Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: janvier 3, 2011

Côte d’Ivoire : Les avocats français, Roland Dumas et Jacques Vergès pour un recomptage des voix

Les avocats français, Roland Dumas et Jacques Vergès réunis autour du président ivoirien Laurent Gbagbo, ont proposé dimanche à Abidjan, un recomptage des voix du scrutin présidentiel du 28 novembre en Côte d`Ivoire, pour définitivement départager le vainqueur du scrutin électoral du candidat malheureux Alassane Ouattara.

« Nous sommes pour le décompte de nouveau de toutes les voix, si tout lemonde est d`accord, sous le contrôle international », ont déclaré l`ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Roland Dumas et Jacques Vergès lors d`une conférence de presse.

« Faisons le décompte, je ne vois pas qui de bonne foi peut le refuser », a lancé Jacques Vergès au terme d`une visite de trois jours à Abidjan où ils ont rencontré à « trois reprises » Laurent Gbagbo.

« Nous avons trouvé quelqu`un (SEM Laurent Gbagbo) décidé à faire éclater la vérité sur certaines choses et à sortir de cette crise, pas à n`importe quel prix », a ajouté M. Dumas.

Laurent Gbagbo a proposé à plusieurs reprises la mise sur pied d`un « comité d`évaluation » international sur la crise post-électorale, une offre restée pour l`heure sans écho.

 Le président ivoirien a été proclamé réélu par le Conseil constitutionnel, qui a invalidé les résultats de la commission électorale donnant M. Ouattara vainqueur.

Prunelle P.

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Côte d’Ivoire : Blé Goudé suspens l’assaut sur « la république du golf »

Charles Blé Goudé, leader des « jeunes patriotes ivoiriens », a annoncé dimanche qu`il suspendait son projet de « libérer à mains nues » le Golf Hôtel d`Abidjan, qui sert de quartier général au camp d`Alassane Ouattara.

Plusieurs interlocuteurs ont saisi les jeunes patriotes « pour nous amener à surseoir à notre projet », et à l`issue d`une réunion sur la question dimanche « nous avons décidé de donner une chance à la négociation qui est en cours », a déclaré M. Blé Goudé, par ailleurs ministre ivoirien de la Jeunesse.

« Mais nous mettons en garde les occupants du Golf Hôtel que nous ne sommes plus prêts à accepter quelque déclaration que ce soit menaçant d`attaquer les Ivoiriens, auquel cas – je le précise- nous viendrons les chercher, les déloger, les mains nues, de cet hôtel, quelle que soit l`armée qui va les protéger », a-t-il ajouté.

Il a précisé qu`il remobiliserait ses partisans dès mardi, au lendemain de la venue à Abidjan d`une mission de la Communauté économique des Etats d`Afrique de l`Ouest (Cédéao) et de l`Union africaine (UA).

Prunelle P.

BENIN : Discours de Boni Yayi sur l’état de la Nation

« Je reste convaincu que notre pays réussira sa relance économique dans un environnement social et politique favorable »

Comme le recommande l’article 72 de la Constitution du 11 décembre 1990, le Président de la République du Bénin, Boni Yayi s’est livré pour la dernière fois au titre du mandat dont il a été investi le 06 Avril 2006 à l’exercice qui consiste à présenter, devant la Représentation Nationale, le discours sur l’état de la Nation.

Pendant un peu plus d’une heure, le Président Boni Yayi s’est avec beaucoup d’humilité essayé à une réédition de comptes au bout de laquelle, il rassure,  « Je réaffirme au peuple béninois mon engagement et celui de mon gouvernement à maintenir le cap de la nouvelle dynamique de développement qui s’appuie sur une meilleure gouvernance administrative et économique, la promotion de l’entreprise, le renforcement des infrastructures socioéconomiques et le développement local. Je reste convaincu que notre pays réussira sa relance économique dans un environnement social et politique favorable ». Lire ici l’intégralité de ce discours.

REPUBLIQUE DU BENIN

PRESIDENCE  DE  LA  REPUBLIQUE

Porto-Novo, le 30 décembre 2010

• Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

• Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle,

• Monsieur le Président de la Cour Suprême,

• Monsieur le Président de la Haute Cour de Justice,

• Monsieur le Président du Conseil Economique et Social,

• Monsieur le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication,

• Monsieur le Médiateur de la République,

• Madame le Grand Chancelier de l’Ordre National du Bénin,

• Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

• Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs de mission diplomatique et consulaire et les Représentants des Organisations Internationales,

• Honorables Députés,

• Mesdames et Messieurs les Sages et Notables de la ville de Porto-Novo,

• Mesdames et Messieurs les responsables des confessions religieuses,

• Mesdames et Messieurs,

L’obligation constitutionnelle à laquelle je me soumets en vous adressant, ce jour 30 décembre 2010, mon message sur l’état de la nation s’inscrit dans un contexte particulier caractérisé notamment par le cinquantenaire de l’indépendance de notre cher pays mieux par le vingtième anniversaire de la Constitution du 11 décembre 1990 et mieux encore, par la fin prochaine du mandat que le peuple béninois m’a confié à la tête de notre Etat.

Je rends grâce à notre Créateur pour les multiples bénédictions dont il ne cesse de combler notre chère nation.

Nombre d’observateurs avertis de l’actualité politique nationale et du fonctionnement de notre démocratie reconnaissent que l’événement qui réunit à l’hémicycle chaque année les élus du peuple et le Chef du Gouvernement est devenu maintenant une tradition. Il est attendu légitimement par nos populations qui veulent s’enquérir du chemin parcouru dans notre quête de bien-être, de paix, de liberté, d’épanouissement individuel et collectif.

C’est donc avec enthousiasme et foi que je me présente, pour la cinquième fois, devant votre auguste Assemblée pour soumettre à votre attention l’état de la Nation au titre de l’année qui s’achève.

Je voudrais vous exprimer ma gratitude pour votre accueil chaleureux et fraternel et saluer la présence très remarquée parmi nous de l’ensemble des Présidents et Hauts Responsables des Institutions de la République, des notables et sages de la ville de Porto-Novo ainsi que des représentants des confessions religieuses.

Je voudrais également remercier les chefs de mission diplomatique et consulaire ainsi que les représentants des Organisations Internationales pour leur présence à cette cérémonie solennelle.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

La construction d’un Etat de droit se renforce inexorablement dans notre pays. L’année 2010 a été marquée, comme les années précédentes, par un fonctionnement harmonieux de toutes les institutions de la République. Chacune d’elles a joué son rôle dans le respect des prérogatives et des compétences qui lui sont dévolues par la Constitution du 11 décembre 1990, à travers des débats contradictoires même si parfois une certaine effervescence a été observée à des moments et que je considère plutôt comme des manifestations de la vitalité de tout système démocratique. La liberté d’expression et d’action permet en effet à chaque citoyen de participer activement, et à sa manière, au débat national sur la gestion des affaires publiques. Dans le respect de cette logique de tolérance, de dialogue et de recherche de consensus, mon gouvernement a engagé des actions visant le renforcement de notre système démocratique. C’est dans ce cadre qu’une commission composée des juristes de haut niveau a procédé à la relecture de notre Constitution et proposé des amendements qui sont soumis à l’étude de la Représentation Nationale. C’est également dans le souci de corriger les faiblesses de notre système électoral que mon Gouvernement a également mis en place une autre commission de juristes indépendants en vue de réformer totalement et dans une approche participative la Commission Electorale Nationale Autonome. S’inscrit aussi dans cette rubrique le projet de loi portant nouveau découpage territorial que mon Gouvernement a soumis à votre auguste assemblée dans le souci de rapprocher davantage l’administration de l’administré en vue de renforcer l’exercice de la démocratie à la base.

L’assainissement de notre système électoral, l’un des piliers essentiels de la démocratie, a été une préoccupation majeure du Gouvernement. En effet, vous le savez, la consolidation de la démocratie suppose notamment la régularité des consultations électorales. Mais quel sens donnerait-on à nos élections si elles portent en elles les germes de la contestation et des perturbations sociales ? Quel sens donnerait-on à notre démocratie si chaque élection constitue un risque de fragilisation des acquis démocratiques et de retard de la marche vers le progrès ?

C’est la raison pour laquelle le Gouvernement, dans sa mission de garant de la paix sociale, a joué un rôle de facilitateur avec l’appui des partenaires techniques et financiers, de la société civile, des autres forces vives de la Nation et des Institutions de la République, et est en train de faire élaborer la Liste Electorale Permanente Informatisée sur la base des différentes lois votées par notre institution parlementaire. Aujourd’hui, le processus suit son cours et toutes les aires opérationnelles sont déjà prises en compte en dépit des contingences liées aux intempéries et à la réticence de certains acteurs. Je saisis l’occasion pour encourager nos compatriotes à contribuer à l’aboutissement heureux de ce processus. C’est un devoir citoyen. Je n’aurai de cesse de répéter que le prix de la paix passe par la transparence des scrutins dont la liste électorale constitue l’un des éléments majeurs.

Outre cet avantage, nous le dirons jamais assez, la LEPI est véritablement un outil de développement à buts multiples. C’est le lieu de renouveler, au nom de la Nation, toute notre gratitude à tous les Partenaires Techniques et Financiers qui ne cessent de s’investir, voire se sacrifier pour apporter leur soutien multiforme à cet instrument vecteur de paix, de meilleure gouvernance, de développement et de prospérité. Qu’ils soient notre porte-parole auprès de leurs Institutions et Gouvernements respectifs.

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Les fondements de notre système démocratique doivent être consolidés par un système juridique et judiciaire qui garantit les droits fondamentaux de l’homme, les libertés publiques et la dignité humaine. A cet égard, mon gouvernement a mis l’accent sur le renforcement des capacités des cours et tribunaux par la construction et la réhabilitation d’infrastructures ainsi que la mise à disposition de personnels compétents. Je me réjouis à ce titre de l’achèvement des travaux de réhabilitation des tribunaux de première instance de Cotonou, de Natitingou et de Kandi, commencés en 2009, de même que de l’achèvement des nouveaux bâtiments des Cours d’Appel de Cotonou et de Parakou.

 

Des travaux de construction des sièges de six nouveaux tribunaux de première instance sont actuellement en cours à Djougou, Aplahoué, Abomey-Calavi, Allada, Savalou et Pobè et seront achevés en 2011. Il en est de même du siège de la Cour d’Appel d’Abomey. En outre, les tribunaux de conciliation de quatorze Communes des départements du Mono, du Couffo, de l’Atacora et de la Donga disposent désormais de salles d’audience et de bureaux adéquats. Toutes ces réalisations ont été possibles grâce à l’appui de nos partenaires du secteur.

Par ailleurs, le réseau juridictionnel amorce progressivement son extension, en application de la loi du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin, avec la mise en service d’un neuvième Tribunal de première instance à Abomey-Calavi et des Cours d’Appel d’Abomey et de Parakou. Ainsi, sur les 28 tribunaux de première instance prévus par la loi portant organisation judiciaire, notre pays en comptera 14 en 2011, à l’achèvement des travaux en cours, ce qui permettra de rapprocher la justice des justiciables.

Tous ces efforts concourent à la consolidation de l’Etat de droit dans notre pays, car il n’y a pas de démocratie sans un Etat de droit et il n’y a pas d’Etat de droit sans une justice crédible, fiable, vertueuse et accessible à tous.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

La modernisation de l’Administration judiciaire ne saurait occulter les autres pans de l’Administration publique qui doit répondre aux exigences d’une gouvernance administrative orientée vers des résultats compatibles avec les besoins des usagers. C’est pourquoi, mon gouvernement a mis en place une série de réformes pour une plus grande efficacité de l’Administration publique, afin qu’elle demeure au service de l’intérêt général et de la promotion du secteur privé. Ces actions de réforme visent :

• une meilleure articulation des ressources et des missions de l’Etat, à travers la rationalisation et la stabilisation des structures et de l’organisation administrative ;

• la suppression des lourdeurs et la lenteur qui caractérisent le fonctionnement des services publics par la simplification des procédures ;

• la promotion des valeurs de travail, de performance, d’éthique, d’obligation de résultat et de compte rendu ;

• la promotion d’une nouvelle culture administrative apolitique en vue d’en faire un véritable vecteur de développement.

Le Gouvernement a poursuivi au cours de l’année 2010 l’assainissement des finances publiques. L’évolution des prix à la consommation a été contenue dans la limite des 3 % préconisé par l’UEMOA et le taux d’inflation est estimé à 1,8 % en novembre 2010.

Cette maîtrise de l’inflation provenant notamment de l’amélioration de la production vivrière a permis de sauvegarder le pouvoir d’achat des ménages. En ce qui concerne la dette publique, le taux d’endettement est estimé à 30 % contre une norme communautaire UEMOA de 70 %.

L’Etat s’est également employé à éponger la totalité des arriérés de paiement depuis 2006 et les efforts ont été maintenus pour éviter de nouveaux arriérés

La politique de restructuration économique mise en œuvre depuis avril 2006, s’est également poursuivie à travers les réformes structurelles, l’assainissement du cadre macroéconomique et le maintien de sa stabilité ainsi que la promotion des investissements.

Ainsi, au titre de la mise en concession du réseau des chemins de fer Bénin-Niger, en relation avec le Niger, dont l’option a été engagée depuis 2005, les dispositions sont en cours en vue de la signature imminente de la convention de concession de la gestion et de l’exploitation du réseau ferroviaire qui sera accompagnée d’une révision des accords, protocoles et conventions entre le Bénin et le Niger relatifs à l’Organisation Commune Bénin Niger des Chemins de Fer et des transports. Par ailleurs, l’ouverture du capital de Bénin Télécoms SA dans le cadre de la politique de libéralisation du secteur des télécommunications, est amorcée. Le désengagement de l’Etat du capital de la Société des Ciments d’Onigbolo (SCO) a été conduit à terme et le locataire gérant a repris les 51% d’actions précédemment détenues par le Bénin

S’agissant de la promotion des investissements et du renforcement du dispositif de suivi-évaluation, il a été procédé à l’assainissement du Programme d’Investissements Publics, à travers la rationalisation des projets et programmes du portefeuille actif de l’Etat pour en faire un véritable moteur de développement et non plus un complément du budget de fonctionnement.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs

L’année 2010 a été marquée par les répercussions de la crise économique et financière mondiale, venue perturber la reprise économique amorcée en 2006. Le taux de croissance économique, qui s’établit en 2009 et en 2010 autour de 3%, marque une rupture avec le niveau de 5% atteint en 2008. Actuellement, les finances publiques s’en trouvent affectées au point que le budget général de l’état exercice 2011 est élaboré en baisse par rapport à l’année 2010.

Notre pays a été, par ailleurs, secoué par le phénomène de placement illégal de fonds, dit « affaire ICC Services et Consorts ». C’est le lieu de déplorer ce phénomène qui a mis à rude épreuve nos compatriotes spoliés de leurs biens et de leurs richesses et de dénoncer aussi ceux qui se sont laissés abuser par ces marchands d’illusions. La réponse de mon gouvernement face à ce phénomène qui traduit la perte des repères et de valeurs de nos compatriotes, a été de mettre aux arrêts les personnes indélicates, de saisir les numéraires et biens illégalement acquis, de recenser les structures mises en cause ainsi que les déposants et de superviser le processus de remboursement progressif déjà engagé par certaines structures illégales. Il est à souligner que toutes ces actions ont été menées par l’Etat dans son rôle de facilitateur et mon Gouvernement veillera à ce que les fonds illégalement pris soient restitués aux déposants sans recourir aux ressources publiques. Le dossier est depuis lors pris en charge par la Justice.

Dans le secteur agricole, la situation s’est améliorée. Comme la vision de mon gouvernement est de faire du Bénin à l’horizon 2025, une puissance agricole dynamique et compétitive, les actions conduites dans ce secteur en 2010 concernent la recherche, la production de semences améliorées, l’approvisionnement en intrants, la maîtrise de l’eau, la mécanisation, la conservation, la transformation et le stockage des produits agricoles, la mise aux normes de qualité et de conditionnement, l’organisation des producteurs, la commercialisation, la concertation entre acteurs.

La filière coton, compte tenu de son importance pour l’économie béninoise, continue de bénéficier d’une attention particulière pour sa relance. L’accent est mis sur la réorganisation des organisations des producteurs afin d’y restaurer la qualité de la gouvernance et la confiance, à travers la création de coopératives villageoises de producteurs de coton et le renforcement du dispositif d’encadrement des producteurs. Ces actions ont induit un engouement des producteurs qui s’est traduit par une superficie emblavée de 181 870 hectares pour la campagne agricole 2010-2011, soit une augmentation de 24% par rapport à la campagne précédente.

Parallèlement, les principales autres filières prioritaires ont bénéficié d’appuis appréciables, notamment le riz NERICA, les plantations villageoises de palmier à huile, l’ananas, l’anacarde et les cultures maraîchères.

De même, la constitution de stock tampon et la  distribution rapprochée de céréales à travers notre Office National d’Appui à la Sécurité Alimentaire (ONASA) a permis de soulager les populations et de passer une soudure relativement apaisée en 2010.

Malheureusement, les changements climatiques sont  venus compromettre les bons rendements escomptés dans le domaine des produits vivriers où des milliers d’hectares ont été dévastés par les inondations. Néanmoins, le stock existant permet de satisfaire les besoins de consommation courante.

A vrai dire, l’enjeu pour les années à venir est de promouvoir les petites unités de transformation et de conservation dans toutes nos localités afin de donner plus de valeur ajoutée, d’emplois et de revenus à nos producteurs.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Les efforts de développement sont également soutenus par les infrastructures de communication et d’information. L’information joue en effet un rôle important et participe à la consolidation de la démocratie. Or, pendant longtemps, nos efforts sont restés insuffisants dans le processus de mise à disposition du peuple, d’une radiodiffusion et d’une télévision nationales auxquelles s’identifient nos compatriotes où qu’ils se trouvent et qui les informent des questions touchant à leur identité et à leur devenir, une radiodiffusion et une télévision nationales qui servent de ciment à l’unité nationale.

C’est à cet effet qu’un vaste programme radiophonique et télévisuel intégral du territoire a été conçu et mis en œuvre. Aujourd’hui, le taux de couverture radiophonique et télévisuelle du territoire est passé à de 40 % à 95%. De même, les programmes de la radiodiffusion et de la télévision sont désormais sur satellite et sont reçus depuis octobre 2010 en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et en Océanie, et depuis  le 16 décembre 2010 aux Etats-Unis d’Amérique, au Canada, en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Par ailleurs, pour faire du Bénin le quartier numérique de l’Afrique, mon Gouvernement met en œuvre le projet e-Bénin, pour servir de socle à la politique gouvernementale d’appropriation par les populations des technologies de l’information et de la communication.

Les infrastructures de transport jouent également un rôle important dans le processus de développement économique et social. A cet égard, la politique des transports tient compte de la position et de la vocation du Bénin comme pays de transit. Ainsi, au titre de la modernisation du réseau routier, le Gouvernement a poursuivi l’extension du réseau bitumé par l’exécution de grands chantiers routiers qui ont nécessité la mobilisation d’un financement d’environ 267 milliards de francs CFA dont 56 milliards du budget national et 211 milliards de francs CFA de contribution extérieure pour un linéaire de 562 km.

Dans le cadre de la sauvegarde des investissements routiers, des travaux d’entretien ont été entrepris sur plusieurs axes, notamment 929 km de route bitumée et environ 4200 km de route en terre, pour un coût total de 49 milliards de francs CFA entièrement engagé sur les ressources du Fonds Routier.

A ces différentes actions, il faut ajouter les travaux de construction et de réhabilitation de pistes rurales pour un linéaire de 583 km répartis dans plusieurs communes à travers tout le territoire national.

En ce qui concerne le sous-secteur transport aérien, les actions menées dans le cadre de la stratégie de développement de ce secteur s’inscrivent dans le programme de modernisation, de renforcement et de développement du secteur aérien, en particulier la réhabilitation et le développement des infrastructures et des installations terminales de la plate-forme aéroportuaire de Cotonou. Les travaux de construction du nouvel aéroport de Tourou se poursuivent. Pour ce qui est de l’aéroport de Tigninti à Natitingou, l’étude réalisée par l’ASECNA est achevée et la recherche de financement doit être engagée incessamment.

Dans la chaîne des transports, le rôle du transport maritime dans l’économie de notre pays n’est plus à démontrer. Les grands projets de réforme en cours dans le domaine portuaire découlent de la vision de développement du Bénin et des orientations stratégiques du gouvernement. L’aboutissement de ces projets permettra dans les prochains mois de renforcer la compétitivité du port de Cotonou et de le repositionner dans la sous-région comme une plate-forme stratégique de transit, d’accroître de façon significative le volume d’activités, de sécuriser les opérations portuaires et de conforter le port de Cotonou dans son rôle de « poumon de l’économie nationale ».

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

Bien que la question énergétique se pose avec gravité à tous les pays de la sous-région, je voudrais solliciter l’indulgence des béninoises et des béninois pour tous les désagréments subis quotidiennement. La réduction de la dépendance énergétique de notre pays, l’offre d’énergie en qualité et à moindre coût demeurent des priorités pour mon gouvernement en vue de faire du Bénin à l’horizon 2015, un pays qui exploite ses ressources énergétiques et en eau de manière durable, afin qu’elles contribuent au développement socio-économique pour le bien-être des populations.

Dans ce cadre, pour juguler les déficits énergétiques avec ses conséquences de coupures répétées, mon gouvernement a engagé la construction de la centrale thermique de 80 mégawatts de Maria-Gléta. Elle sera achevée et mise en service au cours du premier trimestre de l’année 2011. Mieux, mon gouvernement a décidé de transformer cette turbine à gaz en une centrale à cycle combiné qui permettra d’augmenter sa capacité à 110 mégawatts.

En accord avec la politique sous-régionale de l’hydro-électricité, l’instruction du projet d’aménagement hydro-électrique d’Adjarala s’est poursuivie avec l’accord en 2010 des partenaires pour financer ledit projet d’une puissance totale de 147 mégawatts. Par ailleurs, mon gouvernement a ouvert le secteur de la production d’énergie électrique aux investissements privés et vient d’autoriser la construction d’une nouvelle centrale d’au moins 50 mégawatts sur le même site. Il en est de même de la première centrale solaire au Bénin de 5 mégawatts concédée à une entreprise privée et qui sera construite à Kandi.

Dans le domaine du transport de l’énergie électrique, l’interconnexion Nord/Togo –Nord/Bénin, d’un coût de plus de 22 milliards FCFA, s’est achevée le 26 juin 2010.

Dans le sous-secteur de l’eau, plusieurs points d’eau dont des forages équipés de pompes, des adductions d’eau villageoises ont été réalisés et d’anciens forages réhabilités dans nos communes. En 2010, mon gouvernement atteindra 1572 équivalents points d’eau dans tous les départements de notre pays. En zone urbaine, le taux de desserte a connu en 2010 un accroissement et est passé de 57% en 2009 à 59 % en 2010.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Le développement d’une nation tient aussi et pour une grande part de la qualité de ses ressources humaines. A ce titre, mon gouvernement s’est employé à œuvrer à accroître la participation des jeunes et des femmes à la création de la richesse nationale à travers des programmes permettant de leur assurer un revenu minimum.

Ainsi, dans le cadre de la prise en charge et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi en vue de leur insertion dans la vie active, le Gouvernement a consenti des moyens de plus en plus importants à l’Agence Nationale pour l’Emploi en vue de satisfaire la demande croissante d’emplois et de permettre à cette structure d’être plus proche des populations dans les 77 communes de notre pays. Aujourd’hui, ces efforts ont permis de former à la création d’entreprise, 3.685 jeunes et femmes aptes à créer des activités génératrices de revenus et d’emplois. Dans le cadre du soutien aux initiatives des jeunes, 1.177 microprojets ont été financés au cours de l’année 2010 pour un montant de 454 millions de francs CFA au profit de 2.036 bénéficiaires dont 1.984 femmes.

Par ailleurs, au titre du crédit relais et du renforcement des capacités financières des institutions de microfinance, d’une part, et du financement des activités agricoles en milieu rural d’autre part, 52 institutions de microfinance ont été refinancées pour un montant de neuf milliards de FCFA. Au titre du programme de micro crédits aux plus pauvres, environ 728 000 bénéficiaires ont été concernés pour un montant cumulé de 38,5 milliards FCFA.

Dans le domaine de l’éducation, mon gouvernement s’emploie à améliorer l’accès à l’enseignement ainsi que les conditions de vie et de travail des enseignants. Ainsi, au niveau de l’enseignement primaire, le Gouvernement a entrepris de recruter 4.500 nouveaux enseignants de la maternelle et du primaire pour renforcer le système éducatif.

S’agissant des infrastructures, de nouvelles salles de classe sont construites sur le financement de plusieurs programmes et le matériel didactique mis progressivement à la disposition de toutes les écoles y compris celles du secteur privé.

Dans le sous-secteur de l’enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle, je voudrais souligner :

• l’équipement et la mise en service du lycée technique agricole de Parakou ;

• la réception et l’équipement du lycée industriel de Porto-Novo ;

• la mise en service du centre de métiers de Covè ;

• la généralisation de la mesure d’exonération des frais de scolarité des filles des classes de 6ème et 5ème sur toute l’étendue du territoire national, pour un coût global de près d’un milliard de FCFA.

Au niveau de l’enseignement supérieur, des efforts sont réalisés pour la diversification des offres de formation, le désengorgement des universités nationales, le renforcement des infrastructures académiques, pédagogiques et l’amélioration des conditions de travail et de vie des enseignants du supérieur. Ces efforts se sont traduits notamment par :

• l’ouverture et le démarrage des activités académiques de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines de l’Université de Parakou dès la rentrée 2010-2011 ;

• la signature du décret n°2010-024 du 15 février 2010 portant statuts particuliers des corps des personnels enseignants des Universités nationales du Bénin ;

• l’installation d’une tente de 1200 places pour servir d’amphithéâtre à l’Université d’Abomey-Calavi.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Les industries culturelle, artisanale et touristique participent au renforcement de la vitalité et à l’amélioration de la compétitivité de l’économie nationale. C’est aussi pour cette raison que mon Gouvernement y accorde une attention soutenue. Dans le domaine de la culture, d’importantes activités ont été réalisées pour la valorisation de notre patrimoine, au nombre desquelles la réhabilitation de certains palais royaux et l’organisation de plusieurs manifestations culturelles. Dans le secteur de l’artisanat, qui emploie 13% de la population active et contribue pour 12% au PIB, mon gouvernement a poursuivi la mise en œuvre du projet de Développement du Secteur de l’Artisanat au Bénin en liaison avec la BOAD pour renforcer les capacités des artisans et faciliter leur accès au financement en augmentant leur ligne de crédit par le budget national au titre du PIP 2010 à hauteur d’un milliard de francs CFA.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Au cours de l’année 2010, notre pays a connu des inondations d’une ampleur exceptionnelle qui ont provoqué de nombreux dégâts matériels et des pertes en vies humaines. Avec l’aide de la communauté internationale, de bonnes volontés et des ressources internes, le Gouvernement a pu soulager les victimes avec des dons en médicaments, en matériaux de construction, vivres, moustiquaires imprégnées et effets vestimentaires et de couchage.

C’est le lieu, pour moi, d’exprimer toute ma reconnaissance à l’ensemble de nos partenaires qui ont répondu spontanément à notre appel et à toutes les bonnes volontés dans cette situation de sinistre.

La solidarité nationale se traduit aussi à travers l’accès aux services sociaux de base moins onéreux pour les plus défavorisés. A cet effet, pour renforcer la couverture sanitaire nationale et améliorer la qualité des services, le Gouvernement, avec l’appui de nos partenaires, a poursuivi son programme de construction, de réhabilitation et d’équipement de diverses formations sanitaires dont les zones sanitaires et les centres hospitaliers départementaux. Ainsi, trois nouveaux hôpitaux de zone verront le jour à Covè, Djidja et Djougou, avec le lancement récent des travaux de construction. Dans la même rubrique, un hôpital de cent lits construit à Parakou, fruit de la coopération sino-béninoise vient d’être érigé en hôpital d’instruction des armées.

Dans le contexte actuel de décentralisation/ déconcentration, le développement de notre pays doit être perçu et pensé dans sa dimension spatiale. C’est pourquoi mon Gouvernement s’efforce de parvenir à une communalisation intégrale en vue de donner à l’ensemble de nos populations l’opportunité de participer à la prise de décision pour le développement local. Dans ce sens, le transfert des compétences et des ressources aux communes sera poursuivi et renforcé en 2011.

Mon gouvernement est conscient du fait que le développement tant souhaité de notre nation ne sera effectif que si les communes sont davantage renforcées par des infrastructures et des équipements collectifs pouvant leur permettre de promouvoir l’économie locale d’où elles tireront des avantages subséquents.

A ce titre, les travaux d’assainissement, d’urbanisation et d’habitat tiennent une bonne place. Ainsi, dans plusieurs villes, des voies ont été pavées, rechargées, assainies et des collecteurs ont été construits. Dans le même registre, mon Gouvernement va poursuivre son programme de 10.000 logements économiques en cours d’exécution, pour la première phase, dans les villes de Porto-Novo, Abomey-Calavi, Lokossa et Parakou. De même, le projet de protection de la côte après le règlement des difficultés qui empêchaient le démarrage des travaux va entrer dans sa phase active avec la construction des épis à l’Est de Siafato.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Distingués invités,

Toutes ces actions entreprises ici et là dans divers domaines ne peuvent prospérer sans un climat de paix et de tranquillité publique. La sécurité publique est une condition indispensable au développement. Les actions menées en 2010 ont porté entre autres, sur le renforcement des actions de lutte contre la criminalité, le grand banditisme, le trafic de drogue et le renforcement des capacités opérationnelles des unités de défense et de sécurité.

Dans le domaine particulier de la lutte contre la criminalité et le grand banditisme, les forces de défense et de sécurité ont assuré une présence permanente et dissuasive sous forme de patrouilles de surveillance et d’intervention sur les axes routiers du territoire national et dans nos villes et campagnes. L’effectif des forces de police et de gendarmerie a été renforcé avec le recrutement d’environ 2000 agents.

S’agissant de la lutte contre le trafic des drogues et de la vente illicite des médicaments de la rue, des actions de sensibilisation et de lutte sont menées en permanence sur toute l’étendue du territoire national.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

Notre pays est reconnu comme un pays de paix et il est impérieux pour nous d’entretenir cette paix pour mériter cette réputation qui nous honore au sein de la communauté internationale. Face aux défis de la mondialisation et dans un contexte international marqué par la dynamique des grands regroupements régionaux, notre pays est demeuré attaché à sa politique de bon voisinage et d’intégration régionale axée sur la paix et le développement économique.

Dans cette perspective, j’ai effectué au cours de l’année 2010, des visites d’amitié et de travail au Niger, dans le cadre de l’examen des problèmes liés au transit des marchandises à destination de ce pays, au Nigeria pour le renforcement de la coopération bilatérale, et successivement au Togo, au Gabon, au Burkina-Faso, au Mali, en République Centrafricaine, au Sénégal et au Congo Brazzaville dans le cadre du renforcement des relations politiques entre le Bénin et ces pays frères. Je me suis également rendu à Kigali, au Rwanda, où j’ai conduit la délégation béninoise au forum sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Au titre du renforcement des liens d’amitié, de fraternité et de coopération entre le Bénin et leurs pays respectifs, des chefs d’Etat et d’éminentes personnalités de l’étranger ont honoré notre pays de leurs visites. Je voudrais citer les Présidents du Burkina-Faso, de Côte d’Ivoire, du Gabon, du Burundi, du Rwanda et de la République Centrafricaine.

Il m’est particulièrement agréable de mentionner également  un certain nombre de visites importantes qui sont le témoignage éloquent de l’estime et de la considération dont bénéficie notre pays au niveau de la communauté internationale, notamment :

• la visite Monsieur Abdou DIOUF, Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie ;

• la visite de Madame Carla BRUNI SARKOZY, première Dame de la République française ;

• la visite au Bénin du Sous-secrétaire d’Etat américain chargé des Affaires africaines, Monsieur Johnnie CARSON ;

• la visite au Bénin du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies, Monsieur BAN Ki-Moon ;

• la visite au Bénin de Monsieur Jacques DIOUF, Directeur Général de l’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO);

• les visites au Bénin du Docteur Mohamed Al-Madani AL-AZHARI, Secrétaire Général de la CEN-SAD ;

• la visite au Bénin de Monsieur WANG Jiarui, Ministre du Département de liaison internationale du Comité central du Parti communiste chinois.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Distingués invités,

Le Bénin a continué d’affirmer sa présence effective dans le concert des nations en prenant une part active aux grands débats au sein de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Africaine, de la CEDEAO, de l’UEMOA sur les questions liées au développement économique, à la paix, à la sécurité et aux crises qui secouent notre sous-région, l’Afrique et le monde.

L’un des succès diplomatiques enregistrés par notre pays au cours de l’année 2010 a été l’organisation à Cotonou du 16 au 20 novembre 2010, du symposium international sur le cinquantenaire des indépendances africaines sur le thème : «  L’audace, unique défi pour une Afrique nouvelle ». Des personnalités en provenance de tous les continents et en particulier d’Afrique, hommes et femmes du monde scientifique, de l’univers des opérateurs économiques, de la société civile, des syndicats et communautés de base ainsi que des responsables politiques et des chefs d’organisations régionales et internationales ont pris part à ce forum exceptionnel de vérité et d’espérance. Un manifeste a été proclamé à l’issue dudit symposium et fera l’objet d’une internalisation au niveau de l’Union Africaine qui l’a inscrit à l’ordre du jour de sa prochaine session.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs,

L’année 2011 restera encore marquée par les effets de la crise financière qui continueront probablement de se manifester selon certains experts. Pour y faire face, mon gouvernement a entrepris de mettre en œuvre un programme économique et financier en partenariat avec le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale et les autres partenaires techniques et financiers.  Ce programme permettra de dégager les marges de manœuvres nécessaires pour la poursuite des dépenses d’investissement productives ainsi que celles relatives à la lutte contre la pauvreté.

Je réaffirme au peuple béninois mon engagement et celui de mon gouvernement à maintenir le cap de la nouvelle dynamique de développement qui s’appuie sur une meilleure gouvernance administrative et économique, la promotion de l’entreprise, le renforcement des infrastructures socioéconomiques et le développement local. Je reste convaincu que notre pays réussira sa relance économique dans un environnement social et politique favorable.

Pour 2011, le Gouvernement poursuivra l’élaboration des stratégies thématiques de développement en cohérence avec la Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté 2011-2015 en cours de finalisation. La mise en œuvre de ce programme suppose une volonté ferme et éclairée de tous les acteurs. A cet effet, les cadres des ministères sectoriels seront formés à l’utilisation du guide méthodologique pour l’élaboration des documents de stratégie sectorielle ou thématique. La capacité des décideurs devra être renforcée pour la prise en compte effective des questions de population dans les plans et programmes de développement et les dispositions devront être prises pour élaborer et procéder au lancement de la Politique Nationale sur la Migration.

Le Bénin participera également à la rencontre internationale d’évaluation sur la période 2001-2010 du programme d’action de Bruxelles en faveur des PMA en vue de contribuer à l’élaboration d’un nouveau programme de développement pour les dix prochaines années.

Pour l’année 2011, les enjeux du Programme d’Investissements Publics sont d’une part, l’adéquation obligatoire des priorités aux besoins réels des populations ; d’autre part, l’intégration obligatoire des microprojets à impact local et enfin, le renforcement de l’adéquation entre les programmations et les réalisations du Programme d’Investissements Publics.

De même, pour concrétiser cette volonté, le Gouvernement mettra en œuvre en 2011, le Programme d’Appui à la réalisation des microprojets dans les Communes sous la tutelle du Ministère en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale, pour renforcer le Fonds d’Appui au Développement des Communes.

L’année 2011 sera déterminante dans le cadre des consultations électorales avec les élections présidentielle et législatives. J’invite le peuple béninois à aborder ces échéances avec sérénité et espérance. Le 5 avril 2011 à minuit prendra fin mon mandat. Une nouvelle élection présidentielle sera organisée. Mon Gouvernement prend d’ores et déjà les dispositions nécessaires pour sa tenue à bonne date et je souhaite à cet égard la contribution et la collaboration des autres institutions de la Répulbique.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Honorables Députés,

Etant donné que c’est pour la dernière fois au terme du présent mandat que je sacrifie à cette tradition devant vous, je voudrais vous remercier du fond de mon cœur pour le travail que vous avez abattu tout au long de mon mandat. Que Dieu bénisse chacune et chacun de vous et vous comble de ses bienfaits.

C’est aussi l’occasion pour remercier une fois encore nos partenaires au développement pour leur permanente sollicitude à l’égard de notre Nation dans sa quête de prospérité partagée.

Je voudrais conclure, Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, honorables Députés, distingués invités, en vous remerciant pour votre disponibilité et votre attention soutenue. Nous ne devons pas nous décourager devant l’ampleur des défis car chaque génération a des défis à relever et il y a toujours des possibilités qui ne demandent qu’à être exploitées dans un esprit de patriotisme et de tolérance.

Voilà pourquoi nous devons consolider les fondements de notre République. J’en appelle donc à la réflexion de toutes les composantes de notre société sur la refondation et le devenir de notre nation. Mon Gouvernement est comme d’habitude ouvert au dialogue politique national avec toutes les forces politiques ainsi que les différentes composantes de la société civile pour relever ensemble les défis qu’impose la marche de notre pays vers la prospérité.

En cette veille du nouvel an, je souhaite au peuple béninois, aux honorables députés ainsi qu’à nos partenaires et amis une excellente année 2011.

Que Dieu bénisse le Bénin, notre patrie commune !

Vive la République !

Je vous remercie.

Une religion pour la plus belle humanité de l’homme et de Dieu

La fin de l’année 2010 et aux premières lueurs de l’année 2011, quelques gens de foi ont passé par les armes et par surprise des dizaines d’autres gens de foi pour les punir de leur mauvaise foi, mauvaise foi au sens où le Dieu auquel ils croient ne serait pas le bon Dieu (différent du Dieu bon, on l’aura compris). Parlons onc plutôt de foi mauvaise, en faisant observer, au passage, que les gens sans foi n’ont pas de problème apparemment ; les athées, qui ne croient ni à Dieu ni à diable, circulent librement tant qu’il ne leur vient pas à l’esprit d’afficher leur négation de Dieu et de diable. On s’étonne donc que les croyants de tout bord ne se soutiennent pas les uns les autres sur le dur chemin de l’amour et de la miséricorde, de la beauté et de la bonté, qu’ils font emprunter indifféremment et unanimement à Dieu. Un tel soutien serait tellement dans la logique pour confondre les non croyants.

Après la stupeur éprouvée à l’annonce des massacres absurdes, l’on se ravise pour se dire que dans l’attitude des croyants tueurs d’autres croyants pour cause de prétendue mauvaise croyance, il y en a plus pour l’arrogance humaine que pour la fois en un quelconque Dieu. S’il s’agit du Dieu personnel, comme beaucoup le veulent et le croient, ce Dieu éternel placé par tous sous le signe de l’amour et de la miséricorde, ce Dieu qui voit et sent, jauge et juge, s’il s’agit de lui, il doit être particulièrement mécontent de voir qu’en son nom et pour lui le croyant règle avec rage et fureur des comptes dont il n’a chargé personne, il doit être furieux de voir l’homme, qu’il a créé à partir de rien, le défendre, lui, qui a tout créé et qui est tout. L’homme, défenseur et protecteur de Dieu ? Il faut savoir raison garder ! S’il s’agit de Dieu concept, tel que beaucoup le veulent et le croient, du Dieu conçu comme l’Absolu de la Beauté et de la Bonté, il va de soi que l’homme s’efforce de donner corps au jour le jour à ce concept, s’efforce de le faire descendre dans le concret de la vie et de l’y rejoindre. Il va de soi que l’adepte du Dieu conçu comme Beauté et Bonté absolues défendent son concept, non point évidemment par ce qui le détruit, mais bien entendu par ce qui le fait advenir en vérité.
Si donc le croyant est de bonne foi, quel que soit le Dieu auquel il croit, Dieu personnel ou Dieu concept, il lui est impossible de se répandre en terreur et en destructions comme un tsunami petit format. L’on ne saurait tuer ni se tuer pour Dieu, étant entendu qu’Amour et Miséricorde, Beauté et Bonté ne peuvent trouver leur compte ni dans aucune méchanceté ni dans aucune laideur.

Mais hélas, ce n’est pas la première fois – c’est même constamment – que les croyants tueurs d’autres croyants donnent à croire que Dieu n’est qu’un cosmétique, un verni qui fond plus rapidement que n’importe quel beurre au soleil torride des intérêts qui découlent souvent des notions fabriquées de bric et de broc et que les défenseurs de l’idéologie dominante font défendre par la majorité qu’ils manipulent aussi habilement que cyniquement. On l’a vu en Allemagne et au Rwanda, deux pays que tout différencie, mais où des gens ont fabriqué des notions de races supérieures et inférieures et ont amené la majorité à y adhérer plus fermement qu’à n’importe quel Dieu. S’ils n’y prennent garde, les croyants tueurs d’autres croyants, donneront force t vie à l’idée que Dieu n’est jamais que du bric et du broc, du beurre dont on se sert pour tout et pour n’importe quoi pour peu que l’on ait la force pour soi.
Au demeurant, les croyants tueurs d’autres croyants donnent d’ores et déjà force et vie à l’idée des humanistes modernes, qui pensent que les croyants de tout bord et les non croyants, les athées par indifférence ou par conviction intellectuelle, que tous doivent se donner la main au tour de l’homme et que, sans rien concéder de leur foi ou de leur non foi, de leur façon de croire ou de ne pas croire, ils feront un front uni pour l’homme en concédant raisonnablement que les droits de l’homme constituent aujourd’hui la religion qui comprend les autres religions, les droits de l’homme comme creuset où trouvent résonance, vie et solidité les idéaux humains et divins d’Amour et de Miséricorde, de Beauté et de Bonté, les droits de l’homme comme religion pour la plus belle humanité de l’homme et de Dieu.

Roger GBEGNONVI

Crise Ivoirienne : La France opte pour le carnage en côte d’Ivoire !!!

Crise Ivoirienne : La France opte pour le carnage en côte d'Ivoire !!! (Gbagbo)

Le Gouvernement Français, à l’issue d’une réunion de crise tenue à l’Elysée sur la crise ivoirienne a donné son feu vert pour une option militaire en vue d’installer Alassane Ouattara dans le fauteuil Présidentiel. Pour le faire, la France à actionné les Chefs d’Etats de la CEDEAO pour une réunion de crise sur la côte d’Ivoire le 24 décembre à Abuja au Nigeria. Là-bas, la décision devrait être prise d’utiliser le couvert de la force de l’Ecomog pour dégager Laurent Gbagbo quelque soit le prix de sang à payer.

Pour justifier l’intervention tout a été essayé :

• une simulation de l’attaque de l’ambassade du Nigeria à Abidjan –Plateau a été organisée et

•une demande de Soro Guillaume a été ouvertement formulée pour une intervention militaire internationale.

•Des charniers ont été inventés pour émouvoir toute la planète dans les différents quartiers d’Abidjan.

•Depuis deux jours on annonce à Bouaké et Abidjan, la présence de plusieurs mercenaires Allemands et des snippers Français ainsi que des militaires de pays voisins.

•Des jeunes burkinabés sont en effervescence dans leur pays à l’idée de venir combattre en mercenaires aux cotés des rebelles de Ouattara et Guillaume Soro.

Nicolas Sarkozy qui en a fait une affaire d’honneur à demandé à la Hollande de prêter à la France un Bateau de guerre initialement en position dans les eaux somaliennes pour lutter contre les pirates. Le Parlement Hollandais a donné son accord. Ce bateau devrait mouiller les côtes Abidjanaises dans quelques jours pour soutenir militairement les forces de l’Ecomog.

L’opération viserait à éliminer physiquement le Président Laurent Gbagbo ou à occuper la capitale politique Yamoussoukro.

Les patriotes ivoiriennes qui, les mains nues, depuis 2002 résistent à l’ingérence intolérable de la France dans les affaires intérieures de leur pays sont à pied d’œuvre pour faire une fois de plus barrage à cette nouvelle et grossière imposture française !!!

Bongo, symbole des turpitudes de la Françafrique

Des notes diplomatiques américaines, dévoilées par Wikileaks, confirment les soupçons de financement de partis politiques français via de l’argent détourné par Omar Bongo.

Wikileaks apporte aussi son lot de révélations sur la Françafrique, ou plutôt de confirmations sur les financements de partis politiques français venus du Continent noir. Selon une note diplomatique datée de juillet 2009 –qui reprend des informations données par un haut fonctionnaire de la Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) à un diplomate de l’ambassade américaine au Cameroun– près de 30 millions d’euros auraient été détournés de la BEAC par l’ancien président gabonais Omar Bongo, décédé en juin 2009.

Une somme dont une partie a été remise «à des partis politiques français». L’argent aurait profité «aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à Chirac mais aussi Sarkozy». Dans sa note, l’ambassadeur américain au Cameroun précise par ailleurs que l’ambassade «n’est pas en mesure de vérifier la véracité de l’accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fonds».

Nous republions après ces révélations un portrait d’Omar Bongo écrit quelques jours avant sa disparition en juin 2009.

***

L’hospitalisation d’Omar Bongo dans un hôpital de Barcelone ne laisse pas les Africains indifférents. Loin s’en faut. Dans les capitales africaines, la santé du président gabonais, qui a suspendu ses activités depuis le 6 mai, est l’objet de toutes les supputations. Qu’ils l’aiment ou le détestent, les Africains se passionnent pour son avenir. Des interrogations qui vont bien au-delà de l’importance du pays que Bongo dirige.

Après tout, le Gabon n’est pas l’un des «poids lourds du continent». Rien à voir avec le Nigeria et ses 150 millions d’habitants ou l’Afrique du Sud, poumon économique de l’Afrique.

L’influence du président tient avant tout à son ancienneté au pouvoir. Agé de 73 ans, il est devenu chef d’Etat en 1967. Depuis le départ à la retraite de Fidel Castro, il est le Président resté le plus longtemps en exercice. Seuls des monarques affichent une plus grande longévité. Comme le rappelle avec ironie le «Journal du Jeudi», «Quand le Gabonais Albert Bernard Bongo arrive au pouvoir en 1967, de Gaulle n’a pas encore connu les révoltes estudiantines, le régime de Johnson s’enlise toujours davantage au Vietnam». Lors de sa dernière élection triomphale en 2005, il a promis de remettre ça en 2012. Car selon lui le «meilleur reste à venir».

Symbole de la Françafrique

Si ailleurs dans le monde cette endurance prête à sourire, elle lui vaut en Afrique une certaine aura. «Le président gabonais, Bongo, est le doyen des chefs d’Etat africains. Si sous d’autres cieux dans le monde, cela ne veut rien dire ou pas grand chose, en Afrique où le droit d’aînesse est quasiment un passe-droit, cela compte beaucoup, souligne le journal Bénin Aujourd’hui. Il a toujours utilisé cette carte soit au service de la Françafrique, soit de la résolution des conflits en Afrique. C’est au nom de ce droit d’aînesse qu’il s’est maintes fois investi dans des situations de crise au Tchad, en Centrafrique ou en Côte d’Ivoire». Les Africains s’intéressent tout particulièrement à Bongo car, pour beaucoup, il symbolise, à tort ou à raison, la Françafrique. «Il est craint partout, car les gens savent que s’attaquer à lui c’est aussi s’attaquer à la France», m’a glissé un journaliste africain sous couvert d’anonymat.

Du coup, bon nombre d’observateurs de la vie politique africaine hésitent à formuler ouvertement des critiques. De peur notamment d’être privés de visas. Un nouvel hebdomadaire sénégalais, Clarté, rompt pourtant l’omerta:

«Si l’hospitalisation du président Bongo a créé une onde de choc aussi bien en Afrique qu’en France, c’est que jusqu’à la caricature, il aura symbolisé la « Françafrique », ces liens incestueux que la France continue d’entretenir avec certaines de ses ex-colonies et qui ont été au cœur de bien des dérives sur le continent.»

Le titre sénégalais ajoute:

«Régnant sans partage sur un véritable émirat pétrolier, Bongo a été un allié fidèle de la France et s’est révélé particulièrement généreux avec les hommes politiques de ce pays, de droite comme de gauche. Pour ses bons et loyaux services, la France a fermé pudiquement les yeux sur des aspects bien contestables de son règne: la dilapidation outrancière des ressources publiques érigée en système de gouvernance, un système clientéliste, des élections truquées etc…»

Les autres chefs d’Etat d’Afrique francophone qui ont osé le défier ont souvent eu des ennuis peu de temps après. Les Béninois se rappellent que leur Président Mathieu Kérékou a, disent-ils, payé cher le fait d’avoir critiqué son homologue gabonais lors d’un sommet africain. Quelques mois plus tard, en 1977, des mercenaires commandés par le français Bob Denard tentaient un coup d’Etat à Cotonou.

Le système Bongo

Pourtant, si les Africains restent méfiants vis à vis du «système Bongo», ils reconnaissent qu’il ne présente pas que des inconvénients. A défaut d’avoir connu le développement que ses ressources pétrolières laissaient espérer, son pays est l’un des rares à être resté stable en Afrique centrale. L’un des rares aussi à avoir échappé aux guerres civiles au cours des dernières décennies. Beaucoup l’accusent d’avoir pratiqué la politique du carnet de chèques pour parvenir à ses fins. «Le grand secret qui a permis à Bongo de rester au pouvoir pendant quarante ans, c’est ça: la corruption, affirme Mark Ona, de Brainforest, une ONG dont les activités ont été suspendues au Gabon. Jamais personne ne quitte le cabinet du Président les mains vides».

Sur le continent, il n’est pas le seul, loin s’en faut, à pratiquer cette politique. Mais il s’y adonne sans doute avec plus d’habileté que d’autres. Bongo fascine aussi car il apparaît insubmersible. Alors que Nicolas Sarkozy avait dénoncé la «Françafrique» pendant la campagne présidentielle, beaucoup d’observateurs donnaient peu cher de Bongo. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la coopération n’affirmait-il pas lui-même qu’il voulait en finir avec la Françafrique? Des propos qu’a peu goûtés l’homme fort de Libreville.

Dinosaure de la Françafrique

Au final, c’est lui qui s’est débarrassé de Bockel et non le contraire. La première visite en Afrique du remplaçant de Bockel, Alain Joyandet, a d’ailleurs été réservée au Gabon. Cette capacité de résilience intrigue. «Janvier 1968, de Gaulle reçoit le jeune président du Gabon, Albert-Bernard Bongo, ancien agent des services secrets « coopté » chef de l’Etat par Jacques Foccart, « Monsieur Afrique » du général. Quarante ans plus tard, rappelle le Journal du Jeudi le même dirigeant gabonais, rebaptisé « Omar », sera le premier chef d’Etat africain à être officiellement invité à l’Elysée par le frais émoulu président Sarkozy».

«Les dinosaures de la Françafrique», on s’en moque, mais on ne les élimine pas d’un trait de plume. Même Gnassingbé Eyadéma arrivé lui aussi au pouvoir en 1967 après un coup d’Etat au cours duquel son prédécesseur a «malencontreusement» trouvé la mort, est resté jusqu’au bout un «grand ami» de la France. Il est vrai qu’à Lomé, on se rappelle encore des Français qui venaient chercher leurs valises de billets pour financer les campagnes électorales.

Même de grands dirigeants d’extrême droite auraient rendu visite au Président Eyadéma, présenté sur la fin de son règne comme un vieux «sage africain». Bien des Africains se plaisent à remarquer que le manipulé n’est pas toujours celui que l’on croit. Restés très longtemps au pouvoir, des dirigeants africains ont exercé une influence certaine sur la politique de Paris. Ainsi, le président Félix Houphouët-Boigny (au pouvoir de 1960 à 1993), fin connaisseur de la vie politique française puisqu’il avait été lui-même ministre d’Etat du général de Gaulle a souvent imposé son «propre agenda» à Paris. Ainsi, il était un fervent partisan du soutien de la France à la sécession biafraise (1967-1969). Car Houphouët-Boigny considérait que le Nigeria était un trop vaste pays faisant de l’ombre à la Côte d’Ivoire et par-là même à son auguste personne.

Il ne fait guère de doute que Bongo sera ménagé jusqu’au bout. Une juge d’instruction française a estimé recevable le 5 mai une plainte pour «détournements de fonds publics», qui visait notamment le président gabonais. Mais le parquet a fait appel. «L’homme fort de Libreville» fait partie de ces dirigeants qui ont accumulé trop de secrets pour être traités à la légère. Seule la mort, pourra lui faire perdre toute influence. Et encore ce n’est même pas sûr. A Yamoussoukro, village natal de Félix Houphouët-Boigny, devenu capitale de la Côte d’Ivoire, les Ivoiriens ménagent le plus gros des «crocodiles» qui nagent autour du palais présidentiel. D’aucuns sont persuadés qu’il s’agit de la réincarnation du «Vieux». Distribués chaque jour aux voraces reptiles, les meilleurs morceaux de poulet lui sont encore réservés.

Pierre Malet

Image de une: Omar Bongo et Jacques Chirac en 2006 Mihai Barbu / Reuters

SLATE.FR

2010 in review

The stats helper monkeys at WordPress.com mulled over how this blog did in 2010, and here’s a high level summary of its overall blog health:

Healthy blog!

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A Boeing 747-400 passenger jet can hold 416 passengers. This blog was viewed about 2,400 times in 2010. That’s about 6 full 747s.

 

In 2010, there were 170 new posts, not bad for the first year! There were 82 pictures uploaded, taking up a total of 56mb. That’s about 2 pictures per week.

The busiest day of the year was December 21st with 131 views. The most popular post that day was Côte d’Ivoire : L’Action Tchadienne apporte les preuves du trucage des élections par la CEI.

Where did they come from?

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Côte d’Ivoire : L’Action Tchadienne apporte les preuves du trucage des élections par la CEI December 2010
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Infrarouge : La Françafrique ou le système de contrôle des anciennes colonies françaises December 2010
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Crise post-électorale en Côte d’Ivoire : les explications de Philippe Evanno December 2010
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Tous contre Gbagbo : Pourquoi cette attitude de la communauté internationale ? December 2010
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Al Qaida s’ingère dans la crise ivoirienne December 2010
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