Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: janvier 7, 2011

BENIN: Bio Tchané limogé de la BOAD et remplacé par Chritian Adovèlandé

Le gouvernement béninois vient de limoger l’actuel président de la Banque Ouest africaine de développement (Boad) Abdoulaye Bio Tchané. Ce limogeage fait suite à l’annonce par ce dernier de sa candidature à l’élection présidentielle béninoise de mars 2011. Il a été remplacé par Chritian Adovèlandé qui, jusqu’à ce jour, occupait le poste de directeur de la Banque d’investissement et de développement de la Cedeao (Bidc) à Lomé au Togo. Le choix de ce dernier se justifie par le fait qu’il a passé 17 années de sa carrière au sein de la Boad et donc qu’il connaît bien les rouages du système.

Le président Yayi Boni a dû prendre cette décision pour éviter au Bénin de perdre ce poste d’honneur qui lui est réservé au sein de cette banque régionale. En effet, le président en exercice de l’Union monétaire et économique de l’Afrique occidentale (Uemoa) et président du Mali Amadou Toumani Touré avait nettement signifié à Abdoulaye Bio Tchané qu’il ne pouvait accepter la violation des cahiers de charges qui interdisent aux présidents de la banque de faire la politique cumulativement avec leurs fonctions. M. Bio Tchané était allé le voir pour lui demander l’autorisation de déroger à cette règle. Depuis, le chef de l’Etat malien n’a cessé d’insister sur le fait que ce dernier devrait démissionner.

Le candidat ABT a voulu jouer sur deux chaises, sans doute n’étant pas certain de pouvoir remporter le scrutin présidentiel. Il vient de perdre l’un, celui qui lui offre son salaire, son honorabilité et son confort. Aura-t-il lâché la proie pour l’ombre ? La réponse à cette question sera connue en mars 2011.

Source: Bénin Actu

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Le Bodybuilding est dangereux

LE BODYBUILDING EST DANGEREUX

France 24, La voix de l’intox en boucle

Actus nationales

France 24, La voix de l’intox en boucle

La liberté d’expression est certainement le pilier de la démocratie et nul ne peut d’ailleurs nier cette évidence. Mais cette liberté pose un réel problème étique et moral quand elle est vidée de son essence et sa substance et instrumentalisée à des fins douteuses. Tel est le cas de la campagne de dénigrement diffamatoire et calomnieuse à laquelle se livre la chaîne France 24 à l’encontre de la Tunisie. Une campagne de désinformation en règle qui trahit les intentions plus que tendancieuses de ses auteurs et met à nu leur quête effrénée du sensationnalisme de caniveau car pioché dans les bas-fonds de l’intox et du mensonge. En Tunisie nous avions pourtant applaudi la création de cette chaine censée enrichir l’espace médiatique régional et international en consacrant la vérité et seulement la vérité dans ses reportages et ses enquêtes. Mal nous en a pris de toute évidence, car France 24 a foulé aux pieds de manière éhontée et insidieuse la déontologie de la profession.

Faute de professionnalisme, de valeurs et d’éthique, France 24 ouvre son antenne aux donneurs de leçons, nostalgiques de la IVème République, d’avant Mendes-France et De Gaulle. Le monde a pourtant changé. La France aussi. Seule France 24 s’acharne à ne pas le réaliser. Chaque pays a ses propres défis, ses propres contraintes, ses propres ambitions. Il s’y résoudra qu’en ne comptant sur ses propres ressorts, sans la moindre immixtion étrangère.
Qu’il s’agisse de la couverture de l’actualité en Côte d’Ivoire, en Algérie, ou chez-nous en Tunisie, cette chaîne publique, financée par le contribuable français, dont un million de Tunisiens résidents en France, n’hésite pas à saper les fondements de l’ouverture, de la modernité et du progrès, encore plus, ceux des liens de la francophonie. Avec une démarche cafouilleuse, n’étant pas habituée à traiter comme il se doit de l’actualité internationale qui exige mesure et discernement, elle cède aux sirènes des ultras, quitte à exciter la rue, une rue qui, d’ailleurs, ne lui est guère favorable. Ce faisant, entend-elle exacerber le sentiment anti-français ? Personne n’y arrivera mieux. Schizophrénie ? Elle doit se faire soigner. Parisianisme ? Rien des dandys. La voix de qui ? Même pas de ses bailleurs de fonds publics.

Par la voix de sa diplomatie, la France n’a exprimé à l’égard de la Tunisie, et encore plus ces derniers jours, qu’amitié, considération, compréhension et solidarité, appelant notamment à « l’apaisement des tensions qui ne sont dans l’intérêt de personne » et déniant « toute leçon à donner ». A cette sagesse et cette amitié séculaire, la chaîne débridée répond, déboussolée, obnubilée par la quête de l’audience et du sensationnel, par l’amalgame, l’outrage et la diffamation de tout un peuple, de toute une nation. Un seul réconfort dans cette misère qu’elle s’échine à vouloir imposer : mais qui regarde France 24 ? Les mesures d’audience, certifiées, sont là pour démontrer son échec cuisant. Sa capacité de nuisance n’est que chimère.

Qu’elle règle ses propres problèmes, avant de s’attaquer aux peuples vaillants capables de lui dire la vérité en face : cause perdue, France 24, balaye devant chez-toi.

A bon entendeur…

lequotidien-tn.com

BENIN : Le gouvernement assigne le Fuoss en justice

Pour cause de grève dans le secteur de la santé : Le gouvernement assigne le Fuoss en justice

En réponse aux nombreux mouvements de grèves enclenchés par le front uni des organisations syndicales de la santé (FUOSS), le gouvernement a décidé de passer à la vitesse supérieure. Il assigné le Fuoss en justice. La raison avancée pour justifier une telle action est qu’il s’agit d’après eux d’un mouvement illégal dont les premières victimes sont les usagers des hôpitaux publics.

La lettre d’assignation est parvenue hier aux concernés qui n’attendent pas rester les bras croisés. Selon le secrétaire général du Syntra Homel, organisation membre du Fuoss, qui a cru nécessaire de confirmer l’information, la première réaction des leaders du mouvement est de convoquer une réunion des concernés pour définir la conduite à adopter face à la situation. Les premières projections laissent croire que cette rencontre va se dérouler le vendredi 07 janvier dans les locaux de la bourse du travail de Cotonou. Pour rappel, le Fuoss est association de 22 différents syndicats exerçant dans le secteur de la santé. Un front né pour revendiquer les primes et autres allocations que ne cessent de réclamer les agents de santé. Leur arme : la grève. Pas un bistouri en main pendant 96 heures par semaine. Cela fait plusieurs semaines déjà que le débrayage dans les hôpitaux publics dure. Les tentatives de négociation enclenchés par le gouvernement n’ont jusque là pas convaincu les grévistes qui de leur côté affirment ne vouloir qu’une seule chose : la satisfaction de leurs revendications. Même l’implication personnelle du chef de l’Etat n’a pas eu d’effet sur la colère des grévistes, du moins pas dans le sens d’amener les membres du Fuoss à renoncer à leur mouvement. C’est ce tiraillement que le gouvernement a décidé hier d’envoyer une lettre d’assignation en justice au Fuoss. En attendant la réponse, les événements permettent déjà de prédire un bras de fer entre syndicat de la santé et le gouvernement.

Par Aïchath ALEDJI

Par Le Progrès du 6 janvier 2011

Les centrales et confédérations syndicales boycottent la cérémonie de présentation de vœux à Boni Yayi

Crise profonde entre le gouvernement et les syndicalistes

Les centrales et confédérations syndicales boycottent la cérémonie de présentation de vœux à Boni Yayi

Il est désormais clair. La crise est plus que jamais profonde entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales qui ont boycotté la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an au chef de l’Etat le Dr Boni Yayi. Les syndicalistes en ont décidé ainsi pour amener le président de la République à revoir sa copie en matière de gestion du malaise social.

Lire leurs déclarations

Pascal Todjinou, Sg/Cgtb

« On ne doit pas présenter de vœux à celui qui veut envoyer les syndicalistes en prison »

« On aura tout vu sous le régime du changement. Jamais dans l’histoire du Bénin, aucun gouvernement, aucun chef d’Etat n’a assigné les syndicalistes. Oui. Le gouvernement du Dr Boni Yayi a bel et bien assigné le Front uni des organisations syndicales de la santé (Fuoss). Et, déjà ce vendredi 07 janvier 2011, 22 secrétaires généraux des syndicats réunis au sein du Fuoss doivent comparaître devant les tribunaux. Ainsi, comment voulez-vous que je présente mes vœux à quelqu’un qui veut envoyer les syndicalistes en prison. Assigner un syndicaliste pour faits de grève dépasse l’entendement. Boni Yayi nous montre ainsi son vrai visage. C’est ça. Un gouvernement qui assigne les syndicalistes veut effectivement priver ceux-ci de leur liberté syndicale. C’est grave ».

Laurent Mêtongnon, Sg/Fésyntra-Finances

« Je ne peux pas aller présenter mes vœux à celui qui prend l’affaire Dangnivo à la légère »

« Deux raisons expliquent mon boycott de la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an au chef de l’Etat. La première est relative à ce que le président de la République m’a humilié trois fois au cours de son mandat. Une humiliation que je ne vais jamais oublier avant de mourir. Je le lui ai d’ailleurs dit en présence de Monseigneur Antoine Ganyé. Il m’a humilié dans l’affaire « Cellule du Fonds Européen de Développement » où il a signé un arrêté qui frise une insulte à l’intelligence humaine. Il m’a humilié au lendemain de ma conférence de presse sur la mafia orchestrée autour de l’affaire Cen-Sad et il m’a également humilié au lendemain de la disparition de Pierre Urbain Dangnivo, cadre du ministère de l’économie et des finances. La deuxième raison qui explique mon boycott, c’est que tant que Pierre Urbain Dangnivo ne sera pas retrouvé vivant, je ne pourrais pas être heureux du fond de mon cœur pour mieux parler au chef de l’Etat. Et comme je suis bien éduqué, il serait mieux que je reste chez moi, de ne pas aller échanger avec le président de la République à défaut de lui dire certaines vérités. Le chef de l’Etat a promis à la famille de Dangnivo que leur fils sera retrouvé et depuis, silence radio. Un homme peut-il se perdre comme un mouton ? Jamais. Retrouvez Dangnivo. Je porte à nouveau à la connaissance du chef de l’Etat que la grève continue au ministère de l’économie et des finances ».

Dieudonné Lokossou, Sg/Csa-Bénin

« Traduire les syndicalistes en justice n’est pas le chemin de la paix »

« Nous avons boycotté la cérémonie de présentation de vœux de nouvel an au chef de l’Etat parce que la situation est grave. C’est malheureux et honteux. Comment comprendre que les dirigeants de notre pays puissent traduire les syndicalistes devant la justice. J’ai été scandalisé de lire dans les journaux ce mercredi matin que le Front uni des organisations syndicales de la santé (Fuoss) a été traduit devant la justice. Si le chef de l’Etat agit ainsi, il est normal qu’on s’interroge si c’est le chemin de la paix. Où est alors la liberté syndicale prévue par notre constitution ? Les syndicalistes n’ont pas le droit d’aller en grève ? Le gouvernement multiplie les erreurs. En tout cas, je ne peux pas aller présenter mes vœux à quelqu’un qui assigne les syndicalistes ».

Selon le Bdn de la Cstb

« 3 raisons pour boycotter la cérémonie de présentation de vœux à Boni Yayi »

« Nous sommes en début d’une nouvelle année et comme le veut la tradition, on souhaite les vœux aux personnes qui nous sont chères ou qui ont marqué positivement nos conditions de vie et de travail. Le Ministre chargé des relations avec les institutions invite pour le compte de cette année 2011, « La société civile » dont les Confédérations Syndicales à présenter les vœux du nouvel an au Chef de l’Etat, le Dr Boni Yayi au Palais de la Présidence. Après examen de ladite invitation et au regard des graves entorses aux libertés syndicales et dérives diverses du gouvernement de Boni Yayi, le Bureau directeur national de la Cstb réuni en sa session du 06 janvier 2011 décide de boycotter cette cérémonie de présentation de vœux. Ce boycott est sous-tendu par trois motifs essentiels : Cela fait plus de cinq mois que Pierre Urbain Dangnivo est porté disparu sans que le gouvernement ne cherche réellement à clarifier la situation, ignorant royalement les cris de détresse des parents et des travailleurs du Bénin en général et ceux réunis au sein de la Fésyntra-Finances en particulier, le faux-fuyant du gouvernement de Boni Yayi vis-à-vis des travailleurs du secteur de la santé en lutte qui se traduit non seulement par la non satisfaction des légitimes revendications des travailleurs en grève mais aussi et surtout par une provocation grossière consistant à assigner en justice les responsables du Front Uni des Organisations Syndicales de la Santé (FUOSS) ; la décision de brader coûte que coûte Bénin- Télécoms S.A. contre la volonté des travailleurs et du peuple béninois avant la fin de son mandat. En conséquence, le Bdn de la Cstb réuni ce jour jeudi 06/01/2011 refuse de présenter quelque vœu au Chef de l’Etat Yayi Boni et à son gouvernement et appelle les travailleurs à se mobiliser autour de leurs revendications pour barrer la route à la tyrannie dans notre pays ».

7-01-2011, Adrien TCHOMAKOU

Fraternité bénin

Présidentielle de 2011 : Le programme de société de ABT fait pâlir les yayistes de jalousie

Le discours prononcé par le Président Abdoulaye Bio Tchané lors de sa déclaration de candidature pour la présidentielle de 2011 suscite déjà des commentaires. Comme on pouvait s’y attendre, des gens qui sont en panne d’inspiration pour leur pays après avoir promis de déplacer des montages le juge démagogique voire utopique. Et pourtant avec le projet de société du Président Abdoulaye Bio Tchané, le Bénin peut effectivement se mettre sur la voie du développement durable comme des pays que nous envions aujourd’hui l’ont fait.

Lorsqu’on lit son discours, on remarque tout simplement que le Président Bio Tchané n’exagère en rien. Pour lui, tout ce qu’il faut pour développer le Bénin est au Bénin et on n’a pratiquement rien à aller chercher ailleurs. En s’engageant à dépénaliser par exemple les délits de presse, à libéraliser l’accès aux fréquences radio, à démocratiser l’accès à la télévision et enfin, vulgariser l’accès à l’Internet, en particulier dans les universités, Abdoulaye Bio Tchané est guidé par le souci de rendre effective la démocratie dans notre pays étant entendant que c’est la bonne santé des médias qui constitue le principal baromètre de la démocratie dans un pays. Pour Bio Tchané, les grandes réformes à entreprendre n’occulteront pas le régime politique de type présidentiel consacré par la Constitution du 11 Décembre 1990 puisque l’expérience des pays de la sous région, notamment de notre grand voisin et même la pratique au Bénin ces 20 dernières années, enseigne qu’il est indispensable que chaque partie du territoire national se sente convié à participer à la gestion du pouvoir politique. Le but visé par ces réformes politiques est, selon lui de créer un cadre politique qui libère les initiatives et qui permette l’amélioration des conditions de vie de nos populations. Pour Bio Tchané, la véritable richesse d’un pays n’est donc pas constituée par ses ressources pétrolières ou minières, mais en premier lieu par le savoir et la qualité de travail de ses fils et filles, seuls capables d’exploiter les énormes potentialités de ce pays. C’est sur les concitoyennes et concitoyens qu’il voudrait fonder la dynamique du décollage et de l’essor d’un Bénin, où devra s’instaurer une société plus juste et plus solidaire, afin que nous fassions du prochain cinquantenaire, celui du Bénin. Ce qui amène à dire que le Président Bio Tchané met au cœur de sa stratégie le capital humain. Ce qui semble gêner les détracteurs de Bio Tchané, c’est le fait qu’il se soit engagé dans les cinq prochaines années à mettre en œuvre les reformes légales et économiques nécessaires pour créer deux cent cinquante mille (250.000) emplois, soit environ cinquante mille emplois par an dans différents secteurs d’activités de notre pays et à mettre un budget annuel de 65 milliards à la disposition des 77 communes, indépendamment des projets qui existent. Leur comportement ne devrait étonner personne lorsqu’on sait qu’ils n’ont jamais rien entrepris. Le Président Abdoulaye Bio Tchané qui n’a pas manqué de faire un clin d’œil à nos mamans en promettant de revoir la politique d’octroi du microcrédit au plus pauvre sait de quoi il parle car, il est un homme d’expérience. Ce qui reste à faire, c’est de lui faire confiance.

Cyrille Babatoundé

Sylvanus Olympio assassiné par la France pour avoir renié le Franc CFA

L’on sait la Mafiafrique, la Francafrique ou la pompe à fric, c’est selon et c’est égal, cruelle et disons le tout net, diabolique. Combien d’Africains connaissent les circonstances tragiques et révoltantes qui ont présidé à l’assassinat du premier président du Togo, le Dr. Sylvanus Olympio ?

Combien savent qu’il est tombé, lâchement assassiné par un de ses compatriotes, Gnassimgbé Eyadéma, sur les ordres de la France, excédée par ses exigences de voir les phosphates togolais jusqu’alors pillés par la France enfin rémunérés au juste prix ? Combien savent que le sang de ce digne fils d’Afrique, libre et visionnaire a été versé, déjà à l’époque, avec la complicité de diplomates américains ? Combien enfin savent que l’ultime mobile de cet assassinat résidait dans le choix souverain fait dès 1960 par Sylvanus Olympio, de ne pas rester dans les griffes de la pieuvre monétaire que constitue le Franc CFA ? Lisez plutôt :

Le 13 janvier 1963, le président démocratiquement élu du Togo, Sylvanus Olympio, était assassiné par Etienne Gnassingbé Eyadéma. Devant le refus de Sylvanus Olympio d’incorporer ce dernier au sein de l’armée togolaise, Eyadéma ancien sergent-chef démobilisé de l’armée coloniale française ayant œuvré en Algérie, organisa avec quelques congénères supplétifs de l’armée française l’assassinat du président des Togolais. Voilà pour la version officielle. En réalité, Olympio menaçait gravement les intérêts français. Dans un Togo ayant récemment acquis l’indépendance (avril 1960), le président réclamait que « la société minière qui exploite le phosphate du Togo revoit le contrat avec la France dans un sens plus favorable pour le Togo », il réclamait aussi l’indépendance du système monétaire togolais. Qui plus est, après un appel d’offres, la nouvelle monnaie togolaise devait être fabriquée par l’Angleterre. Un crime de lèse majesté qui devait être entériné le 15.01.1963 par la rupture des accords avec la Banque de France. Deux jours avant la date fatidique, Sylvanus Olympio était assassiné.

Eyadéma revendiqua le crime en se vantant d’avoir lui-même tiré trois balles sur Olympio, à la poitrine et l’abdomen du président, puis de lui avoir coupé les veines, pour finir par l’achever en lui tailladant la cuisse gauche avec sa baïonnette.
« C’est comme çà que je faisais en Algérie, pour m’assurer que mes victimes étaient bien mortes ». (Diastode, des témoins parlent 1999).

Selon certaines sources, un diplomate américain de l’ambassade des USA dans la cour du quelle Olympio avait trouvé refuge aurait alors eu une conversation télépho­nique avec son collègue français Henri Mazoyer auquel il aurait fait un récit succinct des événements et lui aurait notamment révélé la cachette du président. Le diplomate français aurait répondu : « Ne bougez pas, je m’en occupe. ».

D’après Gilles Labarthe, l’ambassadeur Mazoyer aurait contribué à guider Eyadéma et sa milice vers la voiture où se cachait Sylvanus Olympio dans la cour de l’ambassade des USA.

http://www.pressafrique.com/m448.html

Le chien ne change pas sa manière de s’asseoir. Le bon sens africain nous montre comme le soleil à son zénith que la France fera tout ce qui sera en son pouvoir pour écraser la révolution ivoirienne et celui qui l’incarne, Gbagbo Laurent. Elle multipliera les plans les plus tordus pour arriver à ses fins : se maintenir quoiqu’il en coûte en Afrique, conserver et accroître ce qu’elle appelle hypocritement son « leadership » et maintenir l’Afrique francophone dans les chaînes de l’esclavage que son racisme congénital inspire à l’esprit de ses dirigeants dégénérés.

C’est pourquoi nous devons saisir la juste mesure de la gravité et de la solennité de ce moment historique: nous sommes à la veille de la libération, en cette année jubilaire où Dieu prescrit de renvoyer libre tout esclave*, il nous ouvre la porte de notre liberté et de notre souveraineté. Il nous revient d’en franchir le pas et de bouter hors de ce pays dans lequel le Tout-Puissant nous a établis, le Pharaon Sarkozy et tous ses agents intérieurs et extérieurs. Notre responsabilité est grande car c’est d’ici que partira, comme un tsunami, une vague qui libèrera toute l’Afrique du joug de la France, ce petit pays qui n’a jamais gagné de guerre, mais qui excelle par contre à les provoquer et à y entrainer les autres.

Il faut non seulement vaincre, nous libérer de cette pieuvre, mais encore lui couper toutes ses tentacules et lui fermer définitivement la porte de nos pays et de nos sociétés, l’en extraire comme une tumeur maligne, l’irradier enfin pour la tuer définitivement.

Hauts les cœurs!

PIAN!

De la Françafrique sauce Sarkozy

« La relation entre la France et l’Afrique doit être plus transparente. Il nous faut la débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils s’inventent. Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé. »

NICOLAS SARKOZY, DISCOURS À COTONOU, 19 MAI 2006

« Nous ne soutiendrons ni les dictatures, ni les pays dirigés par des régimes corrompus. »

PROGRAMME DE L’UMP, PRÉSIDENTIELLE 2007

« Je veux être le président de la France des droits de l’homme. […] Je ne crois pas à la Realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. […] Je ne veux être le complice d’aucune dictature à travers le monde. »

NICOLAS SARKOZY, MEETING UMP DE PARIS, 14 JANVIER 2007

« Je veux être le président d’une France qui défende partout les droits de l’homme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. D’une France qui s’oppose aux dictatures et combat le totalitarisme […] D’une France qui défende l’intérêt des plus pauvres et des générations futures. »

NICOLAS SARKOZY, MEETING UMP DE TOULON, 7 FÉVRIER 2007

« La vérité, c’est qu’il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le monde qui aient tant œuvré pour la civilisation et le développement et si peu pour l’exploitation. On peut condamner le principe du système colonial et avoir l’honnêteté de reconnaître cela. »

NICOLAS SARKOZY, MEETING UMP DE CAEN, 9 MARS 2007

« Avec Nicolas Sarkozy, il y a une différence parce qu’on est amis. Si demain il me renie parce qu’il est président, je lui dirai : “Ce n’est pas sérieux Nicolas.”Oui, je lui dirai. […] Je crois que le fondement même de la Françafrique restera, quitte à l’améliorer. »

OMAR BONGO, INTERVIEWÉ DANS Le Nouvel Observateur, 18 FÉVRIER 2007

« Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. […] Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. Le problème de l’Afrique, et permettez à un ami de l’Afrique de le dire, il est là. »

NICOLAS SARKOZY, DISCOURS DE DAKAR, 26 JUILLET 2007

« La France comme toutes les nations a, au cours de sa longue histoire, commis des erreurs et même parfois des fautes. Mais le peuple français a toujours choisi le camp de la liberté et celui de la démocratie. »

NICOLAS SARKOZY, DISCOURS DEVANT L’ONU, 25 SEPTEMBRE 2007

« Je sais, cher Robert [Bourgi], pouvoir continuer à compter sur ta participation à la politique étrangère de la France, avec efficacité et discrétion. Je sais que, sur ce terrain de l’efficacité et de la discrétion, tu as eu le meilleur des professeurs et que tu n’es pas homme à oublier les conseils de celui qui te conseillait jadis, de “rester à l’ombre, pour ne pas attraper de coup de soleil”. Sous le chaud soleil africain, ce n’est pas une vaine précaution. Jacques Foccart avait bien raison. »

NICOLAS SARKOZY, DISCOURS DE REMISE DE LA LÉGION D’HONNEUR À ROBERT BOURGI,
ÉLYSÉE, 27 SEPTEMBRE 2007

Publié dans CQFD n°57, juin 2008

La Cote d’Ivoire au centre d’un mauvais polar ?

FHB : « J’ai placé mon livre de comptes aux pieds de Saint-Pierre ». En lâchant cette phrase sybilline a l’attention de ceux qui critiquaient le gaspillage de milliards de deniers publics dans la construction de la Basilique de Yamoussoukro, le premier président indiquait-il en meme temps la porte ou devrait frapper celui qui serait en poste en l’an 2000, pour réclamer une somme que l’on dit faramineuse, placée a la banque du Vatican pour son pays ? Sollicité par Jean-Paul II pour l’aider a éviter la ruine du Vatican a la suite du scandale de la Banco Ambrosianno et de la loge maçonnique P2, FHB accepte d’y placer de l’argent qui devrait être restitué a la CI en l’an 2000.

Abdoulaye Fadiga, alors gouverneur de la BCEAO aurait facilité les transferts de ces sommes importantes qui devaient en principe atterrir sur le compte des opérations du Trésor français au titre des recettes d’exportations.

Dominique Ouattara, que l’on disait être sa maitresse, a vent de l’opération et décide de coopter son amant ADO au poste de président en l’an 2000. Cela passe par une série de manipulations. Michel Camdessus et son FMI ferment tous les robinets, tandis que s’instaure a Abidjan une ambiance insurrectionnelle destinée a forcer la main au Vieux : s’il veut l’argent du FMI et des autres institutions financières internationales, il devra appointer ADO comme premier ministre le seul en qui elles ont confiance. HB cède, ADO parvient au pouvoir.

ADO, complètement étranger au marigot local, gère le pays de 1990 a 1993, s’enrichit de manière éhontée et se construit de toutes pièces une base politique sur les ferments de la religion et de l’ethnie. Farouchement combattu au sein du PDCI, il lance une OPA sur le RDR de Djeni Kobina, dont il dévoie les idéaux pour en faire un parti religieux, ethnique et plus tard, rebelle.

Les héritiers de FHB, Bedie, héritier présomptif et ADO, héritier présomptueux se livrent finalement une guerre de succession rendue encore plus âpre a raison de son enjeu financier, et trop occupés a se disputer, se font battre par un outsider, Laurent Gbagbo, qui du coup, serait allé réclamer son dû au Pape Jean-Paul II, lequel devait le recevoir le 20 septembre 2002. La suite on la connait, la veille se déclenchait la guerre qui nous tient encore.

Aujourd’hui, Gbagbo est au pouvoir, mais l’argent de la CI est toujours au Vatican, surveillé de près par le même Michel Camdessus, qui est à la tête des finances papales, après avoir été éjecté du FMI dans des conditions calamiteuses.

Mauvais scénario ou histoire vraie ?

Cet article a été écrit par le Parti Ivoirien des Aigris Nationalistes le 24/02/2008

Côte d’Ivoire : du faux miracle au vrai chaos

S’il est bien une idée fausse, resassée par les médias à propos de la Côte d’Ivoire, c’est celle du « miracle ivoirien » c’est à dire la période des 30 premières années de l’Indépendance sous le règne d’Houphouët Boigny, qui aurait été une période faste.

Il faut examiner en effet à quel point Houphouët a été une malédiction pour la Côte d’Ivoire, on comprendra alors le chaos actuel, qui en est la conséquence directe. On peut dire que, pendant cette période, l’argent a certes coulé à flot mais qu’il n’en est résulté aucun développement. C’est cette conjonction vicieuse qui constitue le cas de figure exemplaire d’un système pervers. La prospérité a été entièrement détournée d’une part par une classe dirigeante qui s’est enrichie de façon indécente – la fortune personnelle d’Houphouët est certainement l’une des plus gigantesques et des plus scandaleuses d’Afrique – d’autre part par les entreprises françaises, qui forment l’essentiel du tissu économique et rapatrient 90 % de leurs bénéfices.

Ces dizaines d’années d’enrichissement ont laissé la Côte d’Ivoire elle-même dans une économie d’agriculture intensive. Houphouët se contentait de faire venir des pays voisins des masses de travailleurs pour exploiter à bon compte les plantations d’ananas, de café et de cacao. Se bornant à recueillir cette rente, il n’a guère essayé de diversifier l’économie, ni surtout de procurer à la Côte d’Ivoire un tant soit peu d’indépendance à l’égard des importations, seule amorce pour un véritable développement. La prospérité en trompe l’oeil, dont les Ivoiriens n’ont jamais recueilli que les miettes, entièrement dépendante du cours de quelques matières premières agricoles, a vite fondu, laissant la Côte d’Ivoire aux griffes des institutions financières internationales et dépourvue d’emplois. L’état de la Côte d’Ivoire après la disparition d’Houphouët, bien loin de montrer rétrospectivement une quelconque efficacité de sa gestion, comme certains le répètent à l’envi, est la preuve même de sa nocivité dans l’absence de toute vision à long terme du développement de son pays.

Politiquement, l’échec d’Houphouët est encore plus patent. Son régime, sous des dehors paternes, s’est montré férocement répressif contre toute contestation. Les problèmes sociaux et politiques engendrés par son aveuglement devant la réalité ivoirienne vont exploser après sa disparition.

Henri Konan Bédié, président de l’Assemblée nationale, succède constitutionnellement à Houphouët, mort en décembre 1993, alors qu’Alassane Ouattara, premier ministre, était la véritable tête de la Côte d’Ivoire depuis 1990 avec la dégradation de l’état de santé d’Houphouët. Bédié, pour se débarrasser de son rival Ouattara, promeut en décembre 1994 une loi électorale qui instaure la notion d’« Ivoirité ». L’élection présidentielle de 1995, boycottée par les principaux candidats, et précédée par de violentes manifestations qui font de nombreuses victimes, est remportée à 96 % par Bédié.

Le 24 décembre 1999, un coup d’Etat militaire chasse Bédié du pouvoir. Le général Gueï prend la tête du Conseil national de salut public. Il propose au référendum une constitution qui reconduit les dispositions de l’Ivoirité, adoptée à 82 %. Il se présente à l’élection présidentielle d’octobre alors que les candidatures de Bédié et de Ouattara sont récusées. Laurent Gbagbo entre alors en scène. Ses partisans descendent dans la rue pour revendiquer la victoire électorale. On est parti pour dix années de troubles avec, à partir de 2002, la partition de la Côte d’Ivoire, dont le nord est occupée par la rébellion militaire des Forces nouvelles.

Odile Tobner

Survie