASSI selon maman ».

Je ne voudrais pas considérer  ces innocents parce que je sais qu’ils ne sont pas véritablement libres.

Maman Rosine SOGLO m’a attaqué et tu as cru que c’est le moment propice pour me foudroyer puisque je devrais être moralement abattu. Tu as commis une erreur grave. Je suis plus fort que jamais.

J’ai choisi ne pas répondre à maman parce qu’elle à l’âge de ma mère. On m’a appris qu’il faut respecter les vieillards et les faibles. Aussi, sais-je ce qui est à l’origine de sa conduite et je comprends parfaitement ce qui fonde sa logique. Je suis africain, c’est-à-dire j’ai été forgé dans le moule du respect et de la soumission aux aînés. Le droit, d’aînesse est une réalité comprise dans l’éducation que j’ai reçue. Aujourd’hui, maman est âgée de 78 ans. Ma mère à moi est vieille de plus de 80 ans. Elle ne possède plus la totalité de ses réflexes. A cet effet, je peux comprendre que maman aille facilement à la colère et à la démesure dans les jugements de valeurs et le regard sur l’autre. Par amour pour ma propre mère que j’affectionne particulièrement et qui représente tout pour moi car « A donner deux fois, celle-là qui a donné la vie », par respect pour la femme béninoise, je me garde de secouer maman Rosine SOGLO. Tu sais que je n’ai pas ma langue dans ma poche et que je suis un homme d’action et de combat d’idées.

J’ai aussi une raison nécessaire et suffisante, c’est la bonne et sincère amitié qui me lie à son fils Léhady SOGLO que j’admire énormément et avec qui je partage la même foi religieuse. A ses côtés, j’ai effectué le dernier pèlerinage sur la terre Sainte de la Mecque ; symbole de notre religion. Ce gentleman est l’un des rares congénères en qui je découvre la capacité et le talent requis pour conduire ce pays vers la prospérité et le bonheur dans un avenir très proche.

Je ne banalise pas aussi le fait que le second fils de maman, Galiou SOGLO, est membre du gouvernement et je n’ai pas de doute sur le fait qu’il soutient fermement les actions du Président Boni YAYI dont la réélection en 2011 constitue pour moi un défi et une préoccupation personnelle.

Pour en venir à toi Saley, tu me demandes de répondre à maman Rosine SOGLO. C’est l’ouverture de plusieurs fronts qui a fait perdre la seconde guerre mondiale à Adolph HITLER. J’ai  déjà ouvert un front qui prend en compte ton maître politique Adrien HOUNGBEDJI et toi. De plus, j’ai déjà encadré mon objectif et tu n’es pas suffisamment outillé pour m’en détourner. Je reste concentré sur ce seul front de combat jusqu’à la victoire finale en 2011. Rien ne m’oppose aux SOGLO. Cette famille est l’une des plus grandes de ce pays et je la respecte par politesse et humilité.

Par contre, envers toi et contre toi, je réagirai. J’avais choisi l’option de prendre de la hauteur mais il me semble que tu crois que le silence st une faiblesse. Cette fois-ci, je déterre la hache de guerre et je renfile ma paire de botte de combats. A tes dépends tu apprendras qu’on ne parle jamais mal de celui qui a été compagnon d’infortune de soi. Conter tous et au nom de l’amitié ; je t’ai considéré, admiré, respecté et choyé. Mais aujourd’hui, je romps tout pacte de non agression verbale et tout engagement de paix pour te faire courageusement face. Puisque tu m’as demandé de répondre aux accusations et aux préjugés qui véhiculent sur ma personne, je tiens à apporter ici quelques précisions qui ne sont pas des moindres.

Saley, tu n’as aucune idée de ta réelle généalogie. Voici ta généalogie originelle. Souffre d’accepter que tu n’es pas le fils du vieux Issa. Ce nom est trop beau pour que tu le portes car c’est celui d’un grand prophète. Ton vrai père fut neveux et chauffeur du feu président Taïrou GONGACOU qui faisait le trajet Djougou – Bohicon – Cotonou.

Dans ma prochaine lettre ouverte, je parlerai de comment tu as été conçu.

J’affirme haut et fort, je dirai même que je clame qu’il y a effectivement un député voyou, loubard, braqueur et coupeur de route. C’est bien toi. Lorsque tu as quitté Bohicon ta profession connue de tous était le solè. Cette activité consiste à vendre des véhicules volés. Tu es le premier béninois qui a réussi à convoyer des véhicules volés de l’Europe et de l’Amérique vers le Bénin.

En la matière, tu es une référence singulière. L’actuel siège de ta chaîne de télévision était la base arrière qui servait de terrain d’opération aux membres du gang dont tu étais le patron. C’était là qu’on lavait le sang humain des véhicules braqués. On lavait également les mains gantées de sang et on partageait les butins d’opérations sordides dont la mise en œuvre est réservée aux âmes perdues comme la tienne.

C’est dans l’accomplissement de cette activité qu’en 1995, tu as volé un véhicule Volkswagen au Nigéria que tu as vendu à un homme d’affaires d’origine sénégalaise qui se nomme Monsieur DIENG, Pauvre de lui ! Le véhicule ayant séjourné à Dogo Garage a été encore volé du Sénégalais et revendu à nouveau au Nigéria.

Je ne manquerai pas de préciser que tu as été appréhendé par les populations de Zongo qui t’ont molesté et t’ont fait jurer que tu allais définitivement finir avec le vol et le braquage. Les anciens qui étaient témoins en parlent encore aujourd’hui tout comme si c’était hier.

En France, tu as été maintes fois arrêté pour trafic de drogue et jeté en prison à cet effet. Jusqu’à présent, tu n’as même pas songé remercier les sages personnes qui sont intervenues de diverses manières pour que tu sois relâché. Les archives des services de renseignement et de sécurité de l’Etat français sont éloquentes à ce sujet. Jusqu’à ce jour, tu portes encore les séquelles de cet acte. Ce n’est pas pour rien que tu es régulier en France. C’est pour des raisons de santé. Les capsules de drogue que tu avalais à l’aide de sauce gluante ont sérieusement endommagé ton estomac et tes intestins. Cela est bien normal dans la mesure où ce à quoi l’on s’accroche solidement finit toujours par nous enliser. Main sur le cœur et sur le coran jure au peuple béninois que tu n’as jamais été arrêté pour la pratique du soleil. Peux-tu dire au peuple béninois les raisons pour lesquelles tu as été en prison en France ?

Saley, si tu prétends que mes allégations sont mensongères, viens jurer publiquement sur le coran. Je te défie que tu ne pourras jamais le faire. Moi, je jure sur le coran que tu faisais le solè et qu’il a failli t’emporter à l’au-delà.

Dans les jours à venir, je parlerai de comment tu as tué ton meilleur ami Misima qui détenait tous tes secrets, je parlerai aussi de comment tu t’es frauduleusement et illégalement octroyé BBcom, puisqu’il est devenu ton dernier espoir.

Saley, j’espère que tu n’as pas oublié que c’est moi qui ai fait de toi député. C’est moi qui t’ai amené à Kandi ; en témoignent les images pouvant montrer que tu tenais mon sac derrière moi.

J’ai tenu ton bras pour te présenter aux populations. Auparavant, tu n’avais aucun lien avec les populations de la première circonscription électorale. Personne ne te connaissait à Karimama, encore moins à Kandi. Je te souffle que pour la prochaine élection législative, je battrai campagne dans la première circonscription électorale et non la 8ème, s’il plaît à Dieu. Tu auras l’occasion de me démontre ce que tu vaux politiquement. Nous verrons de nous deux qui est le véritable baron politique du Septentrion et qui le restera.

Je sais que tu agiras sur la sensibilité du président Boni YAYI pour qu’il t’accepte dans ses rangs parce que lui ne te connais pas. Mais nous autres qui sommes toujours restés avec toi et qui te connaissons très bien sommes là pour veiller à ce que cela n’arrive jamais. Si je t’ai quitté c’est parce que tu as toujours utilisé mon étoile pour grandir et nos deux esprits ; le mien spirituellement plus fort que le tien, ne pouvait plus cohabiter.

Je suis au courant de ce qu’en complicité avec ton maître politique Adrien HOUNGBEDJI, tu as recruté des tueurs à gages pour me liquider physiquement. Eux et toi allez perdre votre temps car il est dit : « Ne chassez pas ce que vous ne pouvez pas attraper ».

Je réserve le vrai combat politique entre toi et moi pour les joutes électorales de 2011. L’arène politique déterminera qui a raison et qui a tort. Mais avant, sache et crois fermement que toutes les fois où tu chercheras, tu me trouveras revigoré et pétri d’embonpoint. Retiens que le combat est parti une fois pour de bon et que cette fois-ci, rien ne m’arrêtera.

Si tu es courageux, réponds à mon débat contradictoire sur ta chaîne.

Je ne vais pas clôturer cette lettre ouverte sans te dire que je me porterai toujours à merveille dans la Paix et la Bénédiction du tout Puissant Allah parce que moi je suis un enfant légitime et toi tu es un enfant illégitime.

Courageusement ton ancien maître !

Midterms : les sièges à risque

Midterms : les sièges à risque

« Un ouragan électoral pour les Démocrates ». C’est ce que Pollster.com et la plupart des instituts de sondages prédisent pour ces élections de mi-mandat. Reste à connaître l’étendue des pertes. Enjeux de ce triple scrutin: 435 sièges soit l’intégralité de la Chambre des représentants, 37 sièges sur 100 au Sénat, tandis que 37 gouverneurs sur 50 doivent également être renouvelés. Radiographie des états prêts à changer de camp, chambre par chambre. 

Le Sénat
Les Démocrates occupent actuellement 57 sièges au Sénat auxquels s’ajoutent 2 indépendants alliés. Sur les 37 sièges qui sont en jeu cette année, 13 ont très peu de chance de changer de bord. Les Donkeys risquent par contre de perdre l’Arkansas, l’Indiana et le Dakota du Nord.

L’issue est incertaine pour les 21 autres sièges. Les bastions démocrates pourraient bien en faire les frais, comme dans l’Illinois ou en Californie. Dans le Golden State, la Démocrate Barbara Boxer est au coude à coude avec la Républicaine Carla Fiorina, l’ancienne PDG de Hewlett-Packard.
Même les “swing state” qui ont voté pour Obama en 2008, pourraient à nouveau basculer. Dans l’Ohio, les sondages indiquent que les républicains ont l’avantage.

Les scrutins sénatoriaux revêtent également un aspect symbolique pour les leaders de la majorité.
Dans le Nevada, Harry Ried, le chef de file de la majorité au Sénat, joue la course contre la montre avec son challenger Républicain. Le Delaware, acquis depuis 36 ans à la cause de Joe Biden, est déstabilisé par l’entrée en jeu de Christine O’Donnel. Malgré quelques casseroles, la candidate républicaine soutenue par le Tea Party et par Sarah Palin, pourrait bien soutirer l’état au Vice-Président.

Les sièges au Sénat font même l’objet d’une lutte inter-parti. Bien qu’il puisse reprendre la main dans cette chambre, le GOP va devoir composer avec son nouvel meilleur-ennemi : le Tea Party. La Floride est le théâtre d’une triangulaire entre Marc Rubio, le candidat Républicain labellisé Tea Party, Charlie Crist, le gouverneur Républicain sortant devenu candidat indépendant, et le candidat Démocrate.

La Chambre des Représentants
Les Démocrates jouissent actuellement d’une large majorité à la Chambre des Représentants avec 255 des 435 sièges. Les estimations des pertes démocrates varient, mais le consensus actuel est que les Démocrates ont toutes les chances de perdre le contrôle de cette chambre.

L’élection des Gouverneurs
Très peu d’états semblent être décidés. Les Républicains ont toutes les chances de garder le Nebraska et de ravir le Wyoming. Pour les 35 autres états l’issue est incertaine, en particulier dans des bastions démocrates tels que le Massachusetts ou la Californie. Dans le Massachusetts, le gouverneur Démocrate actuel Deval Patrick essaie de garder sa place face au challenger Charlie Baker. En Californie, Arnold Schwarzenegger a atteint la limite du nombre de mandats et laisse la candidate Républicaine Meg Whitman, ancienne PDG d’eBay, se mesurer au candidat Démocrate Jerry Brown.

Pourquoi critiquer alors que regarder en se taisant suffit?

René DESCARTES dans les « Méditations Métaphysiques » définissait l’homme comme un être mortel et capable de l’erreur, c’est selon lui un être fini imparfait.

La conduite des affaires d’une Cité ne saurait incomber aux seuls citoyens élus pour ce faire.

Aucun homme n’ayant le monopole des idées parfaites, il urge pour le bien de tout un chacun et de tous de rappeler aux citoyens qui ont la charge de gérer la Cité, ce pour quoi ils ont été élus et passer au peigne fin les décisions qu’ils prennent en notre nom.

Chacun a son opinion et l’opinion est souvent faite de bon sens. Ceux qui sont au pouvoir ont besoin d’être assistés par le peuple et non applaudi par le peuple selon Emmanuel Kant qui affirme par ailleurs que « la possession du pouvoir corrompt inévitablement la raison ».

Rester passif et laisser les pouvoirs publics gérer et régenter la vie publique de l’Etat à leur guise sans aucun regard critique ne saurait faire avancer un Etat sinon que ces pouvoirs publics, imbus de leur autorité succomberont dans l’excès de zèle et  risquent fort de se détourner de la mission à eux confiée par le peuple.

Un chef de gouvernement doit alors prendre de la hauteur et accepter les différences de vues; condition sine qua non pour une solution de développement saine.

Une démocratie saine est une démocratie dans laquelle les opinions, aussi critiques soient-elles, doivent s’exprimer librement.

Les pouvoirs publics ont tout intérêt à laisser libre cours aux critiques, à faire leur travail comme il se doit et comme ils le peuvent et le reste, l’histoire le dira.

aymard