Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: décembre 8, 2010

Pas question pour Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir, dixit Affi n’Guessan

Pascal Affi n’Guessan : « Pas question pour Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir »

Le président du Front populaire ivoirien (FPI), directeur de campagne de Laurent Gbagbo, répondait aux questions de Jean-Michel Aphatie lundi matin.

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, monsieur n’Guessan.

Pascal Affi n’Guessan : Bonjour.

Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara revendiquent tous les deux leurs victoires au second tour du scrutin présidentiel qui vient de se dérouler en Côte d’Ivoire. Comment allez vous sortir de cette crise, monsieur n’Guessan ?

Je pense qu’il faut sortir de la crise en se référant aux textes, à la loi et aux institutions qui sont chargés de gérer les élections.

Et qui disent quoi, tous ces textes ?

Ils disent que les résultats définitifs de l’élection présidentielle sont proclamés par le Conseil Constitutionnel, après examen des réclamations éventuelles formulées par les candidats.

Pourtant, monsieur n’Guessan, l’ONU, les Etats-Unis, l’Europe, l’Union Africaine tous reconnaissent la victoire de monsieur Ouattara. Vous êtes seuls contre tous.   

Oui, mais est ce que vous n’êtes pas un peu surpris que l’ONU,  que tout ce monde là reconnaissent, alors qu’ils ne sont pas en Côte d’Ivoire, ça ne vous parait pas curieux ?

Et pourquoi font-ils cela d’après vous ?

Il y a effectivement, des gens, des personnalités proches de monsieur Alassane Ouattara, qui sont certainement dans le complot, qui veulent coûte que coûte le voir président de la République de Côte d’Ivoire, contre la volonté du peuple de Côte d’Ivoire, qui peuvent effectivement prendre ce genre de position en niant les compétences, en niant les lois de la république de Côte d’Ivoire et donc ceux là, on peut comprendre qu’ils sont dans une logique politicienne et non dans une logique juridique, dans une logique de légalité.

Monsieur Ban Ki Moon, par exemple, dit : « C’est monsieur Ouattara qui a gagné. »

Monsieur Obama dit la même chose.

Oui, je m’excuse, ces gens sont à des milliers de kilomètres et disent une chose sur la base de quoi ? Et pourquoi ne reconnaissent-ils pas les chiffres qui sont donnés par les institutions de la République de Côte d’Ivoire. C’est une ingérence inacceptable. Cette insistance montre bien qu’il y a quelque chose qui cloche. Mais nous, nous référons à la légalité ivoirienne, la constitution de Côte d’Ivoire. Nous avons été candidats, nous avons participé à des élections. Dans certaines régions du pays, les élections se sont mal passées, parce que manifestement les conditions de sécurité, les conditions de libertés de votes n’ont pas été assurées, parce qu’il y a des combattants armés, parce que l’Etat n’existe pas, parce qu’il n’y a pas d’Administration publique. Et tout cela a faussé l’élection, nous avons fait réclamation de cela, et en ce qui nous concerne, on nous a donnés raison en regard des documents, des pièces justificatives, des témoignages que nous avons fournis.

Pour vous, monsieur n’Guessan, il n’est pas question que monsieur Gbagbo, dont vous avez porté la parole pendant la campagne présidentielle, s’efface ?

Il est reconnu par les institutions nationale, il vient de prêté serment devant le Conseil constitutionnel, il s’agit pour lui maintenant de former, 1°) son gouvernement et puis de gérer le pays et de régler tous les pays qui peuvent se dresser sur la voie du nouveau gouvernement.

Existe-t-il d’après vous, un risque de guerre civile aujourd’hui en Côte d’Ivoire ?

Mais de toutes façons, le pays est occupé. Depuis le 19 septembre 2002, à la suite d’une tentative de coup d’état manqué, des combattants armés venus du Nord, occupent des zones entre le nord et l’ouest du pays. C’est cette réalité qu’il nous faut gérer. A l’heure où je vous parle, tous ceux qui ont voté pour le candidat Laurent Gbagbo, ces hommes font l’objet de persécutions, ils sont pourchassés, leurs maisons sont incendiées. Ils sont aujourd’hui tous déplacés, et sont en train de se réfugier en zone sud. Ce qui montre bien qu’il y a eu une violence inouïe qui a été exercée contre les uns et les autres dans ces zones, et que dans ces conditions, il était inimaginable que le Conseil constitutionnel valide des élections dans certains départements.

C’est la guerre civile qui vous menace aujourd’hui, monsieur n’Guessan ?

Je dis que nous sommes dans une situation où le pays est déjà coupé en deux. Donc il s’agit pour le gouvernement qui va être mis en œuvre d’engager des actions pour que le pays soit réunifié, et que le pays se réconcilie autour des lois de la république, autour des principes de la démocratie.

Pour vous, il n’y a pas d’arrangement possible entre monsieur Gbagbo et monsieur Ouattara ?

Le problème ne se pose pas en terme d’arrangements entre deux individus. Le problème se pose en terme d’intégrité du territoire de Côte d’Ivoire, du respect de la souveraineté de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Si monsieur Ouattara respecte la souveraineté nationale, s’il n’actionne pas des officines internationales pour chercher à forcer le peuple de Côte d’Ivoire à l’admettre comme président, tout arrangement est possible.

Et s’il ne l’accepte pas ?

S’il n’accepte pas, c’est lui qui a décidé de déclarer la guerre à la Côte d’Ivoire et la Côte d’Ivoire résistera.

Les autorités françaises ont reconnu dans l’élection ivoirienne, la victoire de monsieur Ouattara. Il y a plusieurs milliers de ressortissants français aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Sont-ils en danger, selon vous monsieur n’Guessan ?

Ils n’ont jamais été en danger depuis l’indépendance de ce pays. C’est monsieur Ouattara qui a créé les conditions de la précarité pour les intérêts français en Côte d’Ivoire en s’étant inscrit dans cette logique appuyée par certaines personnalités françaises qui sont les vraies responsables de la précarité qui prévaut aujourd’hui en Côte d’Ivoire.

Mais les ressortissants français ne sont pas en danger aujourd’hui ?

Ils ne sont pas en danger dans la mesure où ils ne sont pas partie prenante dans ce conflit. Ils n’ont rien à voir avec le plan et les ambitions de monsieur Ouattara, donc il n’y a pas de raison qu’un quelconque ressortissant français en Côte d’Ivoire soit l’objet de quelque exaction que ce soit.

Que doit faire, d’après vous, monsieur Gbagbo maintenant ?

Monsieur Gbagbo est élu, il va former son gouvernement. Il va mettre en œuvre un programme pour réunifier le pays, et puis pour rassembler les Ivoiriens, pour refaire la réconciliation nationale.

Il n’est pas question pour vous, monsieur n’Guessan, que monsieur Gbagbo quitte le pouvoir ?

Non, non. Je ne vois pas comment. Nous avons été investis par la plus haute juridiction en matière électorale qu’est le Conseil constitutionnel. Nous ne pouvons pas, ce serait une haute trahison vis à vis du peuple de Côte d’Ivoire, vis à vis des institutions que monsieur Gbagbo s’efface au profit de quelqu’un d’autre.

Êtes-vous inquiet pour l’avenir de la Côte d’Ivoire, monsieur n’Guessan ?

Nous ne sommes pas inquiets, nous sommes confiants, parce que nous savons que dans l’histoire des nations, il y a des moments de difficultés mais il faut que nous fassions preuve de résistance, que nous fassions preuve de rigueur intellectuelle, de rigueur morale et que nous fassions preuve de courage pour faire prévaloir coûte que coûte, la légalité des principes démocratiques, parce que c’est dans la légalité, dans le respect des lois, dans le respect des institutions de la république, dans les respects des principes de la démocratie, qu’on peut construire une grande Nation.

Ousmane Tanor Dieng apporte son soutien à Gbagbo

C’est au cours d’une interview accordée au quotidien « L’Observateur », ce mardi, que le secrétaire général du Parti Socialiste (Ps) Ousmane Tanor Dieng, a tenu à répondre à ceux qui insinuent que son soutien à Laurent Gbagbo obéirait à des considérations financières. Il pense même que tous « Tous ceux qui lui tirent dessus ne tarissaient pas d’éloges à son endroit. »

Lorsqu’on l’interroge sur son soutien intéressé à Laurent Gbagbo et qui serait lié à des considérations d’ordre financier, le secrétaire national du parti socialiste ne peut s’empêcher de marquer son étonnement : « Ah encore l’argent », avant de rappeler l’histoire de sa relation avec M. Gbagbo qui ne date pas, selon lui, de maintenant : « hier, c’est moi qu’on accusait d’en donner à tout vent et à tour de bras »., Aujourd’hui, ajoute t-il : « les mêmes qui parlent disent tantôt que j’ai des réserves inépuisables, tantôt que j’en reçois de Gbagbo et je ne sais qui encore ».

Ironique, le patron du Ps pense même que peut être, après les fameux accords de pêche qui reviennent au gré des humeurs du pouvoir, on va l’accuser, demain, « d’avoir vendu des sous marins de fabrication sénégalaise, à un pays sans littoral et d’avoir encaissé des rétro-commissions. »

Abordant cette fois le sujet avec beaucoup plus de sérieux, il révèle les relations qu’il entretient avec Laurent Gbagbo. Et c’est avec précision qu’il a expliqué que ses rapports avec Gbagbo sont très simples. Ce sont d’abord, clarifie Ousmane Tanor Dieng, des relations de « camaraderies et d’amitié sincère antérieure à tout ce qui se dit. Nous étions aux affaires, lui était dans l’opposition. »

Semant le doute dans l’esprit des sénégalais il lâche : « Et quelle opposition ! ». Dans la même veine, il a flingué ceux qu’ils qualifient d’hypocrites en lâchant : « Tous ceux qui lui tirent dessus ne tarissaient pas d’éloges à son endroit. »

NETTALI.NET

La Côte d’Ivoire suspendue par la CEDEAO

Le sommet extraordinaire de la CEDEAO tenu le mardi 7 décembre, à Abuja, au Nigéria, a consacré à son terme la suspension de la Côte d’Ivoire de l’instance sous régionale.
La CEDEAO a par ailleurs appelé Laurent Gbagbo à respecter les résultats proclamés par la CEI et à rendre sans délai le pouvoir. Pour l’institution, Alassane Ouattara est le président légitime. Pendant ce temps à Abidjan, le Professeur Marie Aké N’gbo, premier ministre de Laurent Gbagbo a formé son gouvernement.

Pour le tout nouveau ministre des affaires étrangères de Gbagbo, Alcide Djédjé, ce sont ce genre de mesures que prend habituellement la CEDEAO.

Selon lui, « ce sont les Etats-Unis et la France qui manipulent la CEDEAO par diverses pressions».

aymard

Les Etats-Unis vont détruire 110 milliards de dollars

A cause d’une erreur d’impression, 1,1 milliard de billets de 100 dollars pourraient être inutilisables, et donc détruits par la banque fédérale américaine.
La planche à billets de 100 dollars de la banque fédérale américaine a déraillé. En effet, CNBC a révélé que plus d’un milliard de nouveaux billets de 100 dollars, dont la mise en circulation devait s’effectuer au mois de février prochain, auraient subi un défaut de fabrication, les rendant inutilisables ! Certaines coupures auraient en effet une bande verticale non-imprimée, cause d’une erreur d’impression lors de leur fabrication.
Conséquence, la production a été stoppée afin que toutes les planches déjà imprimées soient examinées au peigne fin. Celles-ci sont pour le moment stockées dans les coffres de la Réserve fédérale à Washington, et à Fort Worth, au Texas. « Les autorités américaines restent optimistes et considèrent que la majorité de ces billets devraient finalement être mis en circulation », annonce CNBC. D’après la chaîne américaine, seuls 30% des billets devraient être détruits.
Une erreur qui pourrait coûter jusqu’à 120 millions de dollars
Seulement, les coupures correctement imprimées étant mélangées avec les défectueuses, il faudra examiner les planches une par une, afin de ne mettre en circulation que les bons billets. Selon les estimations, il faudrait entre 20 et 30 ans pour réaliser ce travail à la main. Heureusement, un système mécanisé devrait le faire en seulement un an. Le coût de fabrication du billet de 100 dollars étant de 12 centimes de dollars l’unité, l’erreur d’impression pourrait coûter jusqu’à 120 millions de dollars.
Cette erreur d’impression est un véritable contretemps pour l’administration américaine, qui avait présenté le nouveau billet de 100 dollars, à l’effigie de Benjamin Franklin, en avril dernier. Selon Timothy Geithner, le secrétaire du Trésor, « les meilleures techniques disponibles » de protection ont été intégrées pour s’assurer d’avoir « une longueur d’avance sur les faux-monnayeurs ». Dix ans de recherche et de développement ont été nécessaires pour améliorer la sécurité du billet, en y intégrant notamment une bande de sécurité 3D.
zigonet