Le Blog de Aymard

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Archives Journalières: novembre 8, 2010

Sarkozy est un des problèmes de la France, dixit Villepin

«Je veux me battre pour apporter des solutions. Nous avons besoin de remettre ce pays à l'endroit. Or nous sommes à l'envers. Nous n'avons pas de vision de là où nous devons aller et nous prenons l'eau», promet Dominique de Villepin.

«Je veux me battre pour apporter des solutions. Nous avons besoin de remettre ce pays à l’endroit. Or nous sommes à l’envers. Nous n’avons pas de vision de là où nous devons aller et nous prenons l’eau», promet Dominique de Villepin.

Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

«Cette parenthèse politique que nous vivons depuis 2007 doit être refermée. Les résultats ne sont pas là, notre pays est amoindri, et nos principes sont affectés», estime-t-il. Pour Xavier Bertrand, l’ex-premier ministre cherche à «faire le buzz».

«Je dis que Nicolas Sarkozy est aujourd’hui un des problèmes de la France, et parmi les principaux problèmes qu’il faut régler». Habitué des réquisitoires sans concession contre le chef de l’Etat, Dominique de Villepin n’a pas failli dimanche matin sur Europe 1. «Cette parenthèse politique que nous vivons depuis 2007 doit être refermée», a plaidé l’ancien premier ministre, devenu au fil des mois l’un des opposants les plus virulents du chef de l’Etat, qui le soupçonne d’avoir monté l’affaire Clearstream pour l’empêcher d’accéder à l’Elysée. «L’homme que j’ai connu vaut mieux que cela. Il n’a pas atterri depuis qu’il est à l’Elysée», a renchéri Dominique de Villepin, qui dénonce l’absence de prise de Nicolas Sarkozy avec la réalité.

«Les résultats ne sont pas là, notre pays est amoindri, nous sommes divisés, nos principes sont affectés», fustige l’ex-locataire de Matignon, qui «veut se battre pour remettre le pays à l’endroit». «Nous avons besoin de nous consacrer tous ensemble à l’essentiel. Or, nous nous divertissons: regardez le spectacle pitoyable de la vie politique française», à l’image du feuilleton du remaniement. «On n’a jamais vu une compétition ministérielle qui s’étale aux yeux de tous pendant quatre mois», remarque le président de République solidaire, qui reste un membre de l’UMP. «Nicolas Sarkozy, en voulant s’arroger l’ensemble des pouvoirs, a troqué sa fonction de Président pour celle de premier ministre. Personne n’exerce, aujourd’hui en France, la responsabilité de président de la République», assène-t-il.

Levée du secret défense dans les affaires d’espionnage de journalistes

Autre crise mal gérée, selon Dominique de Villepin, la réforme des retraites. «Le conflit va laisser des traces, ce qui conduira sans doute à l’application de la réforme très différente de ce qui a été prévu du texte original. C’est une victoire à la Pyrrhus. Nicolas Sarkozy est vainqueur dans sa tête. C’est une très mauvaise chose pour lui», prédit-il. L’ancien premier ministre n’est pas non plus favorablement impressionné par les derniers développements de la polémique sur l’espionnage des journalistes, dont le Canard enchaîné accuse l’Elysée d’être responsable. Interrogé sur la plainte de Claude Guéant contre Medipart, Dominique de Villepin avoue ne pas comprendre la démarche de son successeur au secrétariat général de l’Elysée. «Il n’y a pas moyen de faire la lumière sur ce dossier», observe-t-il.

C’est pourquoi, Dominique de Villepin encourage la levée du secret défense pour savoir comment a été identifiée la source du journal Le Monde dans l’affaire Bettencourt. «Allons jusqu’au bout. Quand la Direction centrale du renseignement intérieure est sollicitée pour des affaires privées qui concernent le chef d’Etat, on prête le flanc au soupçon, Un mauvais pli a été pris», regrette-il. Une éventuelle candidature de Dominique de Villepin à la présidentielle de 2012 dépendra de l’issue du procès en appel de Clearstream, qui se tiendra en mai prochain.

srce: lefigaro.fr

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Pierre Adovèlandé comme Séfou Fagbohoun

Le gouvernement du changement serait en train de préparer une nouvelle cellule à Pierre Simon Adovèlandé à la prison civile de Cotonou. Après sa libération sous caution par la Cour suprême, Me Sadikou Alao s’affaire pour le rejeter derrière les barreaux de la maison carcérale de Cotonou. C’est à croire qu’il fait peur au pouvoir en place comme ce fut le cas de l’honorable Séfou Fagbohoun dans un passé récent. Plusieurs fois, sa libération aussi a été contestée. Il a été sauvé par sa maladie qui l’a conduit directement dans un hôpital français à Paris. Revenir au pays lui était difficile après sa guérison. Mais il a fini par retrouver le chemin d’Adja-Ouèrè après les interventions de plusieurs personnalités de la sous-région. Le cas d’Adovèlandé est donc similaire à celui de Fagbohoun qui a vécu la croix et la bannière à la prison civile de Cotonou. La différence serait peut-être que le second a été candidat aux élections législatives depuis les geôles. Et si le premier veut totalement ressembler à Séfou Fagbohoun, il lui faudra être candidat à l’élection présidentielle de 2011 si éventuellement il retournait en prison, ce que nous ne souhaitons pas.

8-11-2010, Léandre ADOMOU

Côte d’Ivoire: Présidentielle 2010/ Le second tour fixé au 21 novembre

 Le second tour de l’élection présidentielle se tiendra le 21 novembre et mettra aux prises le Chef de l’Etat sortant Laurent Gbagbo de La Majorité Présidentielle (LMP) et l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara du Rassemblement des Républicains (RDR). C’est l’annonce faite avant hier samedi 6 novembre par le Conseil constitutionnel lors d’une déclaration officielle.

Après le premier tour le 31 octobre dernier, « un deuxième tour du scrutin sera organisé le dimanche 21 novembre 2010 », a déclaré le Président Paul Yao N`Dré. « Les candidats qualifiés pour se présenter au deuxième tour du scrutin sont M. Gbagbo Laurent et M. Ouattara Alassane », a-t-il précisé.

Il a indiqué qu’ « Aucune réclamation concernant la régularité du scrutin ou son dépouillement n’a été présentée par voie de requête écrite au président du Conseil constitutionnel ». Ainsi donc, contre toute attente et en fonction des délais pour d’éventuelles réclamations, l’on croyait que le second tour serait fixé au 28 novembre.
Cette déclaration du Conseil constitutionnel intervient en outre quelques temps après que les leaders d’opposition, notamment Henri Konan Bédié Mabri Toikeusse ont réclamé un recomptage des voix.

A noter que le premier tour avait vu une participation de près de 80% des électeurs avec au final la qualification de Laurent Gbagbo de La Majorité Présidentielle (LMP) et l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara du Rassemblement des Républicains (RDR) pour le second tour.