Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: novembre 25, 2010

Le Président Blaise Compaoré réélu à la tête du Burkina Faso

La commission électorale vient de proclamer les résultats provisoires des élections présidentielles du 21 novembre.

Le chef de l’Etat burkinabè, candidat à sa propre succession Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 23 ans vient de remporter l’élection présidentielle haut les mains dès le premier tour avec 80,2% des suffrages.

Selon Moussa Michel Tapsoba, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), il aurait obtenu un peu plus de 1,3 million des voix, soit 80,2% des suffrages exprimés. Pour une élection dont le taux de participation avoisine les 50%.

Ses deux gros challengers ont obtenu : 8,18 % pour Hama Arba Diallo le député-maire de Dori (nord) et 6,34 % pour  Bénéwendé Stanislas Sankara, chef de file de l’opposition qui avait obtenu en 2005 4,88%.

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Côte d’Ivoire : premier débat télévisé pour les deux finalistes

Les deux candidats finalistes : Alassane Ouattara (G) et  Laurent Gbagbo (D).

Ce jeudi soir sera un grand moment pour tous les Ivoiriens qui d’ailleurs attendent avec impatience ce débat télévisé prévu se tenir à la radio télévision nationale entre les deux finalistes de la présidentielle, le candidat de la majorité présidentielle Laurent Gbagbo et son challenger, candidat du rassemblement des républicains Alassane Dramane Ouattara.

Le second tour aura lieu le 28 novembre et ce débat, une première dans le pays et peut-être même dans la sous-région ouest africaine vient à point nommé et démontrera la capacité des deux finalistes à répondre aux exigences du peuple, leur maitrise des dossiers de la République, leur hauteur d’esprit et de vue surtout que ces derniers jours ont été marqués par une escalade verbale entre les deux candidats et quelques affrontements entre leurs militants.

Laurent GBAGBO a d’ores et déjà affirmé être prêt à ce débat ; « Ma bouche le demande », a-t-il dit et Ouattara se dit tout aussi prêt à s’y soumettre.

La nouveauté en Côte d’Ivoire : un second tour, un débat entre les deux finalistes, inédit. Ce débat débutera ce soir à 21 heures temps universel dans les locaux de la Radio télévision ivoirienne.

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Boni Yayi troue, liquéfie et coule son régime

 Par DP 24 Heures

Déclarations tendancieuses sur la jarre trouée du roi Ghézo

Yayi troue, liquéfie et coule son régime

 

Le chef de l’Etat a lancé la bombe dans l’arène politique. Il s’est attaqué au symbole de l’unité du royaume de Danxomè. Des déclarations qui supposent que le régime est en déphasage avec l’histoire du pays. Mais en réalité, la proposition d’une nouvelle poterie est une preuve de l’état de dégradation et de déperdition avancée du régime du Changement.

Il est important pour la mémoire du roi Guézo d’éviter de relier les déclarations de Boni Yayi au symbole naturel de la jarre trouée. La prospection minutieuse de l’actualité politique nationale montre clairement que le chef de l’Etat a trahi son appareil politique. Le bourreau de la classe politique béninoise secouée par des vagues de scandales, et soumise à toute déstabilisation n’est personne d’autre que la mouvance présidentielle. Plusieurs indices probants justifient le climat sobre dans lequel patauge actuellement le régime du Changement et ses partisans.

Depuis l’avènement du régime de Changement, de nombreux actes sont en contradictions avec l’unité nationale et le développement prôné par tous les anciens rois du pays. L’erreur communicationnelle est tellement si grande lorsqu’on tente de rechercher les auteurs de la crispation de la tension sociale et de la faiblesse de l’économie nationale. Les partisans du régime doivent comprendre que les propos tenus par leur leader viennent confirmer tous les griefs portés contre eux par le peuple. C’est un symbole de la liquéfaction à outrance du régime. Des faits récents confondent les thuriféraires du Changement. De nombreuses affaires inattendues ont secoué le pays dans un sens comateux. Il est donc clair que Boni Yayi doit identifier dans son entourage les coupables de la situation actuelle du pays. L’honnêteté intellectuelle l’oblige même à se questionner, scruter sa mémoire pour savoir s’il n’a guère contribué à cet état de choses. Mais comme l’a dit quelqu’un, il faut sanctionner dur et très dur au moment opportun. Dans le camp Yayi, on provoque avec vivacité la descente aux enfers du régime. Le chef de l’Etat fait couler dans la douleur son régime. Il permet au peuple de se décider le plus tôt que possible.

Jean HOUESSOU

Burkina Faso – Présidentielle 2010 : Le concept de l’émergence pour la réélection de Blaise Compaoré

Meeting de campagne du président burkinabè Blaise Compaoré à Ouagadougou, le 19 novembre 2010. 

Meeting de campagne du président burkinabè Blaise Compaoré à Ouagadougou

Décidément, le concept de l’émergence commence à prendre de l’ampleur sur le continent. Le président Blaise Compaoré, candidat à sa propre réélection a battu sa campagne sur ce fabuleux slogan de l’émergence.

Blaise pour un Burkina émergent. Lui qui est au pouvoir depuis 23 ans et qui n’a rien apporté de mieux au pays qu’une classe politique disséquée, faisant de lui le seul homme fort du pays dans un système qualifiable de figurant démocratique.

Lui qui avait promis en 2005 le « progrès continu pour une société d’espérance » à l’horizon 2010 et avait donné six axes principaux pour la réalisation de cette promesse : la valorisation du capital humain, l’élargissement des opportunités de création de richesses, la modernisation des infrastructures économiques et des services, le raffermissement de la gouvernance, la promotion de la culture, des arts et du sport et le rayonnement international du Burkina Faso.

En quatre (04) mandats bien comptés (en oubliant bien sûr le coup d’Etat du 15 octobre 1987 qui l’amena au pouvoir) depuis l’accession du Burkina à l’ordre constitutionnel en 1991, il n’a pas pu apporter le «progrès continu pour une société d’espérance»  et subitement il passe à l’émergence, l’émergence au « Pays des hommes intègres » passe donc par un cinquième mandat de Compaoré.

Et pour sa réélection, il s’est appuyé sur une coalition de partis politiques et d’associations. Parmi eux, son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), majoritaire, l’ADF-RDA, la deuxième force politique à l’Assemblée et la Fédération des associations pour Blaise Compaoré (FEDAP-BC) ; des formations politiques qui n’ont que pour seul projet de société Blaise Compaoré et ne se préoccupent même pas un instant du bilan des réalisations faites au cours du mandat finissant par le candidat à sa propre réélection.

Lui qui, affirmait lors de la campagne électorale de 2005, avoir tous les atouts pour conduire le peuple burkinabè vers son bonheur. « Construire une nation, ce n’est ni bâtir une case, ni cultiver un champ, c’est coordonner les intelligences de millions d’hommes et de femmes vers un objectif commun (…) C’est un combat patriotique pour le bonheur de chacun. Ne vous laissez pas distraire par des marchands d’illusions », affirmait-il à presque tous ses meetings.

Les populations qui ont eu foi en lui et cru en l’exécution de ces différentes promesses faites lors de la campagne électorale de 2005 résumées en la reconstruction du marché central de Ouagadougou (Rood Woko), la construction d’un second hôpital national plus performant à Ouagadougou, d’un aéroport international, des échangeurs pour rendre fluide le trafic routier à Ouagadougou et d’une autoroute reliant Ouaga à Bobo-Dioulasso, l’accord de crédits aux femmes, l’ouverture de centres de formation pour les jeunes, la construction du plus grand barrage hydroagricole à Samandeni (Bobo-Dioulasso) capable d’accueillir de 150 mille à 200 mille employés, la construction de l’Usine de Tambao à Dori en 2007, la construction du chemin de fer Ouaga – Accra, capitale du Ghana, n’ont pas été satisfaites.

Finalement qui était le marchand d’illusion ? A chacun d’en juger ! Le voilà qui parle maintenant d’émergence ; trop fort pour être vrai. Les Béninois en savent quelque chose. Et, il va du coup se faire réélire parce qu’ayant en face une opposition déstructurée, en panne d’imagination et plus préoccupée par les questions de leadership.

Avec ça le développement est assuré et le Continent ira de l’avant, c’est sûr.

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Rupture des liens entre la Gambie et l’Iran

La Gambie a rompu ses liens avec l’Iran en début de semaine, ordonnant à tous les Iraniens qui représentent leur gouvernement de quitter le pays dans les 48 heures, la nation ouest-africaine.

Un communiqué publié par le ministère gambien des Affaires étrangères a déclaré : « tous les gouvernements de la Gambie et les projets de programmes, qui ont été mis en œuvre en coopération avec le gouvernement de la République islamique d’Iran ont été annulés ». La Gambie  n’a donné aucune raison pour couper les liens avec l’Iran, qui a été impliqué dans plusieurs projets dans ce qui est dit être le plus petit pays sur le continent africain.

Le gouvernement gambien demande par la présente à tous les ressortissants iraniens qui représentent les intérêts du gouvernement de l’Iran dans la Gambie de quitter le pays dans les 48 heures de la date effective prévue par une notification adressée au Gouvernement de l’Iran, indique le communiqué.

Les deux pays qui, ont déclaré à maintes reprises leur soutien l’un pour l’autre sont dans le viseur de la communauté internationale, l’Iran en vertu de sanctions pour son programme nucléaire et la Gambie, accusée de violations des droits de l’homme.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré en 2006 que les deux nations ont été sous la pression de « l’intimidation » tandis que la Gambie a soutenu le droit de l’Iran à développer ses capacités nucléaires. Ahmadinejad a effectué une visite dans le pays en Novembre 2009 pour cimenter les liens. Les deux pays ont été mentionnés dans le cadre de la semaine dernière lorsque le Nigeria a signalé la découverte d’un transfert illicite d’armes de l’Iran, y compris des roquettes et des grenades, au Conseil de sécurité. L’Iran, en vertu de quatre séries de sanctions de l’ONU sur son programme nucléaire controversé, y compris une interdiction sur les ventes d’armes, a déclaré que l’envoi a été fait par une entreprise privée et était en route vers un pays ouest-africain, nommé plus tard comme la Gambie.

Possible que ce soit cela qui ait détérioré leurs relations.