Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Tous contre Gbagbo : Pourquoi cette attitude de la communauté internationale ?

Tous contre Gbagbo : Pourquoi cette attitude de la communauté internationale ?

Les derniers feuilletons des élections présidentielles ivoiriennes viennent de donner du boom au cœur à nous qui avons toujours pensé que la communauté internationale était hypocrite ; elle qui, non contente d’avoir contribué à arriérer le Continent, d’avoir alimenté les conflits sur le Continent, s’évertuent depuis toujours à  choisir à la place des peuples, leurs dirigeants.

Vu tout ce qui se passe et ce zèle de la communauté internationale et des acteurs de la société civile africaine, épris de démocratie ou alors qui montrent qu’ils sont épris de démocratie sans se référer ou connaitre les mécanismes de la politique et de la géostratégie internationale, je me permets moi en tant que démocrate d’analyser les faits, les élections africaines et les hommes.

Il a fallu que le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire, un organisme reconnu par la Constitution et qui dispose des pleins pouvoirs, un organisme à qui la constitution a donné le droit de faire et de défaire les présidents invalide la victoire de Ouattara, annoncé vainqueur par la Commission électorale dans la confusion, dans des conditions très troubles et au siège de l’ONUCI pour que la communauté internationale sorte ses muscles et brandisse le coup de la sanction ; cette communauté qui n’a jamais eu le courage de regarder la Chine dans les yeux pour lui parler de démocratie. Quelle communauté internationale ?

La préoccupation de la communauté internationale n’est en rien la démocratie sur le continent. C’est le cadet de ses soucis ; son souci majeur étant les richesses du continent, comment les piller à travers leurs hommes de main.

Ce n’est pas la première fois qu’il y a des élections contestables ou des coups portés à la démocratie mais, cette chère communauté n’a pipé mot, ne s’est même pas émue.

Où était cette communauté internationale quand le président nigérien Mamadou Tandja se donnait les pleins pouvoirs en  dissolvant l’assemblée nationale, en mettant entre parenthèses la constitution de son pays pour se faire homme fort et président à vie du Niger ?

Evidemment, elle n’avait rien dit ni rien fait que de gesticuler à travers quelques déclarations molles et ambigües et à la France de rappeler qu’elle n’avait pas à s’ingérer dans les problèmes internes d’un Etat souverain. Eh bien, la raison est toute simple. Tandja, président à vie, cela donnait de gros contrats à vie à la France via Areva qui va pouvoir exploiter allègrement l’uranium du Niger et sans se soucier que ces mirobolants contrats soient un jour remis en cause par un nouveau président. Cela fait de plus moins de chômeurs en France et de l’oxygène pour le revenu national brut français. Le trésor français pourra mieux faire face à la crise économique. Mieux vaut continuer à travailler avec cet homme qui nous donne gracieusement les richesses de son pays que de voir arriver un autre qu’on ne saurait manier c’était cela sa devise, cette communauté internationale.

Où était la communauté internationale quand Idriss Deby organisait au Tchad en 2006 des élections controversées ?

Des élections dont il est sorti vainqueur avec 77 % des voix alors qu’il dirige le pays de façon clanique depuis 1990.

Soutenu par Paris, il insistait pour faire savoir que « son pays est sous contrôle », et que les élections auront  lieu dans la sérénité alors que l’opposition dénonçait  une mascarade et menaçait de ne pas participer aux élections qu’elle jugeait déjà « pipée » et que « les dés étaient jetés » .

Où était la communauté internationale quand en Août 2009 la France avait imposé Ali Ben Bongo, fils de son père comme président du Gabon.

L’un des candidats, Pierre Mamboundou, a été blessé à la tête pendant les protestations qui ont suivi la proclamation, une proclamation qui a pris 72 heures de plus que prévu, il y a eu des arrestations et des enlèvements de personnalités proches de l’opposition.

Le  principal  adversaire  avait des résultats contraires à ceux proclamés par la commission et a demandé que le décompte soit refait ; qui l’a écouté ? Au contraire, la Communauté internationale s’est empressée de féliciter Ali Bongo et demander aux autres candidats de reconnaître le résultat et  de se calmer.

En pleine campagne électorale, le dernier jour les autorités gabonaises ont fait couper l’antenne de la Chaîne TV + qu’ils disaient trop proche de l’opposition, personne n’a rien trouvé à dire.

Les gabonais, meurtris pas 40 années de France-Afrique et de gestion de Bongo père dans toutes les rues s’écriaient « non, nous ne voulons pas Ali, il a mangé 40 ans avec papa, nous voulons le changement, nous voulons le changement ». Même au sein du PDG, l’unanimité n’est pas faite sur ce candidat héritier téléporté à la tête du pays. Quel changement la communauté internationale les a aidés à avoir. Au contraire, elle a continué sa route, sauvegarder ses acquis pour plus bénéficier des nombreuses richesses du pays.

Où était-elle, cette communauté internationale quand le Rwanda organisait ces élections présidentielles en Août passé ?

Il faut le rappeler, ces élections ont été tout sauf démocratiques et libres et ont permis à Paul Kagame de se faire réélire avec 93% des voix alors que la situation des droits de l’homme et de la liberté d’expression est très préoccupante dans ce pays.

Le 24 juin 2010, le journaliste Jean Léonard Rugambage a été tué par balles devant  son domicile à Kigali.

Mi-juillet, le corps quasi-décapité du vice-président du Parti démocratique vert (un parti d’opposition), André Kagwa Rwisereka, a été retrouvé dans un marais près de Butare (sud) ; tout ceci couronné par l’arrestation et la mise en détention d’opposants comme Ingabire Victoire.

Cela n’a gêné personne, elle n’a rien dit notre communauté internationale puisqu’elle a ses doigts dans la bouche de Kagame qui a toujours clamé la responsabilité de la France dans le génocide de 1994 et menacé de la poursuivre devant les instances juridictionnelles internationales.

L’Union Européenne n’a même pas daigné envoyer d’observateurs pour ces élections, prétextant des questions budgétaires alors que l’opposition, la réelle opposition criait aux irrégularités et sollicitait le concours étranger.

Où était la communauté internationale quand Hosni Moubarak organisait ces élections législatives en novembre passé ?

L’Egypte a carrément refusé la présence d’observateurs étrangers sur son sol. Personne n’a rien trouvé à dire, tout le monde s’est plié parce que Hosni Moubarak est un allié stratégique et il ne faudrait pas le froisser.

Les vidéos de bourrage d’urnes circulent sur internet, les frères musulmans ont demandé l’annulation du scrutin, la communauté internationale ne les a pas soutenus. Leurs divers messages n’ont même pas été entendus puisque l’enjeu est autre pour cette communauté internationale. Et ainsi de suite.

Bref, la communauté internationale ne s’est jamais préoccupée des réclamations des opposants, elle ne s’est jamais penchée sur les préoccupations des oppositions africaines.

Que cache alors ce regain d’attention subite à l’opposant de Gbagbo ? Pourquoi elle décide tout un coup de soutenir l’opposant Ouattara pour faire partir Gbagbo alors qu’elle ne s’est jamais souciée de cela dans aucun pays africain ?

Tous les présidents africains en poste ont toujours été soutenus par la communauté internationale qui, leur facilite la tâche pour leur réélection et les aide à truquer les listes, bref à se faire réélire pour perpétuer le massacre intelligent de l’Afrique, le pillage systématique des deniers publics par ces chefs d’Etat, le bradage en règle des richesses naturelles des sous-sols africains.

Alors que la Côte d’Ivoire finissait à peine d’écouter le jeudi 02 décembre après-midi, sur la RTI, la télévision nationale, le président du Conseil constitutionnel, le professeur Paul Yao N’Dré annoncer que la population devra encore patienter avant d’avoir les résultats de l’élection présidentielle et que légalement le Conseil Constitutionnel devient maître du contentieux électoral, sur la chaîne d’information internationale France 24, bientôt relayée par les autres médias français, Alassane Ouattara est déclaré vainqueur du scrutin avec 54, 1% des voix.

Pourquoi un tel télescopage ? Pourquoi la diffusion de deux informations contradictoires sur un média national et un média français ? Pourquoi annoncer les résultats au siège de l’ONUCI devant les chaînes de télévision internationale et sans les chaines nationales alors que la CEI n’a pas pu s’entendre sur l’attitude à adopter face aux fraudes constatées dans les zones CNO.

Le choix délibéré du président de la Commission électorale indépendante (CEI), Youssouf Bakayoko, de sortir des locaux de son institution pour aller s’exprimer librement face aux journalistes de la presse internationale, et leur déclarer que le candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a gagné, est lourd de sens ; c’est même une première dans le monde et assimilable à de la préméditation. Le scénario a été prévu ainsi.

Que France 24 ait proclamé Alassane Ouattara vainqueur après l’annonce faite par Youssouf Bakayoko, et sans signaler dans un premier temps la position du Conseil constitutionnel constitue une volonté manifeste de cette chaine étrangère de diffuser l’information qui l’arrange elle et sa patrie. Et cela vient confirmer et conforter la position longtemps défendue par Gbagbo depuis 2002 dès l’éclatement de la guerre, à savoir la volonté de la France de l’éliminer du sommet de l’Etat Ivoirien pour y installer Ouattara.

Pourquoi Bamba Yacouba, le porte parole de la CEI s’est précipité pour proclamer les résultats de la diaspora alors qu’ils n’avaient pas été validés en commission pour revenir plus tard présenter des excuses ?

Pourquoi chercher à présenter Gbagbo comme « un vilain dictateur » et Ouattara comme « le gentil démocrate » ?

Il y  a anguilles sous roche. Ça c’est sûr.

Alors que tout le monde s’acharne à se défouler sur Gbagbo, l’une des rares voix dissonantes au sein du parti socialiste français, Henri Emmanuelli a critiqué la diabolisation dont est victime selon lui le président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo.

Dans un communiqué, Emmanuelli ainsi qu’un autre député socialiste, François Loncle, ont critiqué « la majorité des médias français, relayés par un certain nombre de responsables politiques », et qui auraient « entrepris une campagne de suspicion et de dénigrement à sens unique dirigé contre les autorités ivoiriennes ».

Et Henri Emmanuelli de rajouter ce qui suit : « Moi, j’ai connu Laurent Gbagbo parce que je l’ai sorti de prison, où l’avait enfermé Monsieur Ouattara. J’étais alors président de l’Assemblée nationale et je suis monté jusqu’à l’Élysée pour m’insurger du fait qu’un soi-disant démocrate emprisonnait le chef de l’opposition. Et je remarque que non seulement M. Gbagbo n’a pas mis M. Ouattara en prison, mais qu’il l’a laissé rentrer en Côte d’Ivoire. »

Et à moi d’ajouter que Laurent Gbagbo lui a encore permis de participer aux élections présidentielles en Côte d’Ivoire alors qu’il avait toujours été exclu du processus électoral pour nationalité douteuse. Les preuves de cette nationalité douteuse ne manquent pas. Et alors !!

On pourrait me taxer de pro-Gbagbo. Qu’importe je suis un anticonformiste. Je suis pour la démocratie mais pas pour une démocratie déséquilibrée et de façade qui donne le droit à une partie du monde de choisir à la place des africains leurs dirigeants soit même d’imposer des hommes aux peuples africains, les hommes que eux souhaitent.

Cette situation ivoirienne est très intéressante car, elle devrait permettre aux institutions africaines de se questionner sur cette communauté internationale, sur ces réelles préoccupations et motivations en Afrique ; évidemment avec les hommes qui sont là, on ne peut s’attendre à quoi que ce soit.

L’angle sous lequel l’Union africaine (un autre fardeau pour l’Afrique, anciennement organisation de l’unité africaine, institution fantoche et inutile créée sous l’égide de la France pour contrecarrer les velléités offensives de Kwame N’Krumah et le bloquer dans son projet, lui qui prônait et insistait sur la réelle unité, les Etats-Unis d’Afrique) prend la question ne permettra pas d’explorer tous les contours de cette crise et évidemment ne donnera rien.

La preuve, la CEDEAO se réunit ce jour à Abudja et elle n’a même pas daigné inviter un seul représentant ivoirien au moins pour les formalités, la Côte d’Ivoire étant membre à part entière de la communauté. Comment régler un problème sans les acteurs ou l’acteur principal ? C’est du folklore, les intérêts sont inavoués comme ils l’ont toujours été et cette communauté internationale a intérêt que Gbagbo parte. Avec à sa tête la France, grand perdant de l’ère Gbagbo qui ne lui donne pas des garanties qu’elle pourra pomper facilement le pétrole ivoirien, la communauté internationale et ses guignols d’institutions africaines (ne comprenant jamais rien ou font mine de ne pas savoir) veulent remettre en cause la décision du Conseil Constitutionnel comme si en Europe cela pourrait se faire. Je m’en tiens simplement aux faits et analyse la chronologie de tous ces évènements.

Je nous invite à la réflexion, réfléchissons pour l’avenir et non pour le présent.

Nous sommes pour la démocratie mais pas qu’on nous impose des hommes. Tous les agissements de la communauté internationale ne sont pas pour le bien être des peuples africains ; aucunement pas. Leur souci est la préservation de leurs intérêts acquis ou des intérêts à venir avec des hommes qu’ils pourraient manipuler.

Une petite preuve, avec tout le désordre orchestré, la mauvaise gestion des ressources humaines, des finances publiques et des sociétés d’Etat par le régime galeux et mafieux en place au Bénin, régime dit du changement et de l’émergence, la communauté internationale l’aide, elle aide Boni Yayi à fabriquer une liste électorale truquée et bâclée pour qu’il puisse se faire réélire afin que leurs intérêts soient préservés puisque l’opposition a déjà annoncé sa volonté de faire rentrer dans le patrimoine de l’Etat toutes les sociétés d’Etat et les entreprises bradées par Boni Yayi, vendues sans mise en œuvre d’aucune règle en la matière à la métropole par le truchement des multinationales françaises. Donc, la France et ses alliés voient d’un mauvais oeil l’avancée de l’opposition qu’ils risquent de ne pas pouvoir contrôler à leur guise. Alors, alors !! Il est à craindre que Ouattara ait accepté de faire leur jeu comme il l’a fait en tant que premier ministre pour qu’elle le soutienne. Le problème n’est pas de combattre un homme mais un système.

La démocratie en Afrique sera construite par les Africains eux-mêmes autour de leurs idéaux et non imposée par des gens qui sont incapables de pratiquer cette démocratie dans leurs institutions. Un tout petit exemple, la pratique de la démocratie à l’OMC est très difficile et ça tout le monde le sait alors que les vrais dépendants du commerce international sont les africains qui, sont obligés de subir.

aymard

Je vous invite aussi à relire mon article du 27/10/2010 intitulé « la France, un pays qui retarde le développement de l’Afrique »

La France, un pays qui retarde le développement de l’Afrique

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8 réponses à “Tous contre Gbagbo : Pourquoi cette attitude de la communauté internationale ?

  1. Benejuru décembre 8, 2010 à 3:36

    Et Obama…..vous l’avez oublié ? Quelle déception celui-là ! Il s’aligne sur la France parce qu’elle l’aide dans ses échecs en Afghanistan. Comme donneur de léçons, n’en parlons même pas…. Quoi qu’il en soit, pour ceux qui en doutaient encore, on est maintenant bien fixé. Ce n’est pas lui qui va nous aider à nous libérer de nos chaînes…Robert Mugabe et Mwai Kibaki l’ont envoyé balader….Et ils sont encore là. Laurent Gbagbo n’ a qu’ à faire de même. Son problème ce qu’il a voulu jouer au plus fin avec la France. Il a perdu. Il fallait trancher dès le debut. Comme Kagame..C’est le seul langage qu’ils comprennent. Après tu assumes….Et si ça barde au FMI et BM, les chinois, russes, indiens, brésiliens, sont là…

    • aymard décembre 8, 2010 à 8:16

      Oui mon cher, en donneur de leçons de démocratie ils sont tous mal placés et il est inacceptable que les africains cautionnent de tels agissements. Nous voulons la démocratie mais pas de cette façon et, Obama ferait mieux de s’occuper des républicains qui ont déja annoncé qu’ils bloqueraient tous ses projets au sénat au lieu de s’ingérer dans une crise entretenue par la France, crise qu’il ne connaît pas ou alors qu’il connaît mal.
      Salut à vous

  2. Franck Abdel décembre 8, 2010 à 9:31

    Enfin une analyse
    Tout le monde s’acharne sur gbagbo et des gens qui ne connaissent rien à rien se lèvent pour critiquer. Il faut analyser la situation au lieu de raconter des trucs comme le font les africains.
    Nous sommes comme des moutons que les ociidentaux traînent dans la direction qu’ils veulent, c’est dommage.

  3. Ernest décembre 11, 2010 à 1:56

    Tu as de la vision
    Je me demande depuis ces quelques jours pourquoi tant d’histoire et les médias français le critiquent à longueur de journée, le présentent comme un mauvais président, l’homme à abattre. Je viens de lire au moins une personne qui éclaire la situation et pose des questions au lieu de prendre position. Tout le monde a pris position pour ouattara sans rien comprendre.
    Si vous avez les chiffres au niveau de la commission, vous verrez que ils ont tout fait pour qu’il perde.
    il n’a même pas le quart au niveau de la cei et on dit commission indépendante et les gens en font tout un tas d’histoire. A sa place je n’aurais jamais participé à ce scrutin puisqu’il n’a que 2 membres sur plus d’une douzaine. J’apprécie beaucoup le fait que tu aies rappelé toutes ces élections où il y a eu irrégularité et on n’a rien entendu. Le problème est ailleurs vraiment et nous les africains, nous prenons du temps pour comprendre les choses. Personne ne comprend Gbagbo aujourd’hui et les gens ne cherchent même pas à comprendre mais d’ici 20 ans, les ivoiriens se souviendront de lui et vont pleurer.
    Moi, je suis camerounais, je l’ai compris et je le soutiens.
    En avant mon président, tu aimes ton pays et ton continent.

  4. Kouamé décembre 14, 2010 à 10:19

    Et j’aimerais compléter que s’il y a eu la guerre c’est à cause de Ouattara, c’est lui qui a amené le coup d’état de 1999 et de 2002, il a amené l’instabilité dans le pays et tout ça pour être président. Nous n’allons jamais accepter cela, il ne sera jamais président c’est pour ça il a fait tuer des ivoiriens, tout ceux qui sont morts dans cette crise c’est sa faute. La communauté internationale veut mettre un assassin à la tête de notre pays, jamais nous ne l’accepterons, jamais et d’ailleurs on l’a dit plusieurs fois qu’il n’est pas ivoirien, comment un ivoirien peut-il amener la guerre dans son propre pays, pourquoi cela ? Qu’il retourne dans son pays.

    • Cissé décembre 14, 2010 à 10:49

      Kouamé tu n’as aucune preuve que c’est lui qui a apporté les coups d’état, même si vous ne l’aimez pas ce n’est pas une raison pour le salir. Je défie quiconque sur ce blog de me prouver que Ouattara a quelque chose à voir avec les rebelles, il n’y a aucun élément, même pas une photo et depuis c’est ce langage, que c’est Ouattara, arrêtez un peu. Ce n’est pas lui et personne ne peut rien prouver alors taisons nous.

  5. Jules décembre 18, 2010 à 12:51

    C’est quoi cette affaire d’ivoirité kouamé. Régleons le problème autrement, s’il n’y a pas moyens de montrer qu’il est à l’origine de toute cette crise et qu’il est burkinabè ou démi-ivoirien. Aussi que la communauté internationale sache raison gardée sinon il y a de risque que ce pays devienne comme la somalie.

  6. Pascal Erdu décembre 20, 2010 à 7:00

    Un bon article qui pose la bonne question du moment. Cependant, allons encore plus loin: quels intérêts concrets pour la communauté internationale a à intervenir? De quoi certains de ses membres peuvent-il s’emparer en Côte d’Ivoire? SI vous citez l’exemple du Bénin (franchement, je ne connais pas, je ne peux pas juger), quid de la Côte d’Ivoire? Vous qui êtes analyste financier, pouvez-vous sortir des chiffres? Qu’est-ce que La France et d’autres peuvent gagner en Côte d’Ivoire?
    – Le pétrole? Il n’y a pas grand chose, me semble-t-il (rapidement confirmé par Wiki, mais la source est un peu maigre).
    – Produit miniers? Pas grand-chose non plus, je crois
    – Produits de l’agriculture? Déjà plus, mais économiquement moins intéressant. De plus, il me semble que le fonctionnement actuel de l’économie internationale garantit déjà aux pays riches un accès facile et bon marché aux produit des pays pauvres, ainsi qu’une position dominante qui leur permet de décider des règles du jeu.
    – Restent le port d’Abidjan et d’autres activités effectuées par des entreprises occidentales et autres en Côte d’Ivoire. Bolloré se serait-il disputé avec Gbagbo?

    Les arguments économiques pour une intervention occidentale sont plus difficiles à trouver qu’ailleurs. On peut penser à des arguments différant de la simple exploitation économique: l’envie de pouvoir, purement et simplement, ou les inimitiés personnelles, ou une dynamique complexe ayant réellement, l’exception confirmant la règle, poussé certains à du missionarisme démocratique actif.

    A suivre.

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