Le Blog de Aymard

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Archives Journalières: novembre 10, 2010

2006-2011 : la médiocrité au pouvoir

Quand l’intelligence a déserté le forum, la médiocrité s’est installée.

On pourrait me trouver un antiyayisme primitif mais je ne pus rester passif face à cette mauvaise gestion de Boni Yayi que certains s’amusent encore à qualifier de meilleure depuis les années 90.

Les jours passent et rapprochent inexorablement notre Pays, sa démocratie et son peuple, vers l’une des échéances les plus cruciales de son histoire, de l’histoire du renouveau démocratique enclenché depuis 1990. Je suis personnellement mobilisé pour cette échéance car comme beaucoup je me suis lancé le défi de réveiller les esprits dormants, d’informer pour contrecarrer ceux qui piqués par le virus de l’émergence ont pris pour seule activité la désinformation, la médisance, le sabotage et la manipulation politicienne et malsaine, chose qui n’avait jamais été vue auparavant en tout cas pas avant 2006. Je me suis fait ce devoir que le temps nous permettra d’accomplir.

Je me tiens debout comme un éveilleur de conscience, debout pour faire barrage au sabotage en savante orchestration depuis la marina par le régime dit du changement et de l’émergence contre la démocratie béninoise. Car tous les moyens ne sont pas bons pour conserver le pouvoir.

De 2006 à ce jour, Boni Yayi a fait ces preuves et si certains se refusent de voir le danger qui guette le pays à vouloir faire confiance à un docteur qui n’a de remède que pour ses proches, le Bénin ira définitivement dans le gouffre.

Boni Yayi et les indécents qui l’entourent s’évertuent à jeter de l’opprobre sur la presse nationale qu’ils n’ont pas réussi à embrigader ou ceux d’entre eux qui ont refusé de passer sous leur coupe, c’est ainsi qu’on peut lire que c’est une certaine presse qui aurait amené RSF à déclasser le Bénin. Si pour ces individus atteints de cécité des rivières, il est difficile de percevoir que Boni Yayi est un réel danger pour la démocratie béninoise alors que les faits sont là, très patents, il est alors à craindre la fosse dans laquelle nous pourrions être conduits si le peuple devait lui accorder un second mandat.

Si on s’en tient tout simplement au bilan du régime défunt de 2006 et au bilan du régime du changement il serait très loisible d’affirmer sans risque d’être contredit par des gens non atteints de cécité que la médiocrité s’est installée depuis 2006. Il est donc un devoir citoyen que de mettre hors de la tête du pays cette médiocrité qui n’a eu de cesse de faire reculer le pays sur tous les plans.

Boni YAYI ou la médiocrité au pouvoir : l’homme des promesses et des rêves; le rêve de faire du Bénin un pays émergent. Le pays ne peut continuer à vivre sur des promesses qui de jour en jour amenuisent le panier de la ménagère et enrichissent les émergents.

Un ami pro Yayi écrivait ceci il y a peu ‘’Ça peut changer, ça doit changer et ça va changer’’. Quatre années de gestion passées, et nous avons compris tous que ce slogan n’en était pas un : C’était un vrai cri d’espoir qui se traduit depuis lors en actes, actions et réalisations concrètes. Le Bénin est en train de changer, c’est incontestable ».

Sans chercher à le contredire je dirai que le Bénin a réellement changé de telle sorte que tous les classements qui soient faits depuis 2006 nous positionnent chaque fois à un niveau inférieur. Je ne m’évertuerai pas à rappeler les classements de RSF depuis 2006, ceux de Transparency International pour la corruption, de la Banque mondiale pour le climat des affaires, et ainsi de suite.

Les investisseurs Malaisiens présentés à grand renfort médiatique ont fini par remettre leur projet en question pour se retirer vu la qualité de cette classe d’émergents au pouvoir, ces émergents qui confondent vitesse et précipitation. Chose normale sans boussole et sans programme d’action on ne peut espérer conduire à bon port un pays.

Il est une chose primordiale. On ne peut remettre en question la laïcité de l’Etat et l’Unité nationale. Doit-on donner un second mandat à un diviseur ? Chacun au plus profond de son être se doit de répondre à cette question.

Nous devons être très serein et attentifs pour que quand l’heure sonnera, nous puissions répondre à l’édification d’une nation unie et prospère sans flagornerie et mensonge, mensonge érigé en mode d’information par Boni Yayi.

aymard

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Voler au Bénin, c’est bon ; mais candidat à la présidentielle  » c’est prison directe  »

Notre pays est devenu aujourd’hui un monde à part puisqu’on n’a pas le droit de faire ce que l’on veut. Vous ne risquez rien lorsque vous volez, mais vous êtes jetés en prison lorsque vous avez l’ambition d’être candidat à l’élection présidentielle. Qui l’eût cru ! Le changement a changé notre pays et l’amour a cédé la place à la haine. Vous serez étonnés et chercherez à savoir si être candidat à une élection présidentielle est un délit au Bénin ? Oui. Il faut trois ou 6 mois au plus de prison ferme au voleur et plusieurs années pour ceux qui osent être candidats à la présidentielle. C’est ce qui fait avancer la démocratie béninoise. Adovèlandé en a eu pour son compte et demain, ce sera peut-être le tour de Me Adrien Houngbédji ou Abdoulaye Bio Tchané, tous deux potentiels candidats à l’élection présidentielle de 2011. C’est cela la démocratie chez nous.

10-11-2010, Léandre ADOMOU