Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

La Cote d’Ivoire au centre d’un mauvais polar ?

FHB : « J’ai placé mon livre de comptes aux pieds de Saint-Pierre ». En lâchant cette phrase sybilline a l’attention de ceux qui critiquaient le gaspillage de milliards de deniers publics dans la construction de la Basilique de Yamoussoukro, le premier président indiquait-il en meme temps la porte ou devrait frapper celui qui serait en poste en l’an 2000, pour réclamer une somme que l’on dit faramineuse, placée a la banque du Vatican pour son pays ? Sollicité par Jean-Paul II pour l’aider a éviter la ruine du Vatican a la suite du scandale de la Banco Ambrosianno et de la loge maçonnique P2, FHB accepte d’y placer de l’argent qui devrait être restitué a la CI en l’an 2000.

Abdoulaye Fadiga, alors gouverneur de la BCEAO aurait facilité les transferts de ces sommes importantes qui devaient en principe atterrir sur le compte des opérations du Trésor français au titre des recettes d’exportations.

Dominique Ouattara, que l’on disait être sa maitresse, a vent de l’opération et décide de coopter son amant ADO au poste de président en l’an 2000. Cela passe par une série de manipulations. Michel Camdessus et son FMI ferment tous les robinets, tandis que s’instaure a Abidjan une ambiance insurrectionnelle destinée a forcer la main au Vieux : s’il veut l’argent du FMI et des autres institutions financières internationales, il devra appointer ADO comme premier ministre le seul en qui elles ont confiance. HB cède, ADO parvient au pouvoir.

ADO, complètement étranger au marigot local, gère le pays de 1990 a 1993, s’enrichit de manière éhontée et se construit de toutes pièces une base politique sur les ferments de la religion et de l’ethnie. Farouchement combattu au sein du PDCI, il lance une OPA sur le RDR de Djeni Kobina, dont il dévoie les idéaux pour en faire un parti religieux, ethnique et plus tard, rebelle.

Les héritiers de FHB, Bedie, héritier présomptif et ADO, héritier présomptueux se livrent finalement une guerre de succession rendue encore plus âpre a raison de son enjeu financier, et trop occupés a se disputer, se font battre par un outsider, Laurent Gbagbo, qui du coup, serait allé réclamer son dû au Pape Jean-Paul II, lequel devait le recevoir le 20 septembre 2002. La suite on la connait, la veille se déclenchait la guerre qui nous tient encore.

Aujourd’hui, Gbagbo est au pouvoir, mais l’argent de la CI est toujours au Vatican, surveillé de près par le même Michel Camdessus, qui est à la tête des finances papales, après avoir été éjecté du FMI dans des conditions calamiteuses.

Mauvais scénario ou histoire vraie ?

Cet article a été écrit par le Parti Ivoirien des Aigris Nationalistes le 24/02/2008

Publicités

Comments are closed.

%d blogueurs aiment cette page :