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Archives Journalières: novembre 24, 2010

Gravage des numéros sur les pare-brises des voitures au Bénin : Les proches de YAYI créent un nouveau scandale au Palais

Gravage des numéros sur les pare-brises des voitures au Bénin : Les proches de YAYI créent un nouveau scandale au Palais

(A cause de gros sous, l’initiateur du projet persécuté)

Le régime du changement se fait à nouveau éclabousser par un nouveau scandale. Tels que l’Affaire ICC-Services et Cen-sad qui ont terni l’image du régime du Changement, l’affaire gravage des numéros sur les pare-brises des voitures qui apparait au coeur de la présidence de la république est une nébuleuse qui risque d’embraser si le chef de l’Etat ne prend pas des dispositions urgentes pour stopper l’injustice dont est victime Boniface Akin, Graphiste et Gérant de Graco Security Sarl, la société spécialisée dans le gravage des numéros sur les pare-brises des voitures. Ce gérant fait l’objet de persécution des proches du Chef de l’Etat qui tiennent à le démettre de la gérance de la société dont il est le promoteur n°1.

Depuis plusieurs semaines, le gérant de la société de Graco Security Sarl fait l’objet de menaces, persécutions et intimidations de la part des proches du Président de la République. Avec pour objectif de contrôler la gérance de sa société, lesdits proches de BONI Yayi ont réussi à mettre les services de la police autour de leur bourreau qui a été déjà gardé au Commissariat spécial du Port autonome Cotonou.

Avant d’échouer dans cette unité policière, il a été interpellé à la hauteur du carrefour Houédonou à Godomey par les policiers en faction à ce poste de contrôle dans des conditions qui ont suscité la colère des populations qui, surprises, ont immédiatement pensé à un enlèvement. Officiellement, M. Boniface Akin serait interpellé pour outrage à officier de police dans l’exercice de sa mission.

Mais à y voir de près, le dossier est plus profond qu’on ne le pense et rappelle à bien des égards d’autres scandales tels que l’Affaire Cen-sad qui ont terni l’image du régime du Changement.Le prétexte trouvé pour interpellation M. Boniface Akin un supposé outrage à un officier de police judiciaire.

Mais le vers est dans le fruit puisque derrière cette tactique se cache un scabreux dossier au cœur duquel se retrouvent d’importantes personnalités proches du Chef de l’Etat, Dr Boni Yayi.En effet, M. Boniface Akin graphiste de formation qui a suivi sa formation en Côte d’Ivoire, a décidé, de retour au pays, de mettre ses compétences au service de la nation comme l’a recommandé le président de la République à la jeunesse.

Il a alors décidé de mettre au service du régime du Changement son expertise dans l’identification des véhicules en circulation par le gravage des numéros d’immatriculation et de châssis de ces véhicules sur leurs pare-brises. Pour faire prospérer son idée, il lui fallait créer une société. Malheureusement, pour créer une société d’une telle envergure, il lui faut avoir un agrément. Dans sa démarche pour avoir un soutien au sommet de l’Etat pour disposer de ce précieux document, Boniface Akin réussit à rencontrer le sieur Désiré Kotchoni, un des hommes de mains du Chef de l’Etat.

Homme de confiance qui jouit d’ailleurs d’une crédibilité auprès du Chef de l’Etat et du ministre en charge des transports a réussi à faire aboutir le projet. En attendant l’agrément sollicité, une autorisation a été alors accordée au sieur Boniface Akin pour qu’il constitue sa société et lance ses activités. Mais le démarcheur Désiré Kotchoni qui veut obligatoirement monnayer ses services pour le rôle qu’il a joué dans ce dossier, exige et obtient une part d’action. M. Désiré Kotchoni s’est alors concédé les 50 % des parts sociales de la société immatriculée sous le nom de Graco Security Sarl. Dans la société, M. Désiré Kotchoni qui craint que son nom ne transparaisse s’est fait représenter par sa femme, Mme Justine Ahotin. Mais le parcours du combattant n’était pas achevé.

Pour que la société Graco Security Sarl opère en toute tranquillité, il faut nécessairement y associer les forces de l’ordre. Leur concours est nécessaire pour que les véhicules en circulation puissent se conformer à l’obligation de faire graver sur leurs pare-brises leurs numéros d’immatriculation et de châssis. C’est ainsi que l’ex-commissaire central de Cotonou a été approché.

Il a non seulement donné son accord, mais il s’est arrangé pour que sa femme qui répond au nom de Mme Emmanuela Estha Kèkè soit actionnaire de Graco Security Sarl en détenant les 27 % des parts sociales. Finalement, M. Boniface Akin qui a eu la géniale idée de créer cette entreprise s’en sort avec 23 % des parts sociales avec en bonus le titre de gérant statutaire.

C’est donc à lui qu’a été confiée la gestion de cette jeune société constituée en fait pour garantir la sécurité aux propriétaires de véhicules en circulation au Bénin. Mais, chemin faisant, les associés de Boniface Akin ont décidé de se séparer de lui. Et pour cela, il leur fallait trouver un argument solide. Cela ne tardera pas à venir.

Boniface Akin a été soupçonné par ses associés de détournement des fonds de la société. Mais là encore, il fallait le prouver. C’est alors qu’intervient le Commissariat spécial du Port autonome de Cotonou qui a des liens avec le sieur Désiré Kotchoni, celui grâce à qui Boniface Akin a pu avoir l’autorisation d’exercer. Le 27 avril 2010, alors qu’il était à son bureau à Akpakpa, le sieur Akin a vu débarquer des policiers.

Ces derniers l’ont arrêté manu militari et l’ont conduit au Commissariat spécial du Port autonome de Cotonou. Derrière cette interpellation se trouvait en réalité le sieur Désiré Kotchoni, l’homme de main du président Boni Yayi. Pour recouvrer sa liberté, Boniface Akin a été amené à signer sous la pression de ses bourreaux trois documents. L’un porte : « reconnaissance de dette », le second : « reconnaissance d’acte de détournement et engagement de bonne conduite » et le 3è : « acte d’engagement de déchargement de fonction de gestionnaire et de bonne conduite ». Tous ces documents ont été signés dans l’enceinte du commissariat spécial de Port autonome de Cotonou sur la dictée du sieur Désiré Kotchoni, renseignent les proches du Boniface Akin.

Manigances autour d’un présumé détournement

Le motif pour lequel Boniface Akin a été interpellé le 27 avril 2010 par le commissariat spécial du Port autonome de Cotonou (même si sa compétence reste à établir) porte sur un détournement de fonds.

Il lui est en effet reproché d’avoir frauduleusement soustrait des caisses de la société plusieurs millions de Fcfa. Statutairement, c’est M. Boniface Akin qui est signataire du compte de la société Graco Security Sarl logé à la Boa. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, les relevés bancaires de la société ont révélé que c’est plutôt Mme Justine Ahotin épouse Kotchoni qui a fait des opérations.

Le montant cumulé de ces opérations bancaires se chiffre à 220.272.485 Fcfa. C’est certainement ce forfait qui ne manquera pas d’éclabousser le sieur Kotchoni que ses proches ont vite voulu régler en décidant de bouter le sieur Boniface Akin hors de la société dont il a eu l’idée de la création.

Des documents signés par Boniface Akin, l’un intitulé « reconnaissance d’acte de détournement et engagement de bonne conduite » porte la date du 23 septembre 2004 alors qu’à cette date, la société Graco Security Sarl n’était pas encore constituée ; toute chose qui révèle un flou d’autant plus qu’elle ne sera effectivement constituée qu’en 2009.

Lorsque les associés de Boniface Akin ont été assignés devant le juge des référés dans une procédure d’heure à heure, ils n’ont pas hésité à trafiquer ce document portant « reconnaissance d’acte de détournement et engagement de bonne conduite ».

Au lieu du 23 septembre 2004, ce document porte désormais la date du 23 septembre 2009. Et c’est à ce niveau que se trouve la complexité du dossier. Certainement que le tribunal permettra de démêler l’écheveau.

Des signes évidents d’abus de pouvoir

Dans ce dossier, les proches du sieur Boniface Akin crient déjà à un abus de pouvoir. Ils voient à travers l’intervention du commissariat spécial du Port une sorte d’instrumentalisation de la police. Car, selon eux, même si M. Boniface était coupable de détournements, les statuts de la société Graco Security Sarl ont prévu les méthodes pour le remplacer à son poste de gérant statutaire et le poursuivre devant les tribunaux.

« On ne sait plus si nous sommes dans un Etat de droit. Ce qui se passe dans ce dossier ressemble à un abus de pouvoir. La manière dont notre frère a été arrêté est inacceptable. Il a été arrêté en pleine rue par des policiers qui, pour une première fois, avaient tenté de l’interpeller à la hauteur du village d’enfants SOS d’Abomey-Calavi.

Notre frère a été interpellé comme un malfrat alors qu’aucune convocation ne lui a été adressée. Son arrestation par les policiers de Godomey qui l’ont remis après à leurs collèges du Port avant sa mise au violon, a été fait sans qu’on lui exhibe le moindre mandat d’arrêt. Pourquoi les choses peuvent se passer ainsi alors que le dossier pour lequel on l’accuse de détournement est pendant devant le juge pénal ? », continuent de s’interroger les parents de Boniface Akin qui appellent au secours le Chef de l’Etat.

Les vérités du commissaire du Port

Par souci d’équité et conformément à la déontologie, des démarches ont permis d’entrer en contact avec le Commissaire du commissariat spécial du Port autonome de Cotonou. Joint au téléphone, le Commissaire Achou a confirmé l’interpellation du sieur Boniface Akin.

Il a ajouté qu’il a été arrêté sur instruction et sera présenté ce lundi au Procureur de la République qui décidera de son sort. Aussi, l’arrestation de M. Boniface Akin pour outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions et refus de coopérer a été confirmée par le patron du Commissariat spécial du Port autonome de Cotonou. Si Akin accepte de présenter ses excuses, il pourrait recouvrer sa liberté, a-t-il ajouté par ailleurs.

Les loups sont dans la bergerie

Ceux qui nuisent le plus au Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi ne sont pas là où on les croit. Ils sont autour de lui, usant de son nom pour poser des actes qui malheureusement se retournent contre lui-même si parfois, il n’en sait rien. C’est en tout cas la première leçon qu’on peut tirer de ce dossier dont les acteurs sont malheureusement des collaborateurs du Chef de l’Etat. Il importe donc au Président Boni Yayi de se saisir de ce dossier et situer au plus tôt les responsabilités. La seule manière pour lui pour ne pas se laisser rattraper par ce scandale qui rappelle de nombreux autres tels que les Affaires Cen-sad, Icc-services etc.

WANDJI A.

Par Le Quotidien L’Evénement Précis du 24-11-2010

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Pyongyang accuse le Sud, un porte-avions US se rapproche

Une intense activité diplomatique s’est développée mercredi pour tenter d’apaiser les tensions sur la péninsule coréenne au lendemain de tirs d’artillerie de la Corée du Nord sur une île du Sud.

La Chine a notamment été priée par les Etats-Unis et le Japon d’intervenir auprès du régime nord-coréen pour éviter toute escalade du conflit.

S’ils refusent d’évoquer une intervention militaire, les Etats-Unis ont réaffirmé leur attachement à la sécurité de la Corée du Sud, qui a menacé Pyongyang d' »énormes représailles » en cas de nouveau bombardement.

En signe de cette alliance, Washington et Séoul ont annoncé de nouvelles manoeuvres militaires conjointes au large de la péninsule de dimanche à mercredi prochain.

Les Etats-Unis ont envoyé dans la zone leur porte-avions nucléaire USS George-Washington, qui transporte 75 appareils de combat et plus de 6.000 membres d’équipage. Le bâtiment a quitté sa base navale au sud de Tokyo mercredi matin.

« Il s’agit de manoeuvres de nature défensive », soulignent les forces américaines en Corée dans un communiqué. « Même si elles avaient été programmées bien avant l’attaque injustifiée, elles prouvent la force de l’alliance (entre les Etats-Unis et la Corée du Sud) et notre attachement à la stabilité régionale via la dissuasion. »

Le bombardement nord-coréen de mardi, qui a fait quatre morts selon le dernier bilan, est le plus lourd subi par la Corée du Sud depuis l’armistice conclu en 1953. Les corps sans vie de deux civils ont été retrouvés mercredi sur l’île bombardée, Yeongpyon, qui s’ajoutent aux deux morts – des soldats – déjà signalés mardi du fait du bombardement.

L’armée sud-coréenne effectuait des manoeuvres dans la région au moment du bombardement mais elle assure ne pas avoir tiré en direction du Nord alors que Pyongyang l’accuse d’avoir lancé les hostilités.

Les autorités nord-coréennes ont accusé mercredi les Sud-Coréens de jeter de l’huile sur le feu, par des « provocations militaires téméraires », et de différer l’envoi d’aide humanitaire.

L’agence de presse officielle du Nord, KCNA, estime que Séoul « fait échouer le processus d’amélioration des relations intercoréennes, saborde les discussions intercoréennes au niveau de la Croix-Rouge et accule la situation au bord de la guerre en poursuivant une politique de confrontation avec la République populaire et démocratique de Corée. »

Sur le terrain, la tension restait perceptible mercredi. « Nous sommes dans un semi-état de guerre », déclarait à Reuters un garde-côte, Kim Dong-jin, dans la ville portuaire d’Incheon où nombre d’habitants de l’île bombardée, Yeonpyeong, ont fui. Les bombardements ont provoqué de violents incendies qui ont dévasté des dizaines d’habitations.

« Ma maison a complètement brûlé », témoignait une habitante de 47 ans, l’une des 170 personnes évacuées mercredi de Yeonpyeong. « Nous avons tout perdu. Je n’ai même plus de sous-vêtements », déclarait-elle en pleurs, en tenant sa fille, après leur arrivée à Incheon.

PRESSIONS

Stephen Bosworth, émissaire américain pour la Corée du Nord, a déclaré lors d’une visite à Pékin: « Nous invitons tous les membres de la communauté internationale à condamner les actes de la RPDC et à affirmer clairement qu’ils attendent de la RPDC qu’elle cesse toutes ses provocations et respecte ses engagements en matière de dénucléarisation. »

La République populaire démocratique de Corée est le nom officiel de la Corée du Nord, qui vient par ailleurs de dévoiler un programme d’enrichissement d’uranium lui fournissant une deuxième filière potentielle d’acquisition de l’arme atomique.

Mardi à Washington, le président américain Barack Obama a invité la Chine, principale alliée d’un régime nord-coréen par ailleurs isolé, à rappeler à la Corée du Nord qu' »il existe un ensemble de règles internationales qu’elle doit respecter ».

Dans une interview à la chaîne de télévision américaine ABC, Barack Obama a souligné que les Etats-Unis tentaient d’unir la communauté internationale pour exercer des pressions sur Pyongyang.

D’après le ministère chinois des Affaires étrangères, la Chine et les Etats-Unis se sont engagés à maintenir la paix et la stabilité sur la péninsule coréenne, dont ils souhaitent la dénucléarisation.

Pékin et Washington comptent aussi oeuvrer à une reprise la plus rapide possible des discussions à six sur le programme nucléaire nord-coréen, a ajouté le ministère chinois.

Pour le ministre japonais des Affaires étrangères Seiji Maehara, reprendre ces « pourparlers à six » sur une dénucléarisation de la Corée du Nord, après les tirs d’artillerie de mardi, ne sera pas chose facile.

La Chine soutient le régime nord-coréen de crainte qu’un effondrement de la Corée du Nord ne provoque de l’instabilité à sa frontière. Elle redoute aussi qu’une Corée unifiée subisse l’influence des Etats-Unis.

Pour certains observateurs, la Corée du Nord a cherché par ses tirs d’artillerie à renforcer ses chances d’obtenir des concessions en vue d’une possible reprise des pourparlers sur son programme nucléaire.

Devant des parlementaires, le ministre sud-coréen de la Défense, Kim Tae-young, a pour sa part déclaré que Séoul interprétait les tirs d’artillerie de sa voisine du Nord comme une tentative de renforcement du régime nord-coréen sur le plan intérieur au moment où il semble s’engager dans un processus de transition dynastique.

srce : Reuters