Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: janvier 17, 2011

Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara est-il mort ?

Le dimanche 16 janvier 2011 à 09H50 par IvoireBusiness – Nul ne peut souhaiter la mort d’autrui, c’est pourquoi nous aussi ne souhaitons pas la mort d’Alassane Dramane Ouattara, dit ADO. Mais des sources insistantes et concordantes proches de l’hôpital militaire parisien du Val de Grâce font état de la mort d’Alassane Ouattara, Président reconnu par l’ONU et la France, des suites d’un mal pernicieux qui l’avait déjà fait s’effondrer devant tous à une date très récente au Golf hôtel. Son évacuation sanitaire pour la France avait alors été décidée.

Depuis hier, c’est à une avalanche de messages de confirmation de sa mort que la rédaction d’IvoireBusiness est soumise par des milliers d’ivoiriens du monde entier, partisans et adversaires, pour que nous confirmions la rumeur de la mort d’Alassane Ouattara, laquelle se repend actuellement comme une traînée de poudre, en France, en Europe, aux Usa et en Côte d’Ivoire.

Vue l’extrême sensibilité de l’information et malgré nos sources très proches du Val de Grâce, nous nous bornerons à parler d’informations insistantes et concordantes, laissant ainsi la place à des voix plus autorisées pour la confirmer ou l’infirmer.

D’autres informations contradictoires brandissent la thèse d’une diversion avec la mort de Ouattara, pour distraire les ivoiriens et l’opinion, pendant que la communauté internationale prépare l’attaque de la Côte d’Ivoire pour enlever le Président de la République Laurent Gbagbo du pouvoir par la force, entre le 19 et le 23 janvier 2011. L’un des pions essentiels de cette diversion serait le journaliste-barbouze français Jean Paul Ney, que tous les ivoiriens connaissent pour avoir séjourné à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), après son coup d’Etat manqué de 2008 dénommé « Noël à Abidjan » avec le sergent-chef Ibrahim Coulibaly, dit IB, aujourd’hui en fuite.

Pour les tenants de la diversion, la preuve que Ouattara n’est pas mort sont ses passages successifs dans des émissions de radio comme le Grand débat d’Africa n°1 du 11 janvier, à Canal+ le 13 janvier face à Michel Denisot en duplex depuis l’hôtel du Golf et à la suite de Laurent Gbagbo la veille, et aussi son interview dans l’Express, hebdomadaire français.

Pour les tenants de la possible mort d’Alassane Ouattara, toutes ces émissions ne prouvent rien car elles ont été préalablement enregistrées ou ont fait l’objet d’un montage. Pour eux, si ADO était bien vivant, pourquoi la médiation de l’Union africaine conduite par le Premier ministre kényan, Raila Odinga, a-t-elle été reportée par deux fois ? Initialement prévue les jeudi et vendredi derniers, elle a été reportée ce samedi et dimanche pour être une nouvelle fois annoncée pour mardi prochain.

Par ailleurs, dans l’interview donnée par Ouattara à Canal+ le 13 janvier, il n’a fait aucun cas de l’actualité brûlante en Côte d’Ivoire à cette date où on avait dénombré 10 morts (5 civils et 5 militaires) à Abobogare, l’un de ses fiefs, se bornant à traiter une actualité décalée.

Toujours est-il que ces sources situent l’arrivée de Ouattara à Paris au 08 janvier 2011 par vol privé SWK 4834. Le jet privé affrété pour son évacuation sanitaire a atterri à l’aéroport militaire de Villacoublay. A son bord, le couple Ouattara, le couple Bédié, le général Palenfo et d’autres personnalités de l’entourage d’ADO.

Suite à ses complications de santé à la suite du mal pernicieux qui le rongait au niveau de la poitrine, il serait entré dans un coma profond pour ensuite tirer sa révérence. Les autorités françaises attendraient le bon moment pour annoncer son décès. Nous y reviendrons.

Christian Vabé

Source : http://ivoirebusiness.net/?q=node/1876

 

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Eh oui!! Ben Ali rejeté par la France

Alors que la France a toujours été prompte à dérouler le tapis rouge aux dictateurs africains, elle refuse d’accueillir le président Ben Ali (qui jusqu’à peu était encore son fidèle allié dans la région) déchu par la jeunesse tunisienne. Par ce geste très habile, subtile et éhonté, la France de Nicolas Sarkozy montre clairement qu’elle ne veut pas assumer les deux décennies de complicités, de compromissions et de trahison du peuple tunisien. Elle veut faire oublier qu’elle était le principal soutien de Ben Ali et qu’elle l’a soigneusement et laborieusement aidé à rester au pouvoir près d’un quart de siècle, sans opposition, sans presse libre ni liberté d’expression. La dernière élection présidentielle, il s’était fait réélire avec 90% des voix. Michelle Alliot Marie qui pourtant n’a cessé de lui vendre les armes a opposé une fin de non recevoir catégorique à sa demande d’exil, paradoxal!! Eh oui! la leçon est très claire : La France préfère les dictateurs en service que les anciens dictateurs.

dessin de Lindingre

aymard

Le Parti Communiste du Bénin (P.C.B.) félicite le Peuple Tunisien !!!

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)  01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin) Tél. : 21 35 02 95/97 68 88 73 – Site : http://www.la-flamme.info

TUNISIE : LE GENERAL ZINE EL ABIDINE BEN ALI DESTITUE PAR LE PEUPLE S’EST ENFUI

Depuis décembre 2010, la jeunesse tunisienne, les travailleurs et les intellectuels progressistes tunisiens sont dans la rue pour protester contre la faim, le chômage et le bâillonnement des libertés démocratiques. Cela fait vingt-trois ans que cela dure. Vingt-trois  ans qu’avec l’appui des américains, le Général Ben Ali a renversé Bourguiba et instauré une dictature des plus féroces appuyée par les gouvernements français successifs ; vingt trois ans que le peuple tunisien produit pour enrichir ses dirigeants et leurs commanditaires étrangers, lesquels utilisent les médias dont ils ont les commandes pour couvrir les cris et les gémissements de la jeunesse et du peuple tunisien qui n’en peuvent plus de ployer sous le poids de la misère croissante, des tortures et des emprisonnements, de la censure, de l’interdiction des journaux et des agressions contre la presse. Mais depuis un mois, cela a explosé ; à Sidi Bouzi, un jeune diplômé chômeur à qui on venait d’arracher son étalage de fruits dont la vente lui permettait de vivre s’est immolé par le feu. Les manifestations qui ont suivi n’ont eu de cesse de croître et de gagner en ampleur, embrasant tout le pays jusqu’à la capitale Tunis et Souss. Malgré la féroce répression policière qui s’est abattue sur les manifestants et leurs soutiens. Malgré la chape mise sur les médias, malgré le blocage des sites internet, la révolte des tunisiens et leurs cris ont traversé l’espace et se sont répercutés dans le monde entier et l’opinion démocratique mondiale a commencé à protester, obligeant même les autorités françaises, les complices de toujours de Ben Ali à avouer qu’une répression excessive avait cours en Tunisie.

Trois fois, Ben Ali en personne est intervenu à la télé sur la crise. Deux fois il a dénoncé des groupes terroristes et extrémistes et encouragé sa police à réprimer pour restaurer l’ordre. Une soixantaine de morts a déjà été dénombrée. Plusieurs arrestations ont eu lieu, dont celle du porte-parole du Parti communiste des Ouvriers de Tunisie (PCOT), Hama HAMAMI. Et hier soir, pour la troisième fois, Ben Ali intervient pour dire, en substance : Qu’il a « compris » les manifestants, qu’il promet le renforcement de la démocratie et du pluralisme, la liberté de la presse et la fin des mesures de blocage des sites Internet. Il a également ordonné une baisse des prix du pain, du lait et du sucre et promis se retirer du pouvoir en 2014.

Trop tard, répondent en chœur les Tunisiens. Ils sont des milliers dans la rue de Tunis la capitale aujourd’hui 14 janvier 2011 manifestant notamment devant le Ministère de l’Intérieur rebaptisé Ministère de la Terreur. Nous voulons du pain, pas de Ben Ali. Mouvement continu, Non à Ben Ali ! scande la foule où on a pu même voir des manifestants et des soldats s’embrasser. En clair, BEN ALI DOIT PARTIR ET TOUT DE SUITE, PAS EN 2014, TOUT DE SUITE.

Alors BEN ALI joue sa dernière carte ; il dissout le gouvernement et promet des législatives dans six mois. Insuffisant, répond le peuple ; BEN ALI démission ! La police attaque encore une fois le peuple au gaz et à balles réelles. De nouveaux morts mais le peuple continue de protester. Plus rien ne peut arrêter le soulèvement populaire. ALORS BEN ALI S’ENFUIT ET TROUVE REFUGE SUR CONSEILS ET SOUTIENS DE SES AMIS FRANÇAIS ET AMERICAINS A DJEDDAH EN ARABIE SAOUDITE.

Tous les prisonniers politiques sont libérés dont HAMA HAMAMI.

Au peuple tunisien, le Parti Communiste du Bénin et le peuple béninois disent : BRAVO ! COURAGE ! POURSUIVEZ ! VOUS AVEZ CHASSE BEN ALI, RENVERSEZ SON POUVOIR ET METTEZ EN PLACE LE VOTRE.

Au peuple du Bénin, le Parti Communiste du Bénin dit : le peuple tunisien montre la voie ; Boni YAYI qui avoue avoir comme modèle à imiter le dictateur aux mains couvertes de sang BEN ALI doit être poursuivi comme son modèle et chassé comme lui.

Cotonou, le 15 janvier 2011

Le Parti Communiste du Bénin

Le Peuple Tunisien chasse ZINE EL-ABIDINE BEN ALI – Qui l’eut dit, qui l’eut cru?

Zine el-Abidine Ben Ali, hissé à la tête de la Tunisie il y a 23 ans (après le coup d’Etat médical qui lui a permis d’évincer le grabataire Habib Bourguiba),  avait tout pour exercer le pouvoir ad vitam aeternam, et même le léguer à ses ayant-droits ou partisans. Il avait parfaitement trusté l’Etat, capté aussi bien le pouvoir politique, économique, militaire que médiatique. A force de monopolisations, il a créé un système de gouvernance tout à fait verrouillé. Bien vrai que, par cynisme ou pour donner le change, il faisait mine de créer des vannes d’aération avec la création de partis, d’associations, censés jouer la différence… mais  bien entendu ils étaient tous des structures-liges inféodées au pouvoir.


(Le 25 Octobre 2009 pour sa cinquième élection)

Cette démocratie cosmétique avait beau être dénoncée par des voix en interne, celles-ci  étaient étouffées par la répression, les intimidations, lesemprisonnements, les tueries et par le démontage systématique des vrais partis politiques d’opposition. L’opération de domestication du champ politique et social était facilitée par les grandes puissances, disons la communauté internationale, qui ne marchandaient pas  éloges et soutiens à Ben Ali qui, parce qu’il avait réussi à ses yeux à contenir à un stade résiduel l’extrémisme islamique et mis en place un système économique favorable aux échanges avec l’Occident,méritait tous les égards. Alors, on lui passait tout, renvoyant la faute comme c’est toujours le cas pour l’Afrique, à ces opposants désespérément inorganisés, sans programmes et bêtement incapables de s’unir.

Les mêmes qui n’ont pas assez de mots durs pour vouer Laurent Gbagbo aux enfers sont ceux-là qui se montraient les plus accommodants, les plus coulants, avec le régime tunisien.

De quoi a besoin un peuple sinon de nourriture, d’écoles, d’hôpitaux, de routes… ?
Tout cela, disait Jacques Chirac, Ben Ali le prodigue abondamment aux Tunisiens. Alors, le reste, bof !

Nicolas Sarkozy n’a pas fait que reconnaître ces mêmes acquis au premier des Tunisiens : il est allé plus loin pour dire que dans ce pays, « l’espace de liberté progresse », qualifiant Ben Ali d’ami et se refusant, s’agissant de la pratique démocratique dans ce pays, à « s’ériger en donneur de leçons ».

Mais toutes ces protections n’ont pas suffi à protéger l’autocrate lorsque le peuple tunisien s’est dressé contre lui ; l’imprenable citadelle, comme un château de cartes, s’est écroulé au premier coup de butoir d’une jeunesse en furie. Enchantement mais stupeur aussi.


Mohamed BOUAZIZI, diplômé au chômage, vendeur de fruits et légumes par nécessité,
Et qui s’est immolé par le feu

Mohamed BOUAZIZI, celui par qui la Tunisie a été libérée, celui qui est mort à l’Hôpital des suites de ses brûlures

Comment, Sacrebleu, cela a-t-il pu arriver aussi facilement, comme à la parade ?

On n’avait pas prévu que même les partis politiques désorganisés, les syndicats, les médias et les organisations de la société civile muselés, le peuple spontanément, pouvaient enclencher la Révolution et lui donner une conduite intelligente. On n’avait pas compté avec ça ! Et voilà le travail ! Dans le monde arabe, en Afrique subsaharienne et dans le monde entier,  les peuples et surtout les jeunes qui ont suivi les émeutes grâce à Internet, les chaînes de télévision satellitaires, s’émerveillent de tant d’audace de la part des jeunes Tunisiens pendant que les dirigeants broient du noir.

Le mal-vivre tunisien, le chômage des jeunes diplômés, la vie chère, la démocratie factice, la fracture sociale…, ça se vit au quotidien dans ces contrées du monde ; alors, l’effet domino y est dans bien des pensées et sur bien des lèvres.

Le déclencheur, maintenant on le sait, peut venir de n’importe où, de n’importe quoi. Un évènement le plus banal et la marmite saute !

L’enseignement sera-t-il perçu à sa juste mesure ? Il faut le souhaiter car au spectacle qu’offre cette bataille historique, on note quand même la centaine sinon plus de morts, des blessés en nombre incalculables, des dégâts matériels lourds. On se dit qu’on pourrait en faire l’économie et ne pas être obligé, comme le dictateur tunisien, de s’enfuir la nuit tombante ou au petit matin comme un vulgaire détrousseur. Tout cela sans le secours des puissants de ce monde qui l’ont porté aux nues tout au long de ces années et qui refusant de faire comme l’hôtesse de l’Auvergnat de Brassens, vous claquent au nez la porte alors que vous fondiez en eux une confiance totale. Ira-t-on jusqu’à  geler les avoirs  de l’ancien président, de ceux de sa femme Leila Trabelsi et de ses proches,  en Europe, aux USA et ailleurs ? Ira-t-on jusqu’à lancer à leurs trousses la Cour pénale internationale ? En tout cas, le passif est là, fait de meurtres, de corruption, de pillages, de violences en tout genre qui y appellent !

San Finna N°599 du 17 au 23 Janvier 2011

BENIN : Me Adrien Houngbédji reçoit le soutien des Zem

Les conducteurs de taxis motos, les fameux « zémidjan » habitués du kiosque à journaux près de la morgue du CNHU de Cotonou ne sont pas prêts d’oublier la journée du vendredi dernier. Ce jour-là, très contents, ils ont reçu la visite surprise de Me Adrien Houngbédji, candidat de l’UN pour la présidentielle de 2011.

Il sonnait environ 11 heures vendredi dernier quand le cortège de Me Adrien Houngbédji et la délégation qui l’accompagnait fit son apparition au légendaire kiosque situé près de la morgue du CNHU de Cotonou, est très fréquenté par les « zémidjan ». Venant de la pharmacie camp Ghézo, le cortège s’immobilisa sans crier gare. Accompagné de Léhady Soglo, premier adjoint au maire de Cotonou, Me Adrien Houngbédji et le reste de sa suite furent immédiatement ovationnés. Pourtant, la visite du candidat de l’UN n’avait pas été annoncée. La surprise fut donc de taille pour les deux parties. D’une part, les zem ont été surpris agréablement par leur grand visiteur qu’ils ont salué et accueilli comme leur prochain président, d’autre part, leur hôte ne s’attendait non plus à pareil accueil dans une ambiance de fête avec à la clé des clameurs, des tonnerres d’applaudissements et des slogans.

Chef du 12 ème arrondissement dont les bureaux sont proches du kiosque, Brice Chanhoun a présenté Me Adrien Houngbédji aux zem. Ces derniers étaient ravis de voir celui-là qui sera vraisemblablement le prochain président du Bénin.

A cet effet, leur porte-parole de vanter les mérites du candidat de l’UN et de lui assurer le soutien total et indéfectible de ses camarades de travail. Aussi n’a-t-il pas manqué de dire que leur reconversion est leur plus grand souhait avec à l’appui des débouchés satisfaisants et prometteurs. Leur répondant dans une ambiance de fête, Me Adrien Houngbédji tout en prenant acte des doléances de ses interlocuteurs, a dit qu’une fois élu, il fera les choses autrement avec des projets idoines pour eux dans le sens de leur reconversion.

Avant de quitter ses hôtes qui n’en croyaient pas toujours à leurs yeux, le candidat de l’UN pour 2011 a acheté quelques journaux et monta sur une moto conduite par un zem. Encore une belle image de cette mémorable journée pour les conducteurs de taxis-motos déterminés selon leurs dires et l’accueil réservé à Me Adrien Houngbédji, à lui apporter leur soutien total pour la victoire en 2011.

Johnson Z. OLOKIKI

Elections présidentielles de 2011 au Bénin : L’« Un » reçoit le soutien d’Edgard Alia

La famille des partis politique de l’opposition, l’Union fait la nation, l’Un s’agrandit et se bonifie. Elle vient de recevoir un soutien politique de taille. Il s’agit du président du parti ‘’Echelle’’ Edgard Alia qui a décidé d’adhérer à la grande machine politique de l’Un. C’était à la faveur d’une cérémonie festive qui s’est tenue le week end dernier en présence des honorables députés, des rois et têtes couronnées, du maire de Savalou et du candidat de l’Un, Adrien Houngbédji.

Prenant la parole, Edgard Alia a vanté les mérites du candidat unique de l’Un et encouragé ce dernier à poursuivre son combat pour la victoire présidentielle. Rassuré de cette prochaine victoire, il a rappelé les prouesses politiques de son parti politique et précisé l’importance qu’il revêt dans l’élection de son candidat en février prochain. « Je suis persuadé que le prochain président de la République, c’est Adrien Houngbédji. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, je l’appelle son Excellence Monsieur le président Adrien Houngbédji » a-t-il martelé. Et pour atteindre cette mission, Edgard Alia a appelé les populations, roi et dignitaires de Savalou à taire leurs divergences et à soutenir le candidat de l’Un aux prochaines échéances électorales. Il a par la suite rappelé les raisons fondamentales qui soutendent son adhésion à l’Un. Pour lui, c’est pour être plus forts et combler les attentes des populations de Savalou qu’il a adhéré à cette alliance de partis politique. « C’est pour être plus fort et être à même de régler les nombreux problèmes de Savalou que nous nous sommes mis ensemble ». Saluant le bravour du nouvel adhérent, le candidat unique de l’Un, Adrien Houngbédji a décrié les dérives du régime en place avant de rassurer les populations sur l’exécution des différents projets qu’il a élaborés dans son programme de société pour sortir les populations de la pauvreté. A signaler qu’entre autres artistes locaux qui ont agrémenté la cérémonie, le roi Alokpon a activement participé à ce meeting riche en sons et couleurs. Il a confectionné à cet effet un album cd spécialement dédié à l’Un et son candidat unique.

Claude Ahovè (Coll)

Croissance économique : la Banque mondiale montre les piètres performances du Bénin

La faible croissance de l’économie béninoise a été remarquée par la Banque Mondiale. L’institution financière internationale a rendu publics le 15 janvier les résultats des perspectives économiques mondiales pour 2011.

Pour cela, elle a d’abord fait le point des performances de toutes les économies durant l’année écoulée. Et le Bénin apparaît en Afrique comme l’un des rares pays ayant enregistré une croissance faible.

 En 2010 en effet, l’Afrique subsaharienne (hormis l’Afrique du Sud) a enregistré une croissance globale de son produit intérieur brut (PIB) évaluée à 5,8% et devrait atteindre 6,2% en 2011. Mais le Bénin a connu dans la même période une croissance de 2,8%.

La Banque Mondiale parle alors de « piètre performance » qu’elle impute toutefois aux ravages des récentes inondations, à la chute de la production cotonnière et à la faillite de plusieurs établissements collecteurs illégaux de l’épargne publique.

Ainsi, elle a estimé que cette affaire a entraîné « des pertes de revenu pour des dizaines de milliers de ménages, réduisant ainsi la consommation ». En outre, la Banque indique que l’Etat lui-même n’a pas pu engranger les recettes prévues et a dû réduire ses dépenses. Contrairement à cette morosité générale, l’Afrique subsaharienne et même le monde ont présenté une meilleure mine.

La Banque Mondiale estime en effet que le taux de croissance du PIB mondial a atteint 3,9% en 2010. Cette croissance devrait redescendre en 2011 à 3,3% du fait des aléas inflationnistes qui se font jour dans les pays émergents.

Mais pour Hans Timmer, Directeur du Groupe des perspectives de développement à la banque, cette tendance haussière devrait être conjuguée bientôt au passé. Mais si les prix mondiaux des aliments continuent d’augmenter parallèlement à ceux des autres produits de base, il n’est pas exclu que la situation observée en 2008 se reproduise, selon Andrew Burns, responsable de l’équipe chargée de l’analyse des impacts macroéconomiques mondiaux au sein du Groupe des perspectives de développement à la Banque Mondiale.

Dans son analyse, le Groupe a noté par exemple que le Mali continue sur la voie d’une expansion soutenue, avec une croissance du PIB de 5% en 2010 s’expliquant par la remontée des prix des produits de base, en particulier de l’or et du coton, les deux produits d’exportation du pays.

Les nouveaux investissements publics dans les secteurs de l’électricité et des transports ont montré la volonté de l’Etat de promouvoir les infrastructures. Le secteur agricole a également bénéficié de plusieurs projets de grande envergure.

Quant au Bénin, la Banque mondiale note que sa « piètre performance » étonne dans une Afrique subsaharienne dont les pays ont vu leur économie redémarrer.

Olivier ALLOCHEME

Côte d’Ivoire : Alors qu’il s’oppose au paiement des salaires des fonctionnaires : Ouattara touche son salaire d’ancien Premier ministre

Alors qu’il ne reconnaît pas Laurent Gbagbo comme président élu de la République de Côte d’Ivoire et qu’il mène des actions subversives afin que les salaires des fonctionnaires ne soient pas payés, Alassane Ouattara a perçu son salaire d’ancien Premier ministre du mois de décembre.
Incroyable, mais vrai ! Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ont touché leurs salaires d’ancien Premier ministre et d’ex-chef d’Etat. L’information émane de source crédible. En effet, il est surprenant que Ouattara, de façon particulière, ait perçu son salaire d’ancien Premier ministre de décembre 2010.

Voilà un homme qui ne reconnaît pas Laurent Gbagbo comme le président élu de la République de Côte d’Ivoire et met tout en œuvre pour asphyxier économiquement le pays afin d’empêcher l’Etat de payer les salaires des fonctionnaires.

Cependant, toute honte bue, il s’est fait payer son salaire loin de tout regard par le gouvernement de celui qu’il ne reconnaît pas.

Il convient de rappeler que le salaire que perçoit Alassane Ouattara en tant qu’ancien Premier ministre s’élève à 6.750.748 FCFA, dont 5.750.748 FCFA d’allocation viagère
et 1. 000.000 FCFA de frais de carburant.

Il est proprement irresponsable de la part de Ouattara de lancer des mots d’ordre insurrectionnel et de se battre pour assécher les caisses de l’Etat pour l’empêcher de payer les salaires des fonctionnaires, et, dans le même temps, se dérober pour se faire payer.

En réalité, en acceptant son salaire d’ancien Premier ministre, Alassane Dramane Ouattara reconnaît que c’est bien Laurent Gbagbo qui a été réélu président de la République. Il sait donc en son âme et conscience qu’il a perdu l’élection présidentielle. Il trompe donc ceux qui croient encore naïvement en lui.

Il est, par ailleurs, totalement inadmissible que l’Etat de Côte d’Ivoire continue de payer des gens qui nient son existence et qui sont dans une rébellion qui fait une guerre meurtrière à ce pays. Il est temps que cela s’arrête.

Boga Sivori (bogasivo@yahoo.fr)

Avant le sommet de l’UA sur la Côte d’Ivoire : La France tente de corrompre le Malawi

La coïncidence est bien curieuse. A moins de deux semaines du sommet de l’Union africaine (UA) qui se tiendra, sauf changement, à la fin de ce mois de janvier 2011 à Addis-Abeba (Ethiopie) et dont l’un des sujets centraux constitue la crise post électorale en Côte d’Ivoire, la France de Nicolas Sarkozy a illico presto annulé la dette du Malawi à son égard évaluée à environ 10,8 millions d’euros (environ 7,182 milliards de fcfa). Selon le quotidien malawite, Nyasa Times, du mercredi 12 janvier dernier, qui a livré cette information, l’ambassadeur de France au Malawi, Jacques Gascuel, a soutenu que cet argent permettra au Malawi de dresser la carte géographique du pays en faveur de l’industrie minière. Au-delà du discours officiel, le décryptage attentif de ce geste soudain de la France envers le Malawi permet de comprendre qu’il pourrait s’agir ni plus ni moins d’une action de Sarkozy liée au combat que mène la France contre la Côte d’Ivoire pour écarter le Président Laurent Gbagbo du pouvoir et imposer Alassane Ouattara, l’homme de la nébuleuse, aux Ivoiriens en toute illégalité. Paris tente donc de corrompre le Malawi dont le chef de l’Etat, Bingu Wa Matharika, est également président en exercice de l’UA. En réduisant la dette du Malawi, Nicolas Sarkozy veut ainsi appâter Bingu Wa Matharika afin que celui use de tout son «poids» au sommet d’Addis- Abeba pour aider la France à «dégommer» Gbagbo du pouvoir. Pour que son poulain Ouattara, dont nul n’ignore qu’il a largement fraudé lors du second tour de la présidentielle, s’installe à la tête de la Côte d’Ivoire en violation de la Constitution ivoirienne.
La France de Sarkozy perçoit en Bingu Wa Mutharika, un allié important pour accomplir cette «mission» d’autant, selon une dépêche de l’agence de presse Apa datée du 5 janvier dernier, le chef de l’Etat malawite avait déjà embouché la trompette gaulloise en soutenant, dans un communiqué, que «Ouattara a remporté l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire». Paris veut à la fois, sans doute, récompenser le Malawite pour ce coup de pousse et l’encourager à achever sa «mission» quasiment moutonnière. D’où cette réduction de la dette.

Didier Depry (ddepry@hotmail.com)

notrevoie, 14/01/11