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BENIN : Réinstauration de la contribution scolaire dès le 1er février 2011

Mesure de gratuité de l’enseignement : Réinstauration de la contribution scolaire dès le 1er février 2011

Contrairement à ce que le gouvernement a fait croire aux populations sur la mesure de gratuité de l’enseignement qu’il a prise, la contribution scolaire sera réinstaurée dès le 1er février prochain. C’est ce qui ressort de la 2e Assemblée générale du Collectif des Directrices et Directeurs des écoles maternelles et primaires publiques des départements de l’Ouémé – Plateau tenue à Porto-Novo le 7 janvier dernier.

La mesure de gratuité de l’enseignement prise par le gouvernement de Boni Yayi a échoué lamentablement. C’est du moins ce qu’il convient de retenir des décisions prises par les chefs des établissements publics du maternel et du primaire des départements de l’Ouémé et du Plateau à l’issue de leur Assemblée générale du vendredi dernier dans la capitale. En effet, selon le Collectif des directrices et des directeurs, cette mesure prise par le gouvernement a du plomb dans l’aile et toutes les tentatives de dialogues avec l’autorité afin de trouver une porte de sortie ont été vaines. C’est pour cela que, ce creuset a décidé de prendre ses responsabilités pour sauver les petits enfants inscrits dans les écoles maternelles et primaires des deux départements des conséquences néfastes de l’improvisation légendaire du pouvoir en place. Ainsi, dès le 1er février 2011, chaque écolier de la maternelle au CM2 doit verser une contribution de 3000fCFA même si elle est forfaitaire et ce, sans distinction de région.

Les enfants sacrifiés sur l’autel de l’improvisation

A l’analyse de la mesure prise par le régime de Boni Yayi, il ressort clairement que la décision de gratuité de l’enseignement n’a pas été bien mûrie avant d’être prise au sommet de l’Etat. Selon les 234 participants issus des 15 circonscriptions scolaires de l’Ouémé – Plateau, la totalité de la subvention de 960.000fFCFA par an n’est pas parvenue à chaque école ayant 06 classes au cours de l’année écoulée. Ce qui fait que normalement le gouvernement doit verser un montant total de 1.080.000fCFA à chacun de ces établissements cette année scolaire 2010 – 2011. Malheureusement cela n’est pas fait. Ce qui fait que les chefs des établissements se retrouvent aujourd’hui en difficulté fasse à la gestion des écoles et par surcroît, des apprenants. Aujourd’hui, ils sont dépassés par les choses. In facto, ils ont pris leurs responsabilités pour ne pas être comptables dans la compromission de l’avenir des enfants. Cela n’étonne pas les avertis de la gestion de ce régime qui est réputé pour son improvisation. En tout cas, il est évident que Boni Yayi a échoué dans cette mesure de gratuité qu’il a prise.

Isabelle AHOUNOU

dp 24 H

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