Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

De l’incompétent au rétrograde

Les Béninois assistent à un spectacle désolant à ce fin de mandat du docteur président qui non satisfait d’avoir ruiné les espoirs placés en  lui en 2006, d’avoir tué l’économie veut maintenant par désespoir leur réécrire l’histoire du Danhomey.

Boni Yayi, le Président de la République du Bénin après avoir étalé à la face du monde et de ses compatriotes son incapacité et son incompétence à gérer et à mener à bien les destinées du pays, après avoir essayé maintes fois de remettre en cause les acquis démocratiques le voilà qui s’évertue par des propos discourtois et déplacés vu le contexte à remettre en cause le symbolisme de la jarre trouée de Ghézo. Ce chef d’Etat a curieusement une forte propension à la régression.

En osant déclarer et ce, en présence d’un autre chef d’Etat africain et de jeunes, fer de lance de toute nation, jeunes actuellement en panne de repère et d’idole que, « même si tous les fils du Bénin bouchent de leurs doigts la jarre trouée, elle ne pourra jamais retenir l’eau et que la jarre qu’il propose lui aux Béninois n’est pas trouée, mais elle est pleine », il remet complètement en cause l’histoire du Bénin tout en reniant son identité culturelle et se place au dessus du symbole de l’Unité prôné par le roi Ghézo.

C’est cela sa conception de la politique et du développement. A une séance à la quelle la jeunesse est conviée pour discuter de l’avenir et de la renaissance du continent, ce docteur trouve le moment propice pour faire de la politique. Quelle crédibilité pour le pays et le continent ?

Un chef d’Etat qui à chacune de ses sorties, aligne un tissu d’inconséquences et d’incohérences parfaitement assimilable aux qualités d’un irresponsable.

Plus qu’une insulte au roi Ghézo, grand artisan du développement agricole (terrain sur lequel Boni Yayi a lamentablement et platement échoué) et de l’Identité numérique (Unité compromise par Boni Yayi), c’est une insulte à tout le peuple béninois. Preuve palpable que Boni Yayi n’a que faire de l’Unité nationale et de la préservation de la paix ; tout ceci passant derrière son projet de réélection.

Quand on a passé tout un mandat à boire, à festoyer, à organiser des marches de soutien, à se faire louer, à voyager et faire voyager toute sa clique de paresseux, d’ultimes opportunistes et de profiteurs en dépensant aveuglément des milliards, on ne peut que se résoudre à ce faux syllogisme, mieux diviser et raviver les tensions pour espérer en tirer le meilleur.

Il est des choses inacceptables et semble que le rubicond soit cette fois franchi.

Dans les pays qui se veulent respectables et se respectent, c’est déjà suffisant pour lui demander des comptes et exiger sa démission ou à défaut des excuses à la nation qu’il a tant floué et humilié par ses gestes et actes déplacés, manqués et incongrus. Avant qu’on ne nous répète le « je suis responsable mais pas coupable », le devoir de questionner l’histoire s’impose.

Si la sévérité n’était de mise pour condamner et ce avec la dernière vigueur ce genre de propos désinvoltes, irrespectueux et libertins, on finirait par avoir un de ces jours la remise en cause de la loi fondamentale du 11 décembre 90 ou alors Boni Yayi après une soirée animée et mouvementée, annoncer que Gbéhanzin n’a jamais été roi du Danhomey.

Se faire réélire à tout prix, c’est la devise du prophète du changement même s’il faut insulter les mânes ancestraux et renier sa propre histoire.

Pauvres Béninois, eux qui avaient voulu « le changement ». Ils auront encore à voir quatre (04) mois de démagogie, de flagornerie, de gabegie et de manipulation. Tout ça pour la boulimie du pouvoir.

aymard

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