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Fin de la mutinerie à Madagascar

Les militaires qui affirmaient avoir « suspendu toutes les institutions » du pays se sont rendus à l’issue d’une opération de l’armée.

L’opération de l’armée malgache lancée samedi 20 novembre contre un groupe d’une vingtaine de militaires mutins retranchés dans une caserne d’Antanarivo s’est achevée « sans effusion de sang » et « tous les mutins se sont rendus », a indiqué un dirigeant du régime de transition. « L’opération est terminée, ils (les mutins) se sont tous rendus », a déclaré le président de la Commission sécurité et défense du Conseil supérieur de la Transition (sénat), Alain Ramaroson, un proche de l’homme fort du pays Andry Rajoelina. « Cela s’est terminé sans effusion de sang, les échanges de tirs ont duré une vingtaine de minutes (…) », a expliqué Alain Ramaroson, interrogé au téléphone : « ils étaient quinze ou vingt, ils ont été apparemment transférés à l’état-major ».
L’armée a lancé en fin d’après-midi l’assaut contre une caserne, à environ 15 km en périphérie de la capitale, où était réfugié depuis mercredi un groupe d’une vingtaine de militaires qui affirmaient avoir « suspendu toutes les institutions » du pays. Leur déclaration était restée lettre-morte, avec l’absence de soutien du reste de l’armée et la poursuite des activités habituelles dans la capitale. Des négociations étaient depuis lors en cours avec l’état-major, alors qu’Andry Rajoelina avait prévenu que l’Etat prendrait « ses responsabilités » face aux « velléités de troubles de certains ».

Intervention assez facile

Les soldats malgaches ont pris position vers 16h heure locale à l’entrée de la caserne, où ils ont pénétré apparemment sans difficulté. Après quelques échanges de tirs sporadiques en provenance de l’intérieur du camp, un convoi d’une dizaine de 4X4 aux vitres fumées a quitté les lieux en trombe.
Les militaires, visiblement détendus, ont alors à leur tour quitté leurs positions pour remonter dans leurs camions et partir sous les applaudissements de la foule.
« Nous avons pris les mesures qui s’imposent, les conditions des mutins étaient inacceptables, ils voulaient la destitution de la Transition », a justifié Alain Ramaroson.
« Environ 400 militaires ont participé à l’opération, et une centaine ont pénétré dans le camp », a-t-il précisé.

L’intervention s’est déroulée « assez facilement, car le camp du Bani (Base aéronavale d’Ivato) n’était pas entre les mains » des mutins. Ceux-ci « étaient retranchés au domicile du général (Noël Rakotonandrasana, leader du groupe et ex-ministre des Forces armées), donc le camp était ouvert », selon Alain Ramaroson.

 (Nouvelobs.com avec AFP)

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