Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: janvier 6, 2011

Présidentielles de 2011 : Jacques TEVOEDJRE ne votera pas Boni YAYI

(Le Parti National Ensemble a commencé sa souffrance)

Le fils aîné du professeur Albert Tévoédjrè, Jacques Tévoédjrè,  militant des premières heures du Parti National Ensemble ne va pas voter pour le Dr Boni Yayi en 2011. Le candidat idéal en 2011, selon lui, est l’actuel Président de la Banque ouest africaine de développement, M. Abdoulaye Bio Tchané.

Il est ainsi le premier à avoir choisi de passer outre la décision de soutenir en 2011 le Président Boni Yayi prise le samedi 18 décembre 2010 au Lycée Béhanzin de Porto-Novo par les dirigeants et militants du Parti national ensemble, réunis en 3è congrès ordinaire. Selon des indiscrétions, Jacques Tévoédjrè qui est longtemps resté à l’ombre de son père sans être promu a préféré aller loin du Parti national ensemble chercher son épanouissement politique. Il est déjà très actif dans l’une des commissions mises en place pour élaborer le projet de société du candidat Abdoulaye Bio Tchané. Ceci, aux côtés de l’honorable Sylvain Akindes, un autre déçu du régime du Dr Boni Yayi. Selon des indiscrétions, ce n’est que le début de l’hémorragie puisque d’autres défections seraient annoncées. C’est en tout cas le contraire qui aurait étonné car, c’est de haute lutte que le professeur Albert Tévoédjrè et ses condisciples ont obtenu des militants du Parti national ensemble la décision de soutenir Boni Yayi en 2011.

J.A

L’autre fraternité

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Organisations des élections de 2011 : Le nouveau visage de la CENA

Après le dernier verdict de la cour constitutionnelle sur les lois électorales dans notre pays, la représentation nationale s’est pliée à la décision de la cour. Dans la soirée de ce lundi, les députés se sont réunis en séance plénière au palais des gouverneurs à Porto-Novo pour procéder à la mise en conformité de la loi 2010-33 portant règles particulières pour les élections en République du Bénin suite à la décision DCC-10- 147 du 27décembre 2010 de la cour constitutionnelle. Au cours des travaux en plénière, il a été question de statuer sur les articles incriminés par la cour dans ces règles générales pour les élections. C’est ainsi que les débats ont été faits autour de la question relative au nombre de personnes qui devront siéger à la commission électorale nationale permanente (CENA). Ainsi, sont-ils parvenus à fixer le nombre des membres de la Cena à 11 et ce, en respect des recommandations de la cour. Se conformant alors à cette décision, l’ossature de la Cena est désormais claire avec 09 membres à désigner par les députés, O1 pour le gouvernement et 01 pour la société civile. Les débats ont été aussi portés sur les démembrements de la Cena au cours de la plénière. Il s’agit du nombre de sièges au niveau de la commission électorale au niveau des départements, au niveau des communes puis dans les arrondissements. Les cartes sont lancées à cet effet et il ne reste qu’à procéder à la désignation puis installer la Cena et ses démembrements. Puisque les élections pointent à l’horizon.

Sylvain a. tandjiékpon

5 janvier 2011

Par Le Quotidien Djakpata

BENIN : Présentation de vœux de nouvel an du Parlement au Chef de l’Etat, les députés de l’opposition boycotteront

A moins de trois mois de la fin du mandat du président Boni Yayi, le divorce semble totalement consommé entre lui et l’opposition à son régime. Le jeudi 30 décembre 2010, cette opposition à travers ses députés à l’Assemblée nationale, a réaffirmé son désaccord avec le pouvoir en s’absentant de l’hémicycle lors de la présentation du message du président Boni Yayi sur l’Etat de la Nation. Ce jour encore, les députés de l’opposition vont une fois encore exprimer ce divorce avec le pouvoir en boycottant la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an de l’Assemblée nationale au Chef de l’Etat à la présidence de la République. Du coup, le président Boni Yayi va se retrouver en face seulement d’une trentaine de députés acquis à sa cause sur les 83 que compte l’Assemblée nationale. Mais, si de telles situations traduisent la profonde crise politique qui sévit dans le pays depuis plus de deux ans, il importe que les responsabilités soient situées. Et parlant de responsabilités, elles sont tout à fait partagées et il ne reste qu’à chaque acteur politique de jouer sa partition afin que le pire n’advienne. Et face à cette situation, la communauté internationale doit véritablement jouer le rôle qui est le sien au lieu de faire la sourde oreille.

Certes, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, a rencontré il y a quelques mois la classe politique nationale, toutes tendances confondues. Néanmoins, la situation est plus que jamais critique et il urge que la Communauté internationale à travers les Nations Unies revienne à la charge. En effet, tout se passe actuellement au Bénin comme si les institutions de la République ne fonctionnent plus normalement. L’Assemblée nationale a perdu toute sa valeur parce qu’elle se fait dicter la conduite à tenir par la Cour constitutionnelle. Pendant que le pouvoir fait montre d’une fermeté vis-à-vis de l’opposition, cette dernière ne manque aucune occasion pour dénoncer les dérives du régime en place. La preuve, les positions tranchées adoptées par l’opposition et la mouvance par rapport à la liste électorale permanente informatisée (Lépi). Le gouvernement n’a jamais véritablement pris en considération les remarques de l’opposition qui, rappelons-le, soutient que le processus de réalisation de la Lépi est entaché de plusieurs irrégularités qui nécessiteraient un arrêt provisoire dans le but d’une meilleure relance. De la même manière, l’opposition au Parlement a passé le plus clair de son temps à confectionner des lois électorales qui écartent totalement la Lépi pour les prochaines échéances électorales. Pour la première fois au Bénin, les résultats d’une élection présidentielle seront proclamés exclusivement par la Cour constitutionnelle dont les membres sont accusés à tort ou à raison d’être acquis à la solde du pouvoir. Ainsi, la Commission électorale nationale autonome (Cena) qui se chargera d’organiser les prochaines élections perd l’une de ses prérogatives qui a toujours fait d’elle un organe véritablement indépendant d’organisation des élections ; ce qui n’augure rien de bon pour l’avenir. Car, il y a un risque de contestation jamais connue des résultats des élections au Bénin. Le dialogue politique a complètement déserté le forum et les prochaines élections présidentielles constituent un grand test pour la survie de la démocratie béninoise acquise lors de la Conférence des forces vives de la Nation de Février 1990.

6-01-2011, Karim Oscar ANONRIN

Fraternité

Indécence vestimentaire à Abidjan_ Des jeunes filles déshabillés en pleine rue

Jupes ultra courtes, raz de fesses, pantalons taille basse dévoilant la naissance du postérieur, décollectés super profonds, et autres vêtements laissant transparaître sans pudeur des parties intimes. Entre le style vestimentaire adoptés pour les virés nocturnes et celui du grand quotidien ou l’on parle de choses sérieuses, la barrière semble être brisé. Las de crier au scandale, devant les spectacles « choquants » qui s’offrent à eux, plusieurs jeunes gens dans les quartiers souvent populaires, ont décidé de prendre les taureaux par les cornes pour mettre fin à ces « écarts d’habillements ».

Samedi 01 janvier 2010, il est 16 heures. Nous sommes à Adjamé, non loin de la grande mosquée, aux alentours de la gare reynolds.  Un attroupement étrange attire l’attention de plusieurs curieux.

Sous le soleil de plomb de cette journée de marché, le tableau qui s’offre est surprenant.Une ravissante jeune fille noire, aux formes généreuses et harmonieuses est accroupi totalement nue. Elle tente tant bien que mal, de dissimuler son visage sous les longues tresses qu’elle porte sur la tête.Elle n’a qu’une paire de botillons en daim noir aux pieds. De ses yeux rouges bouffis, s’échappent des larmes qui roulent sur son visage. Les jeunes gens autour d’elle, d’un méchant air moqueur, rient à gorge déployé et se rincent sans pudeur les yeux. « les wolosso, (ndlr: filles légères)  c’est comme ça que l’on les traite ici à Adjamé. Allez faire vos bétises à Cocody ou à la rivièra avec vos mentalités de blancs bizarres! Ici on respecte les gens » crie un jeune badaud.

Ali Koné est vendeur de friperie à moins de cent mètres du lieux ou s’est déroulé « l’incident ».Il nous explique que la jeune fille , était  habillé comme une véritable wolosso, « tout était dehors, fesses, seins, nombril , tout!!! » indique t il . »Lorsqu’elle est passée, les apprentis de gbakas ont commencé à la siffler, en criant « wolosso tu n’as pas de mère pour te dire de bien t’habiller ou bien tu n’as pas d’argent pour acheter assez de tissu pour te coudre de bon habit!  » La demoiselle rapporte t-il, s’est retourné avec arrogance et les a traités de petits « batards ». Les jeunes n’ont pas réagi, mais elle a continué à les insulter. « L’un d’entre eux s’est approché d’elle et lui a arraché la jupette hyper mini qu’elle portait ainsi que le foulard qu’elle avait mis comme chemise » indique t-il.Et un autre de renchérir  » au fait, elle même elle n’était pas habillé. On l’a simplement aidé à montré ce qu’elle même voulait montrer aux gens » souligne t-il ironique.

Saly Ouattara, est vendeuse de pain à la gare des Gbakas d’Ayama sur le même axe. Cette scéne ne l’émeut plus. »On parle à nos filles mais elles ne changent pas. Pour corriger cela, les jeunes gens de ce secteur ont décidé de déshabiller complétement celle qui en montre un peu trop » souligne t elle .

Ainsi, apprends t-on, le fait n’est pas nouveau dans la zone. Chaque semaine, de jour comme de nuit, des jeunes filles sont mises nues lorsque leurs habillement en choque plus d’un. Les forces de l’ordre en faction dans le secteur assurent qu’elles sont informées de ces pratiques. « Malheureusement, nous arrivons toujours quand le mal est déjà fait. La victime se sent tellement humiliés qu’elles refusent de dénoncer qui que se soit. Dans ces conditions nous ne pouvons rien faire!  Et puis, affirme t il un petit sourire au coin des lèvres, ils ne font rien de méchant, il n’est pas mauvais que des gens donne à nos femmes ce genre de leçons souvent, rélève A P, policier au commissariat de bracodi.

Pour Ibrahim K. l’un de ces « déshabilleur », loin d’être des actes méchants, c’est une éducation qu’ils veulent donner à ses jeunes filles. »Se sont nos soeurs et nos femmes. On ne veut pas leur faire de mal. On les respecte mais on ne peut plus admettre leurs comportements. Pour aller en boîte il y’a des choses que l’on peu tolérer mais se promener en slip, comme ça à Abidjan, c’est pas normal ». Pour Ibrahim, certes les femmes ont le droit de s’habiller comme elle le sentent mais elles doivent tenir compte du droit de l’autre de ne pas être choqués et poussé à bout car c’est aussi une incitation aux violence sexuelles « ceci ne justifie pas cela mais … » lance t il. « je suis d’accord avec ce mode d’éducation brutale, car il y’a des resultats concrets. Mais, souvent ils y vont un peu fort » ajoute madame Séry, enseignante. En effet, la malheureuse du jour ne portait aucun sous vêtement. « D’habitude il y’a au moins un string mais cette fois ci rien!!! » assure t elle.

Une dame d’un âge  avancé, choqué par la scène, s’approche de la jeune fille et lui noue son deuxième pagne autour de la poitrine. Les deux femmes échanges quelques propos inaudibles. Un taxi est arrété et  la jeune fille  s’y engouffre sans un regard en arrière.

Prunelle P.

Côte d’Ivoire : Gbagbo toujours sous la menace de la force militaire

Après l’échec de la dernière médiation de la CEDEAO

Gbagbo toujours sous la menace de la force militaire

La CEDEAO n’a pas changé son fusil d’épaule dans la crise ivoirienne. Hier à Abuja, le président en exercice de l’organisation sous-régionale a maintenu la menace d’une intervention militaire en Côte d’Ivoire si Gbagbo ne cède pas pacifiquement le pouvoir à Alassane Ouattara que le peuple ivoirien a élu à plus de 54%. Cette déclaration de Jonathan Goodluck fait suite à la mission des quatre émissaires de la CEDEAO et de l’UA sur les bords de la lagune Ebrié le lundi dernier. En effet, comme promis, les émissaires de la CEDEAO et de l’UA sont revenus rencontrer, avant-hier, le Président élu de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara et le néo-dictateur africain qui veut confisquer un pouvoir qu’il a perdu dans les urnes, Laurent Gbagbo. Naturellement et comme il fallait s’y attendre, la démarche des quatre envoyés n’a pas produit les effets escomptés. Gbagbo, à qui le Premier ministre kenyan, Raila Odinga, les présidents Pedro Pires (Cap-Vert), Yayi Boni (Bénin) et Koroma Ernest (Sierra-Léone) sont venus lui demander de rendre le pouvoir à Alassane Ouattara et de se retirer, est resté campé sur sa position. «Niet !», a répondu l’ancien chef d’Etat ivoirien qui a adopté sa stratégie préférée. La roublardise, le dilatoire et la distraction. Faisant semblant de donner une chance au dialogue ( ?), Gbagbo propose de rencontrer le Président Ouattara sans conditions et sans préalable. C’est-à-dire, en clair, qu’il dit vouloir négocier pacifiquement avec le vainqueur des élections tout en étant le chef de l’Exécutif. Pour lui proposer quoi ? Un poste de vice-président ? Refus catégorique du camp du président élu. Pas question de négocier avec Gbagbo Laurent tant que ce dernier ne quitte pas le pouvoir. Le rubicond est franchi et la CEDEAO doit prendre ses responsabilités. Hier à Abuja, les émissaires sont allés faire le point au président Nigérian, Jonathan Goodluck. Ils ont expliqué au président en exercice de la CEDEAO qu’ils ne sont pas sortis du cadre de leur mission et qu’ils ont clairement expliqué à Gbagbo la position de la CEDEAO.

Le Premier ministre kényan, Raila Odinga, médiateur de l`Union africaine dans la crise ivoirienne, a dit mardi avoir averti Laurent Gbagbo qu`une « solution kényane » de partage du pouvoir entre rivaux politiques n`était pas envisageable en Côte d`Ivoire. En tout et pour tout, Gbagbo a donné son accord de lever le blocus du Golf Hôtel où est retranché le Président élu depuis sa victoire au second tour de la présidentielle le 28 novembre dernier. Et s’est dit disposé pour une rencontre sans conditions et sans préalable avec le président Ouattara. Mais ce dernier refuse toujours de céder le pouvoir et assure qu’il ne «cédera pas aux pressions». Voilà qui met la CEDEAO dans la position départ. Même si dans les coulisses de l’organisation on parle d’une nouvelle mission, tout le monde sait que la négociation n’aboutira pas. C’est certainement pour cette raison que le président Jonathan Goodluck s’est voulu on ne peut plus clair. Il a réaffirmé la résolution de la CEDEAO d’évincer le président sortant par la force légitime si ce dernier échoue à céder le pouvoir de façon pacifique. Vu la tournure des événements, il est plus que probable que l’option militaire ne soit la seule alternative qui reste à la CEDEAO. D’ailleurs les chefs d’Etat Major de la CEDEAO ont déjà confié l’Etat Major de cette force au Nigeria qui sera secondé par le Burkina Faso. Le squelette étant déjà dessiné, le reste n’est plus qu’une question de jours.

Koné Lassiné

Journal le patriote

Sarkozy, le petit Bonaparte des temps modernes et ses mensonges dans le conflit ivoirien

De même Bonaparte envoya une expédition militaire en Haïti parce que le peuple Noir longtemps placé en esclavage combattît pour son indépendance, de même Sarko de Sarkozy, compte absolument envoyer des milliers de mercenaires français et Européens en Côte d’Ivoire pour des raisons purement néo-colonialistes bien ouvertes afin de s’approprier par-devers lui, toutes les richesses de la Côte d’Ivoire en plaçant au pouvoir par la force, une marionnette de leur choix, j’ai cité : Dramane Ouattara.

À la question de savoir si Sarkozy n’a pas l’intention d’envoyer ses soldats au combat en Côte d’Ivoire, ce dernier dit à qui veut l’entendre qu’il n’en est pas question. Mais quelques jours auparavant, il a invité ses ressortissants de quitter la Côte d’Ivoire. N’est-ce pas là un génial mensonge du petit blanc Sarkozy? Pour quelle raison alors, doit-il vider tous les Français vivant paisiblement en Côte d’Ivoire ?

Qui peut-on flouer jusqu’à ce point lorsqu’on sait que de Bonaparte à De Gaulle en passant par Valery Giscard D’Estaing, Mitterrand, Chirac et aujourd’hui Sarkozy, les visées de la France sont restées les mêmes?

Sous De Gaulle, c’est le même jeu qui se déroulait. Comme cela a été évoqué dans un documentaire. «Allez-y tuer les Noirs d’Afrique, mais je ne vous protège pas en cas de conséquence». Eh oui, c’est ce même jeu auquel veut jouer Sarkozy, en disant :
«les mercenaires français, vous pouvez aller tuer Gbagbo et placer Alassane Ouattara au pouvoir, mais ne me dénoncer pas».

De ce fait, des mouvements des mercenaires composés de race blanche seraient aperçus au nord de la Côte d’Ivoire. Par où sont-ils passés ces barbouzes? Le nord du pays n’a pas de débouchés maritimes. Cela signifie qu’un pays d’Afrique de l’Ouest frontalier à la Côte d’Ivoire et qu’on connaît bien a œuvré stratégiquement comme base arrière pour faciliter la traversée de ces barbouzes sur le territoire ivoirien.

Le plan de Sarkozy est bien mis en œuvre. La communication militaire marche et, bientôt, certains vont détruire les ondes afin que la radio et la télévision ivoirienne n’émettent plus. Les gens se rappellent de la rumeur propagée sur des mercenaires; comme quoi, Gbagbo a des mercenaires Angolais et libériens, question de justifier la présence des vrais barbouzes recrutés en Allemagne, et en France pour le compte de Dramane Ouattara. Tout est bien connu.

La nébuleuse sur cette prétendue victoire de Dramane Ouattara sur laquelle les Occidentaux se basent, en soutenant et en défendant bec et ongle le faux, n’est que la partie visible de l’iceberg, quand on sait que le fond du problème c’est les richesses de la Côte d’Ivoire que Sarkozy et ses amis veulent à tout prix placer sous l’escarcelle avec la bénédiction maffieuse de la françafrique, afin de jouer aux cartes de l’élection présidentielle de 2012 en France :une élection qui le place déjà dans les rangs des «has been».

Il faut donc pour Sarkozy déployer des sciences et de calculs pour éviter la débâcle électorale à la présidentielle de 2012. Voilà! Il lui faut des revenus colossaux pour la campagne électorale. Les caisses sont vides à l’UMP. Il faut donc truander. C’est la seule issue, cette issue du déshonneur de la France et du peuple français en voulant broyer la Côte d’Ivoire qui n’est ni protectorat, encore moins une partie des DOM-TOM.

Tous les Africains doivent comprendre que la course économique et stratégique qui se fait entre la Chine et les occidentaux, est également un problème pour lequel, certains pays occidentaux en échec économique, veulent emmerder certains fils d’Afrique dont la clairvoyance est bien affichée. Qu’à cela ne tienne. Lorsqu’on regarde la Côte d’Ivoire par rapport aux intérêts énormes qu’a la France dans ce beau pays, personne n’y croirait en se demandant, mais qu’est-ce qui fait triper Sarkozy et sa bande de colonisateurs, alors que de Bouygues à Bolloré, en passant par d’autres affairistes qui martèlent le macadam des grandes places à Abidjan ou ailleurs, ont pignon sur rue en Côte d’Ivoire.

Toute l’économie de la Côte d’Ivoire se trouve dans leurs mains. Veulent-ils contrôler à 150% l’économie de la Côte d’Ivoire? Le port d’Abidjan constituant une grande base économique de la sous-région se trouve aux mains de Bolloré. Le chemin de fer Abidjan Niger, bien qu’aucune bretelle ferroviaire ne soit arrivée au Niger, c’est encore des Français qui en exploitent.

Où est donc le problème avec Sarkozy et certains blancs qui croient que l’Afrique est à embraser chaque saison?

Comprenez, chers africains et chères africaines que la guerre que compte faire Sarkozy en Côte d’Ivoire est une guerre coloniale. Ouattara, Soro, et tous les troufions de l’UA et de La CEDEAO ne sont que de pires marionnettes à la solde de leurs maîtres.

Comprenez aussi que la situation de la Côte d’Ivoire ressemble à celle qu’on a fait subir au Congo Brazzaville sous Pascal Lissouba, président démocratiquement élu. La France et ses barbouzes ont préféré placer leur pion Sassou Nguesso en provoquant une bouillie humaine au Congo Brazzaville. Là également c’est le même mensonge que Jacques Chirac et sa françafrique ont lâché sans gêne. Jacques Chirac arrive à Luanda pour féliciter le président angolais, Edouardo Do Santos d’avoir libéré le pays. Le mot «libéré» n’a été utilisé que pour stigmatiser le fait que Pascal Lissouba aux yeux des Français paraît comme les Français d’alors qui ont stigmatisé les nazis. Quelle horreur avec un pays dit de droit!

Voilà la France de Liberté égalité fraternité! Mais la fraternité pas avec des Noirs clairvoyants comme Laurent Gbagbo qui refusent la poursuite de la colonisation française en Afrique.

Gervais Mboumba

Militant des droits de l’homme

Résolution pacifique de la crise : Quand Ouattara refuse le dialogue direct

Alassane Ouattara, le candidat malheureux de la dernière présidentielle en Côte d’Ivoire, jouit-il encore de toutes ses facultés mentales et psychologiques ? N’est-il pas en train de déprimer et de perdre le nord ? Lundi soir, recevant la délégation mixte Cedeao-Union africaine dans son antre du Golf Hôtel, il a fait une des scènes aux émissaires des chefs d’Etat qui les a tous surpris, à commencer par le Premier ministre kényan Raïla Odinga. A la délégation de haut niveau dépêchée par l’Ua et la Cedeao, Ouattara a opposé à toutes les propositions faites pour sortir paisiblement de la crise une fin de non recevoir. Le candidat de l’étranger a pesté contre le choix des négociateurs d’écarter définitivement l’option militaire pour régler le problème ivoirien.

“Il a même osé poser des préalables avant toute discussion. Ce qui n’est pas du tout intéressant en politique, surtout qu’il se trouve en face des chefs d’Etat”, regrette un diplomate, qui ajoute : “En politique comme dans la vie de tous les jours, la nature a horreur du vide. C’est la raison pour laquelle on condamne toujours la politique de la chaise vide”. Selon le diplomate, cela lui a été signifié, mais, comptant encore sur ses soutiens extérieurs qui ont commencé pourtant à s’étioler, il n’a pas voulu entendre raison.
Selon une source proche du dossier, avant de le quitter et devant le mur d’incompréhension qu’il a dressé, un des trois chefs d’Etat lui a dit à peu près ceci : “Monsieur le Premier ministre, vous avez tort de refuser la main qu’on vous tend. Car, à la vérité, c’est vous qui devez saisir solidement cette main, puisque tout milite en votre défaveur. Premièrement, et vous le savez bien, les résultats qui vous donnent vainqueur ont été proclamés hors délai. Deuxièmement, ils l’ont été dans votre Qg. Ce que vous, vous aurez refusé si vous étiez à la place de votre adversaire. Troisièmement, la solution militaire sur laquelle vous semblez reposer vos forces n’est plus à l’ordre du jour. Elle est totalement écartée. Nous pensons donc qu’il ne reste plus que le dialogue que nous vous proposons. Mais comme vous refusez d’entendre raison, nous retournons rendre compte à nos mandants”.

C’est donc très déçus de l’attitude rebelle et puérile du pensionnaire du Golf que les membres de la mission mixte Cedeao-Ua sont revenus au palais présidentiel à 21h32 min où les attendaient le chef de l’Etat ivoirien et sa délégation. Un palais d’où ils sont partis 4h auparavant tout rayonnants de joie pour avoir été mis à l’aise sur tous les points et toutes les propositions par un Laurent Gbagbo qui dit jouer la transparence parce que n’ayant rien à se reprocher et rien à cacher dans cette affaire.

Pourtant, en embarquant pour Abidjan, la délégation mixte avait quelques soucis. Elle se demandait bien si Laurent Gbagbo, avec l’effectivité du pouvoir qu’il a, avec le peuple debout derrière lui, avec l’armée unie derrière lui, avec la loi et le droit qu’il a, allait accepter les propositions qu’ils venaient faire aux deux antagonistes. Mais ils ont été surpris agréablement d’apprendre du président ivoirien que, malgré toute cette posture de domination, il est prêt à faire la paix. Et, cerise sur le gâteau, le chef de l’Etat leur annonce qu’il ne pose aucune condition. Se réservant le droit de poser ses problèmes lors des débats.

“Je vous remercie, leur aurait dit le Président, de vous intéresser à mon pays. Je vous remercie parce que je sais que vous avez beaucoup à faire chez vous. Certains parmi vous sont à un mois des élections. D’autres ont des urgences à régler, mais vous avez accepté de vous rendre ici pour nous aider à retrouver la normalité. Je ne peux pas voir tous ces efforts que vous déployés et vous compliquer encore la tâche. Je suis pour que la vérité éclate. C’est pourquoi je demande le recomptage des voix ou une nouvelle lecture des procès, verbaux en même temps que je demande que ceux qui sont au Golf regagnent leurs domiciles respectifs”, aurait à peu près dit Laurent Gbagbo.

Un diplomate onusien souligne que ce point de recomptage a semblé intéresser le Premier ministre kényan qui aurait alors pris bonne note de cette proposition. Cependant, la délégation a proposé que le président ivoirien et son opposant comprennent que la crise qui secoue leur pays ne peut se résoudre qu’en interne, par les Ivoiriens eux-mêmes, autour d’une table de discussions et non de l’extérieur encore moins dans la violence. C’est pourquoi, se fondant sur l’expérience ivoirienne du dialogue direct, elle a demandé que les deux parties proposent chacune une délégation pour entamer les discussions de paix sous la supervision de l’Ua.
Laurent Gbagbo n’y a trouvé aucun inconvénient. Ouattara a rejeté avec vigueur la proposition. De même que celle du recomptage. Pour lui, il est plutôt temps de passer à une autre phase : celle de l’intervention militaire en Côte d’Ivoire qu’il appelle depuis de tous ses vœux. Comme si son marabout lui a dit qu’au cours de cette intervention, il sortira sain et sauf et que ne mourront que Laurent Gbagbo et ses partisans. Quand les envoyés de l’Ua et la Cedeao insistent pour dire qu’il n’y a de solution à la crise que négociée, Ouattara s’énerve et tient des propos orduriers à l’endroit des visiteurs. “Il avait pété les plombs”, explique une source.
Les membres de la délégation mixte étaient tellement fâchés avec l’homme du Golf que c’est avec le visage renfrogné qu’ils sont revenus chez Laurent Gbagbo pour lui rendre compte de leur mission au Golf. Dans la salle, selon le diplomate onusien, les chefs d’Etat cherchaient une solution de rechange qui avait du mal à venir. C’est à ce moment-là que, jusque-là muet, Raïla Odinga, le plus ulcéré par le comportement anti-républicain du chef bandit du Golf, se lève et dit au président Gbagbo : “Excellence monsieur le Président, de quelle solution parlons-nous encore ? Nous connaissons vos positions et vos propositions. Nous connaissons aussi celles de Ouattara. Nous allons rentrer chez nous pour rendre compte à nos mandants et nous verrons l’attitude à tenir”. Le chef de l’Etat et ses hôtes ont adhéré à sa démarche, et la séance a été levée.

Dehors, malgré les efforts qu’ils ont faits pour cacher leur colère, cela n’a pas échappé à la presse. Les visages étaient très fermés, surtout que le Premier ministre kényan a refusé de prendre la parole pour parler à la presse comme la première fois, laissant cette fois-ci le soin au président sierra leonais de dire aux journalistes que “les discussions se poursuivent”. Cela, en lieu et place du communiqué final promis.

Abdoulaye V. Sanogo

notre voie