Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: janvier 20, 2011

Pétition : Non à la participation de Nicolas Sarkozy au sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine

Chers lecteurs

Une pétition a été initiée contre la participation de Nicolas Sarkozy au sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine. Les destinataires de cette pétition sont lesdits chefs d’Etat et de gouvernement. Merci de bien vouloir signer et faire circuler cette pétition en cliquant sur le lien suivant, afin de faire comprendre à nos dirigeants que nous nous érigeons contre la soumission avilissante dont ils font preuve à l’égard de l’Occident en général et du locataire de l’Elysée en particulier :

http://www.petitionduweb.com/NON_a_la_participation_de_Nicolas_Sarkozy_au_sommet_de_l_UA___NO_to_the_participation_of_Nicolas_Sarkozy_in_the_AU_Summit-8612.html

Aux chefs d’Etat africains ;

Les 30 et 31 janvier 2011 a lieu à Addis Abeba la Conférence des chefs d’Etat de l’Union Africaine. En toute arrogance, le président français Nicolas Sarkozy a décidé de s’y inviter et d’y prendre part.

A-t-on jamais vu un président africain invité ou s’inviter à un sommet de l’Union européenne ?
A-t-on jamais vu un président européen invité ou s’inviter à un sommet des chefs d’Etat d’Asie ou d’Amérique du Sud ?

Le 26 juillet 2007, ledit Nicolas Sarkozy avait, depuis Dakar, insulté la Jeunesse d’Afrique, en ces termes : «L’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. (…) L’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable, où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. Le problème de l’Afrique, il est là.»

Douze d’entre vous ont néanmoins trouvé opportun de nous couvrir de honte, nous, Peuples d’Afrique,  en allant célébrer le cinquantenaire de leur dépendance à l’ancienne puissance coloniale française à Paris, le 14 juillet 2010.

Cela suffit ! Le temps de la Dignité est venu !

Aujourd’hui, nous vous rappelons que votre devoir est de servir vos peuples et non de les asservir et les offrir pieds et poings liés à l’oppresseur occidental.

Nous disons NON à la participation de Nicolas Sarkozy au sommet de l’Union Africaine !

Signé : Les Peuples de l’Afrique Digne

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Divisée sur la désignation de son représentant à la Cena 2011 : le Bénin face à une société civile kpayo (Preuve qu’elle est pire que la classe politique)

Au moment où l’opinion était unanime pour reconnaître que la société civile béninoise semait les germes de sa propre destruction, certains de ses acteurs les plus visibles avaient tôt fait de monter au créneau pour défendre la thèse contraire. Mais mal vient de leur en prendre car plus que divisée, elle s’est métamorphosée pour devenir une société civile bi- phasique. La guerre de leadership et des intérêts égoïstes aidant, tout a basculé et elle est définitivement partie pour se retrouver dans la seraille du démon de la division qui a réussi à s’installer avec une omniprésence qui n’a d’égal pour aucun précédent. Cette espèce de balkanisation entretenue par nombre de réseaux d’Ong qui s’activent sur le terrain donne ainsi raison à l’opinion et à tous les observateurs avertis qui tiraient, depuis ce temps, la sonnette d’alarme.

Il est par conséquent aisé aujourd’hui de constater qu’il existe deux sociétés civiles ; une société civile éparpillée dans les sensibilités proche de l’opposition et une autre qui s’est enfouie dans les bottes du pouvoir. Ce glissement malveillant vers le terrain politique ouvre grandement le boulevard à la politisation à outrance des activités dévolues aux organisations non gouvernementales source d’un apocalypse imminent. Or, on le sait, jeter une goutte d’acide chlorhydrique sur du fer, il le ronge automatiquement et le détruit les instants d’après. Cette image colle bien avec la considération selon laquelle lorsque le politique arrive à s’insérer dans un tissu socioprofessionnel, il en est ainsi. En terme clair, une maison divisée contre elle est appelée à couler. C’est à ce cas de figure qui incarne vraisemblablement un guêpier que le concordat d’Ong qui compose cette société civile est confronté actuellement.

Il va falloir repenser la problématique. C’est dire qu’à l’allure où vont les choses, la société civile de notre pays, est au bord de l’abysse et il aurait suffi de toucher simplement pour qu’elle se retrouve dans le ravin. Le vent qui vient de souffler a laissé transparaître l’anus du coq et a mis à nu le fait qu’elle se dévie de sa mission originelle de contre-pouvoir pour se consacrer aux intérêts égoïstes. Chose pour laquelle les deux sociétés civiles se sont, de tout temps, livrées la guerre. Comment ne pas taire son moi dès lors qu’une question prend l’allure de l’intérêt national. Et pourtant, c’est un principe sacro-saint connus de tous. Nul ne peut, au demeurant, dénier le droit à quiconque qui venait à prêter flanc à la tendance qui veut que soit flagellé tout individu qui se serait permis le luxe gauchiste de le transgresser.

Ce disant, l’aile Jean Baptiste Elias et le camp Tchatcha Rigobert, deux membres de la société civile qui se disputent un seul fauteuil doivent transcender leur moi pour aller à l’unissons. Cela nous éviterait un bras de fer inutile et surtout d’un éternel recommencement comme ce fût le cas lors de la Cena 2010 présidée par le Sg de la Cgtb, Pascal Todjinou. C’est à cette condition et à cette seule condition que les acteurs de la société civile pourront gommer l’imbroglio qui se prépare sans occulter ce bicéphalisme ambiant en gestation. Lesquels sont susceptibles de retarder les choses une fois les autres membres désignés. Le plus tôt serait donc le mieux. Redorer votre blason messieurs !

Prince GBEMISSOKE

Me Adrien Houngbedji explique ces choix politiques

Choix politique du Prd ces dix dernières années : Les confidences de Me Adrien Houngbédji

Me Adrien Houngbédji, candidat désigné de l’Union fait la Nation pour la présidentielle de février prochain, a ouvert son cœur aux Béninois. Par l’entremise d’une interview qu’il a accordée aux confrères de Canal3 Bénin, il a fait des confidences sur sa vie et sur son intégrité.

Canal3 Bénin : Bonsoir M. le Président, certains de vos compatriotes s’intéressent à des traits de caractère de votre personnalité liés à plusieurs évènements ayant marqué certainement votre vie et votre parcours à savoir votre démission juste après votre élection au poste de maire de Porto-Novo et puis votre démission en 1998 du poste de premier ministre. Qu’est-ce que vous en dites ?

Me Adrien Houngbédji :

Commençons par la première partie de votre question à savoir la démission de la mairie de Porto-Novo. Ce que j’observe par rapport à ce sujet, c’est que ceux qui en parlent, ce sont ou mes adversaires politiques, ou bien des personnes qui ne connaissent par la vie politique dans la cité de Porto-Novo et cela a pour conséquence qu’on fait un reproche. Mais en réalité quand on regarde, ceux qui savent vous diront que j’ai fait ce qu’il fallait faire.

Je voudrais rappeler que lorsque nous avons créé le Prd, nous étions deux leaders, le Président Moucharafou Gbadamassi, paix à son âme et moi-même. Pour ceux qui connaissaient le président Gbadamassi, c’était une personnalité charismatique, très populaire à Porto-Novo et dans l’Ouémé. Nous voir tous les deux en compétition, devait créer des problèmes. Ces problèmes, nous les avons vite réglés. Nous avons dit que l’un de nous devait briguer la mairie de Porto-Novo et l’autre la magistrature suprême.

C’était un deal que nous avons fait entre nous et nous nous sommes mis à travailler à partir de ce deal là. Donc Gbadamassi devait devenir maire de la ville de Porto-Novo, c’était son ambition, et moi je devais briguer la magistrature suprême. Mais à un moment donné, alors que nous nous préparions pour les élections municipales après le vote de la loi sur la décentralisation, est survenu, le décès de Gbadamassi, encore une fois paix à son âme. Ce décès a, par lui-même, semé le désarroi dans nos rangs et beaucoup avaient même prédit que le Prd allait se disloquer parce que celui qui est considéré comme la locomotive du parti a disparu. Nous en étions là, à panser nos plaies, lorsque le problème des élections municipales est arrivé. Celui qui devait briguer le poste c’est Gbadamassi. Il décède et vous me voyez un an après, un et demi après, m’asseoir dans le fauteuil et dire que je veux prendre ce poste ? Première interrogation. Je ne pouvais psychologiquement et décemment pas me présenter et dire que je veux être maire à la place de Gbadamassi.

La deuxième raison que j’aimerais que vous preniez en compte, c’est que ce qui s’est passé à l’occasion de cette élection ; du jamais vu. Nous n’avons jamais vu, de mémoire d’homme politique, une campagne municipale de l’ampleur de celle qui a été déclenchée par mon ami Gaston Zossou, qui est, d’ailleurs, avec nous, aujourd’hui, dans l’Union fait la Nation et qui travail pour notre succès. Gaston Zossou était candidat à la mairie de Porto-Novo, ministre à l’époque, évidemment fortement soutenu par le Président de la République de l’époque, sous la bannière d’une association appelée Anfani. Déploiement de moyens, de battages médiatiques. Partout vous passez à Porto-Novo, c’était Anfani ; des tee-shirts, des affiches, des tams-tams, partout. À moment donné, les militants ont pris peur. Le parti s’est réuni et s’est dit, avec ce qui se déploie comme moyens, on dirait des élections présidentielle et même plus. La question était de savoir si nous pouvions espérer gagner, Gbadamassi n’étant plus présent. Est-ce que nous n’allons pas perdre cette mairie pour laquelle nous nous battons depuis un certain temps ? Alors le parti s’est réuni, y compris ses structures à Porto-Novo. Et c’est à ce moment là, qu’il m’a été demandé, de me porter candidat aux élections municipales pour sauver la barque. Donc je n’avais pas planifié d’être candidat aux élections municipales, je n’avais pas l’ambition d’être maire de la ville de Porto-Novo. Je me suis retrouvé, un mois avant les élections, dans l’obligation d’y aller, pour sauver la place forte du parti. Voilà comment j’ai été candidat. Et il a été convenu au niveau du bureau politique, qu’une fois que j’y aurais été, une fois que nous aurons gagné, eh bien, je me retirerais, pour laisser la place à quelqu’un d’autre. Est-ce qu’on peut décemment faire un reproche pour cela ?

Et si c’était à reprendre vu les circonstances actuelles, allez-vous procéder de la même façon ?

Oui ! C’est une pratique courante en politique. Vous n’avez jamais vu des hommes politiques se positionner à un poste, pour favoriser l’émergence du parti ? Quand des hommes comme François Mitterrand, Jacques Chirac, ont brigué des postes, ce n’était pas forcément pour leur ambition personnelle, mais c’était pour la promotion du parti. Je me suis porté candidat, parce que le parti me l’a demandé, parce qu’il fallait que je sois candidat pour que les Porto-noviens adhèrent à l’équipe municipale. Et le plus loyalement du monde, lorsqu’on a fini, je me suis retiré. J’ajoute qu’à l’époque, j’étais président de l’Assemblée Nationale.

Et je dois ajouter, parce que j’avais commencé à dire que c’était mes adversaires politiques qui en parlent ou alors ceux qui ne connaissent pas Porto-Novo. Normalement, après un comportement comme celui-là, si cela avait été un geste isolé, solitaire, c’est d’abord le parti qui m’en aurait fait le reproche ; c’est d’abord les militants qui m’en auraient fait le reproche et c’est ensuite les électeurs de Porto-Novo qui m’auraient sanctionné. Or, regardé depuis ces élections jusqu’à ce jour, les scores que j’ai obtenus à Porto-Novo ont été crescendos. Donc il ne pouvait y avoir meilleure approbation de ce qui a été fait.

Le seul problème, M. le président, c’est qu’on rapporte cet évènement à un autre évènement, celui de votre démission du poste de premier ministre en 1998

Absolument ! Mais là aussi vous savez, chacun à sa règle d’éthique. Il s’agit de savoir si on s’asseoit dans un fauteuil pour le plaisir de s’asseoir. Non ! J’ai accepté d’être premier ministre du général Kérékou, sur la base d’un deal, parce qu’il y avait certaines choses à faire dont la bonne gouvernance, la démocratie. Sur le plan de la démocratie, du temps où j’ai été premier ministre, je crois qu’il n’y a rien à nous reprocher. Nous avons fait beaucoup de choses, en tout cas dans cette période là et il y a rien qui ait été anti-démocratique, contraire aux libertés, comme on le voit aujourd’hui.

Mais il y a beaucoup de Béninois qui vous reprochent que ce poste n’était pas prévu dans la constitution ?

Cher ami, en droit comme en fait ; d’abord en droit, je n’ai pas été nommé sans qu’un avis de la Cour constitutionnelle n’ait été donné. La Cour constitutionnelle a pris une décision, à la demande du président Kérékou. Cette décision m’a été notifiée, lui a été notifiée, avant que je ne sois nommé. Deuxièmement, dans la pratique, tous les Chefs d’Etat que nous avons eu jusqu’ici ont toujours eu un ou deux premiers ministres, l’actuel en a deux. Et quand je lie les programmes de ceux qui s’annoncent pour les prochaines consultations électorales, je vois qu’il est déjà demandé un poste de premier avec des pouvoirs renforcés. Cela veut dire donc que c’est une nécessité.

Mais cela ne fait pas partie des projets de l’Union fait la Nation, c’est-à-dire la coalition qui vous porte pour les élections prochaines ?

C’est un sujet dont nous n’avons pas discuté. Mais je dis que le besoin se fait sentir. Ne doit-on pas tenir compte de la situation particulière de notre pays ? Je n’en sais rien. Mais toujours est-il qu’au moment où la chose a été faite, c’était sur la base d’un deal qui a été avalisé par la Cour constitutionnelle de notre pays qui a dit oui. On peut nommer un premier ministre dès lors que le Chef de l’Etat ne se débarrasse pas de certaines prérogatives que la constitution ne l’autorise pas à abandonner. Pour parler de ma démission en 1998, je vous ai dit toute à l’heure que nous étions allé au gouvernement parce que nous pensions que c’était nécessaire pour la démocratie et les libertés. Et je crois que de ce point de vu, cela été un succès. Le Président Kérékou a été exemplaire aussi bien pendant son premier mandat que pendant son deuxième mandat.

Et pourtant vous y étiez parti de son gouvernement… ?

Alors la deuxième raison, c’est la bonne gouvernance. Nous sommes rentrés dans ce gouvernement, parce que nous étions attachés à la bonne gouvernance. Mais nous nous sommes rendu compte en cours de route, que la bonne gouvernance n’existait plus. Et ce n’est pas une décision que Adrien Houngbédji a prise tout seul. Nous sommes allés à Bohicon, à un congrès du parti, où nous avons fait le point de notre présence au gouvernement. Et nous avons voté une résolution dans laquelle nous disions qu’il y a certains dossiers comme la Sonapra, la Sonacop et la crise énergétique, dont la gestion ne nous convenait pas. Et le congrès nous a demandé de quitter le gouvernement. Et vous avez constaté que c’est tous les quatre ministres, unanimement qui ont signé. Tous les quatre, nous avons quitté le gouvernement. Il y avait, Tidjani Serpos, Kamarou Fassassi, Timothée Zannou et moi-même. Nous avons démissionné ensemble du gouvernement. Donc cela ne s’est passé sur un coup de tête, mais pour rester conformes aux valeurs éthiques que nous défendons en entrant dans ce gouvernement.

Par conséquent, je n’ai aucun regret de ce point de vu là. Ce dont le Bénin a besoin aujourd’hui, c’est des hommes politiques, des ministres qui disent : Non ça suffit ! Cen-sad, Machines agricoles, Icc, etc etc et personne ne démissionne. On reste, on est content de rester, parce qu’on est ministre. Par conséquent je vous dis que ce reproche là, je ne l’accepte pas. Nous avons fait ce que nous devrions faire, parce que nous étions attachés à la bonne gouvernance. Et nous avons constaté que même si nous restions un ou deux ans de plus, cela n’aurait rien changé. Alors autant partir.

Je ne sais pas pourquoi on s’accroche à cette affaire de démission. Ma vie d’homme public n’a pas commencé en 1998. Elle a démarré un plus tôt en 1968, quand je suis rentré de la France. Dès que je suis arrivé de Paris, j’ai été nommé procureur de la République à Cotonou, commissaire du gouvernement auprès du tribunal militaire d’exception. Ce tribunal militaire d’exception a été mis en place par le gouvernement militaire des jeunes cadres avec pour objectif de sévir contre la corruption et la prévarication. Une semaine, à peine, après ma nomination, le garde des sceaux qui m’a nommé a été lui-même attrait devant ce tribunal. J’ai pris le dossier, il n’y avait rien dedans. Il n’y avait que la lettre par laquelle le Chef du gouvernement, paix à son âme, me demandait de poursuivre son collègue, l’intendant militaire Chasme. J’ai pris le dossier, je dis mais, mon colonel, il n’y a rien dedans.

J’ai eu pour toute réponse, ‘’vous devez requérir 20 ans d’emprisonnement contre lui’’. 20 ans d’emprisonnement pour un dossier dans lequel il n’y avait rien, même pas un procès verbal. J’ai pris le dossier, j’ai mené l’enquête et nous sommes allés à l’audience publique. Il y avait 12 avocats dont certains venus du Togo, de la France d’Abidjan et autres. Et moi, à 27 ans devant tout ce monde là, j’ai requis, selon ma conscience. J’ai dit il n’y a rien dans le dossier, même pas un procès verbal. Par conséquent, j’ai demandé d’acquitter Chasme. Mais je n’ai pas été suivi. Ils se sont retirés, parce que le tribunal était composé de 11 militaires et un civil président. Ils se sont retirés, 20 minutes après ils sont revenus et ont prononcé 20 ans de prison. Vous croyez que je vais rester ? Non ! Notre pays a besoin de magistrats, d’hommes politiques qui ont cette conscience là de leur devoir. J’ai donné ma démission parce que je ne voulais pas, en restant dans ce tribunal, cautionner un acte pratiquement criminel de faire enfermer pendant 20 ans, quelqu’un contre lequel il n’y a aucune preuve.

Et tenez-vous bien mon cher ami, parfois c’est bon de se comporter de cette manière. En effet, le désarroi a été tel que deux semaines après ma démission, le gouvernement a été obligé de dissoudre le tribunal et de libérer tous ceux qui avaient été arrêtés. On n’occupe pas un poste pour le plaisir de le faire. Et je voudrais vous rappeler que je n’avais que 26 ou 27 ans. Je venais d’arriver, on m’a donné une belle villa, une belle voiture avec des gardes corps, j’étais commissaire du gouvernement. Vous ne voyez pas qu’il y a de quoi faire monter la tête à un jeune ? Je suis parti de là, je suis devenu avocat et j’ai travaillé pour gagner ma vie et ma conscience était libre, tranquille. Voilà ce que j’ai fait et je ne suis pas prêt de me reprocher ces choses là. Et si vous voulez que je continue l’histoire, je vais vous la continuer parce que c’est bon que les gens sachent ces choses là.

Donc j’ai quitté, et je suis devenu avocat. En ce moment là, les gouvernements se renversaient. Quelques temps après, le Chef de gouvernement qui m’avait demandé de faire condamner Chasme pour 20 ans a été lui-même arrêté pour atteinte à la sûreté de l’Etat. J’étais dans mon cabinet, quand sa famille est arrivée me voir pour me demander de le défendre. J’ai accepté de le défendre. Mais le clou c’est que, à peine ils sont sortis de mon cabinet, que quelqu’un d’autre arrive. Savez-vous qui c’était, l’intendant militaire Chasme. Le gouvernement venait de le nommer, président du tribunal qui devait condamner le Chef du gouvernement. On l’a nommé pour juger celui qui l’avait mis en prison. Et il est venu me demander conseil. Il me dit : « Me, c’est grâce à vous que j’ai retrouvé ma liberté et mes grades. Voilà mon adversaire, on me le sert sur un plateau. Qu’est-ce que fais ? »

Je lui dis : « excusez-moi mon intendant, à vu d’œil, on veut se servir de vous. Parce qu’on sait que vous avez de la haine pour Kouandété (puisque c’est de lui qu’il s’agit). On veut se servir de vous pour lui régler un compte. N’acceptez pas. Malheureusement, je n’ai pas été écouté, il a accepté le poste. Et bien évidemment, Kouandété a été condamné à la peine de travaux forcés à perpétuité. Il n’a été libéré qu’avec l’avènement du Gouvernement Militaire Révolutionnaire (GMR) de Mathieu Kérékou en 1972. C’est pour vous dire que dans la vie d’un homme publique, il y a des moments où il faut savoir assumer ses responsabilités et dire non quand il faut dire non. Par conséquent, 20 ans, 30 ans après ses faits là, je ne suis pas prêt de les regretter.

Si je comprends bien M. le Président, pour vous c’est une question de moralité que vous accepter de faire porter à la connaissance de vos compatriotes aujourd’hui… ?

Oui ! Et cela me paraît nécessaire. A partir de l’exemple que je viens de vous citer, posez la question aux jeunes. Voilà ce qu’il a fait est-ce qu’il aurait dû faire ça ? Est-ce qu’il aurait dû se taire et qu’on enferme pendant 20 ans un homme qui n’a rien fait pour régler des comptes ? C’est ça ma vie aussi.

Merci M. le président d’avoir accepté de lever un coin de voile sur ces quelques traits de votre personnalité qui n’étaient pas connu du grand public. On espère que vous êtes bien compris auprès de vos compatriotes. Encore une fois, je vous remercie

Merci

Présidentielle de 2011 : Le collectif des conseillers Fcbe d’Akpro-Missérété quitte Yayi pour Houngbédji

Les militants FCBE de la commune d’Akpro-Missérété dans le département de l’Ouémé ont démissionné hier pour œuvrer désormais au côté de Me Adrien Houngbédji candidat de la grande famille politique « Union fait la Nation ». Ils l’ont fait savoir à travers une déclaration lue dans la salle de réunion de la maison des jeunes de la commune en présence d’une foule immense et des responsables locaux de « l’UN ».

Ils étaient nombreux à avoir effectué le déplacement de la maison des jeunes d’Akpro-Missérété pour soutenir Me Adrien Houngbédji candidat de « l’Union fait la Nation » à la présidentielle de février prochain. Il s’agit du collectif des chefs quartiers FCBE, des militants du député Justin Agbodjètin de l’Union des Bâtisseurs d’Avenir, des groupements de femmes et autres organisations soutenant le pouvoir dans ladite commune. Leur choix a été fait après une profonde réflexion et se justifie selon eux par la vision qu’incarnent de nos jours les figures de proue de l’UN à savoir demeurer ensemble dans un même combat pour une prospérité partagée.

Pour la cause, le coordonnateur des élus démissionnaires Charles Dossou a dressé la liste des frustrations et fausses notes qui les ont conduits à regagner la maison. On peut noter entre autres, la mauvaise gestion des ressources de la Nation, la naissance de nouvelle classe de bourgeois pilleurs de l’économie nationale, la promotion des valeurs antidémocratique, l’immixtion du pouvoir central dans le contentieux électoral résultant des élections communales et la triste disparition de Pierre Urbain Dangnivo. Autant de cas de conscience qui selon eux ne sont point de nature à garantir la paix, le renforcement de la démocratie et la cohésion nationale. La preuve selon leurs déclarations, la commune d’Akpro-Missérété continue de payer le prix de la division de ses filles et fils au sujet desdites élections. Un facteur qui joue contre le renforcement de la démocratie à la base dans la commune et qui compromet l’atteinte des nobles ambitions du maire Michel Bahou.

François Dossou Kiki représentant de l’UN, a salué la démarche des démissionnaires et pour contenter l’opinion a puisé dans la bible l’histoire de l’enfant prodigue. Il sera renforcé par le premier responsable de la commune qui a demandé aux nouveaux venus de se comporter comme des pêcheurs et qu’à partir de ce jour, ils doivent aller à la recherche des autres brebis égarées afin que la cour du roi retrouve ses lettres de noblesse du passé.

Nicaise AZOMAHOU

Déclaration de démission du collectif des chefs villages et conseillers locaux des FCBE ET UBA

Honorable Justin AGBODJETE,

Monsieur le conseiller AGBANDE Pierre,

Mesdames, Messieurs,

Distingués invités, En cette nouvelle année 2011, il nous plait de présenter nos vœux les meilleurs de bonne et heureuse année, d’excellente santé à chacun et à tous, de paix profonde, de réussite dans nos diverses entreprises, de tolérance en cette année élective et surtout de bonheur pour notre cher et beau pays le BENIN.

Distingués invités, votre présence à nos cotés en ce jour est la matérialisation tangible de la confiance que vous nous avez toujours témoignés. En conséquence, l’heure a sonné pour nous de porter à votre connaissance le peu de considération et le manque de concertation que nous avons toujours subi. Bientôt cinq ans que notre pays la République du Bénin, est dirigé par un régime dit du changement avec à sa tête le chef de l’Etat le docteur Boni Yayi.

Très tôt, nous avons cru en ce régime qui de par ses actes anti démocratiques, de mauvaises gestions économiques et politiques et de la confiscation des libertés publiques chèrement acquises à travers de longues luttes, nous fait aujourd’hui regretter notre soutien que nous lui avions accordé.

Au nombre des faits, on peut citer avec amertume les débauchages des élus communaux et locaux au profit du pouvoir en place, ce qui fait que notre commune, la commune d’Akpro-Missérété est rentrée dans une phase d’instabilité chronique due notamment à l’interminable contentieux électoral né suite aux élections communales et locales du 20 Avril 2008. Rappelons les contrats occultes au niveau de la presse béninoise avec pour seul objectif caché les plaies du changement. Alors une seule préoccupation nous vient à l’esprit, que cache cette volonté digne des Républiques bananières ? Le refus du gouvernement de satisfaire les doléances des syndicats au détriment d’une communication maladroite et maladive ? Dans cette ambiance les pauvres perdent dans l’indifférence totale du gouvernement, la vie dans nos formations sanitaires faute de satisfaction des doléances des agents de santé. Jusqu’à quand allons nous continuer de nourrir pour avoir choisir le Dr Boni YAYI et le changement en 2006 ?

Depuis des mois les fonctionnaires du ministère des finances observent des mouvements de grèves pour demander le retour au service de Pierre Urbain DANGNIVO cadre dudit ministère mystérieusement porté disparu dont on est resté sans nouvelles jusqu’à ce jour. A ce tableau peu reluisant vient s’ajouter les affaires de corruption et de détournement des fonds publiques notamment ceux liées au dossier CEN SAD, l’escroquerie des populations béninoises orchestrée au sommet de l’Etat et qui a permis aux amis du régime du changement de spolier plusieurs milliards de francs CFA des pauvres citoyens béninois à travers le sulfureux système de placement d’argent connu sous le nom de ICC Service, le gaspillage et la dilapidation des fonds publics à des fins politiques inavouées, le harcèlement des citoyens béninois qui ne partagent pas la même vision que le gouvernement en place. Après ce tableau sombre des actions du gouvernement du changement, il ressort clairement que notre pays est dans une position d’état dictatorial et de mal gouvernance sur tous les plans.

Après moult réflexions, les conseils pris et sur insistance de nos mandants à la base, le moment est venu pour le collectif des chefs de village et des élus locaux des formations FCBE et UBA de l’arrondissement de Katagon décidons dans un élan de sursaut patriotique de sauver la République. Oui nous le pouvons et le devons au vu de l’intérêt général. Aujourd’hui nous prenons nos distances avec nos anciens responsables compte tenu de la gestion solitaire et cavalière des hommes et des avantages réservés seulement à un noyau composé de parents et des hommes de mains maniables à souhait. Notre engagement politique qui nous avait couté quelques incompréhensions ne nous a pas été reconnu. Fort de ce constat, nous prenons nos responsabilités en mains pour éviter de servir de bétail électoral en cette période de pré campagne. Et pour éviter de faire un saut dans l’inconnu, nous avons entrepris depuis peu une série de concertation tant avec diverses formations politiques qu’avec nos mandants à la base. Il est à retenir qu’au bout du processus et de façon unanime le choix a été porté sur le mouvement Front d’Appui à la Candidature d’Adrien HOUNGBEDJI (FRACAH) de son excellence Michel Minankpon BAHOU.

En conséquence pour les élections présidentielles de Février 2011 nous allons mouiller le maillot au coté de Me Adrien HOUNGBEDJI pour un succès clatant au soir du dimanche 27 Février 2011. Oui nous le pouvons et le devons pour un BENIN uni, prospère qui assure à chacun de ses fils l’égalité de chances dans un environnement équilibré. Ce choix responsable, est aussi le prix à payer faute d’un délit de changement promis mais jamais réalisé. A compter de ce jour nous nous constituons en un bouclier humain pour servir de rempart à toute attaque contre la personne de Me Adrien HOUNGBEDJI, d’ambassadeurs de conviction pour aller convaincre les sceptiques et autres indécis, de surveillants sur l’ensemble du territoire national avec la famille FRACAH des urnes et du processus de vote et surtout d’agents de développement pour impulser une nouvelle dynamique au développement équilibré, harmonieux et cohérent de notre patrimoine commun le BENIN.

Pour arriver à notre but nous commençons par une veille citoyenne et en appelons à la responsabilité des différents acteurs politiques et des citoyens pour que dans un élan patriotique nous arrivions à assurer les charges constitutionnelles, des élections à bonne date et le rayonnement de notre pays au-delà de nos frontières.

Vive le Bénin

Vive la Commune d’Akpro-Missérété

Vive la Démocratie

Je vous remercie

BENIN : Opacité et favoritisme dans l’attribution de marchés publics des scanners – des signes évidents d’un scandale au sommet de l’Etat

L’adjudication provisoire du marché relatif à la mise en place du Programme de Vérification des importations de nouvelle génération et de l’inviter à la négociation à la société Groupement SGS Benin Control par le gouvernement béninois est un véritable scandale financier au passif du régime du Changement.

Les nombreux vices et irrégularités quelque fois planifiés pour des objectifs définis, mais ignorés ou couverts par le gouvernement béninois suffisent à eux seuls à faire chuter des régimes dans des pays où la bonne gouvernance est encore de mise.

Le Bénin s’est progressivement éloigné de ses normes et valeurs de sorte que les crimes économiques constituent la référence. En effet, la dramatique décision du gouvernement en sa séance du Conseil des Ministres du 29 décembre, « de notifier au Groupement SGS Benin Control l’adjudication provisoire du marché relatif à la mise en place du Programme de Vérification des importations de nouvelle génération et de l’inviter à la négociation (…) » n’est venue que conforter les résultats d’une procédure opaque.

Et les germes de cette opacité sont portés depuis la composition même de la commission de dépouillement. Un dépouillement des offres financières qui s’est opéré en l’absence des soumissionnaires jusqu’au niveau de l’appréciation des offres techniques où les soumissionnaires ont été invités dans la nuit. Par ailleurs, l’interdiction faite au Fonac de prendre part à l’ouverture des dossiers d’offres constituent des preuves graves et manifestes de l’opacité qui a caractérisé cette procédure.

En outre des modifications substantielles sont intervenues dans le cahier des charges avant le dépouillement des offres. Pour 4 scanners annoncés dans le DAO initial, le nombre de scanners est passé à 6 sans autre forme de procédure.

Pour ce qui est de l’adjudicataire de ce marché de scanner, le Groupement SGS Benin Control, l’Etat béninois semble laisser libre cours à ce que l’on peut qualifier de délit d’initié car il s’est avéré que cette société qui a gagné le marché des scanners qui contrôleront les importations au port fait partir des plus gros importateurs de marchandises au Bénin. Cela revient simplement à faire du Groupement SGS Benin Control un juge et partie.

Le scandale est donc là dans la qualité douteuse de l’adjudicataire mais surtout dans la procédure bancale et obscure qui a conduit au choix entériné par le gouvernement en sa séance du Conseil des Ministres du 29 décembre 2010, dans le cadre de la mise en place du Programme de vérification des importations au Bénin où l’Etat Béninois à travers un avis d’appel d’offre international, a décidé s’offrir quatre scanners.

Benjamin SEMEVO

L’évenement précis

SENEGAL : Wade veut se lancer dans la construction d’avions

Aussitôt la flotte de Sénégal Airlines livré, le président Wade se fixe un autre objectif. Et cette fois-ci, c’est un autre grand projet qu’il a encore sorti. Wade veut, en effet, lancer le Sénégal dans la construction d’avions.

C’est fait. Le Sénégal s’est doté d’un pavillon national. La toute nouvelle compagnie Sénégal Airlines a réceptionné, hier, ses deux nouveaux appareils Airbus 320 flambant neuf. C’est en effet vers 17 heures que les avions ont commencé à survoler le ciel sénégalais. A la grande joie des membres du gouvernement. Qui voyaient un autre rêve du président de la République se matérialiser. Mais, aussitôt ce projet concrétisé, Wade veut se lancer dans un autre. Et pas des moindres ! Il a en effet fait part hier de sa volonté de voir le Sénégal se lancer dans la construction d’avions. ‘Après la réception de ces avions, nous allons nous attaquer à un autre projet non moins important pour le pays. Je demande au Premier ministre et au ministre en charge du Transport aérien de s’atteler au projet de construction d’avions au Sénégal’, annonce Wade. Qui précise qu’il ne s’agirait certes pas de Boeing mais de petits aéronefs ‘Made in Sénégal’ capables de transporter les Sénégalais à l’intérieur du pays. Une ambition que le secteur privé sénégalais pourrait suivre. Car, selon Ousmane Joseph Diop, leur représentant, l’investissement direct étranger, c’est bon mais le coupler avec celui du secteur privé national, c’est encore mieux pour la construction du pays.
Ce projet que d’aucuns ne manqueront certainement pas de qualifier ‘d’éléphant blanc’, comme il est de coutume, vient s’ajouter à d’autres d’envergure comme le chemin de fer à grand écartement, l’usine de montage de gros porteurs, entre autres. Mais pour le président Wade, le pari peut être réussi car le pays dispose de compétences capables de traduire sa vision en actes.

Invitant les autorités de la nouvelle compagnie à la gérer avec méthode et rigueur, Wade pense que la faillite d’Air Afrique est liée à un problème de gestion tandis que celui d’Air Sénégal International résulterait de ‘petites erreurs’. Des erreurs qu’il demande de corriger pour permettre à Sénégal Airlines de connaître une durée de vie de plus de 3 ans qui est jusqu’ici la moyenne des compagnies africaines.

Ayant piloté la création de cette nouvelle compagnie 100 % sénégalaise, son fils, Karim, ministre en charge des Infrastructures, annonce que le prochain défi sera d’imposer la compagnie dans la sous-région d’abord avant de conquérir de nouveaux horizons. Ce qui, selon lui, devrait passer par la reprise immédiate des 25 % de parts de marchés qu’Air Sénégal international détenait sur la plateforme de Dakar. Argument que semble partager le directeur général adjoint d’Airbus, constructeur des avions, Stéphane Richard. Lui qui pense qu’il est temps que les pays africains puissent bénéficier des retombées du transport aérien sur le continent avec la création de compagnies nationales aptes à desservir les grandes destinations.

A noter que ces deux premiers appareils, qui ont chacun une capacité de 179 passagers, dont 16 en business class et peuvent voler 5 700 kilomètres d’un trait, ont été respectivement baptisés ‘Mayekor’ et ‘Gandiol’. Un clin d’œil que le président fait encore aux Sénégalais pour montrer son attachement à un autre de ces grands projets, la provincialisation.

Le vol inaugural de Sénégal Airlines est prévu, selon Ibrahima Cheikh Diong, président du Conseil d’administration de la compagnie, le 21 janvier prochain tandis que le premier vol commercial devrait s’opérer le 25 courant comme prévu.

Dans un premier temps, la compagnie ne devrait desservir que la sous-région ouest-africaine.

Seyni DIOP walf

leral.net

Deuxième échec pour faire voter une résolution : La Russie malmène la France à L’Onu

Encore un échec de la France contre la Côte d’Ivoire à l’Onu. Le vote d’une résolution du Conseil de sécurité devant permettre l’envoi de 2.000 Casques bleus supplémentaires en Côte d’Ivoire n’a pu avoir lieu comme prévu hier à l’Onu. Le vote de la résolution a été retardé du fait d’un désaccord de la Russie, a indiqué l’Afp, qui rapportait ainsi les propos des diplomates. Ces derniers ont en effet indiqué que la Russie a soulevé des objections sur le contenu politique du projet de résolution.

Déjà le 14 janvier dernier, lors de la première session du Conseil de sécurité, la Russie soulignait les nombreuses intrigues politiques contenues dans le projet présenté par les pays occidentaux dont la France et les Etats unis chargés de rédiger la résolution sur la Côte d’Ivoire. Cela avait d’ailleurs contraint la France à diffuser une autre version de la résolution, avec quelques-unes des intrigues politiques extraites, dans le but d’obtenir l’adoption de ce texte. Mais c’était mal connaître la Russie qui a décidé de protéger la Côte d’Ivoire contre des prédateurs. Elle a ainsi fait mordre la poussière pour la seconde fois à la grande France qui s’est invitée dans le débat post- électoral ivoirien pour des intérêts inavoués. Son président Nicolas Sarkozy, ami personnel d’Alassane Ouattara, candidat malheureux à l’élection présidentielle, veut contraindre le président élu, Laurent Gbagbo, à céder son pouvoir à son adversaire.
Au moment où mettions sous presse, on ignorait toujours quand le vote aurait lieu. Aujourd’hui, mercredi, étant la date limite pour la prolongation du mandat de quatre semaines de certains renforts se trouvant déjà en Côte d’Ivoire.

Robert Krassault (ciurbaine@yahoo.fr)

notrevoie

Laurent Gbagbo invité au Sommet des chefs d’Etat de l’UEMOA

C’est confirmé ! Laurent Gbagbo, le chef de l’Etat ivoirien, a bel et bien reçu son invitation à prendre part au sommet des chefs d’Etat de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui se tiendra à Bamako au Mali, samedi 22 janvier prochain. L’information aurait pu passer inaperçue si la Côte d’Ivoire n’avait été suspendue par l’instance sous-régionale le temps que la crise post-électorale soit réglée définitivement. C’est la presse ghanéenne qui a eu le scoop cette semaine lorsqu’elle réalisait une interview avec Laurent Gbagbo.

Maintenant, il reste à savoir si le président ivoirien se déplacera à Bamako vu que sur place à Abidjan, il a un agenda très chargé. D’abord, les négociations engagées par la délégation de l’Union africaine arrivée à Abidjan lundi après-midi pour une semaine.

Ensuite, le problème de la sécurité des Ivoiriens mise à mal chaque jour par les rebelles et leur soutien officiel l’ONUCI. Enfin, et bien entendu, l’asphyxie économique du pays que prône Ouattara avec le soutien sans faille de l’Union européenne.

Quand Laurent Gbagbo fait des pieds et des mains pour la stabilisation de notre économie et promet de payer régulièrement les salaires des fonctionnaires, Ouattara appelle à la destruction du tissu social et économique par des agressions physiques de ses partisans qui s’attaquent aux véhicules de transport en commun qui convoient les travailleurs et aux véhicules personnels qui se rendent au travail. Ses rebelles des zones centre, nord et ouest empêchent physiquement les femmes productrices du vivrier d’approvisionner les marchés de Côte d’Ivoire.

Oubliant que les pays de l’Union européenne ne sont pas les seuls pays avec lesquels on peut traiter économiquement et politiquement, Ouattara leur a demandé de couper toute coopération avec la Côte d’Ivoire, histoire de mettre le pays qu’il veut diriger à genoux et de tuer de faim, les Ivoiriens qu’il veut gouverner. Heureusement que le directeur général du Port autonome d’Abidjan lui a répondu aussitôt que si la mesure est mise en route, il se trouvera des fournisseurs en dehors de l’espace UE. Ce qui, naturellement, ne fera pas l’affaire de ces nombreux chefs d’entreprise européens et patrons de multinationales installés en Côte d’Ivoire et qui gagnent bien leur vie.

Bref ! devant de tels problèmes à régler sereinement, on se demande bien si le chef de l’Etat fera le déplacement de Bamako. Tout bien pesé, il devrait se faire représenter soit par le Premier ministre, soit par un autre chef d’institution, soit par un ministre à la tête d’une délégation pour faire connaître la position de la Côte d’Ivoire qui, du reste, a été communiquée déjà aux différents chefs d’Etat de l’UEMOA.

On n’attend plus que le début et la fin de cette réunion au sommet pour savoir si les pairs de Laurent Gbagbo oseront franchir le Rubicon pour prendre la lourde décision de choisir à la place des Ivoiriens, leur président de la République. Une décision dont les conséquences au plan social, économique et politique seront lourdes à supporter d’autant que la Côte d’Ivoire qui n’entend pas se laisser marcher dessus pourrait décider de voler de ses propres ailes.

Mais les chefs d’Etat qui ont apparemment décidé de ne plus suivre la France qui les avait poussés dans le dos, prendront une décision sage qui arrange tout le monde. Et c’est sans doute parce qu’ils le savent que Ouattara et ses suppôts cherchent des solutions de contournement pour faire des Ivoiriens des éternels mendiants.

Source Notre Voie

Côte d’Ivoire / Bouaké – Des mercenaires aperçus aux côtés des Forces nouvelles (Fn)

Si les Forces nouvelles (la rébellion ivoirienne) affichent une certaine sérénité ces jours-ci, c’est qu’elles ont le soutien extérieur tant attendu. En effet, après leur débâcle de Tiébissou, le 16 décembre dernier, les rebelles se sont retranchés dans leur fief, Bouaké. D’où ils prennent des positions peu courageuses. Cependant, depuis quelques jours, des mercenaires nigérians, sénégalais, et burkinabé notamment sont aperçus à Bouaké.

Ces derniers selon des informations recueillies sur place à Bouaké, sont venus en soutien aux Fn, aux fins de mener une attaque sur Yamoussoukro, San Pedro, via Tiébissou. A cet effet, une réunion s’est tenue récemment dans les locaux de l’hôtel Harmattan, au bar Cavally, de Shérif Ousmane, pour définir les stratégies d’attaque. En prélude, indique-on, à un échec du Conseil de sécurité de l’Onu sur l’option militaire pour « déloger Laurent Gbagbo ». Car, de toute évidence, l’armée des rebelles Fafn, a pris de l’eau de toutes parts depuis les événements du 16 décembre dernier, complétés par ceux récents d’Abobo. Depuis lors, certains pays de la sous-région ont décidé de soutenir de manière voilée la rébellion, rallongeant la liste plausible et incontestable des soldats de la force onusienne en Côte d’Ivoire. Tout ceci pour dire que désormais nos Fds doivent s’attendre à des mercenaires suscités qui, à n’en point douter, prendront une part active aux côtés des Fn, en cas d’attaque contre la mère patrie.

Odette Latey

Depuis Bouaké Le Temps via abidjan.net