Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: novembre 23, 2010

De l’incompétent au rétrograde

Les Béninois assistent à un spectacle désolant à ce fin de mandat du docteur président qui non satisfait d’avoir ruiné les espoirs placés en  lui en 2006, d’avoir tué l’économie veut maintenant par désespoir leur réécrire l’histoire du Danhomey.

Boni Yayi, le Président de la République du Bénin après avoir étalé à la face du monde et de ses compatriotes son incapacité et son incompétence à gérer et à mener à bien les destinées du pays, après avoir essayé maintes fois de remettre en cause les acquis démocratiques le voilà qui s’évertue par des propos discourtois et déplacés vu le contexte à remettre en cause le symbolisme de la jarre trouée de Ghézo. Ce chef d’Etat a curieusement une forte propension à la régression.

En osant déclarer et ce, en présence d’un autre chef d’Etat africain et de jeunes, fer de lance de toute nation, jeunes actuellement en panne de repère et d’idole que, « même si tous les fils du Bénin bouchent de leurs doigts la jarre trouée, elle ne pourra jamais retenir l’eau et que la jarre qu’il propose lui aux Béninois n’est pas trouée, mais elle est pleine », il remet complètement en cause l’histoire du Bénin tout en reniant son identité culturelle et se place au dessus du symbole de l’Unité prôné par le roi Ghézo.

C’est cela sa conception de la politique et du développement. A une séance à la quelle la jeunesse est conviée pour discuter de l’avenir et de la renaissance du continent, ce docteur trouve le moment propice pour faire de la politique. Quelle crédibilité pour le pays et le continent ?

Un chef d’Etat qui à chacune de ses sorties, aligne un tissu d’inconséquences et d’incohérences parfaitement assimilable aux qualités d’un irresponsable.

Plus qu’une insulte au roi Ghézo, grand artisan du développement agricole (terrain sur lequel Boni Yayi a lamentablement et platement échoué) et de l’Identité numérique (Unité compromise par Boni Yayi), c’est une insulte à tout le peuple béninois. Preuve palpable que Boni Yayi n’a que faire de l’Unité nationale et de la préservation de la paix ; tout ceci passant derrière son projet de réélection.

Quand on a passé tout un mandat à boire, à festoyer, à organiser des marches de soutien, à se faire louer, à voyager et faire voyager toute sa clique de paresseux, d’ultimes opportunistes et de profiteurs en dépensant aveuglément des milliards, on ne peut que se résoudre à ce faux syllogisme, mieux diviser et raviver les tensions pour espérer en tirer le meilleur.

Il est des choses inacceptables et semble que le rubicond soit cette fois franchi.

Dans les pays qui se veulent respectables et se respectent, c’est déjà suffisant pour lui demander des comptes et exiger sa démission ou à défaut des excuses à la nation qu’il a tant floué et humilié par ses gestes et actes déplacés, manqués et incongrus. Avant qu’on ne nous répète le « je suis responsable mais pas coupable », le devoir de questionner l’histoire s’impose.

Si la sévérité n’était de mise pour condamner et ce avec la dernière vigueur ce genre de propos désinvoltes, irrespectueux et libertins, on finirait par avoir un de ces jours la remise en cause de la loi fondamentale du 11 décembre 90 ou alors Boni Yayi après une soirée animée et mouvementée, annoncer que Gbéhanzin n’a jamais été roi du Danhomey.

Se faire réélire à tout prix, c’est la devise du prophète du changement même s’il faut insulter les mânes ancestraux et renier sa propre histoire.

Pauvres Béninois, eux qui avaient voulu « le changement ». Ils auront encore à voir quatre (04) mois de démagogie, de flagornerie, de gabegie et de manipulation. Tout ça pour la boulimie du pouvoir.

aymard

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BENIN : Pas de service sans grève

Pas de service sans grève

La paralysie tape à la porte des secteurs public et privé au Bénin. Tous les travailleurs sont mécontents, même ceux qui ont bénéficié du régime Yayi. Dans les hôpitaux, on en a marre. Au ministère des finances, on se fout du travail, chez les enseignants on se prépare. Tout le pays vit sous une psychose et on attend le miracle de dieu ; mais pas pour demain. Les syndicalistes s’affairent puisqu’ils n’ont plus confiance en Boni Yayi. Ils ont été jetés en pâture aux populations qui ne sont pas tombées dans le piège des politiciens. La société civile aiguise sa langue pour dénoncer les dérives du gouvernement. Bref, tout va mal pour le changement au Bénin ; et l’opposition et la mouvance se regardent en chien de faïence. Chaque camp prie pour l’enlisement de l’autre. Mais ce qui est écœurant, c’est que Dieu a lâché Boni Yayi et son équipe car ils multiplient les gaffes au quotidien, sources des grèves qui risquent d’embraser le pays les jours qui viennent. Tout se passe aujourd’hui comme s’il n’y a pas de service sans grève.

23-11-2010, Léandre ADOMOU

La problématique du développement : Quel développement pour l’Afrique (mise à jour)

Le développement c’est selon Marc PENOUIL ce qui rend l’homme plus homme et qui lui permet de surmonter le déterminisme de la maladie et de la mort précoce. C’est-à-dire ce qui permet l’amélioration de ces conditions de vie pour lui-même et pour sa famille et la maîtrise de son environnement et de son destin.
En s’en tenant juste à cette définition on devrait se demander si l’Afrique s’est réellement développée depuis 50 ans qu’elle a décidé de prendre son destin en mains ?

Les manifestations du développement

Aspect économique

Le développement est un processus de croissance de la richesse et de diversification des activités économiques, engendrant une maîtrise accrue par les hommes de leur propre destin.

Seule la production entraîne la croissance. Pour donc arriver au développement il faut forcément produire, produire suffisamment et davantage.

Aspect technique

L’homme dans la nature est confronté à un certain nombre de difficultés car il faut bien le reconnaitre, la nature ne lui est pas toujours favorable. L’homme en est à subir non seulement les caprices des phénomènes de la nature mais aussi les maladies et la mort.

Pour surmonter toutes ces difficultés, il a besoin d’un ensemble de procédés d’outillage et de méthode de production et d’organisation sociale de la production.
Aspect social et humain

La croissance économique est un signe de développement. Mais, il ne suffit pas d’avoir cette croissance économique pour penser qu’on est développé.
Il peut bel et bien avoir une croissance économique dans un pays sans un réel développement.
Une croissance économique doit permettre l’amélioration des conditions de vie des populations.

Il est inadmissible que les richesses d’une nation ne profitent qu’’à une minorité comme c’est souvent le cas dans les pays sous développés.

La formation des hommes doit donc être privilégiée pour penser atteindre le développement car, une formation qui ennoblit l’homme, lui donne une certaine valeur et le rend compétitif.

Les obstacles au développement

Il existe des bases logiques pour le développement. Ces bases ne sont pas encore présentes en Afrique ; en témoigne la structure économique qui est elle-même le reflet d’une structure mentale et sociale qui la commande. Les vraies causes du sous développement résident dans la tête de l’homme.

Les mentalités

Le sous développé est l’homme totalement soumis à la nature. Il est compris dans la nature. Il ne se tient pas devant la nature, il ne cherche pas à s’adapter à ces goûts. Le sous développé a mis sous le boisseau toutes ces potentialités. La curiosité, l’intelligence et l’imagination nécessaires ne sont toujours pas au rendez vous.

Certains auteurs comme René GENDARME parlent d’absence chez le sous développé d’une « attitude agressive » vis-à-vis de la nature.
Le sous développé est trop fataliste et n’aime pas bien gérer son temps. Une séance de travail prévue pour 08 heures peut bien commencer à 09 heures même 10 tout simplement parce que chacun a pris son temps et est venu à l’heure où il veut.
La structure sociale du sous développé

La structure mentale gouverne aussi la structure sociale.

Le sous développé cherche toujours à rester sous la sainte protection de ces parents sans faire l’effort de leur ressembler en plongeant dans une passivité et une irresponsabilité vis-à-vis de certaines situations.

Aussi, la situation sociale dans les pays sous développés n’autorise aucune compétition, aucune ascension sociale. Qui veut émerger ou émerge est vu par les autres comme un élément dangereux et traité en conséquence. « Toute innovation est vue comme une impureté » note CAZENEUVE.
Cette situation malsaine ne permet pas l’éclosion, l’épanouissement de l’être. La peur de se démarquer des autres, la peur d’innover et de se faire tuer par la suite par un éventuel « sorcier » plane sur la tête de chacun comme une épée de Damoclès.
Réussir alors est dangereux et suscite un sentiment de culpabilité et d’anxiété et les individus cherchent à se protéger.

Le résultat est que la majorité baigne dans la médiocrité puisque « être vertueux » dans ces conditions c’est rester sur la même échelle que tous les autres.
Aucune attitude provocatrice, aucun esprit d’entreprise ne peuvent naître dans un tel environnement.

Aussi, le sous développé met l’embargo sur le savoir. Ce qu’il sait il ne veut pas le partager avec les autres. Un tel comportement ne peut jamais favoriser l’émergence de la science.

La politique

Encore un facteur réel de sous développement.

Les politiciens africains n’aiment pas pour la plupart leurs pays. Tout leur souci est d’arriver au pouvoir et de le conserver pendant toute leur vie. Sans aucun plan de développement, aucune boussole, aucune ligne directrice, ils viennent à la tête de nos Etats pour satisfaire leur égo et mettre leurs familles à l’abri du besoin pour des siècles en volant et en pillant les deniers publics.
Pendant que leurs enfants vont en promenade à Paris, Genève et autres, dépensant sans compter, leurs peuples vivent dans la misère et sans lendemain.

A la conquête du développement

Les défis à relever

Le premier défi à relever et le plus difficile est pour le sous développé de réviser son schéma mental.

C’est donc à une révolution mentale qu’il faut appeler. Il faudra cultiver la curiosité et l’agressivité nécessaire face à la nature.

Ce n’est pas une agressivité qui compromet la nature mais une agressivité qui permet de disposer des moyens techniques nécessaires pour sympathiser avec la nature, pour négocier avec elle tant il est vrai qu’ « on ne commande à la nature qu’en lui obéissant » Francis BACON

Contre les méthodes hasardeuses de gestion du temps, des énergies et des ressources disponibles, il faudra cultiver la rationalité, rationalité dans la pensée, dans les comportements, rationalité à tout point de vue.

Les pays pauvres doivent comprendre que « le développement est un processus de long terme ».

Ceci voudrait que ce soit au bout d’un travail acharné, assidu et persévérant qu’arrive le développement. Les nations développées l’ont très vite su et nous ont exploités pour atteindre le niveau que la plupart d’eux ont maintenant.

Un schéma mental nouveau permettra alors l’avènement d’une nouvelle structure sociale, laquelle structure sociale devra valoriser l’homme. Elle fera du pauvre un homme conscient responsable méthodique entrepreneur. Il convient de savoir que le développement d’une nation est le résultat de la motivation de tous ses fils.

Il faut donc aux pays sous développés entrer dans la voie de la science et sortir des sentiers battus qui les ont très peu avantagés jusque là. Plus de fatalité. La curiosité, l’intelligence et l’imagination doivent être désormais la levure qui réveille et accroît notre énergie. C’est à ce prix que les pays pauvres seront respectés.

Quel développement pour l’Afrique ?

Quel type de développement souhaitons-nous ? Cette question se pose parce que l’Afrique n’a pas à recopier aveuglément les modèles de développement qui se présentent à elle. Il faut avant tout aux Africains réfléchir à un modèle de développement qui maintienne l’équilibre entre le matériel, le financier, le social et le spirituel. Il faut avant tout un développement à visage humain qui sache préserver les valeurs morales essentielles avec le développement.

C’est une grosse erreur de penser qu’on devrait connaître la même histoire que les pays développés. C’est aussi une inertie que de penser que les autres penseront notre développement à notre place.

Le vrai développement est avant tout endogène : « En fait, chaque pays doit, pour passer du sous développement au développement, élaborer son propre modèle, qui tienne compte de ses contraintes et de ses atouts propres, mais aussi du contexte international » Sylvie BRUNEL

Ceci devra se faire à la lumière des expériences des nations riches.

Impliqué dans un mouvement, dans une dynamique qu’ils n’ont pas choisi, les pays pauvres doivent s’offrir l’intelligence nécessaire pour sortir de la pauvreté.

Il est déshonorant et davantage plus humiliant pour tout un continent de s’abonner à la pauvreté. Au nom de la dignité et de l’humanité, les pays pauvres doivent redoubler d’effort et d’imagination pour sortir de cette pauvreté qui est jusqu’ici  la chose la mieux partagée. La pauvreté ne peut pas être un héritage et tous les Africains doivent se mobiliser pour l’éradiquer. Dans ce sillage, le travail doit retrouver toute sa valeur car, la tricherie et tout système malhonnête sont aussi le témoignage de la pauvreté.

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