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Bénin : Réaction du Président Lazare Sèhouéto à « Le masque de l’U.N. » du journaliste Sulpice Gbaguidi du groupe de presse Fraternité – Canal 3

Bénin

Cotonou, le 24 Novembre 2010

Sèhouéto Lazare Président de Force Clé,

Vice Président de l’Union fait la Nation Cotonou

A Monsieur le Directeur Général du Groupe de Presse Fraternité

(attention : Canal 3 et Quotidien Fraternité)

           Monsieur le Directeur Général,

J’ai lu avec intérêt la chronique de Sulpice Gbaguidi, intitulé « le masque de l’UN », publié dans Fraternité, présenté et commenté ce mercredi 24 novembre 2010, sur les écrans de Canal 3. Pour l’essentiel, la chronique a informé l’opinion publique que « la messe de Goho aura été celle des loups amnésiques hurlant contre le symbole de Fcbe ». Le chroniqueur s’est demandé sur ce qui a bien pu « pousser l’Un à s’engager dans l’œuvre honteuse de la destruction de symbole ». Puis il a décrété l’incapacité de l’Un à combattre Yayi et à faire le bonheur des Béninois. Habituellement, Sulpice Gbaguidi fait preuve d’honnêteté intellectuelle. Je me demande ce qui a bien pu se passer, pour qu’il se méprenne au point où il l’a fait. Il s’est trompé, avec ses collègues. Je me permets de faire une seule analyse sur un seul point, et de donner une information. L’analyse. Quoi qu’il est ou représente, Lazare Séhouéto peut commettre des fautes, voire des péchés. En supposant qu’il en ait commis, cela ne justifie guère que l’ensemble de l’Union fait la Nation soit crucifié et que Sulpice Gbaguidi, décrète qu’elle « ne fait plus rêver », est décevante, « ne rassure pas » et n’est « pas prête à boucher la jarre trouée … ». C’est injuste. Ce genre de généralisation et d’appréciations excessives, au regard des faits, ne peut pas, ne doit pas provenir de braves personnes suffisamment informées et capables d’accéder à l’information. L’information. J’ai parlé de cauris et des partisans de Cauris au cours de mon intervention en Fongbé. Je me suis adressé à l’assistance, dans cette difficile langue, en leur confiant la tâche d’aller vers les partisans de Cauris et de les inviter à rejoindre notre combat. Car, c’est un combat commun, que « c’est notre père qui est en agonie. Aucun fils ne sera de trop pour le guérir. Chaque enfant doit accourir au chevet de son père malade ». A l’entame de ces propos, en évoquant le symbole de Cauris, j’ai fait remarquer que sur la terre de Houégbadja, on ne doit pas plaisanter avec le symbole du Cauris, puisqu’il est intimement lié au culte des Rois (Zomadonou). C’est pourquoi, nous devons aller vers ces frères et leur expliquer qu’il ne s’agit point du combat d’un camp contre un autre, que l’enjeu, c’est la guérison de « notre père commun, malade, qui est entre vie et trépas ». En quoi, ces propos pourraient être assimilé à du régionalisme ? En quoi, ces propos relèvent-ils d’une « œuvre honteuse de la destruction de symbole » ? Sulpice Gbaguidi est probablement de bonne foi, puisque je ne connais pas son niveau de langue en fongbé. Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Sa chronique, fondée sur des méprises graves et un contre-sens évident, dans sa lecture de mes propos, a nui à l’Union fait la Nation. Mais l’essentiel pour moi, c’est qu’enfin, cesse le débat par procuration sur le régionalisme. Faisons le débat public direct, chers amis au pouvoir. Organisez le débat, chers amis de Canal 3. C’est plus sain. Et Sulpice Gbaguidi ne se sentira plus obligé de distribuer bons et mauvais points, selon sa mesure, selon son humeur et dans les limites où il veut bien s’informer.

Recevez mes meilleures salutations.

L. Sèhouéto

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