Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

GABON : Le Mouvement Civique du Gabon (M.C.G) exige la reconnaissance internationale du Président élu du Gabon, André Mba Obame

Le président élu de la République gabonaise M André Mba Obame reçoit Mme Mengue M'Eyaà, présidente du Conseil exécutif du Mouvement civique du Gabon.Cher(e)s compatriotes, Gabonais, Gabonaises,

Dans un contexte difficile pour la démocratie, nous aimerions vous adresser tous nos vœux pour vous et vos familles à l’occasion de cette nouvelle année 2011. Nos pensées vont également aux populations gabonaises en souffrance au Gabon ou à l’extérieur, en raison de l’abandon total dont ils sont les victimes.

La crise politique en Côte d’Ivoire est le symbole de l’échec des relations entre la France et le continent depuis 50 ans « d’indépendance ». Elle vient en écho à l’élection gabonaise où le suffrage universel a été refusé au peuple dans un silence assourdissant générant l’impunité des meurtriers.
Comme chacun le sait, les mois d’août et de septembre 2009 ont sonné le glas de l’espoir démocratique au Gabon après 42 ans de gestion confisquée du pouvoir par un même clan. Depuis lors, un individu s’est imposé à la tête de l’Etat avec le soutien du pouvoir français au mépris du choix des Gabonais et sans tenir compte du Président élu, André MBA OBAME. Celui-ci ainsi que Pierre MAMBOUNDOU ont été violemment frappés par les milices du régime sans protestation du secrétaire général des Nations unies, des dirigeants internationaux et bien évidemment du chef d’Etat français.

Les différentes médiations proposées ont été réfutées par le putschiste sans que les puissances occidentales ne se scandalisent d’un régime héréditaire, violent, qui a sous-développé le Gabon depuis plus de 40 ans.

La « communauté internationale » n’a rien dit et n’a rien dénoncé au moment des massacres de Port Gentil. L’on a pourtant découvert avec la Côte d’Ivoire qu’il existait une Cour pénale internationale dont on attend qu’elle se saisisse du dossier de Port Gentil !

La Cour constitutionnelle gabonaise n’a pas non plus condamné le putsch consistant en l’inversion des résultats du scrutin.

Pourtant, à l’occasion des évènements actuels en Côte d’ivoire, il est admirable de voir le monde entier se scandaliser du maintien au pouvoir d’un homme battu par les urnes. Pourtant, la cour constitutionnelle de ce pays l’a déclaré vainqueur de l’élection, comme au Gabon.

Oublie t’on les prises de pouvoir sanglantes de Bongo, d’Eyadéma ou de Sassou Nguesso ? Ou bien celles implacables de Blaise Compaoré, présumé assassin de Sankara, ou d’Idriss Déby ? tous étaient mes invités de la France au défilé du 14 juillet 2010.

Nous considérons que la « communauté internationale » si active sur la Côte d’Ivoire peut encore se manifester en exigeant le départ de Bongo, en favorisant la mise en place d’une force de l’ONU afin d’obliger le régime à tenir compte du résultat des urnes et en reconnaissant André Mba OBAME comme seul interlocuteur des Etats. Un des gestes forts pourrait être la nomination d’un nouvel ambassadeur à Paris et aux Nations unies par le Président Mba Obame qui prendrait la place de celui nommé par Bongo. Nous sommes certains que Ban Ki Moon, secrétaire général des Nations Unies, sera sensible au soutien d’ambassadeurs nommés par un pouvoir démocratique.

Face à d’éventuelles stratégies personnelles, le Mouvement Civique du Gabon rappelle son attachement aux valeurs démocratiques et au progrès social, valeurs ignorées depuis plus de 42 années. Il poursuivra son combat déterminé contre le Parti -Etat afin que les Gabonais-e-s puissent enfin bénéficier des bienfaits d’un développement harmonieux, équilibré et des richesses de leur pays.

La Justice française a récemment apporté une note d’espoir au peuple gabonais en condamnant les « biens mal acquis », c’est à dire ces fortunes acquises sur le dos des peuples africains. Malgré les pressions du pouvoir français, et à travers l’action courageuse de citoyens et d’associations internationales, il est désormais possible d’imaginer un autre destin pour le Gabon.
Nous connaissons les conditions de vie quotidienne difficile de nos concitoyens qui doivent faire face aux effets de la mauvaise gestion, des escroqueries des proches du régime; de la propagande abêtissante et de la censure. Les écoles et les hôpitaux se dégradent tandis que les hommes, les femmes et les enfants s’épuisent et se battent pour survivre au jour le jour.
Pour 2011, nous demandons une commission d’enquête internationale sur les meurtres de Port Gentil menée par la Cour pénale internationale.

Nous demandons que le Président élu, André MBA OBAME, soit installé dans ses fonctions de chef de l’Etat.

Ce sont les premières conditions qui feraient du Gabon un pays dans lequel les hommes et les femmes seraient enfin fiers après plus de 42 années de honte !

Vive le Gabon, vive la République gabonaise libérée!

Mengue M’Eyaà

Présidente du Conseil exécutif

Mouvement Civique du Gabon (M.C.G)

http://mouvementciviquedugabon2009.unblog.fr

Publicités

Comments are closed.

%d blogueurs aiment cette page :