Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: décembre 15, 2010

BENIN : Du soutien pour Houngbédji et des soucis pour Boni Yayi : Le SG des FCBE rallie l’Union fait la Nation

Démission du secrétaire général national des FCBE : Codjo Sodokin rallie l’Union fait la Nation

Bonne nouvelle ce week-end pour l’Union fait la Nation (UN). Elle a enregistré le ralliement d’une grosse pointure des FCBE en l’occurrence son secrétaire général national en la personne de Codjo Sodokin. Un coup dur donc pour le pouvoir du Changement à quelques mois de la prochaine élection présidentielle.

Les jours et semaines ne cessent de devenir pénible pour le régime du Changement. Après les dernières déclarations tonitruantes du député Rachidi Gbadamassi sur le caractère mauvais des collaborateurs et partisans du chef de l’Etat, voici un ralliement de taille pour l’UN. Il s’agit de celui de Codjo Sodokin jusque-là secrétaire général national des FCBE. Natif d’Athiémè dans le département du Mono l’intéressé, a vu son fils Toulas Sodokin et ses proches diffuser la nouvelle toute la semaine dernière. Pour ceux-ci en effet, le secrétaire général national des FCBE a décidé de rompre les amarres avec sa formation politique après avoir fait l’amer constat que celle-ci n’est plus en phase avec ses idées, convictions et espérances.

En ralliant l’UN, Codjo Sodokin a donc opéré un judicieux et libre choix dans la mesure où il a, après analyse, constaté que le régime du Changement est en chute libre au près de l’opinion nationale et qu’accablé par les scandales, dérives et une mauvaise gestion à nul autre pareil, celui-ci n’avait plus de crédit au sein des populations éprouvées par la cherté de la vie.

L’UN peut se frotter les mains

Mobilisée ou engagée depuis lors dans sa noble course pour l’alternance au pouvoir en 2011, l’UN, nous l’avions déjà dit, ne cesse d’enregistrer les ralliements. Après l’UNDP de l’honorable Basile Ahossi et bien d’autres personnes, mouvements ou partis politiques, voici Codjo Sodokin qui a suivi le mouvement. En somme, Athiémè, Lokossa et environs sont désormais dans l’escarcelle de l’opposition qui ne peut que se frotter les mains. Ceci, à quelques mois de la présidentielle de mars 2011 où elle espère gagner avec la manière. De l’autre côté, c’est sûr que dans la mouvance, on grimace et on a presque les yeux larmoyants. Perdre des personnalités de calibre en la personne de Codjo Sodokin a de quoi donner le vertige à celui qu’il a quitté.

Par ailleurs, comment ne pas finir sans annoncer les autres départs annoncés au sein de la mouvance présidentielle ; une hémorragie sans garrot qui finira par emporter le régime du Changement. En d’autres termes, le départ de Codjo Sodokin, même s’il n’est pas encore officiel n’est que le début de la fin de ce régime.

Johnson Z. OLOKIKI

Lettre d’un Ivoirien aux médias dits « Voix de l’Afrique »

Une tribune de Romaric Atchourou, journaliste ivoirien basé à Londres

Mardi 14 décembre 2010 / par Romaric Atchourou, pour l’autre afrik

A toi dont le sacerdoce est de porter haut la voix des populations africaines,

A toi qui dit être la voix des sans voix,

A toi qui a pour mission de promouvoir l’image d’une autre Afrique en marche vers la liberté, le progrès et la souveraineté totale,

C’est à toi que va ce cri de cœur d’un fils d’Afrique qui regarde impuissant sa Côte d’Ivoire natale malmenée au gré des intérêts économiques et stratégiques des grandes puissances occidentales.

 Seule contre tous !

Pendant que ma Côte d’Ivoire seule, fait face à toutes ces grandes institutions internationales,

 Pendant que ma Côte d’Ivoire seule, fait face à ces grandes puissances économiques,

 Pendant que ma Côte d’Ivoire seule, fait face à ces grands groupes de médias,

 Pendant que même, l’Afrique reste muette devant cette tentative de mise sous tutelle,

 Une voix se fait entendre. Celle de la vérité historique, celle du désir d’affranchissement d’une nation, celle du droit véritable des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Cette voix gagnerait en intensité si seulement,

Avec ta plume,

Sur ta plateforme média,

Avec ton micro,

Sur tes ondes, tu te faisais l’écho des réalités des populations et de l’Etat de Côte d’Ivoire.

Pourquoi tant d’acharnement sur la Côte d’Ivoire ?

Comment expliques-tu la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire ?

Où s’arrêteront les complots contre l’Afrique émergeante ?

Quand comprendre que les progrès de demain se préparent aux rythmes luttes d’aujourd’hui ?

   Aliéner l’Afrique d’une façon ou d’une autre

Ils sont arrivés sur nos terres en nous imposant la colonisation.

 Ils ont eux-mêmes balkanisé l’Afrique en déterminant nos frontières.

Ils nous ont accordé bon gré, malgré, l’indépendance.

Mais Ils ne nous prendront pas notre souveraineté, pas si nous sommes solidaires les uns des autres.

Combien d’entre nous avions dénoncé la Françafrique ?

Combien sommes-nous à envier le Brésil, l’Inde et la Chine pour leur révolution économique ?

Combien de Laurent Gbagbo à sacrifier à l’autel des intérêts de l’Occident ?

Combien de Côte d’Ivoire à asphyxier pour comprendre que notre progrès dépend de nous-mêmes ?

Trop facile de pleurer la mort brutale de Patrice Lumumba

Trop vite on a fait de se souvenir de Marcus Garvey

Trop beau d’entendre et de lire que Kwame Nkrumah est un héro du panafricanisme

Quand nos médias se rendent complices d’une mort programmée de la Côte d’Ivoire souveraine.

   Pour la Côte d’Ivoire, Gbagbo a fait des sacrifices, mais ne touchez pas à la souveraineté de l’Etat

Hier, à l’orée du millénaire, un coup d’Etat sanglant avec son lot d’horreurs et de crimes avait ravagé les miens. Avec la bonne volonté de nos gouvernants, nous espérions sortir de cette décennie chaotique grâce à des élections appelées de tous nos vœux.

Aujourd’hui encore, la Côte d’Ivoire est victime d’une autre tentative de coup d’Etat, une tentative de coup d’Etat médiatique contre les Institutions nationales d’un Etat souverain.

Depuis la première tentative de coup d’Etat, que de concessions faites par le chef de l’Etat ivoirien. Alors que les accords de Marcoussis de 2003 lui imposaient un chef de gouvernement, les accords d’Accra et de Ouagadougou réduisaient ses prérogatives.

Alors que la rébellion armée l’a contraint à gouverner que dans une partie du territoire, sous l’œil complice de l’ONU, les zones sous contrôle des forces rebelles souffraient le martyre. Mais soucieux de l’unité et de la paix dans son pays, Laurent Gbagbo s’est attelé à la recherche des voies et des moyens en vue de la stabilité retrouvée de la Côte d’Ivoire.

Alors que Laurent Gbagbo et son équipe répondaient favorablement à toutes requêtes vers des élections apaisées, les rebelles ont refusé de déposer les armes. Son désir de bâtir une Côte d’Ivoire forte l’a emmené à mobiliser toute la nation ivoirienne pour des élections historiques avec près de 80% de taux de participation. Des élections sensées bien se dérouler !

   Vigilance, les vautours ne lâcheront pas prise !

 Hélas, les zones du nord de la Côte d’Ivoire sous contrôle de la rébellion connaîtront des violences avec la cohorte de morts et blessés.

Hélas, le démon de l’appât du gain a encore frappé.

Hélas, la résurgence de l’horreur dans le nord et dans les régions sous contrôle de la rébellion sera à l’origine de cette autre période d’instabilité que mon pays, contre son gré, vit aujourd’hui.

Et comme si cela ne suffisait pas, les grands manitous pour installer leur marionnette, feront fi des lois fondamentales qui régissent un Etat.

Pour imposer Alassane Ouattara à la Côte d’Ivoire, après les coups d’Etat sanglants, ils ont usé de malice. Mais la gymnastique d’une commission électorale soit disante indépendante, acquise à Alassane Ouattara a été dévoilé au grand jour.

Et comme si la proclamation frauduleuse des résultats hors délais ne suffisait pas, les grands manitous que sont les puissances occidentales, usent de leurs influences dans les grandes tribunes internationales pour asphyxier notre pays la Côte d’Ivoire et nos populations.

   La vérité historique nous affranchir.

 Demain, l’Afrique libre se souviendra d’une Côte d’Ivoire et de son chef d’Etat en tant que des symboles de la résistance des peuples africains. Mais cela ne sera possible que si, vous, hommes et femmes de média, vous accordez l’opportunité au monde d’être éclairé.

Parce que la vérité finira par triompher, je vous sollicite, hommes et femmes de média pour faire connaître la vérité. Elle nous affranchira tous et nos peuples ne mourront plus d’ignorance.

Vous êtes la lumière du monde. Allume-t-on une lampe pour la mettre sous la table ? Vous les lanternes de notre génération, faites rayonner la vérité historique et l’Afrique en sortira grandie.

 Fait à Londres, le 14 Décembre 2010

Côte d’Ivoire : Aké N’Gbo va s’installer dans les bureaux de Soro

Nommé Premier ministre le 5 décembre par le président de la République Laurent Gbagbo, le Pr Gilbert Marie Aké N`Gbo se prépare à s’installer dans ses nouveaux bureaux, au Plateau.

« Une équipe s’est rendue ici à la Primature (au Plateau) la semaine dernière pour visiter les locaux. Elle a procédé à l’ouverture des bureaux et après une inspection des lieux, cette équipe a procédé à un inventaire et a décidé du changement des serrures. Elle est actuellement en plein travaux de réaménagement », a fait savoir, hier 13 décembre 2010, un fonctionnaire en poste dans cette institution de la République.

N’ayant pu avoir accès aux locaux, notre équipe de reportage a échangé avec cette source bien introduite. Le périmètre de la Présidence de la République où sont logés les locaux de la Primature ce lundi matin était, en effet, entièrement quadrillé. Des chars de guerre étaient postés à différents endroits. Les éléments des Forces de défense et de sécurité (Fds) en tenus de combat ( casques et gilets par-balles) étaient sur le qui-vivre. « La peinture du bâtiment est en train d`être refaite et le mobilier aussi va être changé », a-t-elle ajouté. Selon elle, le nouveau locataire veut imprimer un nouveau visage à l`Institution.
Une Primature relookée, renouvelée en un mot avec des murs repeints et des portes revernis. Par ailleurs, si l`on veut croire notre source, un autre travail devrait se faire également. Celui de « déminage mystique ». « On est en Afrique! », a-t-il suggéré, avec un sourire en coin. Devant notre insistance de savoir ce que cela recouvre, notre interlocuteur nous a fait la réponse suivante: « On n’entre pas dans des locaux anciennement occupés par des rebelles comme si on n’entrait dans une église ou dans un lieu saint. Je ne sais pas ce que le nouveau locataire de la Primature a décidé de faire mais je pense, pour ma part, qu`un travail préalable doit être fait. Une sanctification des lieux s`impose, avant tout ». Voilà le conseil qu`a donné ce fonctionnaire à son nouveau chef. Le constat, il faut le dire, c`est que Aké N`Gbo n`a pas encore aménagé dans ses nouveaux bureaux.

N’empêche, le Premier ministre qui a pris fonction le lundi 6 décembre n`a pas perdu une seule seconde pour éplucher les dossiers de la République. « Le Premier ministre s`est mis immédiatement à la tâche. En attendant que ses bureaux ne soient prêts, c`est à sa résidence qu`il reçoit aussi bien les personnes qui viennent faire allégeance ou le féliciter pour sa nomination que des membres du gouvernement », a souligné un membre de son cabinet, au cours d`une conversation téléphonique dans la matinée d`hier.
« Dimanche, il a reçu en audience Alain Dogbo, ministre de la défense et peu après Alcide Djédjé ministre des Affaires étrangères et Désiré Dalo, de l`Économie et des Finances. Vendredi soir, le Premier Ministre Aké a aussi échangé avec les ministres Komoé Augustin des Mines et de l`Énergie et Elisabeth Dago en charge du ministère de la Fonction publique. La République est en marche et il n`y a pas de temps à perdre », a-t-il souligné.

Ce collaborateur du chef du gouvernement a ajouté qu’outre ces séances de travail, le Premier ministre Aké N’Gbo est en contact permanent avec le président de la République Laurent Gbagbo. « Il se rend constamment au Palais Présidentiel (au Plateau) pour échanger avec le président de la République et prendre ses instructions », a-t- il noté. Enfin, ce proche collaborateur du Premier ministre pense que Aké N`Gbo prendra possession des bureaux de Soro d`ici la fin de cette semaine. Rappelons qu`après sa victoire au second tour de la présidentielle (51, 45 % des suffrages exprimés, proclamé par le Conseil constitutionnel), le président de la République, Laurent Gbagbo a nommé Gilbert Marie Aké N’Gbo au poste de Premier ministre, en remplacement de Guillaume Soro, démissionnaire.

srce : Soir info

Déclaration de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Développement (UNDD) sur la crise ivoirienne

« La Côte d’Ivoire vit un contexte qui ne peut laisser indifférent. Pour la première fois au monde, la « communauté internationale » s’efforce d’instrumentaliser les Nations Unies pour qu’elles se substituent à un peuple pour légitimer la manifestation de sa volonté souveraine.

SAUVEGARDER LA PRIMAUTE DU DROIT

Il y a ici un activisme cherchant à instaurer un ordre supra national en foulant au pied la Charte de l’organisation mondiale qui stipule ce qui suit, en son article 2 alinéa 7 : « Aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l’application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII ». Chapitre VII, précisons-le, qui ne traite nullement de questions électorales mais de celles liées à la paix et à la sécurité pour lesquelles au demeurant l’appel à la contrainte nécessite des résolutions du Conseil de Sécurité.

Ce n’est pas le cas dans le dossier ivoirien. L’Assemblée générale des Nations Unies, d’ailleurs, a réaffirmé ce qui suit, en 1998, dans le cadre de la préparation de la 54 ème Session de l’ONU : «l’assistance électorale apportée aux États Membres par l’Organisation des Nations Unies ne doit l’être qu’à la demande et avec le consentement des États souverains concernés, dans le strict respect des principes de la souveraineté et de la non-ingérence dans les affaires intérieures des États ».

Si donc cette tentative de mise sous tutelle de fait de la Côte d’Ivoire réussissait, les conséquences seraient immenses. Il serait établi que dorénavant, toute expression de la volonté souveraine d’un peuple pourrait être suspendue à celle supérieure des Nations Unies, alias communauté internationale. Et c’est l’indépendance des nations les plus faibles, celles non dotées de l’arme nucléaire notamment, qui serait remise en cause.

Cette perspective sonne comme le glas de l’époque des Nasser, des Lumumba, des N’Nkrumah, des Sankara ; elle révèle le stade critique atteint par l’humanité avec cet affaiblissement de la règle de droit par le fait des forces corrosives que sont les mafias, les puissances financières, politiques et médiatiques. Elle vient hypothéquer en quelque sorte la lutte pour l’indépendance économique si chère aux nouvelles Générations, à notre parti l’Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD).

C’est ce qu’hier on voyait venir avec ce parti pris international d’adouber la rébellion ivoirienne depuis 2002, de refuser d’exercer des pressions pour le désarmement dans le Nord et qui se confirme aujourd’hui avec cette proclamation d’un candidat vainqueur et ce, contre la décision du Conseil constitutionnel et les règles établies en la matière par un Etat indépendant, membre des Nations Unies. C’est là aussi , à la charge de la communauté internationale, le fruit d’une politique insécurisante de « deux poids, deux mesures », qui consiste, à la bobine du client, selon ses intérêts stratégiques, économiques, diplomatiques…à valider des scrutins, à condamner ou à applaudir des instruments électoraux et des Conseils constitutionnels africains.

Cette « guerre mondiale », déclarée à un pays pauvre par de grandes puissances, est finalement une épreuve de force à la David et Goliath. D’ores et déjà, elle fait de ce pays le héraut auquel l’humanité entière devra reconnaissance pour sa juste fronde, quoi qu’il arrive.

Mais l’UNDD parie plutôt sur le sursaut des leaders, sur les forces libératrices du Droit, de la Justice et du Dialogue, pour sortir de la crise que sur la guerre.

 PRIORISER LE DIALOGUE

S’il faut arrêter d’agiter des épouvantails pour discuter, dialoguer, comme c’est le propre de l’homme raisonnable, comme c’est la mission première des Etats pourvoyeurs de sécurité et des Nations Unies gendarmes de la Paix, une palette de solutions existe.

La première pourrait consister en la reprise des élections dans les zones litigieuses sur la base d’un consensus, après avoir éliminé toutes les conditions handicapantes à la tenue transparente, équitable, sécurisé, du scrutin.

Le gouvernement d’union, expérimenté ici et là notamment au Zimbabwe, au Kenya, en est une autre. Le fait que l’idée avancée par Thabo M’Beki, reprise par Mamadou Coulibaly, n’ait pas été désavouée par Laurent Gbagbo, laisse entrevoir une fenêtre de négociation importante.

Pour l’UNDD, cependant, cette solution pourrait être soutenue par d’autres propositions à ambition plus structurelle pour mieux cerner la véritable nature de la crise ivoirienne.

Une négociation entre les deux présidents proclamés par le Conseil constitutionnel (Laurent Gbagbo) et la Commission électorale indépendante (Alassane Dramane Ouattara) est possible. Epaulés ou non par de bonnes volontés (personnes physiques, ONG, Etats ou institutions internationales), cette négociation pourrait aboutir à une réforme des institutions visant entre autres le point focal de la mutation du régime présidentiel en régime parlementaire pur avec un président de la République et un président du Conseil.

On peut même aller au-delà pour réaliser un partage du pouvoir à l’exemple du Togo, voire un nouveau découpage de l’espace national qui promeuve, à défaut d’Etats fédérés ou confédérés, des régions autonomes.

Ces solutions ont l’avantage de transcender les egos des deux présidents proclamés afin de s’attacher à la recherche d’une sortie de crise durable. Il faut ici se convaincre que si la violence globale ne peut être envisagée comme une solution au problème, celle misant sur l’élimination d’un des protagonistes ne saurait non plus résorber définitivement cette rupture d’harmonie profonde entre Ivoiriens. Elle ne ferait que les aviver voire même les «Siciliser ».

Le Facilitateur, à notre entendement, ne saurait abdiquer de ses responsabilités. Nous pensons au contraire que sa position actuelle, à équidistance entre les adversaires, est indiquée. Elle découle de la substance de la Facilitation, de la nature des relations entre nos deux pays que l’on compare à la langue et aux dents, obligés de faire tandem dans la bouche. Cette option, instruite par le passé, traduit un souci de ménager l’intérêt de nos compatriotes vivant en Côte d’Ivoire. Ce ne sont ni les USA, ni la France, qui vantent actuellement ses aptitudes à régler avantageusement les crises régionales, qui verront d’un mauvais œil qu’il garde la main pour une amiable composition dans celle de la Côte d’Ivoire.

Nous nous félicitons du reste à l’UNDD que, dans son Message du 10 décembre 2010, Blaise Compaoré ait fait la promesse de garder le cap en matière de contribution à la résolution des conflits.

Nous en appelons enfin aux Juristes, aux Religieux, aux Hommes de bonne volonté attachés à la primauté du Droit, à la culture de la Paix et du Dialogue, à redoubler d’efforts pour que les Ivoiriens démontrent qu’ils ont compris les enseignements plus suppliants aujourd’hui qu’hier de feu le président Félix Houphouët Boigny, le Père de la Nation et qui l’amenait à marteler que «la paix n’est pas un vain mot mais un comportement », que «Le dialogue est l’arme des forts et non des faibles » etque « Dans la recherche de la paix, de la vraie paix, de la paix juste et durable, on ne doit pas hésiter un seul instant, à recourir, avec obstination au dialogue ». Tout le monde ici peut faire la sourde oreille, sauf les héritiers.

Ouagadougou, le 11 Décembre 2010

Deval MILOGO

Secrétaire général aux Relations Extérieures de l’UNDD

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