Le Blog de Aymard

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Archives Journalières: novembre 30, 2010

Elections ivoiriennes : Les résultats provisoires du second tour de la diaspora

Les résultats provisoires sont disponibles pour la diaspora et sont comme suit :

Laurent GBAGBO : 40,03%

Alassane OUATTARA : 59,97% 

POURCENTAGE GENERAL PROVISOIRE (%)

Diaspora

LMP : 40.03%

RDR : 59.97%

               LMP             RHDP
 laurent-Gagbo rhdp-alassane 
Pays Inscrits Votants Nuls Suffrages GBAGBO LAURENT OUATTARA ALASSANE
Mali 1513 1035 61 974 238 736
Burkina Faso 1400 944 47 897 305 592
Guinée 746 519 13 506 219 287
Italie 0 0 0 0 0 0
Danemark 167 134 1 133 101 32
Belgique 709 552 6 546 269 277
Allemagne 297 205 1 204 111 93
Espagne 401 270 7 263 76 187
Gabon 981 802 18 784 108 676
Ghana 847 538 05 533 298 235
Mali 1,513 1,035 0 0 0 0
Afrique du sud 394 319 4 315 173 142
Suisse 440 301 9 292 175 117
Maroc 757 368 3 365 164 201
Senegal 0 0 0 0 0 0
Canada 1114 774 4 770 404 366
Tunisie 535 362   364 157 197
Royaume Uni 1849 1347 18 1329 726 603
Usa 3184 2386 28 2358 728 1630
SOUS-TOTAL 15333 10,856 233 1623 4252 6371
POURCENTAGE
        40.03% 59.97%
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Côte d’Ivoire Mission d’observation de l’UE : Un second tour sous tension

Télécharger la déclaration

declaration preliminaire union européenne

Confusion autour de la Commission électorale en Côte d’Ivoire

Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale ivoirienne.

Confusion autour de la Commission électorale en Côte d’Ivoire

Par RFI

En milieu de journée ce mardi 30 novembre, la Commission électorale indépendante n’a toujours pas communiqué les résultats partiels du second tour de la présidentielle. Sur place, la tension est perceptible. La télévision ivoirienne qui devait diffuser ces résultats a démonté son matériel et le président de la CEI a quitté les lieux. Quant à la conférence de presse qui était prévue, elle a été annulée et les journalistes présents ont été priés de quitter les lieux. 

Gros cafouillage ce matin au siège central de la CEI. Vers 9H00 TU, les équipes de la télévision nationale présentes sur place ont reçu consigne de plier bagages. Ce qu’elles ont fait aussitôt. Et à 9H45, tout était terminé. La RTI, la Radio télévision ivoirienne, avait vidé les lieux. Evidemment, les journalistes accourus de partout pour s’informer sur ce qui se passait étaient nombreux dans la cour de la CEI. Peu après 11H00, les forces de l’ordre les en ont fait partir. Rappelons que c’est du plateau de la RTI installé à la CEI qu’étaient, jusqu’à présent, livrés les résultats provisoires de l’élection présidentielle.

 
Témoignages d’un de nos envoyés spéciaux un peu après 12 h 00 GMT devant la CEI

«Il y a cinq minutes on a vu passer le président de la CEI, 45 minutes environ après avoir rencontré le représentant des Nations unies au siège de la CEI. Pour l’instant les membres de la CEI sont toujours à l’intérieur.  Il y a actuellement barrage devant la RTI et une dizaine de casques bleus qui sont installés devant le siège»

On s’interroge bien entendu sur les raisons de cet éloignement de la presse du siège central de la CEI. Et il y a de quoi. Ainsi, pourquoi les confrères d’Onuci FM (la radio des Nations unies), qui ont aussi un studio sur place, ont-ils été également priés de lever le camp ? Deux journalistes de RFI ont pu néanmoins demeurer discrètement dans les locaux. L’un d’entre eux a pu ainsi constater que les commissaires centraux continuaient de consolider les résultats du second tour dans la grande salle du premier étage. A un moment, l’un de nos journalistes dit même avoir entendu des éclats de voix qui sourdaient à travers les portes de la salle. Mais il est vrai qu’au premier tour, affirme-t-il, il avait également entendu des éclats de voix entre les commissaires centraux dans les mêmes conditions.

Vers 11H45, le patron de l’Onuci Yung Jin Choi est arrivé sur place pour rencontrer le président de la commission Youssouf Bakayoko. Le représentant de l’ONU dans le pays s’est rendu ce mardi matin au siège de la CEI.

Pour son porte-parole, Hamadoum Touré, la Commission électorale travaille toujours. « Ce matin, les fonctionnaires de l’ONUCI en ont profité pour rendre visite aux commissaires, qui sont en plein travail, pour les encourager et leur dire notre disponibilité à poursuivre notre appui. »

Le verdict des observateurs de l’Union européenne

Dans ce contexte, une délégation des observateurs de l’Union européenne a convié la presse, ce mardi matin, pour revenir sur la tenue du scrutin de dimanche. Les observateurs de l’UE  ne cachent pas que le second tour s’est déroulé sous tension. Il y a eu des morts dans l’ouest, des blessés, des obstructions de vote. Mais d’après eux, dans 96% des bureaux de vote observés, le vote de dimanche s’est déroulé de manière très bonne, bonne ou acceptable.

En clair, d’après eux, le jour du scrutin, les Ivoiriens ont pu exprimer leur choix. En revanche, la mission d’observation de l’Union européenne ne tire pas de conclusion définitive sur l’ensemble du processus électoral, car celui-ci n’est pas achevé.

Pour elle, c’est à la Commission électorale indépendante puis au Conseil constitutionnel de proclamer les résultats provisoires puis définitifs de cette élection. La mission de l’Union européenne encourage par ailleurs la CEI a annoncer le plus rapidement possible les résultats partiels. Enfin, signe de la tension actuelle, la mission d’observation a décidé de retirer la plus grande partie de ses observateurs du territoire ivoirien.

Le camp Gbagbo a annoncé, lundi, avoir saisi la CEI « pour faire en sorte que (les) résultats soient invalidés » dans au moins trois régions du nord, tenues par l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) depuis le putsch avorté du 19 septembre 2002. Dans cette zone, où Alassane Ouattara avait dominé le premier tour, les élections « n’ont pas respecté les normes d’un scrutin transparent », a affirmé le porte-parole du candidat Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan, dénonçant des « bourrages d’urnes ». « Au regard des chiffres en notre possession », M. Gbagbo « ne peut perdre cette élection », malgré la « fraude», et son rival «ne peut légitimement avancer qu’il gagne, contrairement à ce qui se murmure », a-t-il assuré. Le camp Ouattara, de son côté,  affirme que les partisans de Laurent Gbagbo ont empêché ses électeurs de voter notamment dans le centre-ouest, en zone loyaliste et affirme que le président sortant est dans une logique de « confiscation de l’élection ».

La mondialisation sans l’Afrique

La mondialisation est un processus d’intégration internationale. C’est selon Simeon Ibi Ayayi, Professeur d’économie à l’Université d’Ibadan au Nigeria et ancien consultant de la Banque Mondiale  « l’interaction croissante entre les activités, notamment économiques des sociétés humaines de part le monde et leur intégration de plus en plus en poussée ».

La principale caractéristique de la mondialisation est « l’intensification des relations par delà les frontières », laquelle intensification est favorisée par une libéralisation économique rapide et les progrès techniques de l’information dans les domaines du commerce des flux financiers et de l’investissement direct étranger.

La mondialisation est donc un nouveau mode économique conçu, entretenu et imposé par les nations riches pour contenir une fois de plus les nations pauvres.

« D’un côté la mondialisation offre des promesses de croissance du commerce et de l’investissement international, de l’autre, elle accroit les risques d’instabilité et de marginalisation » écrivait Mohamed DAOUAS dans Finance et développement : « L’Afrique face au défi de la mondialisation décembre 2001 ».

On a oui dire que la mondialisation entraine la croissance et le développement économique. Mais que constate t’on si ce n’est le grand écart qui existe et se creuse davantage entre pays pauvres et pays riches. Les pays riches s’enrichissent davantage et les pays pauvres continuent majestueusement leur descente aux enfers.

De 1960 à 1969, la part moyenne de l’Afrique aux exportations et importations mondiales était de 5,3% et 5,0% respectivement et de 1990 à 1998 elle n’était que de 2,3% et 2,2%, stagnant à 2% depuis l’an 2000.

Une partie du monde gouverne l’autre partie à travers les institutions telles que l’OTAN, l’ONU (qualifiée de « machin » par De Gaulle) et n’encourage guère l’innovation et le développement.

L’on a oui dire aussi que la mondialisation est une chance inouïe pour l’Afrique, qu’elle profiterait de cette aubaine pour être présente sur le marché international. Présente sur le marché international, elle est devenue la poubelle des puissances occidentales avec les voitures et autres objets d’occasion, les résidus de matières toxiques jetés sournoisement sur le continent.

Avec la mondialisation, les Etats devraient se fusionner puisqu’il ne devrait plus exister de frontière mais c’est tout le contraire qui se constate : c’est que les pays occidentaux ferment plus leurs frontières qu’auparavant. La mondialisation a favorisé la mobilité du travailleur mais l’emploi est précaire, l’embauche définitive est devenue une denrée rare car, le but central de la mondialisation est d’augmenter la concurrence sur le marché du travail afin de minimiser le « coût du travail » et de maximiser le profit des entreprises, des multinationales

Malgré leurs engagements à garantir l’ouverture des marchés, les membres du G20 continuent de prendre des mesures protectionnistes dont pâtissent surtout les pays en développement. Le rapport de Global Trade Alert publié après le dernier sommet en juin des pays du Groupe des Vingt qui réunit les pays industrialisés et les principales puissances émergentes fait état de la mise en œuvre par ces pays de 111 mesures qui nuisent aux échanges internationaux.

Le nombre de mesures de ce type prises durant la crise et dans les mois qui ont suivi dépasse 500, souligne encore le texte publié avant le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G20, en Corée du Sud.

En clair, les analyses économiques pour le continent ont échoué et l’Afrique n’a rien tiré si ce n’est qu’elle se retrouve endettée, forcée de privatiser les services et sociétés publics afin d’avoir de liquidités, revenir sur le marché pour ensuite faire face au protectionnisme de ces mêmes pays riches ; un éternel recommencement. Il faut donc redéfinir la mondialisation et en revoir le mécanisme de fonctionnement.

La préoccupation immédiate avec la mondialisation, c’est de détruire toutes les barrières sous toutes leurs formes pour imposer au monde un ordre économique nouveau et unique qui influencera d’autres domaines de la vie. A un monde unique, correspond une pensée unique. Avec la mondialisation, note serge LATOUCHE, « l’Etat s’efface derrière le marché ».

Bref, la mondialisation vise à briser toutes les particularités pour n’imposer que l’universelle. Les pays développés ont instauré ce nouveau système de pensée unique pour étouffer le monde et le faire marcher selon leur bon vouloir. Il faut le savoir et prendre conscience que la mondialisation telle que dessinée, est un nouveau système mystificateur. Malheureusement, les discours politiques dans les pays Africains ignorent cette réalité.

Face à cette machine mondialisante, les africains ont le devoir de réagir.

« Je veux lui apprendre à vivre », écrivait Rousseau. Il faut apprendre à vivre ou réapprendre à vivre aux africains, leur inculquer le sens de la solidarité, la valeur du travail et du travail bien fait, l’importance de la sagesse.

Il faut nécessairement agir dans le sens de leur maintien sur le marché du commerce international pour ne pas être plus tard objet de curiosité archéologique, agir dans le sens de la préservation de leur particularité et en même temps d’une ouverture attentive et intelligente vers les autres.

Il faut absolument aux Africains, le travail et le travail bien fait et tout ceci passe par des institutions stables, des gouvernements responsables et non qui dilapident les maigres ressources disponibles, le respect du droit de la propriété privée, l’absence de corruption pour un indice de développement humain élevé. Et alors, les Africains devront s’efforcer de mettre en œuvre l’Unité pour affronter le marché culturel et financier vaste et toutefois restreint qu’ouvre la mondialisation.

“l’Afrique doit s’unir ou périr” disait en son temps Kwamé Nkrumah. Ceci, plus qu’une nécessité est un devoir ou alors, elle aurait programmé sa propre disparition.

aymard