Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: décembre 21, 2010

Départ de l’ONUCI: La lettre de l’Etat de Côte d’Ivoire à Ban Ki Moon

Le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Alcide Djédjé Ilahiri, a écrit une lettre au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Ban Ki Moon, au nom du président de la République, Laurent Gbagbo, pour demander le départ du pays des forces onusiennes et françaises déployées en Côte d’Ivoire. 

Monsieur le Secrétaire Général,

L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) est une opération de maintien de la paix créée par la résolution 1528 (2004) du 27 février 2004 du Conseil de Sécurité, après qu’une tentative avortée de coup d’Etat le 19 septembre 2002 se fut transformée en rébellion armée, donnant lieu à une partition de fait du territoire ivoirien. Le mandat de l’ONUCI, dont la composante militaire est aussi appelée Force impartiale, consistait en substance à désarmer et à démobiliser les rebelles et à accompagner les acteurs politiques et militaires ivoiriens dans leur volonté de cesser toute belligérance et de s’inscrire dans un processus de paix et de réconciliation (Voir Résolution 1528, art. 6). 

Cependant, la mise en œuvre du mandat de l’ONUCI a été ponctuée par de nombreuses prises de position et d’agissements partiaux qui ont été régulièrement portés à votre connaissance. Plus particulièrement, l’élection présidentielle qui s’est tenue les 31 octobre et 28 novembre 2010 a donné lieu à plusieurs cas graves d’ingérence, d’abus de pouvoir et de partialité dont je vous fais ci-dessous, une liste non exhaustive : 1. Le 29 novembre 2010, au lendemain du deuxième tour de l’élection présidentielle, vous avez instamment invité « les candidats et les parties à respecter la loi en matière de règlement des différends électoraux ». Malgré cela, en violation de la loi électorale ivoirienne, au mépris des institutions de la République de Côte d’Ivoire et de toutes les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, votre Représentant Spécial a déclaré ne reconnaître que les résultats provisoires donnés par le Président de la Commission électorale dans l’illégalité la plus totale ;

2. La chaîne de radio de l’ONUCI dénommée « ONUCI FM » s’est érigée en relais médiatique du Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), passant à longueur de journées des émissions incitant à la haine, au non respect de la décision du Conseil Constitutionnel et à la désobéissance civile;

3. Le jeudi 16 décembre 2010, dans le cadre d’une marche annoncée comme pacifique par le RHDP, les faits suivants ont été relevés :

Des soldats membres des Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN), constituant de fait le bras armé du RHDP et habillés en tenues militaires des casques bleus (comme en témoignent clairement les images du journal de 20 heures de la chaîne de télévision française TF1 en date du 16 décembre 2010) ont attaqué à l’arme lourde un point de contrôle des Forces de l’ordre situé à la périphérie de l’Hôtel du Golf à Abidjan, quartier général de campagne de Monsieur Alassane Ouattara ;

A Tiébissou, Bangolo, Logoualé et Duékoué, les FAFN qui ont attaqué les positions des FDS ont été ravitaillés en armes et en munitions par les véhicules et les hélicoptères de l’ONUCI ;

A Yamoussoukro, c’est avec les véhicules de l’ONUCI qu’étaient transportés les manifestants du RHDP à travers la ville pour leurs rencontres et leurs actions violentes contre les forces de l’ordre ;

Il est regrettable que toutes ces actions aient contribué à alourdir le bilan enregistré au cours des manifestations du 16 décembre 2010 : 20 morts dont 10 éléments des Forces de l’ordre tués par balles ou brulés vifs à leur domicile. Les faits de collusion rapportés ci-dessus nous incitent à penser que les armes et particulièrement les munitions dont se sont servies les FAFN leur ont été fournies par l’ONUCI, laquelle déclarait dans un rapport intitulé Processus DDR/SSR en Côte d’Ivoire en date du 30 septembre 2010 que les FAFN ne disposaient d’aucune munition. En vertu de ce qui précède, l’Etat de Côte d’Ivoire considère que l’ONUCI s’est rendue coupable de graves dérapages qui font d’elle indubitablement un agent de déstabilisation ayant contribué à diviser davantage le peuple ivoirien. 

Tous ces faits n’étant pas de nature à ramener la paix dans le pays, le Gouvernement ivoirien considère que l’ONUCI a largement failli à sa mission en posant des actes qui ne sont pas conformes à son mandat. Comme nous l’avons souligné en plusieurs occasions, la Côte d’Ivoire demeure jalouse de sa souveraineté et de la maitrise des étapes devant la conduire sur le chemin du développement. C’est dans cette optique que nous avions souhaité en son temps, que la Côte d’Ivoire ne figure pas à l’agenda de la Commission de Consolidation de la Paix, afin de rester maîtresse de notre destin.

Monsieur le Secrétaire Général, 

Les nombreux efforts déployés par la communauté internationale, notamment par l’ONU, pour aider la Côte d’Ivoire à sortir de la crise où elle est plongée depuis la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002 n’ont pas échappé au peuple et au Gouvernement ivoiriens ; aussi voudrais-je en cette circonstance vous exprimer nos remerciements les plus sincères. Toutefois, en raison des faits évoqués plus haut, j’ai l’honneur de porter à votre connaissance que le Président de la République de Côte d’Ivoire demande le départ immédiat de l’ONUCI (y compris les forces françaises qui la soutiennent) du territoire ivoirien. Cela implique tout naturellement que la Côte d’Ivoire ne souhaite pas le renouvellement de cette Opération qui expire le 20 décembre 2010. Je vous saurais gré des dispositions que vous voudrez bien prendre aux fins de mettre en application dans les meilleurs délais cette décision du Gouvernement ivoirien. Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’assurance de ma très haute considération. 

Alcide DJEDJE ILAHIRI

Son Excellence 

Monsieur BAN KI MOON, 

Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies

NEW YORK

Source: Ministère des Affaires Etrangères de Côte d’Ivoire

BENIN : Investiture de Maître Adrien Houngbedji en vidéo

BENIN : Investiture de Maître Adrien Houngbedji en vidéo

BENIN : La Lépi, dernier otage du docteur-président…

Il tient bien son ultime radeau sauvetage. Le docteur-président n’entend rien lâcher tant qu’on ne lui promettrait pas sa Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Pas de convocations du corps électoral, pas de lois électorales, pas d’équipe de campagne, bref, pas de lancement officiel du processus électoral tant que la Marina n’aurait pas son fichier électoral sophistiqué. Impossible de faire changer d’avis à la meute d’émergents lancée sur toute l’étendue du territoire national avec pour unique refrain : « la Lépi ou rien ». Le message volontairement alarmiste se veut hors tout cadre institutionnel ou légal. Aucun des députés envoyés justifier la prise en otage du processus électoral ne se préoccupe de soutenir leur argumentaire par des dispositions constitutionnelles ou légales. Lorsque Dénis Oba Chabi, député « yayiste » proclame l’éventualité d’un report des élections, il se garde d’étayer ses lubies à l’aide de passages de la loi fondamentale ou de la législation. Parce qu’il rêve de voir son champion rester encore plus longtemps au pouvoir, il devrait en être ainsi. Sans oublier qu’au bout de la manœuvre, un gel des scrutins prolonge indubitablement le mandat des députés ; quelques mois supplémentaires de primes, de dotations, de frais de missions.

Que dire de la mégère, député, espiègle, dérangée et experte dans des dilatoires lors des procédures parlementaires liées aux scrutins de 2011 ? Sa nouvelle religion est toute trouvée : « pas de Lépi, pas d’élection ». Là encore, la rhétorique est totalement déphasée, sous-tendue par une insouciance et une désinvolture très surprenantes de la part d’un représentant du peuple. Surtout que ce n’est un secret pour personne que le report des élections signifie crises sociopolitiques, violences, déplacements de populations, rixes, déflagration générales. Un conseiller du chef de l’Etat avait d’ailleurs prophétisé la guerre civile au cas où le camp présidentiel n’aurait pas sa Lépi pour les élections de 2011. À quelques trois mois de la fin de mandat, la prophétie a laissé place à l’effectivité. Le Bénin n’a jamais connu de rébellion armée, de charniers, d’épuration ethnique, de sanctions internationales mais n’est pas en mesure de tenir ses élections pourtant prévues depuis 5 ans. Comme si une terrible malédiction s’était abattue sur ce pays, traditionnellement, paisible depuis un certain 06 avril 2006.

En cette fin de mandat, on attendait des émergents qu’ils exhibent aux Béninois la croissance économique à deux chiffres, les industries tous azimuts, les grandes œuvres infrastructurelles, les corrompus mis hors d’état de nuire. Les voilà qui s’arcboutent autour d’un fichier électoral inexistant. Le régime concentre tous ses atouts sur cette bataille de la Lépi, instrument pris dans une impasse totale. Yayi et les siens ne peuvent pas ignorer qu’ils ne disposent pas des moyens légaux pour parvenir à l’achèvement du processus de réalisation de cette Lépi. Ne disposant pas de la majorité au parlement, ils savent que toutes les autres étapes de validation parlementaire en faveur de cette affaire sont vouées à l’échec. Curieusement, le seul espoir du pays est porté par les victimes du chantage à la Lépi. Pendant que le pouvoir Yayi se refuse de préparer son bilan, d’installer ses propres équipes de campagne ou de convoquer le corps électoral, les autres s’organisent méthodiquement, passionnément comme si de rien n’était. De la même manière que les manifestants réprimés à la bourse du travail avaient opposé des roseaux aux chars d’assauts déployés pour leur barrer la route dans les rues de Cotonou. Avec l’espoir que la guerre civile promise par le conseiller présidentiel, Amos Elègbè n’ait jamais lieu parce que la meute émergente n’aurait pas eu d’adversaires.

La Lépi ou les élections ? À Yayi de décider…

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

BENIN – Discours d’investiture officielle de Me Adrien HOUNGBEDJI

Le discours qui redonne l’ESPOIR à tout un peuple

Enfants du Bénin debout

Debout pour construire le Bénin dans la paix et dans l’unité;

Debout pour défendre la liberté et la démocratie

Enfants du Bénin debout…….

Excellence Président Nicéphore Dieudonné SOGLO Président d’honneur de l’UN

Messieurs les Présidents, chefs de partis et représentants des partis politiques

Honorables députés

Messieurs les Maires

Distingués invités

CHERS AMIS

Permettez-moi de remercier d’abord et de louer le Très Haut. Celui qui veille sur le Bénin et sur chacun de nous avec la fidélité de son amour et de sa miséricorde infinis. Oui le Seigneur a fait pour nous des merveilles. Que son nom soit loué.

Je voudrais ensuite vous dire merci à vous tous, Messieurs les Présidents et chefs de Partis. Avec une mention toute spéciale à notre Président d’honneur, le Président Nicéphore Dieudonné SOGLO, son épouse Madame Rosine Vieyra SOGLO. Leur grandeur d’âme a ouvert le chemin de la réconciliation du peuple béninois avec lui-même. Elle a contribué à consolider son unité. C’est dans cette logique de réconciliation et d’unité que s’inscrit la récente adhésion de l’UNDP à l’UN. UNDP dont chacun sait que le fondateur est le Président Emile Derlin ZINSOU que je salue avec respect et affection.

Mention toute spéciale aussi pour notre Président, le Président Bruno AMOUSSOU, homme d’Etat et homme de conviction, dont l’habileté politique inoxydable, au service d’une haute vision des enjeux nationaux, nous permet de tisser jour après jour la toile de ce grand rassemblement.

Mention spéciale à vous aussi, Président Séfou FAGBOHOUN, Président Léhady SOGLO, Président Antoine Idji KOLAWOLE, Président Lazare SEHOUETO, Président Séverin ADJOVI, Président Dansou Dossa, Président Jean-claude Codjia, Président GNIMAVO, Président ALIA, Président AGOUA…………….

L’UN est une chaîne d’union. Et dans cette chaîne d’union, chaque maillon est essentiel. Car chaque maillon fait la force de l’ensemble. Vous êtes essentiels. Et c’est beau, c’est magnifique, c’est merveilleux que vous soyez là.

Je dis un grand merci aux représentants du Corps diplomatique, aux délégations amies venues tout spécialement d’Afrique, de France, d’Europe, d’Amérique et même d’Asie. Merci à tous les médias. Votre présence ici témoigne de l’intérêt tout amical que vous portez à la démocratie béninoise.

Merci à tous les responsables de l’UN à différents niveaux, au Comité d’Organisation. Merci à tous les militants. Vous avez parfois parcouru une longue distance pour être ici. Vous êtes là depuis des heures et des heures. Merci pour votre mobilisation. Merci à toutes les femmes présentes. Merci à tous les Jeunes, et en particulier à nos Jeunes Ambassadeurs.

Je dis un merci spécial à tous les cadres Béninois, membres de l’UN ou sympathisants. C’est dans la discrétion, mais avec beaucoup de détermination, que, hauts fonctionnaires et hauts cadres de tous les secteurs, vous avez organisé et débattu, épluché les dossiers dans des réunions, dans des colloques thématiques, dans des séminaires, à Cotonou et hors de Cotonou, au Bénin et hors du Bénin et élaboré ce qui est aujourd’hui notre projet de société et notre programme.

Vous avez pris des risques! Et comment parler de ces risques, sans évoquer la disparition de notre camarade de lutte Urbain DAGNIVO. Disparu au combat; je dis disparu car nous n’avons pas renoncé à le retrouver et à le retrouver vivant.

Avant d’être mon discours d’investiture, ce discours est le vôtre; ses choix stratégiques sont les vôtres. Merci encore une fois! Nous sommes fiers de vous.

CHERS AMIS

   Ce discours aurait pu être un chapelet de critiques. Les sujets abondent et sont majeurs:

–          La violation répétée des valeurs républicaines, de notre Constitution et l’instrumentalisation des institutions.

–          Les décisions prises à l’emporte pièce, par démagogie, sans réflexion approfondie, qui ont déstructuré les finances et désorganisé notre économie.

–          Les scandales qui, s’ils ne sont pas l’apanage de ce seul régime, n’en sont pas moins révoltants, parce que sans égal, par leur fréquence et par leur impact négatif sur l’équilibre social et économique de notre Pays. Le scandale le plus scandaleux, le plus affligeant, le plus déshonorant est le scandale ICC, qui frappe le peuple Béninois en plein cœur.

Nous continuerons à le dénoncer. Nous continuerons à demander que justice soit faite. Nous continuerons à demander la condamnation des coupables et de leurs complices, et le remboursement intégral des populations.

Non, ce discours ne sera pas un chapelet de critiques. Il sera un regard porté sur l’avenir du Pays: le regard de l’UN. Il donnera la direction et il annoncera quelques mesures.

    

MON AMBITION

   A 68 ans révolus, mon ambition est celle de tout père de famille: remettre de l’ordre dans les affaires; ensuite passer la main.

Remettre le pays sur les rails et passer le relai aux plus jeunes.

D’ici à 2016, ils auront appris; ils auront acquis plus d’expérience; bref ils connaîtront la maison.

Je suis fier de notre jeunesse. J’ai confiance en elle; elle est douée; elle apprend vite; elle sera prête au jour du rendez-vous.

MA VISION…… MAIS LA PRIORITE DES PRIORITES

Oui ce soir, j’aurais aimé vous parler, en premier lieu de ma vision. Vous parler du Bénin tel que je le vois, tel que l’UN le voit, tel que nous allons le façonner pendant les 5 années qui viennent; pendant les 5 ans, les 10 ans, les 15 ans, les 20 ans, les 30 ans qui viendront après.

Mais il y a plus urgent

. Et c’est par le plus urgent que je commencerai.

    Chers Amis

Le Bénin que nous prendrons en main le 6 avril 2011, sera un Bénin menacé par la FAMINE et la VIE CHERE.

 

Pour des raisons simples à comprendre. Les inondations qui nous ont frappés qui ont décimé nos cultures, ont aussi frappé les pays qui nous approvisionnent habituellement: tous les pays d’Afrique de l’Ouest, tous les pays asiatiques producteurs de céréales, et l’Europe de l’Est.

Et comme les périodes d’inondation sont toujours suivies par des périodes de sécheresse, ces pays qui nous approvisionnent vont devoir garder l’essentiel de leurs récoltes pour leurs propres populations. Les pays du Sahel vont devoir reconstituer leurs stocks stratégiques.

Le 6 avril 2011, manger risque donc d’être rare et cher; je devrais dire, plus rare et plus cher, car il est déjà cher.

Alors il nous faut anticiper! Les Béninois doivent pouvoir manger et manger à leur faim. Le 6 avril 2011, ce sera notre priorité: LA PRIORITE DES PRIORITES.

J’inviterai donc à une mobilisation générale contre la vie chère et mon gouvernement prendra les mesures adéquates.

A cet effet, avec le concours des organisations syndicales professionnelles et des travailleurs, nous organiserons l’approvisionnement des villes et des campagnes en denrées de première nécessité. Durant cette période de soudure, les maraichers et les producteurs de contre saison recevront un soutien accru de l’Etat pour amener sur le marché les vivres dont nous avons besoin.

Ces mesures ne sont pas exhaustives! Nous ferons tout, je dis bien tout, pour éviter à notre pays le drame de la famine qui pointe à l’horizon.

J’exhorte ceux qui nous gouvernent actuellement à ne pas attendre avril; ils doivent commencer à prendre les mesures, que je viens de citer. Car en avril, ce sera un peu tard.

Ces actions, marquées du sceau de l’urgence, préfigurent déjà ce que sera notre politique agricole. Elle tient en peu de mots:

Produire davantage, pour notre sécurité alimentaire, d’abord et surtout. Pour cela, nous allons moderniser l’agriculture familiale par une mécanisation planifiée, organisée et surtout pensée par les utilisateurs eux-mêmes. Mon administration n’achètera pas des tracteurs. Elle aidera chaque producteur à acheter son tracteur et les équipements dont il a besoin pour mieux produire compte tenu de son sol.

  – Produire davantage pour exporter davantage. Le marché existe. Nos voisins ont besoin de denrées alimentaires qu’ils importent de loin. Le monde a besoin de coton, de noix de cajou, des produits du palmier à huile, du karité. Mieux, je veux prendre des mesures qui encouragent ceux qui transforment agricoles et ceux qui se battent pour marquer notre présence sur le marché international.

– A l’appui de leurs efforts, ils bénéficieront des concours d’une véritable banque agricole et d’un système d’assurances contre les calamités naturelles et les autres risques. Une loi d’orientation consacrera le consensus national en matière de développement agricole. Fruit d’un long débat que j’organiserai dans tous le pays, ce texte évitera les improvisations et situera chaque acteur sur son rôle. Avec cette visibilité à long terme, les investisseurs pourront créer des emplois dans l’agriculture en y organisant de véritables unités industrielles.

  Pour résumer, je dirai que nous voulons une agriculture moderne qui nous permette de nourrir nos populations, ainsi que celles de la sous-région.

  Une agriculture qui nous permette de soutenir notre ambition d’exporter, mais aussi de transformer notre coton, notre ananas, les produits de notre palmeraie….etc…

  Le pays dont nous héritons le 6 avril 2011 a perdu ses repères et est à genou. Ses filles et ses fils sont divisés plus que jamais. Ses filles et ses fils sont plus pauvres que jamais. Ses filles et ses fils sont dans le désespoir et sa jeunesse voit son horizon bouché.

Mais nous savons qu’à plusieurs reprises notre peuple a déchiré pacifiquement le voile de l’obscurité pour faire jaillir la lumière de l’espérance. A l’étonnement du monde entier, il a relevé des défis que l’on croyait impossible. Je suis donc convaincu qu’il peut bâtir un Bénin qui ressemble aux Béninoises et aux Béninois.

. Un Bénin ancré dans ses valeurs de courage, de dévouement, de clairvoyance et d’intelligence;

Un Bénin dans lequel les Béninois ont tous accès aux soins de santé, reçoivent une éducation appropriée, et contribuent pleinement à leur épanouissement personnel, au développement de leur pays et à la marche du monde.

Un Bénin enfin où la gestion des solidarités permet de former une nation unie.

Le tout dans un environnement de démocratie et de liberté renforcée, de paix et de concorde nationale.

L’ETAT PREMIER ACTEUR………..

Dans ma vision, le premier rôle appartient à l’Etat, car le budget, la politique budgétaire et la bonne santé des finances publiques constituent le principal outil de développement.

Oui l’Etat doit jouer le premier rôle dans une économie comme la nôtre. C’est le chemin qu’ont suivi les pays qui ont réussi à sortir de la misère et de la marginalisation. Leurs équipes dirigeantes ont compris que si le secteur privé est indispensable pour créer les richesses, ses actions doivent toujours être orientées et encadrées par l’Etat.

C’est celui que nous avons chargé de définir et de garantir nos intérêts communs. Il est le plus grand employeur de salariés. Il est le plus gros client des entreprises. S’il ne paie pas ses dettes, tout le monde étouffe et certaines unités vont disparaitre.

Je veux par conséquent restaurer la crédibilité de l’Etat par une saine gestion des finances publiques. Je veux bannir les ordres de paiement qui contournent les procédures normales, limiter les marchés de gré à gré ainsi que les exonérations qui sont des sources de corruption.

A force d’annoncer sur chaque chantier des milliards de dépenses, les caisses ont été vidées pour le plus grand malheur des populations. Nous nous retrouvons avec plus de 400 milliards de dettes envers ceux qui ont pris le risque de vendre des marchandises ou des services au gouvernement. Je m’engage à payer tous ces malheureux créanciers qui gémissent à l’intérieur de notre pays afin de garder le tissu social et économique, de relancer les ventes sur nos marchés et de préserver les emplois.

Avec le concours actifs des associations, nous quitterons le 172ème rang mondial pour le climat des affaires, afin d’aider nos chefs d’entreprises à être compétitifs et surtout afin d’attirer des partenaires étrangers qui voudront bien créer, dans notre pays, des emplois et des richesses.

  . Un Bénin apaisé et prospère grâce à l’action concertée de l’Etat, du secteur privé et des collectivités locales;

. Un Bénin, acteur reconnu et apprécié dans le monde entier

C’est à cette exaltante tâche que je vous invite tous.

MA VISION……………….

  LES COLLECTIVITES LOCALES, ACTEUR MARGINALISE……….

Quant au 3ème pilier de notre développement, les COLLECTIVITES LOCALES, tout se passe avec elles, comme si elles n’existaient pas, comme si nous n’avions pas voté la loi sur la décentralisation.

Confrontées à des résistances injustifiables, sans ressources et sans personnel, elles végètent depuis 8 ans, alors que nous avons voulu faire de nos Maires et de nos conseillers municipaux et communaux, les véritables acteurs du développement à la base; ceux grâce à qui les populations jouissent des fruits de la démocratie.

Résultat, les populations continuent à vivre dans le dénuement; la pauvreté n’a cédé du terrain dans aucun domaine.

Cette situation ne peut durer. C’est pourquoi nous avons décidé de procéder à des transferts de ressources. Nous avons décidé:

1- Octroyer dès notre prise de fonction, un concours financier de UN MILLIARD FRANCS en moyenne à chacune de nos 77 communes. Cette somme s’ajoutant à leurs budgets respectifs, sera investi dans les secteurs compatibles avec leur plan de développement communal.

Oui nous voulons et nous aurons: un village un puits (l’eau c’est la vie), un village une vraie route, un village une école; un village un poteau électrique. Progressivement, mais sûrement!

  2- Nous avons décidé d’octroyer aux communes à statut particulier (Cotonou, Porto-Novo et Parakou) une dotation complémentaire de 16 MILLIARDS à répartir entre elles en tenant compte de leur spécificité économique, démographique et administrative.

Quant aux villes PGUD/2ème génération et assimilées, elles recevront une dotation complémentaire de 7 milliards à répartir.

Le marché DANTOKPA sera entièrement transféré à la compétence du Maire de Cotonou

  3- Les ressources humaines nécessaires à l’encadrement de ces subventions seront mises à disposition par détachement d’agents permanents de l’Etat ou par recrutement.

  4- A partir de 2012, un texte de loi fixera le pourcentage des recettes du budget général qui sera chaque année mis à la disposition des communes, avec une forte prédilection pour les projets d’intercommunalité.

MES CHERS AMIS

En assainissant les finances publiques, ainsi que le climat des affaires, en redonnant du souffle au secteur privé, et en donnant à nos communes des moyens d’agir, nous aurons créé les conditions d’un nouveau dynamisme économique.

Cette politique sera soutenue par une politique de grands travaux.

Tant et tant de choses sont à faire dans ce domaine, notamment pour moderniser notre réseau routier et faciliter la circulation des personnes et des biens. Au cours des prochaines années, nous comptons faire, et nous ferons de la route Akassato Bohicon et de la route Cotonou Ouidah, des voies express, comme Cotonou- Sèmè. Nous allons tracer et bitumer la route SAVE – KETOU – Frontière du NIGERIA et la route CHETI – SAVALOU – GLAZOUE. Nous allons tracer et bitumer la transversale ATHIEME – LOKOSSA, ALLADA –DANGBO frontière du NIGERIA. Nous allons tracer et bitumer BANTE – DOUME – CHETTI – AGOUNA – DJIDJA – ABOMEY. Nous allons tracer et bitumer la route LALO – TOVIKLIN – KLOUEKANME. Nous construirons le second pont de PORTO-NOVO.

Nous réhabiliterons PARAKOU- DJOUGOU et PARAKOU KANDI, ainsi que COME –LOKOSSA –DOGBO –APLAHOUE. La route des pêches qui longe la plage de Fidjrossè à Ouidah sera bitumée pour donner de l’essor à notre tourisme.

Quant à la réhabilitation de la cité historique d’Abomey, elle est désormais la priorité de nos priorités nationales, en matière de réhabilitation.

Il est en de même pour la construction d’un grand THEÂTRE NATIONAL, pour les logements des étudiants et pour les infrastructures sportives de chaque département.

  Parlant des grands travaux, comment pourrais-je occulter l’épineuse question de l’énergie électrique? Nos populations souffrent atrocement du délestage. Quant à nos usines et à nos entreprises elles en sont gravement affectées. Sans électricité et sans électricité à bon marché, pas de qualité de vie et pas d’industrie.

Nous devons beaucoup à nos voisins, le GHANA, le NIGERIA, la COTE d’IVOIRE à qui nous disons un grand merci pour leur sens de la solidarité.

Mais nous devons maintenant explorer nos propres potentialités; celles que nous offre en particulier le fleuve OUEME. Nous devons rechercher les financements pour construire le barrage de KETOU, le barrage d’OLOUGBE et le barrage de BETEROU, et nous devons activer le projet ADJARRALA

  MA VISION………….

Ma vision c’est encore un Bénin ou le Béninois participe pleinement au développement de son pays.

Il ne le peut que s’il a du travail. Je pense en particulier à la JEUNESSE de notre pays, accablée par le chômage, et plus encore par le sous-emploi qui frappe plus de 75% de jeunes.

Le Projet d’Appui à la Promotion de l’Emploi des Jeunes

et le Fonds National pour l’Entreprise et l’Emploi, ont montré leurs limites: 600 projets et 3600 emplois directs depuis leur création, face aux 100 000 jeunes qui arrivent chaque année sur le marché de l’Emploi.

C’est pourquoi nous prendrons des mesures volontaristes à la base, dans le cadre des compétences reconnues aux collectivités décentralisées.

La dotation annuelle qui sera versée aux communes à partir de 2012 comportera un volet fond communal pour l’auto-emploi des jeunes, qui prêtera de l’argent aux jeunes dans chaque commune, avec des garanties adaptées au milieu, pour leur permettre de créer leurs propres unités de production.

Je pense bien sûr aux FEMMES. La mise en œuvre de la politique de microcrédit aux femmes doit être améliorée.

Davantage de dotation

, davantage de bénéficiaires! C’est ce que nous ferons. Mais en même temps davantage de transparence et de démocratie; moins de politisation, moins d’intermédiaire sans scrupules. L’institution sera en partie décentralisée, pour la rapprocher des populations.

Une partie des fonds des microcrédits aux femmes sera désormais gérée par les communes

, car c’est leur vocation de lutter contre la pauvreté. Elles ont une meilleure proximité avec les populations cibles. Grâce à cette décentralisation, chaque village, chaque quartier,  chaque arrondissement est assuré de bénéficier des microcrédits, sans discrimination et sans aliénation.

Ma vision ai-je dit est celle d’un Bénin ou chaque Béninois participe pleinement au développement de son pays.

Il ne le peut que s’il jouit d’une bonne santé.

Or la situation sanitaire de notre pays est caractérisée par l’insuffisance de la couverture sanitaire, la faible qualité des soins et le coût prohibitif des dépenses de santé (52% des revenus du Béninois moyen y sont consacrés).

Nous ne pouvons remédier à cela que si nous avons une vision stratégique qui nous soit propre, au lieu que nous soyons assujettis aux seules stratégies et plan des organismes d’aide.

Notre volonté pour les 5ans à venir, c’est de mettre en place un système qui offre aux Béninois des soins de qualité, accessibles au plus grand nombre, dans un esprit de solidarité et de partage. C’est pourquoi:

  MA VISION………..

, conformément aux textes en vigueur.

– L’Etat prendra en charge les soins de santé de base de la femme enceinte et des enfants de 0 à 5ans, dans les formations sanitaires publiques et dans les centres privés agréés.

Concrètement, cela signifie que les consultations prénatales, les examens de laboratoire usuel, les accouchements simples et les accouchements difficiles dont la césarienne, le traitement des affections courantes de la femme enceinte et de l’enfant, seront pris en charge par l’Etat.

  – Pour le Béninois de 6 à 21ans c’est-à-dire la population scolaire, nous envisageons la mise en place progressive et méthodique d’un système d’assurance maladie pour chaque établissement scolaire, qui fera appel aux communes et aux compagnies d’assurance privée, et qui garantira les soins et traitements les plus courants dans les zones concernées!

   – S’agissant des Béninois de 21ans et plus, qui ne sont ni fonctionnaires, ni employés dans une société couverte par le CNSS, l’Etat soutiendra la création des mutuelles de santé par corporation (c’est le cas des ZEMIDJAN ou des ARTISANS par exemple) ou par quartier et par village.

  L’application méthodique de ces mesures, entrainera une dynamique du système sanitaire avec pour corollaire l’installation des médecins, paramédicaux et pharmaciens dans les zones rurales, la nécessité de former et de recruter des médecins en plus grand nombre, la mise aux normes progressive des hôpitaux, une nouvelle politique des médicaments, sans compter les nouvelles opportunités offertes aux industries de l’assurance.

  – Enfin, nous construirons au cours de ce quinquennat un grand hôpital de référence à vocation régionale, équipé par des instruments de haute technologie et animé par les sommités médicales nationales régionales et internationales.

  C’est encore celle d’un Bénin ou nos enfants reçoivent une éducation, une formation adaptée et qui les rend aptes à intégrer l’évolution d’un monde devenu un village planétaire du fait des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication).

Pour y parvenir, il nous faut des programmes en totale adéquation avec notre environnement, avec nos besoins, avec le reste du monde.

C’est pourquoi nous évaluerons les nouveaux programmes d’enseignement, ensemble avec les enseignants et les parents d’élèves, pour trouver les remèdes susceptibles de promouvoir la qualité de l’enseignement primaire et secondaire.

La qualité de l’enseignement, c’est avant tout la qualité de l’enseignant

: Nous veillerons à ce que nos enseignants soient les meilleurs possibles: un plan de formation professionnelle sera mis en œuvre au profit des enseignants contractuels ou communautaires reversés dans l’enseignement primaire ou secondaire, pour améliorer leurs perspectives de carrière.

La qualité de l’enseignement, c’est aussi des conditions de travail et de rémunération valorisant pour les enseignants. A ce sujet je veux dire que les avantages actuellement concédés aux enseignants seront validés, quel qu’ils soient.

L’Etat doit alléger le fardeau financier qui pèse sur les parents d’élèves

Nous construirons et équiperons au cours du quinquennat 3 grands lycées polytechniques, dotés d’un internat et dont les conditions d’accès en feront des creusets de l’unité nationale.

Enfin le monde évolue au rythme des TIC. C’est pourquoi nous mettrons en place un dispositif ambitieux permettant à notre jeunesse en formation d’évoluer au rythme de son temps.

Notre ambition, c’est un étudiant, un ordinateur et un accès numérique sur tous les campus. Nous le ferons méthodiquement et progressivement, à partir de la prochaine rentrée.

. C’est pourquoi nous irons au-delà de la prise en charge des frais de scolarité, abusivement baptisée gratuité de l’école; nous prendrons les mesures qui s’imposent pour que l’Etat prenne progressivement en charge les fournitures scolaires dans le primaire et jusqu’en classe de 3ème, pour le secondaire.

MA VISION………

 

MA VISION ENFIN……..

Ma vision enfin c’est un Bénin où la démocratie est renforcée; ou les libertés sont respectées; ou règnent la paix et la concorde nationale.

Renforcer la démocratie

, c’est d’abord respecter la Constitution telle qu’elle est, les lois telles qu’elles sont, les institutions telles qu’elles sont. C’est respecter leur prérogatives c’est-à-dire la séparation des pouvoirs; c’est ne pas entraver leur fonctionnement, ne pas s’immiscer dans leur délibération et décision; Ne pas les caporaliser. Comme elles le sont actuellement.

Ce comportement républicain n’interdit pas de s’interroger, de critiquer, de débattre, de proposer des réformes, tant il est vrai que la démocratie est un chantier en perpétuelle construction.

Telle est ma conviction, forgée à l’école de ma formation professionnelle et de mes fonctions successives politiques ou non; forgée aussi à l’épreuve de mes épreuves.

Vous comprenez ma détermination à combattre un gouvernement qui ignore les vertus des libertés républicaines, qui empêche ses opposants d’accéder aux médias publics, qui déploie les forces armées contre les syndicats, les défenseurs des droits de l’Homme ou les étudiants, qui perturbe les réunions des opposants et même les célébrations privées.

Un gouvernement qui conteste par la violence les résultats des élections communales, empêche l’installation des conseils communaux en violation flagrante de la loi et instrumentalise au passage la Cour Suprême.

Un gouvernement qui poursuit la réalisation de la LEPI en dépit des graves irrégularités avérées, parce que, conscient de sa défaite probable, il compte pouvoir être sauvé par des manipulations informatiques.

Une partie de l’opinion nationale comme internationale en est à s’interroger non sans raison sur la volonté du gouvernement d’organiser les élections à bonne date, tant les délais se rapprochent.

Après avoir assuré sans heurts 3 alternances, à la tête de l’Etat nous pensions avoir aussi vaincu ces fatalités là. Après une période de dictature, où des millions de Béninois ont souffert dans leur chair, torturés et humiliés, ont perdu la vie, ont dû s’exiler, oui après cette période de triste mémoire, notre Pays a vu la lumière au bout du tunnel. La Conférence des Forces Vives de la Nation nous a apporté la délivrance. Cette délivrance, nous la croyions définitive. Malheureusement 20ans après, nous voici de nouveau dans la tourmente.

Je mesure la responsabilité que vous me confiez de porter nos couleurs dans les circonstances actuelles: je l’accepte

Je l’accepte car je sais pouvoir compter sur chacune et chacun d’entre vous, pour lutter pied à pied contre la marche arrière que nous inflige ce gouvernement.

J’aime profondément mon pays.

Mon Bénin, c’est celui de GUEZO qui dans son immense sagesse a recommandé aux fils du royaume de boucher de leur doigts rassemblés, la jarre trouée pour construire un pays uni et prospère.

Mon Bénin, c’est bien sûr celui de TOFFA, ardent partisan de la tolérance et du dialogue des cultures, dans son royaume aux 3 noms.

Mais mon Bénin, c’est aussi celui de SAKA YEROUMA, de BIO GUERRA, d’AKABA trois grands résistants, qui ont payé de leur vie, leur attachement à la liberté et à la dignité.

Ensemble ils nous ont légué ce pays. Nous sommes leurs héritiers. Rassemblés, nous bâtirons le Bénin dans la paix, dans l’unité, et dans la solidarité.

En avant pour un nouveau départ.

Nous ne pouvons plus reculer.

Cotonou, le 18 décembre 2010

Me Adrien HOUNGBEDJI

GUINEE : Investiture ce jour du président Alpha Condé

Plus d’un mois après sa victoire au second tour de la présidentielle aux dépens de Cellou Dalein Diallo, le premier chef d’État démocratiquement élu de la Guinée, Alpha Condé, sera investi dans ses fonctions de président de la République, le mardi 21 décembre.

Alpha Condé, premier président élu démocratiquement en Guinée le 7 novembre dernier, sera investi de ses nouvelles fonctions mardi 21 décembre. En présence de plusieurs chefs d’État voisins dont Abdoulaye Wade (Sénégal), Amadou Toumani Touré (Mali), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Ernest Koroma (Sierra Leone), Ellen Johnson Sirleaf (Liberia), Ali Bongo Ondimba (Gabon), José Eduardo Dos Santos (Angola) et Jacob Zuma (Afrique du Sud), il mettra fin à vingt-six années de régimes militaires.

Goodluck Jonathan, le président nigérian par ailleurs président de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sera représenté par l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo.

Les préparatifs sont en cours à Conakry, en prévision de la cérémonie qui aura lieu à 11 heures locales au Palais du peuple et qui sera retransmise en direct par la radio et la télévision d’État (Radio télévision guinéenne, RTG).

L’après Sékouba Konaté

Alpha Condé, 72 ans, est l’opposant historique à tous les gouvernements guinéens. Condamné à mort sous le régime d’Ahmed Sékou Touré (1958-1984), il avait été emprisonné deux ans pendant le règne du général Lansana Conté (1984-2008).

Il est arrivé vainqueur au second tour de l’élection présidentielle avec 52,5 % des votes face à son rival, l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo (47,5 %).

Le général Sékouba Konaté, qui a dirigé la transition depuis le départ de Moussa Dadis Camara du pouvoir, a fait ses adieux solennels à l’armée le 15 décembre. Il a demandé aux militaires de « soutenir et d’accompagner dans sa mission Alpha Condé, tout en veillant à demeurer apolitique ».

Konaté devrait prendre prochainement les commandes de la Force africaine en attente (FAA) auprès de l’Union africaine, afin de la rendre opérationnelle. (avec AFP)

SENEGAL : Le mépris colonial de Karim Wade envers les ingénieurs de Sénélec

Le mépris colonial de Karim Wade envers les 450 ingénieurs de Sénélec

En signant un accord de coopération avec Electricité de France (EDF) pour un audit technique de Sénélec, Karim Wade, montre tout son mépris pour les 450 ingénieurs de la boîte. L’accord que le ministre de l’énergie, fils de son père Wade chantre de la françafrique vient de signer dans la capitale française montre que ce dernier n’a aucun respect pour les techniciens de Sénélec qui ont déjà diagnostiqué la question des délestages et proposé des solutions qu’il a préférées mettre de côté.

Les techniciens de Sénélec ont déjà proposé des solutions. Il faut mettre 60 milliards et louer des groupes pour une capacité de 50 mégawatts pour mettre fin aux délestages », indique une source proche de Sénélec. En réalité, « l’expertise française », va coûter cher à Sénélec et la location de groupes à EDF n’est pas une bonne chose. Cette convention de Paris est une insulte aux sénégalais cinquante après l’indépendance et en plein Festival mondial des arts nègres. « Sénélec a de très bons ingénieurs qui ont fait de grandes écoles, les mêmes que celles où ont étudié les français, pourquoi donc amener des français sur place », dit la même source. Par cet acte, Karim Wade fait un retour à la colonisation de Sénélec par les blancs et remet EDF en territoire conquis.

politicosn.com

Il était une fois Marcoussis 2 !

Il était une fois Marcoussis 2 !

UN CHANTAGE !

Le coup d’Etat qui a échoué le 19 septembre 2002 a été le fait d’une haine viscérale que le Président Chirac nourrissait pour son homologue ivoirien.

Ce coup d’état devrait constituer la sanction de l’Elysée contre le Palais Présidentiel ivoirien, contre sa politique de remise en cause des intérêts français, mais surtout pour sa politique de responsabilisation, d’épanouissement, d’émancipation et de bien-être du peuple de Côte d’Ivoire.

Après l’échec de ce coup d’état, l’Elysée a usé de pressions et subterfuges pour installer ses esclaves, ses Chéchias rouges dans sa guerre contre la Côte d’Ivoire.

Devant l’impossibilité de ses Chéchias rouges de gagner cette guerre, l’Elysée a encore usé d’actions commandos pour porter un coup au moral des troupes ivoiriennes en pleine reconstruction : n’ayant pas pu obtenir l’appui de la France avec le fameux accord de défense. Le but de tout cela, est de faire chanter le Président de la République de Côte d’Ivoire. On se souvient de sa phrase « nous sommes fatigués du chantage. » Cette phrase était adressée au Maître et Gourou des esclaves Chéchias rouges.

Ainsi, l’Elysée s’emploie-t-il à faire échouer la reprise de la ville de Bouaké et faciliter la prise de Daloa. Après avoir pris son colis plus que suspect, De Villepin planifie un dégazage de son navire dans la région des 18 montagnes et pollue ainsi cette région poumon de mercenaires et de terroristes, alors que ses tirailleurs français étaient sensés sécuriser la zone. La suite on le sait. La Côte d’Ivoire est plus que totalement coupée en deux en faveur de ses Chéchias rouges.

N’oublions pas que l’Élysée a fait couper en deux le lac du barrage de Kossou. D’où le chantage à Gbagbo ! Tu acceptes Marcoussis et tu as le barrage de Kossou. Tu ne cherches pas, non plus, à reprendre la région de Man ! Il faut bien que je me fasse rembourser mes frais de guerre et de déstabilisation et que je récompense mes esclaves Chéchias Rouges, leur tuteur, Compaoré et leur Ben Laden, Ouattara. J’ai mal à mon budget, ce n’est pas un secret de polichinelle.

Ce chelem, à défaut du grand, donne la voie à Marcoussis et à Kléber. Le chantage pouvait ainsi commencer au grand dam du peuple de Côte d’Ivoire.

Marcoussis fut donc un chantage !

Mais Marcoussis ne fut pas seulement un médicament, le poison de la vérité ou un chantage.

A suivre

Pour le parti du peuple ivoirien

Son Président

GNADOU Dano Zady

Les Etats-Unis et la France, maîtres de la déstabilisation et des tueries massives dans le tiers monde

Viêtnam, Rwanda, Irak, RDC, Côte d’Ivoire … : Les Etats-Unis et la France, maîtres de la déstabilisation et des tueries massives dans le tiers monde

La crise que vit la Côte d’Ivoire en ce moment est une illustration vivante de la politique de déstabilisation des occidentaux dans le tiers monde. Toujours au seul service de leurs intérêts, ils n’hésitent pas à tordre le cou à leurs propres doctrines de démocratie et de liberté pour exporter les guerres et spolier les autres peuples.

Dans une interview accordée à Radio Kernews, média émettant de France, le nouveau ministre ivoirien des Affaires étrangères a mis à nu la complicité France-Etats-Unis dans la crise issue du second tour de la présidentielle en Côte d’Ivoire. Alcide Djédjé a démontré comment Paris et Washington ont manœuvré pour faire proclamer, dans des conditions illégales, des résultats favorables à Alassane Ouattara. 

Une attitude qui, depuis, installe le pays dans un climat d’incertitudes et rappelle bien d’atrocités suscitées ou commises par les deux pays à travers le monde. Pour des intérêts divers. Tantôt chacun de son côté, tantôt ensemble. Les exemples sont légion. Cet article n’a pas la prétention de les citer tous.

Un jour de l’année 1972, l’aviation américaine bombarde Trang Bang, un village vietnamien soupçonné d’être un bastion de l’armée du Viêtnam du nord, que combattent les Etats-Unis pour freiner le communisme. Pour fuir la zone bombardée, cinq enfants âgés de 4 à 12 ans courent sur la route, criant de douleur.

 La jeune Pham Thi Kim Phuc se débarrasse de ses vêtements en feu et se met toute nue. La scène, saisie par un photographe, fait apparaître, juste derrière les enfants terrifiés, des soldats américains, portant des casques anti-gaz et indifférents à la détresse des mômes.

L’image est l’une des nombreuses photos qui illustrent les récits sur la guerre du Viêtnam. Elle a choqué plus d’un humain à travers le monde. Le cynisme américain était ainsi revendiqué.

Des dizaines de morts

32 ans après, soit en novembre 2004, l’armée française ouvre le feu sur des jeunes ivoiriens aux mains nues devant l’Hôtel Ivoire à Abidjan et à plusieurs autres endroits de la capitale économique et du pays. On enregistre des dizaines de morts et plusieurs blessés marqués à vie.

 Plusieurs images ont aussi choqué plus d’un humain dans le monde : celle de ce jeune dont la tête a été explosée par la balle d’un soldat français ; celle de ce soldat français piétinant le corps sans vie d’un adolescent tué quelques minutes auparavant à Port-Bouët, le quartier où se trouve l’aéroport d’Abidjan. 

Le premier exemple remonte au temps de la guerre froide. La faute du Viêtnam du nord a été d’avoir choisi le communisme. Une faute idéologique. C’était d’ailleurs pour cela que le pays a été divisé. Il y avait le Viêtnam du nord proche de la Chine et de l’Urss et le Vietnam du sud, allié des Etats-Unis, de la France et de tous les pays du bloc occidental. 

Et cette division a été d’abord l’œuvre des Français. En effet, le Viêtnam n’est autre qu’un des territoires de l’Indochine qui était une colonie française reprise par le Japon. C’est dans sa tentative de récupérer cette colonie que la France va mener une guerre au Viêt Minh, mouvement indépendantiste créé par Hô Chi Minh. 

En difficulté face à l’armée populaire vietnamienne qui avait proclamé l’indépendance de la République du Viêtnam en septembre 1945, la France opte pour la division. Elle fonde l’Etat du Viêtnam et en laisse la gestion à des “vietnamiens manipulés. La stratégie était de “vietnamiser’’ le conflit. Mais la France et ses patins reçurent le soutien des Etats-Unis. 

Malgré cela, la France est humiliée dans la vallée de Diên Biên Phu en mai 1954. Elle quitte alors le Viêtnam divisé en deux : le Viétnam du nord et le Viêtnam du sud. Les Etats-Unis prennent le relais de la Vietnamisation du conflit à partir de 1959. 

Ils l’inscrivent dans une logique de guerre froide en s’appuyant sur une stratégie anti-communiste. Mais le pays va essuyer une défaite militaire cuisante. La victoire du Viêtnam du nord se soldera par la réunification du Vietnam qui depuis 1975 est la République socialiste du Viêtnam. 

‘’You don’t know America’’

Le deuxième cas concerne, bien sûr, la crise que vit la Côte d’Ivoire depuis 2002. Très vite, les autorités ivoiriennes perçoivent la main de Paris derrière la tentative de coup d’Etat qui se mue en rébellion. Jacques Chirac, alors président de la France, jette le masque quand, en novembre 2004, Abidjan lance l’opération Dignité visant à rétablir l’intégrité du territoire : destruction de la flotte aérienne de l’armée ivoirienne, carnage des jeunes à Abidjan. 

En Côte d’Ivoire, tout le monde sait aussi qu’au plan local, Alassane Ouattara est le père de la rébellion. Mais rares sont ceux qui soupçonnent les Etats-Unis. Aussi, au cours d’une manifestation contre l’attitude de Paris en 2003, des patriotes s’autorisent-ils à écrire sur une banderole “America, please helps Côte d’Ivoire’’. 

Face à la guerre de la France contre leur pays, des Ivoiriens pensent à ce moment-là trouver secours du côté de Washington. “You don’t know America’’, réagit ce jour-là un journaliste de l’agence de presse de Cuba face à d’autres journalistes africains avec qui il participait à un stage. “Vous ne connaissez pas l’Amérique’’, fait remarquer le confrère.

 Il explicite sa pensée en disant que les Etats-Unis sont aussi mauvais sinon pires que la France dans la destruction des petits Etats à travers le monde. 7 ans après, la mise en garde du journaliste du pays de Fidel Castro se présente comme une prophétie réalisée. Washington prend désormais la tête de la déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

 De concert avec la France, la prédatrice maison, et avec le soutien actif du représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, les Etats-Unis sont en train de planter le décor d’une déflagration en Côte d’Ivoire.

Aucun geste en vue du désarmement.

Tenez, le pays le plus important économiquement de l’Afrique de l’ouest est divisé en deux depuis 2002. Par la volonté de la France, des rebelles occupent la moitié du pays après l’échec d’un coup de force contre Laurent Gbagbo que Paris n’apprécie guère pour ses idées autonomistes. 

Toutes les résolutions de l’Onu et tous les accords de paix mettent en exergue la souveraineté du pays et le désarmement des rebelles. Mais, ni du côté de l’ancien colonisateur, ni du côté de l’Onu, on ne mouille le maillot pour rendre effectif le désarmement. 

Aucune capitale occidentale, dont Washington, ne dit mot et ne fait aucun geste en vue du désarmement des bandes armées qui occupent le pays. En revanche, tous mettent la pression sur Laurent Gbagbo pour organiser des élections.

 Le moment venu, c’est un scrutin sous contrôle des rebelles en armes qui se déroule dans les zones occupées. Acquis à la cause de Ouattara, les rebelles usent de tous les moyens illégaux pour faire gagner Ouattara dans leurs zones. Le 31 octobre, lors du premier tour, la triche n’est perçue qu’au moment des résultats.

 Des scores soviétiques pour Ouattara. Ces scores attirent l’attention de plusieurs observateurs et du candidat Laurent Gbagbo. Alors, au second tour, les observateurs se déploient nombreux dans lesdites zones. Le candidat sortant et son équipe de campagne y envoient plusieurs représentants dans les bureaux de vote. 

Crédité de 32% au premier tour avec le plein des voix de ses partisans, Ouattara a besoin du soutien massif des partisans de Henri Konan Bédié pour gagner.

Des exactions pour empêcher un vote démocratique

Le jour J, soit le 28 novembre, jusqu’à la mi-journée, les électeurs ne se bousculent pas comme au premier tour. Tous les acteurs électoraux parlent alors de 70%. Si la tendance se maintient jusqu’à la fin du scrutin, Ouattara est perdu. 

Car, avec un taux de participation de 83% au premier tour, cela signifie que 13% de l’électorat n’a pas voté cette fois-ci. Et, il est clair que ces électeurs abstentionnistes ne sont autres que les supporters de Bédié déçus. L’issue inquiète Ouattara et son armée rebelle.

 Celle-ci perd son calme et se met à commettre des exactions pour empêcher un vote démocratique. Supposés désarmés et encasernés, les rebelles chassent les représentants de Laurent Gbagbo dans les bureaux de vote. Ils les séquestrent. Ils interdisent désormais l’accès des bureaux de vote aux observateurs internationaux. 

Ils ont l’outrecuidance de séquestrer un membre de la mission d’observation de l’Union africaine. Ils font voter même des personnes non inscrites sur la liste électorale. A la fermeture des bureaux de vote, ce sont eux qui transportent à vélo ou à moto les urnes dans des endroits non autorisés. 

Ils y procèdent à des méfaits divers. Dans certains cas ils font revenir les représentants de Laurent Gbagbo chassés plus tôt, les obligent sous la menace des armes à signer les PV. Dans d’autres cas, ils signent à leur place. Ce qui parfois donne pour la même personne des signatures différentes selon qu’il s’agit de la feuille de pointage ou du Pv.

 Malgré tout cela, ils ne sont pas convaincus de faire gagner leur champion de faussaire-né. Aussi majorent-ils exagérément les totaux de Ouattara dans plusieurs départements du Nord et du centre. C’est ce qui suscitera le blocage au sein de la Commission électorale dite indépendante composée majoritairement de militants pro-Ouattara.

La Cei proclame des résultats au Qg de Ouattara

Selon le mode opératoire de la Cei, les résultats sont proclamés après validation par l’ensemble des commissaires. Mais sachant qu’il y a beaucoup d’anomalies sur les Pv venus des bureaux de vote du Nord et du centre, les partisans de Ouattara au sein de la commission tentent une publication des résultats non validés. Les partisans de Gbagbo s’y opposent devant les Cameras des médias du monde. 

Le blocage dure jusqu’à l’expiration du délai de trois jours impartis à la Cei. Selon les dispositions du code électoral, passé ce délai, il revient au Conseil constitutionnel de prendre le relais. Alors que cette institution se prépare à travailler, l’ambassadeur de France, celui des Etats-Unis et le représentant spécial de l’Onu tendent un guet apens au président de la Cei au Golf Hôtel, refuge de la rébellion à Abidjan et QG du candidat Ouattara et l’obligent à lire hors-délais des faux résultats donnant ce dernier vainqueur. 

On remarquera que le taux de participation que donnent ces résultats passe, avec surprise, à plus de 81%. Pour un scrutin que le monde entier a vu et au cours du quel l’on a constaté une participation très loin de celle du premier tour.

Entre-temps, le Conseil constitutionnel, tenant compte d’une requête du candidat Laurent Gbagbo, annule le scrutin dans des départements où les rebelles ont commis des atrocités le jour du vote et au finish, le candidat sortant remporte le maximum de voix.

Quoi qu’il en soit, selon la constitution ivoirienne et le code électoral, la Cei ne proclame que des résultats provisoires. Seul le Conseil constitutionnel proclame les résultats définitifs. Mais le représentant du secrétaire général de l’Onu dit que c’est plutôt les résultats donnés en solitaire par le président de la Cei qu’il reconnaît.

Il est évidemment suivi par les artisans de la forfaiture, les ambassadeurs de France et des Etats-Unis. Ces derniers ont le soutien de leurs présidents respectifs qui, eux actionnent tous leurs réseaux en Afrique et à l’Onu pour dénier aux institutions ivoiriennes leurs prérogatives. Voici la tragique parade électorale à laquelle est confrontée depuis la Côte d’Ivoire.

Le Président déclaré élu par le Conseil constitutionnel forme son gouvernement. Celui voulu par la France et les Etats-Unis forme le sien. es médias français accompagnent la symphonie. Quand ils parlent du Conseil constitutionnel, ils précisent qu’il est acquis à la cause du président Gbagbo. Mais lorsqu’ils évoquent la Cei, ils font expressément fi de ce que celle-ci est composée à 80% des pro-Ouattara et que son président Youssouf Bakayoko est un militant du PDCI-Rda d’Henri Konan Bédié allié de Ouattara pour qui il a appelé à voter.

Sur place, la radio de l’Onu, Onuci FM est devenue la radio des rebelles. Elle invite même les militants de l’opposition à descendre dans les rues. Elle rappelle la radio des mille collines ayant fait la propagande de l’épuration ethnique lors du génocide au Rwanda. La Radio de la paix est depuis la radio de la guerre. Pour que les fonctionnaires de l’Onu continuent de se faire une belle fortune sur les dépouilles mortelles des Ivoiriens. 

Comme c’est le cas où se déroulent des conflits dans le monde, des conflits qui font l’affaire de ces fonctionnaires croque-morts de l’Onu. La Côte d’Ivoire n’est pas à l’abri d’une déflagration. Car quand les Etats-Unis et la France décident de créer le chaos dans un pays pour leurs intérêts, ils se moquent de la morale et des cadavres que cela peut causer.

Sur la base de gros mensonges

C’est dans cette logique qu’il faut placer l’attaque de l’Irak en 2003. A cette occasion là, la France s’était désolidarisée des Etats-Unis parce que leurs intérêts divergeaient. Si dans le dossier ivoirien, les Etats-Unis prennent l’Onu comme paravent, dans le cas de l’Irak, Bush avait agi sans tenir compte de l’organisation mondiale. Comme quoi, les Etats-Unis tiennent compte de l’Onu ou s’en moquent selon leurs intérêts.

En Irak, ils ont causé la désolation. Ils ont pendu Saddam Hussein sous les cameras du monde. Le pays est depuis dans une situation de chao quotidien. Maintenant, tout le monde découvre que l’administration Bush a fait la guerre à l’Irak sur la base de gros mensonges. 

Et il n’est pas exclu que dans quelques années, les citoyens du monde découvrent aussi qu’en Côte d’Ivoire, la France et les Etats-Unis ont aidé Ouattara à frauder dans les zones rebelles et à le déclarer frauduleusement vainqueur.

La défiguration de l’Irak, mais aussi le génocide rwandais, l’instabilité en République démocratique du Congo portent la signature, soit de la France, soit des Etats-Unis, si ce n’est la signature des deux à la fois.

Dans certains cas c’est avec la complicité de l’Organisation des nations unies (Onu). Le génocide au Rwanda et la situation de la Rdc sont de la responsabilité conjointe de la France et de l’Onu. Le cas de l’Irak est une entreprise solitaire des Etats-Unis. Sans même tenir compte de l’Onu.

Tous ces exemples montrent bien que le temps n’altère point le sadisme des pays occidentaux. Ils sont prêts à tout pour leurs intérêts. Idéologiques ou économiques, ces intérêts les poussent à commettre tous les crimes dans des pays plus faibles.

  notrevoie