Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: décembre 23, 2010

Sommet extraordinaire de la CEDEAO ce vendredi sur la Côte d’Ivoire

La communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CE­DEAO) se réunit vendredi en sommet extraordinaire à Abuja, au Nigéria, pour examiner les récents développements de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, a t-on appris jeudi à Abidjan.

« Nous allons examiner les derniers dé­ve­loppe­ments en Côte d’Ivoire et voir comment y apporter une réponse collective » a déclaré Sunny Ugoh, le porte-​parole de la CEDEAO. D’autres décisions « importantes sur la dé­mo­cra­tie » sont également attendues de cette réunion a-t-il ajouté.

Prunelle P.

BENIN : Procédure de sélection de la firme adjudicataire de Bénin Télécoms Sa : L’Honorable Yahouédéou s’’inquiète et interpelle le ministre Adadja

Procédure de sélection de la firme adjudicataire de Bénin Télécoms Sa : L’Honorable Yahouédéou s’’inquiète et interpelle le ministre Adadja

S’inquiétant d’un probable « scandale » dans la cadre de processus de privatisation de la société de Télécommunication Bénin Télécoms Sa, lancé par appel d’offres international, le député Janvier Yahouédéou tire la sonnette d’alarme. A cet effet, il interpelle le ministre en charge de la communication, Désiré Adadja à fournir au Parlement deux documents sensibles liés à l’appel d’offres.

Lire la lettre adressée en question écrite à l’Assemblée nationale

Dans le cadre du processus de privatisation de la société de Télécommunications Bénin Télécoms Sa (Btsa), le gouvernement béninois a lancé un appel d’offre international en 2010. Suite à cette première phase, quatre firmes ont été pré-qualifiées :

       Maroc Télécoms

       France Télécoms

       Soudan Télécoms

       Green Télécoms de la Lybie

A la phase suivante, le 2 décembre 2010, il a été constaté que France Télécoms s’est retirée en évitant de déposer une offre. Contrairement aux autres compétiteurs qui ont proposé des montants précis de rachat de Bénin Télécoms ainsi que des propositions chiffrées de relance de la société, France Télécoms n’a plus déposé de dossier. A cette étape, l’offre de Maroc Télécoms était la meilleure. Mais entre-temps, le 3 décembre 2010, au lendemain de la date limite de dépôt des offres, France Télécoms a écrit au gouvernement pour suggérer l’annulation du processus de privatisation au profit d’un arrangement gré à gré, sans que France Télécoms ne paie réellement le prix de Bénin Télécoms Sa. Suite à cette correspondance, la stratégie trouvée est de rendre purement et simplement l’appel d’offre en cours infructueux afin de justifier par la suite l’obligation d’une procédure de gré à gré, surtout lorsqu’en pareille circonstance le « poulain » n’est pas en bonne position. Lorsqu’on se réfère aux conditions ténébreuses et irrégulières qui ont entachées la privatisation des sociétés d’Etat comme la concession des nouveaux quais du Port autonome de Cotonou (Pac), la Sco, l’Ocbn, etc. avec les risques de prévarication et de corruption au sommet de l’Etat en pareilles circonstances, on est en droit de s’inquiéter sur ce nouveau scandale qui s’annonce. C’est pourquoi, je voudrais prier monsieur le Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Communication et des Technologies de l’Information et de la Communication de fournir à la Représentation Nationale : 1- Le dossier d’appel d’offre lancé dans le cadre de l’ouverture du capital de Benin Télécoms Sa 2- La lettre de désistement de France Télécoms, proposant le gré à gré.

BENIN : L’ambition réaliste et réalisable de Me Adrien Houngbédji

Un étudiant, un ordinateur et un accès numérique

L’ambition réaliste et réalisable de Me Adrien Houngbédji

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 » Nous le ferons progressivement et méthodiquement à partir de la prochaine rentrée… « . Ainsi s’exprimait samedi dernier au stade de l’Amitié de Cotonou, Me Adrien Houngbédji qui dévoilait à l’occasion son programme de candidat aux élections présidentielles de 2011 pour le monde estudiantin. Et à chaque étudiant, le candidat unique de l’Union fait la Nation propose un ordinateur et un accès numérique. Les mauvaises langues ont tôt fait de trouver cette proposition démagogique sans véritablement en mesurer les contours. Mais tout calcul fait, c’est bien Me Houngbédji qui a vu juste.

Il fait montre à travers ce programme, de pragmatisme et d’ambition pour son pays, sa jeunesse. Il est donc à féliciter et à encourager, étant entendu qu’un ordinateur pour un étudiant du 21ème siècle n’est plus un luxe. L’utilité des Ntic et de l’accès au numérique pour leur épanouissement et un meilleur rendement ne sont donc plus à démontrer. Seulement, le coût d’un ordinateur ne leur permet pas toujours et à tous de se le procurer. Et, il y a de belles raisons aujourd’hui qu’ils poussent à l’unisson, un ouf de soulagement avec cette ambition réaliste et réalisable de Me Houngbédji pour eux. En effet, à supposer que le coût d’achat d’un ordinateur soit de 200 000 FCFA, il faut à peine débourser 4 milliards voire moins pour 20 000 étudiants. Ce n’est pas impossible, ce n’est pas démagogique. C’est de ce genre de programme futuriste qu’a besoin la jeunesse. Et, n’oublions surtout pas que Me Houngbédji a bien dit  » progressivement et méthodiquement « .

Qui dit mieux ?

La gratuité de l’inscription sur les campus n’est pas pour autant profitable pour eux que cette trouvaille de Me Houngbédji. C’est même loin d’être pour l’étudiant d’aujourd’hui, la solution idoine. Je pense même que les bourses et secours peuvent, au pire des cas, être légèrement revues à la baisse pour contenter tous les étudiants. Car, ces dotations qui sont vraiment importantes pour les étudiants nécessiteux détournent d’autres apprenants de l’essentiel. Il est à constater que la plupart investissent leurs bourses et secours dans l’achat de matériel roulant avec les conséquences et implications que l’on sait. Mieux, il suffit qu’une politique de partenariat avec les firmes qui fournissent cet outil soit bien peaufinée pour que le prix d’achat soit revu de moitié. L’Etat peut aussi subventionner ces ordinateurs en les exonérant de droits de douane. En un mot, c’est ces genres de propositions que les Béninois attendent des différents candidats en course pour le fauteuil présidentiel en 2011.

23-12-2010, Angelo DOSSOUMOU S.

Les belles propositions de Me Adrien Houngbédji font grincer les dents à la mouvance

Au lendemain du discours d’investiture de Me Adrien Houngbédji, candidat désigné de l’UN pour la présidentielle de 2011, dans les rangs de la mouvance présidentielle, on a vite fait de grincer les dents du fait des grandes lignes du programme d’actions de ce dernier. Surtout le volet éducation et NTIC qui sèment la panique dans le rang des partisans du régime au pouvoir.

« … Le monde évolue au rythme des TIC. C’est pourquoi nous mettrons en place un dispositif ambitieux permettant à notre jeunesse en formation d’évoluer au rythme de son temps. Notre ambition, c’est un étudiant, un ordinateur et un accès numérique sur tous les campus. Nous le ferons méthodiquement et progressivement, à partir de la prochaine rentrée…. ». Ceci montre bien qu’il ne s’agit point de mettre en place cette mesure en un jour. La mise en œuvre sera méthodique et progressive. On pourrait donc par exemple commencer par une faculté ou bien par les étudiants de fin de cycle etc. Ainsi s’exprimait dans son discours d’investiture, samedi dernier, au stade de l’Amitié de Cotonou, Me Adrien Houngbédji, candidat désigné de l’Union fait la Nation (UN). C’était lors de son programme d’actions et plus précisément celui de l’éducation , une fois au pouvoir dès avril 2011.

En passant au peigne fin ces propos du candidat de l’UN, il ne fait plus aucun doute que Me Adrien Houngbédji tout comme les grands hommes que sont Charles de Gaulle, Winston Churchill, Barack Obama, Nelson Mandéla, François Mitterrand, Luis Ignacio Lula du Brésil pour ne citer que ceux-là, a vu juste et fait donc œuvre utile en ciblant la jeunesse, estudiantine de surcroit. Il est donc à féliciter contrairement à ce que pensent Amos Elègbè et autres figures de la mouvance qui visiblement ne maîtrisent pas le dossier NTIC et ont certainement mal lu le discours d’investiture de Me Adrien Houngbédji. En effet, une bonne lecture dudit discours aurait pu leur permettre de voir et de comprendre entre les lignes ou phrases du candidat désigné de l’UN que celui-ci a laissé entendre que les choses se feront de manière progressive et que mieux, son programme d’actions est celui de tous les responsables de l’UN qui poursuivront le moment venu, le travail abattu ou déjà commencé par lui. Malheureusement, émerveillés et pris de cours par cet ambitieux, noble et véridique projet en faveur des étudiants, les membres de la mouvance ont paniqué et s’adonnent à l’intoxication.

Concernant Amos Elègbè, Conseiller spécial politique du chef de l’Etat, c’est hilarant et triste, il n’a jusqu’ici posé aucun acte positif en faveur de la jeunesse béninoise si ce n’est de prendre d’assaut les médias et de raconter des choses qui sont à l’antipode de la vérité, de l’unité nationale et de la fraternité, malgré le fait qu’il ait participé à presque tous les régimes depuis le renouveau démocratique. Cas des dossiers fumants et scabreux tels que l’affaire ICC Services, Cen Sad, la disparition de Pierre Urbain Dagnivo, etc.

Avenir et socle de toute Nation, la jeunesse se doit d’être bien formée et d’être invitée à participer au développement harmonieux de tout pays qui se veut en phase avec les valeurs de société, de progrès et de bien-être social. Et puis dans le cas du Bénin, Me Adrien Houngbédji qui entend équiper chaque étudiant de première année par exemple d’un ordinateur est à applaudir dans ce sens où les milliards que coûteront cette opération pour 20 000 d’entre eux est à revoir à la baisse si on achetait les appareils en gros.

Par ailleurs, lorsqu’on regarde tous ces meetings de remerciement, ces séances de lancement de constructions de voies ou de routes, tous ces partis ou mouvements créés ici et là, toutes ces tournées d’explication, en réalité d’intoxication du peuple, toutes ces pré-campagnes, tous ces voyages présidentiels jusqu’en Finlande et aux Etats-Unis tout récemment, ce sont des centaines de milliards de sous qui sont utilisés dans un gâchis à nul autre pareil.

Entre l’argent qui sera dépensé pour les jeunes ou les étudiants et celui utilisé de manière superfétatoire ou de manière anarchique, la différence est nette. Qu’Amos Elègbè se fasse un peu d’honneur en tant qu’intellectuel et professeur d’université donc en se taisant à défaut de se cacher puisqu’à chacune de ses sorties médiatiques, non seulement, il ennuie et distrait ses concitoyens, mais aussi dit des contre-vérités à même de faire échouer un candidat à n’importe quel examen. Idem pour les autres membres de la mouvance qui excellent dans la médiocrité langagière puisqu’on n’a pas compris également le discours de Me Adrien Houngbédji et son ambitieux et réaliste projet pour la jeunesse estudiantine.

Pour boucler la boucle, Amos Elègbè qui enfonce le chef de l’Etat à chacun de ses shows est il disponible pour un débat contradictoire avec un expert de l’UN ? Sûrement non, étant donné qu’il ne maîtrise pas son sujet sur les questions de jeunesse et de développement, pas plus sur les NTIC et les sites comme Wikileaks.

Johnson Z. OLOKIKI

Côte d’Ivoire : Le bal des hypocrites

Cinquante morts déjà en Côte d’Ivoire dans les affrontements entre les partisans d’Alassane Ouattara et ceux de Laurent Gbagbo, qui se sont affrontés à l’élection présidentielle et se sont proclamés, chacun, président de la République.

Gbagbo était le président en place qui a repoussé par toutes sortes de subterfuges l’élection présidentielle qui aurait dû avoir lieu il y a cinq ans. Ouattara est l’ancien Premier ministre de Houphouët-Boigny, premier chef d’État de la Côte d’Ivoire, installé lors de la décolonisation.

La rivalité entre présidentiables n’est pas une originalité ivoirienne. Même dans les régimes bourgeois prétendument les plus démocratiques, cela fait partie des règles du jeu et contribue à faire croire qu’il y a de telles différences entre les rivaux que les électeurs ont vraiment un choix et que c’est ce choix-là qui détermine la politique.

Plus ennuyeux pour la bourgeoisie est qu’à la suite d’une tentative de coup d’État liée aux rivalités au sommet, l’armée ivoirienne s’est scindée en deux, créant une partition de fait de l’État ivoirien entre un Sud avec Gbagbo pour président et un Nord sous la coupe des militaires rebelles qui se reconnaissaient plus ou moins dans Ouattara.

Voilà pourquoi le simple fait que l’élection présidentielle ait fini par être organisée a été salué, par les grandes puissances impérialistes, comme un grand succès pour la démocratie et la promesse d’une réunification du pays.

La participation massive au premier tour de cette élection a montré qu’à défaut d’autres changements, les classes pauvres y voyaient au moins la fin de l’état de guerre entre les deux factions de l’armée. Chose appréciable déjà car cette division du pays, si elle a permis à des militaires et à des trafiquants des deux bords de faire fortune, a enfoncé les classes populaires encore plus dans la misère.

Mais l’élection présidentielle n’a même pas amené la paix et l’unification du pays. À peine le Conseil électoral a-t-il déclaré Ouattara vainqueur que le Conseil constitutionnel a désigné Gbagbo pour se succéder à lui-même. Et la fraction de l’armée derrière Gbagbo fait face à celle derrière Ouattara sous le regard des troupes de l’ONU et de l’armée française, présente elle aussi en Côte d’Ivoire.

Le pire est cependant que les camps rivaux essayent de dresser une partie de la population contre l’autre au nom de leurs appartenances ethniques. Les dirigeants ont largement usé dans le passé de la démagogie ethniste et xénophobe. Si, en plus de mots haineux, ils appellent à sortir les machettes, ce sera une catastrophe pour la population. Du Liberia voisin au Rwanda, bien des pays d’Afrique portent les stigmates de ce type d’affrontement.

La population ivoirienne payera alors par des larmes et du sang la rivalité pour le pouvoir de deux hommes que pas grand-chose ne distingue. Mais elle paiera plus encore pour les crimes de notre propre bourgeoisie et de nos dirigeants politiques.

Les dirigeants impérialistes sont unanimes aujourd’hui à considérer Ouattara comme le président élu. L’ONU, de son côté, en rajoute en dénonçant les « violations massives des droits de l’homme » commises par les partisans de Gbagbo. Comme si, au temps où Ouattara était Premier ministre sous la houlette de Houphouët-Boigny, la Côte d’Ivoire était un modèle de respect des droits de l’homme ! L’histoire de l’Afrique après la décolonisation, c’est l’histoire de dictatures plus ou moins infâmes mais toutes soutenues, armées, protégées par les puissances impérialistes, dont la France, du moins tant qu’elles respectent les intérêts des ex-métropoles coloniales.

Et, si les classes populaires de Côte d’Ivoire vivent dans la misère alors que le pays n’est pas pauvre, c’est que ce dernier a été pillé par notre bourgeoisie au temps des colonies, comme il continue à l’être aujourd’hui pour le plus grand profit de Bolloré, Bouygues et quelques autres. Alors, entendre la caste dirigeante française, de Sarkozy aux dignitaires du PS, donner des leçons de démocratie à la Côte d’Ivoire soulève le dégoût.

La crapulerie des dirigeants ivoiriens qui sacrifient leur peuple à leur ambition de pouvoir ne rachète en rien la crapulerie plus grave de nos propres dirigeants. Qu’ils soient de droite ou de gauche, ils ont tous servi l’oppression coloniale, comme ils ont tous émargé à cette « Françafrique » qui en a pris la suite. Les pires responsables de la violence stérile qui monte à Abidjan sont dans les palais officiels d’ici.

Arlette LAGUILLER

Éditorial des bulletins d’entreprise du 20 décembre

Crise post électorale en Côte d’Ivoire : L’Onu prend officiellement la tête de la rébellion

L’histoire ressemble à une farce ou à une plaisanterie de mauvais goût. L’Organisation des Nations Unies (Onu), cette grande organisation mondiale créée le 26 juin 1945, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et dont les historiens ont vanté la philanthropie et admiré sa propension à respecter la souveraineté des Etats, est entré dans la défiance.

Dans la rébellion. Elle s’est inventée une nouvelle mission en Côte d’Ivoire ; que l’on peut résumer en celle de l’ingérence. L’Onu a décidé de s’ingérer désormais dans les affaires intérieures de la Côte d’Ivoire. Ouvertement. Une sorte de champ d’expérimentation qu’elle initie (du moins officiellement) et dont la dernière en date est son refus de quitter la Côte d’Ivoire à travers l’Onuci sa force d’interposition, devenue une force d’ingérence ; et la force française la Licorne sous son mandat. Le lundi 20 décembre 2010, le Conseil de sécurité de l’Onu a décidé, unilatéralement, du maintien de sa force d’ingérence pour six mois supplémentaires en Côte d’Ivoire.

Contre l’avis du gouvernement ivoirien qui a émis le vœu de ne pas renouveler le mandat de cette force qui a expiré ce même lundi. Une histoire cocasse !

L’Onu version Ban Ki Moon, qui a succédé à Kofi Annan, fait fort pour ce qui est de la crise ivoirienne. Elle compte s’imposer aux Ivoiriens, déjà presqu’étouffés par sa présence, par tous les moyens. Contre leur gré. Au péril de leur vie. Et pourtant, le désamour entre l’Onuci et les ivoiriens est grand. Voilà 6 ans que cette force, appelée en renfort, pour éviter une facture sociale et une plus grande purulence de la crise armée ivoirienne, est sur le sol Ivoirien.

Elle n’a presque rien fait pour remplir sa mission. Au contraire, elle a multiplié des actes inédits en Côte d’Ivoire dont les plus significatifs apparaissent dans le contexte de la crise post électorale consécutive au second tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010.

La face visible de l’iceberg des actions de déstabilisation de l’Onuci est bien le représentant spécial du S.G de l’Onu en Côte d’Ivoire, Young j. Choi. Le patron de l’Onuci aura été de tous les combats pour imposer Alassane Dramane Ouattara aux ivoiriens comme président. Il aura été plus actif que les théoriciens et autres stratèges du camp Ouattara. Il a jeté le masque de la neutralité au second tour de l’élection présidentielle. Brutalement.

Choi a vu un bel environnement démocratique qui a entouré la dernière élection présidentielle ivoirienne quand des observateurs africains ; et parfois européens (même s’ils se sont rebiffés par la suite) ont vu des exactions dans les zones tenues par les rebelles au cours du vote. Il a prétendu avoir fait le décompte parfait de tous les bulletins de vote. En un temps raccord. Il avait les résultats du scrutin, avant la Cei (comptage manuel), Sils technologie (comptage électronique) et le Conseil constitutionnel. Comment a-t-il fait ?

De quel personnel a-t-il disposé pour faire ce travail de fourmi ? Nul ne le sait. Rien, absolument rien (Surtout pas la fraude avérée et les réclamations faites à cet effet) ne pouvait changer sa certitude : son poulain Alassane Ouattara a gagné, a-t-il clamé. Il est celui qui a convaincu quatre chefs d’Etat de la Cedeao d’abonder dans son sens. Il est celui qui a fait son rapport, en béton, au Conseil de sécurité de l’Onu. Il est celui qui a ameuté la planète entière sur sa trouvaille.

On l’aura compris, Choi a organisé l’élection présidentielle, il l’a supervisé et en a proclamé les résultats. Tout seul. Les autres n’étaient là, dans son entendement, que pour le folklore. Les autres, surtout le Conseil constitutionnel. Le représentant spécial du S.G de l’Onu en Côte d’Ivoire a, par la suite, mis à la disposition de la rébellion, dont le parrain se trouve être le candidat Ouattara, toutes les ressources techniques (experts juridiques), militaires (Onuci), de la communication (Onuci-Fm) et diplomatiques (Ambassadeurs des pays occidentaux) pour faire plier le gouvernement légal ivoirien. Surtout dans le but de faire payer à Laurent Gbagbo son « irrévérence » à un haut fonctionnaire de l’Onu dont l’avis devrait compter plus que celui de toutes les institutions ivoiriennes.

Comble des combles, aujourd’hui en Côte d’Ivoire, nous avons des casques bleu-rebelles ou des rebelles casques bleus (c’est la même chose à l’heure actuelle) qui assassinent les Forces de défense et de sécurité ivoirienne. Qui terrorisent les populations ivoiriennes (à Tiebissou). Ils sécurisent, veillent et défendent, bec et ongles, Alassane Ouattara et ses commandos de la rébellion armée qui endeuillent la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002. Ces deux entités (casques bleu et rebelles), contre nature, s’habillent désormais de la même manière.

La première force militaire prête, tout le monde le sait désormais, sa tenue, son char et son arsenal de guerre au second pour tromper la vigilance des Fds. Et partant, du pouvoir en place pour mieux l’atteindre. On peut donc le penser. Sans risque de se tromper. L’Onuci a reconduit son mandat en Côte d’Ivoire pour 6 mois, afin de parachever son œuvre. Celle de mettre Alassane Ouattara au pouvoir. Par tous les moyens.

Serge Armand Didi (sardidi@yahoo.fr)

LVDPG – Média Libre pour tous

Pour imposer Ouattara aux Ivoiriens : Sarkozy et Obama envoient un commando pour assassiner Gbagbo

On pensait qu’après les sanctions qu’ils ont fait prendre à l’Union européenne et à l’ONU contre la Côte d’Ivoire, la boucle était bouclée. Que non ! Peut-être parce qu’ils savent que ces sanctions ne changeront rien à l’état d’esprit des Ivoiriens qui tiennent à leur souveraineté, les Etats-Unis et la France ont maintenant opté les tueries ciblées des autorités ivoiriennes.

Selon des sources généralement bien informées, de nombreux tueurs à gage triés sur le volet sont arrivés à Abidjan pour chercher à éliminer les autorités ivoiriennes légalement établies. Presque tous des Français d’origine africaine (surtout des Noirs) 12 d’entre eux ont embarqué en France et les autres ont pris le départ au Gabon.

Ce commando de tueurs professionnels aurait à sa tête le général français Beth, ancien patron de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire. L’actuel ambassadeur de la France au Burkina Faso et son équipe sont arrivés à Abidjan par un convoi de l’ONUCI. Le général Beth a été choisi pour sa connaissance de la Côte d’Ivoire. Selon les mêmes sources, Poncet, l’autre ancien patron de Licorne, aurait décliné l’offre d’où le choix d’un ambassadeur en fonction dont on comprend aujourd’hui l’atterrissage à la frontière de la Côte d’Ivoire.

Le choix des hommes de couleur s’explique par la complexité de leur tâche. Ils devront se fondre dans la société ivoirienne sans être forcément remarqués afin de réussir leur sale besogne. Ces snippers étaient là déjà en 2004 et n’ont rien pu faire. Dieu leur ayant enlevé toute faculté de voir et de distinguer un Ivoirien d’un autre. Le même Dieu étant toujours au contrôle, il les rendra cette fois aveugles et sèmera sans doute le trouble dans leur camp.

De leur côté, les Américains, par le biais de leur ambassade en Côte d’Ivoire, ont adressé un courrier aux autorités ivoiriennes pour demander une autorisation de survol et d’escale à l’aéroport d’Abidjan pour un avion américain de type Gulf Stream n°186/PA. Cet avion est exploité par la compagnie Phénix air. Le commandant de bord de cet appareil se nomme Brian Edminster. Alors que l’avion américain était attendu à l’aéroport de Port-Bouet, on apprend plutôt qu’il a atterri à l’aéroport de Bouaké après être passé par l’Algérie et Ouagadougou.

Selon des informations de sources fiables, le changement de destination est due au fait que l’avion est passé par l’Allemagne où il a pris des mercenaires (voir la liste en encadré). Alors qu’au départ, dans la lettre adressée aux autorités par l’ambassadeur des Etats-Unis, ceux qui étaient à bord se rendaient à Abidjan pour réaliser une enquête à l’ambassade de la Riviéra Golf après les échanges de tirs du 16 décembre entre les FDS et le conglomérat rebelles-ONUCI-Licorne. On se rappelle qu’une roquette tirée par l’ONUCI était tombée dans la cour de l’ambassade sans exploser (heureusement).

Liste des 12 mercenaires allemands

Noms et Prénoms N° de passeport

1- Thonnessen Patrick H 0005294

2- Berwind Sebastian H0005292

3- Hutter Frank H0005293

4- Schweig Alexander H000 5295

5- Stein Christian H0005290

 6- Müller Fabian H0005291

7- Kilian Jochen H0005287

8- Franke Stephan H0005289

9- Merchel Detlef C.416GP26V

10- Barry Stefan H0005286

11- Gerlich Dirk H0005288

12- Schulz Uwe Max Heinrich (non parvenu)

Abdoulaye Villard Sanogo

LVDPG – Média Libre pour tous

Côte d’Ivoire : L’étau financier se resserre, une pression militaire se dessine

L’étau se resserre sur la Côte d’Ivoire, où tout indique qu’avant d’envisager une phase plus « musclée », la communauté internationale entend d’abord mettre la pression sur le plan financier afin de faire fléchir Laurent Gbagbo. En effet, au sortir d’un entretien avec le président Sarkozy, le président de la Banque Mondiale Robert Zoellick a confirmé que tous les financements destinés à la Côte d’Ivoire avaient été gelés. Selon lui, il en va de même avec les autres institutions financières africaines comme l’UMOA (Union économique et monétaire ouest africaine) et la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest. (CEDEAO) Ces pressions financières, qui représentent l’arme principale d’Alassane Ouattara, reconnu vainqueur des élections, pourraient assécher les finances du régime et l’empêcher de payer les soldes des fonctionnaires et des militaires, érodant du même coup la fidélité des agents de l’Etat à l’égard du président sortant.

Ces pressions économiques n’ébranlent cependant pas Alain Toussaint, le conseiller en communication du président Gbagbo, qui était de passage à Bruxelles. Sans autres précisions, il souligne que « la Côte d’Ivoire compte encore des amis » et, soulignant les nombreuses irrégularités qui ont marqué la proclamation de la victoire de Ouattara par la Commission électorale indépendante, il assure que « communauté internationale s’est emballée trop vite ». Arc’ bouté sur la décision du Conseil Constitutionnel (une institution aussi importante en Côte d’Ivoire qu’aux Etats Unis la Cour suprême), qui s’est prononcé en faveur du président sortant, Alain Toussaint relève que Gbagbo, reprenant l’initiative, a appelé son rival Ouattara au téléphone, lui adressant des offres de négociation, mais refusant absolument de céder le pouvoir.
Au delà des pressions politiques et des menaces financières, d’autres perspectives se dessinent, contre lesquelles les pro-Gbagbo mettent en garde leurs adversaires. Il apparaît en effet que des pays frontaliers, membres de la CEDEAO, masseraient des troupes aux frontières afin de faire leur jonction avec les «Forces nouvelles » qui soutiennent Ouattara, occupent la partie nord du pays et n’ont jamais désarmé en dépit des accords conclu avant les élections.
Selon le quotidien « la Croix » la mise sur pied d’une force d’intervention africaine, appuyée par les Forces nouvelles, pourrait recevoir l’appui logistique d’armées occidentales, française et américaine. Elle pourrait aussi compter sur le soutien des 900 militaires français de la force Licorne et des 9000 Casques bleus de l’Organisation des Nations unies en Côte d’Ivoire. C’est d’ailleurs dans cette perspective que M. Gbagbo avait demandé, en vain, le retrait des forces étrangères présentes dans le pays.

Alain Toussaint, en tournée d’explication en Europe, met en garde contre ce qu’il appelle une « aventure militaire » : « comment peut on qualifier de « neutres » les hommes du président du Nigeria, Goodluck Jonathan, qui a personnellement contribué au financement de la campagne de Ouattara, les Sénégalais dont le président Abdoulaye Wade est un ami personnel d’ADO (initiales de Ouattara) ou les Burbinabé, dont le président Blaise Compaoré fut le parrain de la rébellion de 2002 ? Dans un pays où un tiers de la population est d’origine étrangère, l’intervention de troupes africaines pourrait s’avérer très négative pour les ressortissants de ces pays qui vivent chez nous… »

Dénonçant le complot ourdi par la France, les Etats Unis et la «communauté internationale » tout entière contre la Côte d’Ivoire, Alain Toussaint dénonce un « hold up électoral », un « diktat » qui, selon lui, ne sera guère suivi d’effets…