Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Mensuelles: novembre 2010

Elections ivoiriennes : Les résultats provisoires du second tour de la diaspora

Les résultats provisoires sont disponibles pour la diaspora et sont comme suit :

Laurent GBAGBO : 40,03%

Alassane OUATTARA : 59,97% 

POURCENTAGE GENERAL PROVISOIRE (%)

Diaspora

LMP : 40.03%

RDR : 59.97%

               LMP             RHDP
 laurent-Gagbo rhdp-alassane 
Pays Inscrits Votants Nuls Suffrages GBAGBO LAURENT OUATTARA ALASSANE
Mali 1513 1035 61 974 238 736
Burkina Faso 1400 944 47 897 305 592
Guinée 746 519 13 506 219 287
Italie 0 0 0 0 0 0
Danemark 167 134 1 133 101 32
Belgique 709 552 6 546 269 277
Allemagne 297 205 1 204 111 93
Espagne 401 270 7 263 76 187
Gabon 981 802 18 784 108 676
Ghana 847 538 05 533 298 235
Mali 1,513 1,035 0 0 0 0
Afrique du sud 394 319 4 315 173 142
Suisse 440 301 9 292 175 117
Maroc 757 368 3 365 164 201
Senegal 0 0 0 0 0 0
Canada 1114 774 4 770 404 366
Tunisie 535 362   364 157 197
Royaume Uni 1849 1347 18 1329 726 603
Usa 3184 2386 28 2358 728 1630
SOUS-TOTAL 15333 10,856 233 1623 4252 6371
POURCENTAGE
        40.03% 59.97%
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Côte d’Ivoire Mission d’observation de l’UE : Un second tour sous tension

Télécharger la déclaration

declaration preliminaire union européenne

Confusion autour de la Commission électorale en Côte d’Ivoire

Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale ivoirienne.

Confusion autour de la Commission électorale en Côte d’Ivoire

Par RFI

En milieu de journée ce mardi 30 novembre, la Commission électorale indépendante n’a toujours pas communiqué les résultats partiels du second tour de la présidentielle. Sur place, la tension est perceptible. La télévision ivoirienne qui devait diffuser ces résultats a démonté son matériel et le président de la CEI a quitté les lieux. Quant à la conférence de presse qui était prévue, elle a été annulée et les journalistes présents ont été priés de quitter les lieux. 

Gros cafouillage ce matin au siège central de la CEI. Vers 9H00 TU, les équipes de la télévision nationale présentes sur place ont reçu consigne de plier bagages. Ce qu’elles ont fait aussitôt. Et à 9H45, tout était terminé. La RTI, la Radio télévision ivoirienne, avait vidé les lieux. Evidemment, les journalistes accourus de partout pour s’informer sur ce qui se passait étaient nombreux dans la cour de la CEI. Peu après 11H00, les forces de l’ordre les en ont fait partir. Rappelons que c’est du plateau de la RTI installé à la CEI qu’étaient, jusqu’à présent, livrés les résultats provisoires de l’élection présidentielle.

 
Témoignages d’un de nos envoyés spéciaux un peu après 12 h 00 GMT devant la CEI

«Il y a cinq minutes on a vu passer le président de la CEI, 45 minutes environ après avoir rencontré le représentant des Nations unies au siège de la CEI. Pour l’instant les membres de la CEI sont toujours à l’intérieur.  Il y a actuellement barrage devant la RTI et une dizaine de casques bleus qui sont installés devant le siège»

On s’interroge bien entendu sur les raisons de cet éloignement de la presse du siège central de la CEI. Et il y a de quoi. Ainsi, pourquoi les confrères d’Onuci FM (la radio des Nations unies), qui ont aussi un studio sur place, ont-ils été également priés de lever le camp ? Deux journalistes de RFI ont pu néanmoins demeurer discrètement dans les locaux. L’un d’entre eux a pu ainsi constater que les commissaires centraux continuaient de consolider les résultats du second tour dans la grande salle du premier étage. A un moment, l’un de nos journalistes dit même avoir entendu des éclats de voix qui sourdaient à travers les portes de la salle. Mais il est vrai qu’au premier tour, affirme-t-il, il avait également entendu des éclats de voix entre les commissaires centraux dans les mêmes conditions.

Vers 11H45, le patron de l’Onuci Yung Jin Choi est arrivé sur place pour rencontrer le président de la commission Youssouf Bakayoko. Le représentant de l’ONU dans le pays s’est rendu ce mardi matin au siège de la CEI.

Pour son porte-parole, Hamadoum Touré, la Commission électorale travaille toujours. « Ce matin, les fonctionnaires de l’ONUCI en ont profité pour rendre visite aux commissaires, qui sont en plein travail, pour les encourager et leur dire notre disponibilité à poursuivre notre appui. »

Le verdict des observateurs de l’Union européenne

Dans ce contexte, une délégation des observateurs de l’Union européenne a convié la presse, ce mardi matin, pour revenir sur la tenue du scrutin de dimanche. Les observateurs de l’UE  ne cachent pas que le second tour s’est déroulé sous tension. Il y a eu des morts dans l’ouest, des blessés, des obstructions de vote. Mais d’après eux, dans 96% des bureaux de vote observés, le vote de dimanche s’est déroulé de manière très bonne, bonne ou acceptable.

En clair, d’après eux, le jour du scrutin, les Ivoiriens ont pu exprimer leur choix. En revanche, la mission d’observation de l’Union européenne ne tire pas de conclusion définitive sur l’ensemble du processus électoral, car celui-ci n’est pas achevé.

Pour elle, c’est à la Commission électorale indépendante puis au Conseil constitutionnel de proclamer les résultats provisoires puis définitifs de cette élection. La mission de l’Union européenne encourage par ailleurs la CEI a annoncer le plus rapidement possible les résultats partiels. Enfin, signe de la tension actuelle, la mission d’observation a décidé de retirer la plus grande partie de ses observateurs du territoire ivoirien.

Le camp Gbagbo a annoncé, lundi, avoir saisi la CEI « pour faire en sorte que (les) résultats soient invalidés » dans au moins trois régions du nord, tenues par l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis le putsch avorté du 19 septembre 2002. Dans cette zone, où Alassane Ouattara avait dominé le premier tour, les élections « n’ont pas respecté les normes d’un scrutin transparent », a affirmé le porte-parole du candidat Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan, dénonçant des « bourrages d’urnes ». « Au regard des chiffres en notre possession », M. Gbagbo « ne peut perdre cette élection », malgré la « fraude», et son rival «ne peut légitimement avancer qu’il gagne, contrairement à ce qui se murmure », a-t-il assuré. Le camp Ouattara, de son côté,  affirme que les partisans de Laurent Gbagbo ont empêché ses électeurs de voter notamment dans le centre-ouest, en zone loyaliste et affirme que le président sortant est dans une logique de « confiscation de l’élection ».

La mondialisation sans l’Afrique

La mondialisation est un processus d’intégration internationale. C’est selon Simeon Ibi Ayayi, Professeur d’économie à l’Université d’Ibadan au Nigeria et ancien consultant de la Banque Mondiale  « l’interaction croissante entre les activités, notamment économiques des sociétés humaines de part le monde et leur intégration de plus en plus en poussée ».

La principale caractéristique de la mondialisation est « l’intensification des relations par delà les frontières », laquelle intensification est favorisée par une libéralisation économique rapide et les progrès techniques de l’information dans les domaines du commerce des flux financiers et de l’investissement direct étranger.

La mondialisation est donc un nouveau mode économique conçu, entretenu et imposé par les nations riches pour contenir une fois de plus les nations pauvres.

« D’un côté la mondialisation offre des promesses de croissance du commerce et de l’investissement international, de l’autre, elle accroit les risques d’instabilité et de marginalisation » écrivait Mohamed DAOUAS dans Finance et développement : « L’Afrique face au défi de la mondialisation décembre 2001 ».

On a oui dire que la mondialisation entraine la croissance et le développement économique. Mais que constate t’on si ce n’est le grand écart qui existe et se creuse davantage entre pays pauvres et pays riches. Les pays riches s’enrichissent davantage et les pays pauvres continuent majestueusement leur descente aux enfers.

De 1960 à 1969, la part moyenne de l’Afrique aux exportations et importations mondiales était de 5,3% et 5,0% respectivement et de 1990 à 1998 elle n’était que de 2,3% et 2,2%, stagnant à 2% depuis l’an 2000.

Une partie du monde gouverne l’autre partie à travers les institutions telles que l’OTAN, l’ONU (qualifiée de « machin » par De Gaulle) et n’encourage guère l’innovation et le développement.

L’on a oui dire aussi que la mondialisation est une chance inouïe pour l’Afrique, qu’elle profiterait de cette aubaine pour être présente sur le marché international. Présente sur le marché international, elle est devenue la poubelle des puissances occidentales avec les voitures et autres objets d’occasion, les résidus de matières toxiques jetés sournoisement sur le continent.

Avec la mondialisation, les Etats devraient se fusionner puisqu’il ne devrait plus exister de frontière mais c’est tout le contraire qui se constate : c’est que les pays occidentaux ferment plus leurs frontières qu’auparavant. La mondialisation a favorisé la mobilité du travailleur mais l’emploi est précaire, l’embauche définitive est devenue une denrée rare car, le but central de la mondialisation est d’augmenter la concurrence sur le marché du travail afin de minimiser le « coût du travail » et de maximiser le profit des entreprises, des multinationales

Malgré leurs engagements à garantir l’ouverture des marchés, les membres du G20 continuent de prendre des mesures protectionnistes dont pâtissent surtout les pays en développement. Le rapport de Global Trade Alert publié après le dernier sommet en juin des pays du Groupe des Vingt qui réunit les pays industrialisés et les principales puissances émergentes fait état de la mise en œuvre par ces pays de 111 mesures qui nuisent aux échanges internationaux.

Le nombre de mesures de ce type prises durant la crise et dans les mois qui ont suivi dépasse 500, souligne encore le texte publié avant le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G20, en Corée du Sud.

En clair, les analyses économiques pour le continent ont échoué et l’Afrique n’a rien tiré si ce n’est qu’elle se retrouve endettée, forcée de privatiser les services et sociétés publics afin d’avoir de liquidités, revenir sur le marché pour ensuite faire face au protectionnisme de ces mêmes pays riches ; un éternel recommencement. Il faut donc redéfinir la mondialisation et en revoir le mécanisme de fonctionnement.

La préoccupation immédiate avec la mondialisation, c’est de détruire toutes les barrières sous toutes leurs formes pour imposer au monde un ordre économique nouveau et unique qui influencera d’autres domaines de la vie. A un monde unique, correspond une pensée unique. Avec la mondialisation, note serge LATOUCHE, « l’Etat s’efface derrière le marché ».

Bref, la mondialisation vise à briser toutes les particularités pour n’imposer que l’universelle. Les pays développés ont instauré ce nouveau système de pensée unique pour étouffer le monde et le faire marcher selon leur bon vouloir. Il faut le savoir et prendre conscience que la mondialisation telle que dessinée, est un nouveau système mystificateur. Malheureusement, les discours politiques dans les pays Africains ignorent cette réalité.

Face à cette machine mondialisante, les africains ont le devoir de réagir.

« Je veux lui apprendre à vivre », écrivait Rousseau. Il faut apprendre à vivre ou réapprendre à vivre aux africains, leur inculquer le sens de la solidarité, la valeur du travail et du travail bien fait, l’importance de la sagesse.

Il faut nécessairement agir dans le sens de leur maintien sur le marché du commerce international pour ne pas être plus tard objet de curiosité archéologique, agir dans le sens de la préservation de leur particularité et en même temps d’une ouverture attentive et intelligente vers les autres.

Il faut absolument aux Africains, le travail et le travail bien fait et tout ceci passe par des institutions stables, des gouvernements responsables et non qui dilapident les maigres ressources disponibles, le respect du droit de la propriété privée, l’absence de corruption pour un indice de développement humain élevé. Et alors, les Africains devront s’efforcer de mettre en œuvre l’Unité pour affronter le marché culturel et financier vaste et toutefois restreint qu’ouvre la mondialisation.

“l’Afrique doit s’unir ou périr” disait en son temps Kwamé Nkrumah. Ceci, plus qu’une nécessité est un devoir ou alors, elle aurait programmé sa propre disparition.

aymard

AFRIQUE : 30 millions d’hectares vendus à des investisseurs étrangers

Plus  de 45 millions d’hectares de terres agricoles dans le monde, dont les deux tiers en Afrique avec 30 millions d’hectares, ont été vendus à des investisseurs étrangers, entre octobre 2008 et août 2009, selon le  rapport d’Oxfam Grande-Bretagne. Ces superficies représentent environ quatre fois la superficie d’un pays comme le Malawi, précise  l’ONG, qui dénonce une « mainmise des investisseurs étrangers sur ce secteur » qui menace la sécurité alimentaire dans plusieurs régions d’Afrique puisque ces terres sont destinées à une agriculture industrielle  – biocarburants –  à lourd impact sur l’environnement et la diversité des écosystèmes. Ce chiffre a été multiplié par dix, par rapport à l’année précédente, et plus particulièrement  en Afrique où les terres sont bradées par les populations locales et des agriculteurs à des spéculateurs travaillant pour le compte de grands investisseurs et de multinationales en quête de vastes superficies pour divers projets. Deux tiers des terres achetées l’ont été en Afrique, où l’insécurité alimentaire est plus importante. En 2010  au Mozambique, le nombre d’hectares cédés avoisinerait les 11  millions.

Les Africains se débarrassent eux-mêmes  de leurs terres pour  se retrouver plus tard sans terre cultivable et finalement mourir de faim puisque celui qui a la terre possède la richesse. Ils préparent petit à petit leur disparition.

Bénin : Réaction du Président Lazare Sèhouéto à « Le masque de l’U.N. » du journaliste Sulpice Gbaguidi du groupe de presse Fraternité – Canal 3

Bénin

Cotonou, le 24 Novembre 2010

Sèhouéto Lazare Président de Force Clé,

Vice Président de l’Union fait la Nation Cotonou

A Monsieur le Directeur Général du Groupe de Presse Fraternité

(attention : Canal 3 et Quotidien Fraternité)

           Monsieur le Directeur Général,

J’ai lu avec intérêt la chronique de Sulpice Gbaguidi, intitulé « le masque de l’UN », publié dans Fraternité, présenté et commenté ce mercredi 24 novembre 2010, sur les écrans de Canal 3. Pour l’essentiel, la chronique a informé l’opinion publique que « la messe de Goho aura été celle des loups amnésiques hurlant contre le symbole de Fcbe ». Le chroniqueur s’est demandé sur ce qui a bien pu « pousser l’Un à s’engager dans l’œuvre honteuse de la destruction de symbole ». Puis il a décrété l’incapacité de l’Un à combattre Yayi et à faire le bonheur des Béninois. Habituellement, Sulpice Gbaguidi fait preuve d’honnêteté intellectuelle. Je me demande ce qui a bien pu se passer, pour qu’il se méprenne au point où il l’a fait. Il s’est trompé, avec ses collègues. Je me permets de faire une seule analyse sur un seul point, et de donner une information. L’analyse. Quoi qu’il est ou représente, Lazare Séhouéto peut commettre des fautes, voire des péchés. En supposant qu’il en ait commis, cela ne justifie guère que l’ensemble de l’Union fait la Nation soit crucifié et que Sulpice Gbaguidi, décrète qu’elle « ne fait plus rêver », est décevante, « ne rassure pas » et n’est « pas prête à boucher la jarre trouée … ». C’est injuste. Ce genre de généralisation et d’appréciations excessives, au regard des faits, ne peut pas, ne doit pas provenir de braves personnes suffisamment informées et capables d’accéder à l’information. L’information. J’ai parlé de cauris et des partisans de Cauris au cours de mon intervention en Fongbé. Je me suis adressé à l’assistance, dans cette difficile langue, en leur confiant la tâche d’aller vers les partisans de Cauris et de les inviter à rejoindre notre combat. Car, c’est un combat commun, que « c’est notre père qui est en agonie. Aucun fils ne sera de trop pour le guérir. Chaque enfant doit accourir au chevet de son père malade ». A l’entame de ces propos, en évoquant le symbole de Cauris, j’ai fait remarquer que sur la terre de Houégbadja, on ne doit pas plaisanter avec le symbole du Cauris, puisqu’il est intimement lié au culte des Rois (Zomadonou). C’est pourquoi, nous devons aller vers ces frères et leur expliquer qu’il ne s’agit point du combat d’un camp contre un autre, que l’enjeu, c’est la guérison de « notre père commun, malade, qui est entre vie et trépas ». En quoi, ces propos pourraient être assimilé à du régionalisme ? En quoi, ces propos relèvent-ils d’une « œuvre honteuse de la destruction de symbole » ? Sulpice Gbaguidi est probablement de bonne foi, puisque je ne connais pas son niveau de langue en fongbé. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Sa chronique, fondée sur des méprises graves et un contre-sens évident, dans sa lecture de mes propos, a nui à l’Union fait la Nation. Mais l’essentiel pour moi, c’est qu’enfin, cesse le débat par procuration sur le régionalisme. Faisons le débat public direct, chers amis au pouvoir. Organisez le débat, chers amis de Canal 3. C’est plus sain. Et Sulpice Gbaguidi ne se sentira plus obligé de distribuer bons et mauvais points, selon sa mesure, selon son humeur et dans les limites où il veut bien s’informer.

Recevez mes meilleures salutations.

L. Sèhouéto

Débat télévisé Gbagbo-Ouattara – Un fait inédit pour relancer la Côte d’Ivoire

Le face à face entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara à la RTI a bel et bien eu lieu hier jeudi 25 Novembre 2010 et s’est déroulé sous haute surveillance militaire.

2 h15 minutes c’est le temps qu’a duré ce débat historique entre les deux hommes qui s’étaient regardés depuis des années en chiens de faïence.

Deux heures aux cours desquelles les deux candidats ont défendu leurs programmes aux fils des thématiques, avec des débats d’idées et non de mots ou de grossièretés comme certains le craignaient.

Le premier à prendre la parole fut l’ancien premier ministre et candidat du rassemblement des républicains, Alassane Dramane Ouattara qui a une fois précisé l’enjeu de ce scrutin.

Les deux candidats ont montré leur volonté de sortir de cette crise qui n’a que trop duré.

Leurs échanges ont eu lieu dans un esprit de courtoisie donnant ainsi une bonne leçon à ceux qui ont encore des doutes sur la capacité des acteurs à se respecter.

Les programmes des deux candidats se rejoignaient quasiment sur de nombreux points. Le seul sujet majeur de discordance entre les deux hommes est la guerre. Un point sur lequel, ils se sont rejetés mutuellement la faute.

Le couvre feu sera instauré dimanche dès 22 heures a déclaré Laurent Gbagbo, à la grande stupéfaction de Ouattara qui trouve que cette décision « dramatise les choses » alors que les incidents sont « localisées ».

Ce débat a permis à Ouattara de vanter son passé au FMI et de redessiner les contours déjà existant de la cour constitutionnelle tout en remettant en cause l’intégrité des propos des tenants du barreau. Il est pour la séparation des pouvoirs.

« Je suis économiste, faites-moi confiance et je résoudrai les problèmes économiques du pays », a-t-il demandé aux Ivoiriens. « Diriger, c’est avoir le sens de l’État. Les grands chefs d’État n’étaient pas des économistes », a rétorqué Gbagbo, invoquant De Gaulle, Pompidou, Mitterrand… et Houphouët-Boigny, médecin africain de formation qui n’étaient pas des économistes mais ont été de bons dirigeants pour leur pays.

Un état de droit, tel est le projet de Ouattara, la question de la liberté de la presse est aussi abordée et à ce niveau il déplore le peu de liberté dont les journalistes font la preuve.

Pour Laurent Gbagbo, la justice n’est pas en bonne santé, reconnais t’il. Mais un travail est déjà en cours, il faut d’abord accélérer la décentralisation, il faut que dans chaque région il y ait une cours d’appel (il n’y en a que trois 3).

La séparation de tous les pouvoirs est impérative et il propose la décentralisation.

Ouattara n’épouse pas cette idée et affirme « je suis contre la politique de décentralisation, j’estime que cela a été fait à la hâte, ceci étant la décentralisation devra se revoir à travers une loi. Refaire un découpage du pays en région, département, communes ».

Laurent Gbagbo a saisi l’occasion pour rappeler à ses concitoyens qu’il est un véritable homme de paix. « A Pretoria j’ai accepté que la CEI aille en majorité aux opposants, où a-t-on jamais vu ça ? »

« Si nous sommes aujourd’hui face à face, c’est parce que j’ai agi dans le sens de la paix. J’ai engagé le dialogue direct qui a abouti aux accords de Ouagadougou. Nous allons continuer ainsi ».

Gbagbo veut revoir le dispositif militaire de la Côte d’Ivoire afin que l’armée ivoirienne soit à la hauteur et à l’image de la place qu’occupe la Cote d’Ivoire dans la sous région.

Pour lui, les secteurs de la relance vont s’articuler sur l’agriculture.

Son challenger Ouattara a la même vision ; pour lui la pauvreté n’est pas une fatalité. « Je connais les souffrances des uns et des autres » avant de renchérir « mon programme vise à résoudre les problèmes économiques et sociaux, trouver des ressources pour les injecter dans les secteurs de la relance, l’agriculture, l’emploi pour la jeunesse 600Milliards ».

Les deux candidats ont réitéré leur envie de sortir de la crise en reconnaissant les résultats du second tour de dimanche prochain comme ils seront proclamés par la Commission électorale indépendante (Cei).

Je suis heureux que le Premier ministre (Ouattara) et moi, nous ayons accepté chacun d`accepter le résultat” de cette élection historique, a affirmé Gbagbo.

J`espère gagner parce que je veux offrir quelque chose à mon pays (mais) si je perds, ce n`est pas un problème“, a déclaré Ouattara.

Ils se sont par la suite félicités en se donnant une accolade amicale. Grande leçon d’humilité et de responsabilité donnée aux hommes politiques africains.

Pourvu que toutes ces promesses d’appel au calme et de l’acceptation des résultats du vote soient respectées.

aymard

Le Président Blaise Compaoré réélu à la tête du Burkina Faso

La commission électorale vient de proclamer les résultats provisoires des élections présidentielles du 21 novembre.

Le chef de l’Etat burkinabè, candidat à sa propre succession Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 23 ans vient de remporter l’élection présidentielle haut les mains dès le premier tour avec 80,2% des suffrages.

Selon Moussa Michel Tapsoba, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), il aurait obtenu un peu plus de 1,3 million des voix, soit 80,2% des suffrages exprimés. Pour une élection dont le taux de participation avoisine les 50%.

Ses deux gros challengers ont obtenu : 8,18 % pour Hama Arba Diallo le député-maire de Dori (nord) et 6,34 % pour  Bénéwendé Stanislas Sankara, chef de file de l’opposition qui avait obtenu en 2005 4,88%.

aymard

Côte d’Ivoire : premier débat télévisé pour les deux finalistes

Les deux candidats finalistes : Alassane Ouattara (G) et  Laurent Gbagbo (D).

Ce jeudi soir sera un grand moment pour tous les Ivoiriens qui d’ailleurs attendent avec impatience ce débat télévisé prévu se tenir à la radio télévision nationale entre les deux finalistes de la présidentielle, le candidat de la majorité présidentielle Laurent Gbagbo et son challenger, candidat du rassemblement des républicains Alassane Dramane Ouattara.

Le second tour aura lieu le 28 novembre et ce débat, une première dans le pays et peut-être même dans la sous-région ouest africaine vient à point nommé et démontrera la capacité des deux finalistes à répondre aux exigences du peuple, leur maitrise des dossiers de la République, leur hauteur d’esprit et de vue surtout que ces derniers jours ont été marqués par une escalade verbale entre les deux candidats et quelques affrontements entre leurs militants.

Laurent GBAGBO a d’ores et déjà affirmé être prêt à ce débat ; « Ma bouche le demande », a-t-il dit et Ouattara se dit tout aussi prêt à s’y soumettre.

La nouveauté en Côte d’Ivoire : un second tour, un débat entre les deux finalistes, inédit. Ce débat débutera ce soir à 21 heures temps universel dans les locaux de la Radio télévision ivoirienne.

aymard

Boni Yayi troue, liquéfie et coule son régime

 Par DP 24 Heures

Déclarations tendancieuses sur la jarre trouée du roi Ghézo

Yayi troue, liquéfie et coule son régime

 

Le chef de l’Etat a lancé la bombe dans l’arène politique. Il s’est attaqué au symbole de l’unité du royaume de Danxomè. Des déclarations qui supposent que le régime est en déphasage avec l’histoire du pays. Mais en réalité, la proposition d’une nouvelle poterie est une preuve de l’état de dégradation et de déperdition avancée du régime du Changement.

Il est important pour la mémoire du roi Guézo d’éviter de relier les déclarations de Boni Yayi au symbole naturel de la jarre trouée. La prospection minutieuse de l’actualité politique nationale montre clairement que le chef de l’Etat a trahi son appareil politique. Le bourreau de la classe politique béninoise secouée par des vagues de scandales, et soumise à toute déstabilisation n’est personne d’autre que la mouvance présidentielle. Plusieurs indices probants justifient le climat sobre dans lequel patauge actuellement le régime du Changement et ses partisans.

Depuis l’avènement du régime de Changement, de nombreux actes sont en contradictions avec l’unité nationale et le développement prôné par tous les anciens rois du pays. L’erreur communicationnelle est tellement si grande lorsqu’on tente de rechercher les auteurs de la crispation de la tension sociale et de la faiblesse de l’économie nationale. Les partisans du régime doivent comprendre que les propos tenus par leur leader viennent confirmer tous les griefs portés contre eux par le peuple. C’est un symbole de la liquéfaction à outrance du régime. Des faits récents confondent les thuriféraires du Changement. De nombreuses affaires inattendues ont secoué le pays dans un sens comateux. Il est donc clair que Boni Yayi doit identifier dans son entourage les coupables de la situation actuelle du pays. L’honnêteté intellectuelle l’oblige même à se questionner, scruter sa mémoire pour savoir s’il n’a guère contribué à cet état de choses. Mais comme l’a dit quelqu’un, il faut sanctionner dur et très dur au moment opportun. Dans le camp Yayi, on provoque avec vivacité la descente aux enfers du régime. Le chef de l’Etat fait couler dans la douleur son régime. Il permet au peuple de se décider le plus tôt que possible.

Jean HOUESSOU