Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: janvier 27, 2011

BENIN : les membres de la Cena 2011 viennent d’élire leur bureau

Après leur installation le mardi 25 janvier 2011 et l’adoption du règlement intérieur de l’organe hier soir, les membres de la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) viennent de se réunir ce jour pour élire le bureau devant diriger les opérations et conduire la commission dans l’exécution de la tâche que la nation lui a confiée.

Le bureau élu se présente ainsi qu’il suit :

Président : Joseph GNONLONFOU

Vice-Président : Jerome ALLADAYE

Coordonnateur au budget : Rigobert CHACHA

Coordonnateur au matériel : Garba YAYA

Rapporteur à la communication : Honorat ADJOVI

Ce bureau a exactement un mois pour préparer les élections présidentielles qui se tiendront le 27 février 2011.

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BENIN : Le business des meetings

Sous l’effet de la précampagne, la République découvre sa nouvelle industrie, celle qui fait développer un commerce florissant dont l’ampleur est dictée par l’enjeu du 27 février. On en est à un alléchant opportunisme dont le livret colporte les traces de grandes exploitations de la mine électorale. Le gisement fait exploser l’imagination et ouvre le robinet des initiatives rivales.

« Que ta campagne soit magnifique, brillante, éclatante et populaire » recommande déjà Cicéron dans l’antiquité. Le gain et l’arithmétique de la foule lors des meetings offre un business fécond. Les méthodes rituelles pour la passionnante campagne électorale se moquent des grandes ratures de l’obsession mercantile. Au miroir de la propagande, les partis nihilistes s’offrent les services de gens moulés dans les semences de foule sur fond de politique d’hypnose gouvernée par l’argent. La situation comprime les mœurs électorales et dilate les déviances. En somme, une hypertrophie catastrophique du désastre moral. Le peuple électeur menacé par le pillage des consciences est ruiné par le déficit de scrupules de quelques cupides zélés, fossoyeurs de l’éthique et assoiffés de gain facile.

Le business de saison électorale permet à ceux qui gagnent les marchés de meetings d’augmenter leurs chiffres d’affaires. L’entreprise a pour mission de remplir les lieux de meeting et d’assurer le décor humain. La gestion des frais de location de bus, de salles ou de stades, et des frais de soutien aux candidats se fait sous la coupe d’appétits voraces et d’une escroquerie épouvantable. Des coupes sombres sont opérées dans le budget destiné au financement des supporters négociés. La foule rémunérée pour un défoulement monnayé saigne pour des miettes. Le folklore issu de l’incroyable rabot de l’imagination et les bottes factices chaussées aux fans ramassés et payés, laissent intact l’artificiel. Le commerce de la foule avorte les faméliques cortèges et dope le moral des candidats. Les poncifs de ces mises en scène dominent la campagne. L’hypocrisie consume la réalité avec le feu de l’argent.

Le business des meetings et ces livraisons de supporters en bus ou en camions engraissent la clique de démarcheurs de foule, maîtres dans l’art des mobilisations illusoires. Ce job électoral se révèle très bénéfique. Le chroniqueur reste offusqué par cette course effrénée vers le profit dont font preuve les spécialistes des marchés de meetings, trop gourmands. On réduit les Béninois piochés, à de maigres indemnités de soutien aux candidats. Le business ne s’embarrasse pas de détails moraux. La manne envoyée aux supporters de circonstance tombe en grande partie dans la poche des marchands d’illusion. On exploite l’indigence des gens par de reliquats insultants. Une bande de vieux fossiles se met en évidence dans nos villages et hameaux dans l’exercice de bas étage. La précampagne présidentielle de 2011 se noie dans l’habituelle pratique de la mise en troupeau de la foule recueillie sur les écuelles sonnantes et trébuchantes.

La foule, fonds de commerce du syndicat des chefs de meetings, se laisse gruger sans abdiquer dans son élan trompe-l’œil de réaliser le vernis de soutien dans une ambiance fugace de solidarité qui provoque plutôt l’hilarité. Les fantaisies réglées sur des tarifs humiliants jettent dans la fosse de toutes les incertitudes.

Au soir du 27 février, la sentence des urnes mettra à nu la comédie de soutien. Mais le business des meetings aura déjà fait ses heureux, les grands bénéficiaires de la campagne électorale, des escrocs fortifiés par le temps.

26-01-2011, Sulpice O. GBAGUIDI

Côte d’Ivoire : Le gouvernement réquisitionne la Bceao nationale

Pour assurer le bon fonctionnement de l’Etat : Le gouvernement réquisitionne la Bceao nationale

Le gouvernement ivoirien a annoncé, hier, au journal télévisé de 20H de la télévision nationale, la réquisition par décret, signé du président Laurent Gbagbo, de la BCEAO nationale pour assurer le fonctionnement régulier de l’Etat de Côte d’Ivoire au plan financier, en réaction à une tentative illégale du clan Ouattara de bloquer la BCEAO nationale dans l’optique d’assécher l’Etat de Côte d’Ivoire. Voici le décret lu au journal de 20H par M. Désiré Dallo, ministre de l’Economie et des Finances de Côte d’Ivoire.

Art. 1 : La direction nationale et les agents de la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), sur toute l’étendue du territoire de la république de Côte d’Ivoire, ainsi que le personnel ivoirien en activité dans ces agences sont requis pour compté du 25 janvier 2011 afin d’assurer les services ordinaires y comprit les opérations avec la direction nationale du trésor et de la comptabilité publique dans les conditions prévues par les lois et règlements en vigueurs.
Art. 2 : Il est établit à la prise de possession des locaux, un état descriptif et s’il y a lieu un inventaire en présence du directeur national de la BCEAO ou de son représentant ou à défaut d’un représentant de la municipalité. Ces documents sont signés contradictoirement par le représentant de l’autorité requérante et les personnes susvisées. L’un des exemplaires sera remis à la BECAO ou à celui agissant pour son compte et l’autre exemplaire est conservé par l’autorité requérante.

Art. 3 : L’autorité requérante et ses représentants sont tenus au secret professionnel pour tous les renseignements confidentiels dont ils peuvent avoir connaissance notamment sur le fonctionnement de la BCEAO.

Art. 4 : Les dispositions du présent décret qui prennent effet à compté de la date de signature sont applicables pendant une période de trois (3) mois.

Art.5 : Le ministre de l’Economie et des Finances, le ministre de la Défense et du service civique et le ministre de l’Intérieur sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié selon la procédure d’urgence ainsi qu’au journal officiel de la République de Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 25 janvier 2011

Laurent Gbagbo

Président de la République de Côte d’Ivoire

Propos recueillis Par Coulibaly Zié Oumar

Côte d’Ivoire : Le plan de Ouattara pour renverser Gbagbo

Le quotidien d’investigation ivoirien « Le Nouveau Courrier » a révélé mardi le plan d’attaque préparé par Ouattara pour en finir définitivement avec son rival le président Laurent Gbagbo comme il l’a promis lors de sa dernière sortie médiatique que, ce dernier tomberait d’ici fin janvier comme un fruit pourri. En voici la copie

L’attaque, programmée pour se dérouler dans les jours sinon les heures qui suivent, est révélatrice de la cruauté de ses commanditaires, prêts à verser des barriques de sang d’Ivoiriens et à tout détruire à Abidjan et dans plusieurs localités. A cet effet, plusieurs centaines de mercenaires ont été mobilisés pour l’opération, avec les appuis aériens de l’Onuci (opération des nations unies en Côte d’Ivoire) et de la Licorne (forces françaises). Cette opération dénommée «la grande finale», après l’échec de l’opération «assaut final» éventrée par les Fds, doit vraisemblablement se tenir entre ce mardi 25 janvier et le samedi 29 janvier prochain.

En réalité, l’attaque depuis Bouaké est une diversion. Les mercenaires déjà présents à Abidjan vont recevoir les appuis des éléments des forces Licorne et de l’Onuci, ainsi que des rebelles, pour cette opération qu’ils qualifient de dernière chance. Ne sachant pas vraiment où se trouverait le président de la République Laurent Gbagbo lors de leur assaut, ils ont opté pour une attaque d’envergure simultané du Palais présidentiel du Plateau et de la Résidence du Chef de l’Etat à Cocody.

L’attaque du Palais présidentiel du Plateau

L’assaut sur le Palais présidentiel du Plateau sera donné nuitamment. Les attaques partiront simultanément du siège de l’Onuci et du 43è Bima de Port-Bouet, avec des frappes  aériennes d’hélicoptères sur les positions des Fds. De Sebroko, le QG de la force onusienne, des hommes seront transportés par des zodiacs ou embarcations de fortune sur la lagune et débarqués au Port de bois, qui fait face à la clôture de la présidence pour certains et non loin de la Carena pour d’autres. Après les attaques aériennes, ces mercenaires sont chargés de mener l’assaut sur le Palais. Mais au même moment, l’hélico qui a décollé du Bima, va bombarder les installations de la Cie qui se trouvent à proximité du Pont Félix Houphouët Boigny à Treichville, afin de plonger tout le périmètre dans le noir, pilonner les positions des Fds, notamment de la Garde républicaine dans les sillages de la Présidence.

L’assaut sur la Résidence du Chef de l’Etat

Pendant que le Palais présidentiel et plusieurs dispositifs des Fds au Plateau, dont le Camp Galieni, le Commandement supérieur seront attaqués et un assaut d’une extrême violence sera mené sur Cocody, avec plusieurs cibles dans leur viseur.

Bénéficiant d’appui aérien des forces prétendument impartiales, les rebelles et mercenaires recrutés, vont investir Cocody St Jean, l’Hôtel Ivoire, les alentours de la Rti, du siège du Pdci, du Campus universitaire, etc. Avant leur assaut terrestre, les hélicos français et onusiens vont encore une fois s’attaquer aux dispositifs des Fds au feu de St Jean, aux alentours de la Rti et de la Maison du Pdci.

Une fois l’appui aérien opéré, les rebelles et mercenaires peuvent «prendre possession de la Rti». Afin de prévenir toutes ripostes d’éventuels renforts ou de «révolte» d’étudiants, les hommes de Ouattara vont poster des tireurs embusqués sur les toits de plusieurs immeubles à Cocody. Notamment sur les immeubles de part et d’autre du feu tricolore non loin du 8è arrondissement de police de Cocody.

Ainsi que sur les Tours Ste Marie (où s’étaient positionnés en 2004 des snippers français). Toujours selon notre source, les rebelles ont l’intention de prendre pour base le siège du Pdci.

L’assaut sur la résidence du président de la République sera mené depuis l’Ucao, situé à proximité du Temple méthodiste Unie de Cocody et se trouvant dans le périmètre de la Résidence. En attendant que soient également positionnés le détachement de rebelles qui sera transporté par voie lagunaire dans les environs de la résidence de l’ex-premier ministre Charles Konan Banny qui jouxte la lagune Ebrié.

Pour prêter mains fortes à leurs camarades qui seront déversés dans les bas-fonds du Campus universitaire et faire mortellement écran à un quelconque mouvement estudiantin.

Au même moment, cette fois-ci deux hélicos vont pilonner la résidence du président de la République, histoire de s’assurer d’avoir entièrement neutraliser tous les dispositifs sécuritaires des Fds, avant de lancer des troupes au sol. Si l’objectif initial, était la capture de Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara a vraisemblablement  donné son feu vert pour «neutraliser définitivement » le Chef de l’Etat. En termes plus clairs, l’assassinat du président de la République sonnera la fin de l’opération, pour éviter tout renversement de situation au cas où ce dernier serait toujours en vie.

Ils ont reçu consignes fermes de «neutraliser » toute force populaire ou militaire qui tentera de s’interposer à la réalisation de leur projet.

Les Grands commandements des Armées saisis de cet autre complot sanglant que préparent Ouattara et ses soutiens occidentaux et de la sous-région disent être prêts. Le Général Philippe Mangou (Chef d’Etat major des armées) et ses hommes sont décidés à faire respecter la souveraineté de la Côte d’Ivoire et sont « préparés à toute attaque de quelque envergure quelle soit ».

ET si Sarkozy disait à Ali Bongo de quitter le pouvoir dans une semaine?

Les mots ne sont que des mots! Surtout lorsqu’ils sont détournés par des accolades réguliers en exhibant un sourire coupé-décalé comme la danse de chez nous au bord de mer à Libreville sous le feu des projecteurs et devant les caméras.

Sarkozy est un homme de droit et de la droite politique française lorsqu’on ouvre le voile de ses ailes d’avocat et de politicien. Dans tout cet encombrement, c’est l’intérêt finalement qui guide l’homme, surtout les hommes politiques français. Ils ne veulent des amis que lorsqu’il y’a des intérêts.

Lorsque La voix de la France officielle retentit par l’entremise de son président, le sacré Sarkozy qui avait éructé un message clair dans un air de confiance à quelques heures de la mort de Bongo Ondimba, comprenez bien qu’avant même que sa dépouille mortelle ne soit expatriée pour Franceville, tout le monde avait entendu la déclaration de Sarkozy à Libreville, peu après qu’il ait reçu une bonne douche de huées bien résonnantes des jeunes Loups pedesoso, pardon , du PDG, Sarkozy a fait bander sa voix gutturale du haut de sa taille, non méconnaissable devant une marée humaine composée des Noirs : «La France n’a pas de candidat et que cette fois-ci, c’est aux Gabonais à eux seuls d’élire leur président.
Une telle parole éclairée suppose qu’avant, la France avait des candidats au Gabon? Mais oui! Les candidats étaient les Bongo : celui du parti unique, y compris celui de la fausse démocratie. Car ce qui compte pour la France c’est des intérêts du Gabon.

Et maintenant que les carottes sont cuites, depuis la révélation faite par des anciens loubards français qui ont avoué clairement que la victoire d’Ali Baba Bongo Alain, alias Alino, n’est pas la sienne et que le propriétaire de cette victoire s’appelle AMO. Alors, qu’elle ne peut pas être la réaction des Gabonais et celle des tous les Africains qui pensent que la France en a trop fait et qu’elle parte ailleurs avec ses marionnettes placés au pouvoir par elle.

Et oui, une telle phrase à chaud, je dirais à brûle-pourpoint par rapport à la question qui lui avait été posée en 2006 par un journaliste, Sarkozy avait bien vomi de bonne manière une telle vérité. Alors! ABO doit dans ce cas déguerpir, malgré la position des courtisans d’Ali Bongo qui ne veulent rien savoir.

Pour combien de temps?

Au fait, que s’était-il passé?

C’est que la CENAP avait collé à Mba Obame, des résultats qui revenaient à Ali Bongo, les résultats qui donne gagnant, des résultats de la victoire, c’est-à-dire 42%.

C’est avec ces résultats que monsieur Ali Bongo fait le beau-gars sur toute la terre. Comme qui dirait, c’est avec la veste d’AMO qu’ABO embrasse les belles femmes, les belles nanas. Il était temps qu’AMO puisse ravir sa veste aux mains d’ABO.

Même si la CENAP à couvert les yeux de tous les Gabonais dans une nappe noire, il est assez connu que la main de la France a bien œuvré pour que monsieur Ali Bongo soit déclaré vainqueur en 2009. Ensuite, lorsqu’on voit la position de l’ancienne Miss du Gabon ou du Haut-Ogooué vers les années 1970, la reine Mbourantsuo, celle qui est de surcroît la veuve du dehors du feu président Bongo, comment ne pas comprendre que la fraude ait atteint même les milieux de la loi suprême du Gabon?

Comprenez que pour Miss Mbourantsuo, maîtresse de premier rang de Bongo Ondimba, avec laquelle Bongo Ondimba a eu des rejetons. Vu cette relation intime, la corruption et la fraude ne pouvaient que trouver une porte ouverte au conseil constitutionnel du Gabon. Si la fraude danse dans les têtes des patrons du conseil constitutionnel : la maison de la loi suprême, alors, là, c’est un désordre C’est un crime impardonnable pour voir la Mboura trébucher de panique le jour de la publication des résultats en citant même avec des oublies le nom d’Ali Bongo avec une double hésitation et l’œil distrait et une voix à demi-écrasé. La langue a fourchu derrière le palais en s’accrochant entre les dents, signe que du vai venant du faux doit être enfoncé dans les têtes des Gabonais.

Bien avant, c’est-à-dire en 2005, monsieur Pierre Mamboundou n’a-t-il pas interpellé cette Mbourasse de Mado dont les critères stricts du droit constitutionnel se sont effrités à cause d’elle. Renverser les résultats de l’élection est un crime pour lequel la Mboura devrait passer quelques mois en prison!

Revenons donc à Sarkozy pour dire que l’on attend de pied ferme sa déclaration pour savoir quelle appréciation donnera-t-il. On attend que Sarko de Sarkozy aille à la commission européenne brandir la menace à Ali Bongo, son premier ministre y compris son ministre de l’intérieur Ndongou qui veut s’accrocher au pouvoir.

On aimerait entendre Sarkozy dire : Ali Bongo doit quitter le pouvoir dans une semaine sinon, moi et Obama, on vous colle des sanctions en vous déclarant persona non grata dans l’Union Européenne.
On attend donc Sarko. Oui, il doit parler, oui, il se prépare à prendre la parole pour réagir face à la situation du Gabon, puisque la France n’avait pas de candidat à l’élection présidentielle au Gabon en 2009. Le peuple a voté pour Mba Obame, Eh oui! Ehéé !Ehéé! On veut «le présida» AMO, «Moine Zang», Le président de tous les Gabonais oui, ah niambiéééééé!!! Ce n’est pas le kongosa! Demandez à mouhoye Bernard. Mais c’est comment? Toi tu vois la chose là comment Sarko?

Gervais Mboumba, militant des droits de l’homme

Gabon: la télévision de Mba Obame interdite d’émettre pendant trois mois

Le Conseil national de la Communication (CNC) du Gabon a annoncé mercredi avoir décidé de retirer pour trois mois l’autorisation d’émettre à TV+, télévision appartenant à l’opposant André Mba Obame et qui a diffusé mardi en direct son autoproclamation comme président.
Vers 21H30 locales (20H30 GMT) mercredi, les programmes de TV+ n’étaient plus visibles. Son canal habituel affichait désormais de la neige à la place des émissions, après une diffusion ayant paru normale jusqu’à 21H00 (20H00 GMT).

“La diffusion en direct le 25 janvier de la cérémonie de +prestation de serment+” d’André Mba Obame, quinze mois après la prise de fonction de l’actuel président Ali Bongo Ondimba, “est un acte de nature à porter atteinte à l’ordre public”, a estimé le CNC dans un communiqué lu à la télévision publique RTG1 par un de ses membres, Godel Inanga Yendiyika.
L’instance de régulation du secteur des médias et de la communication “a décidé du retrait provisoire de l’autorisation d’émettre” de la chaîne TV+ “pour une période de trois mois”, a ajouté M. Inanga Yendiyika, sans préciser de date d’entrée en vigueur de cette mesure.
La décision a été prise mercredi au cours d’une réunion extraordinaire du CNC qui a réagi, selon lui, “devant la gravité des faits”. Le Conseil a accusé TV+ de violation de dispositions de la Constitution et du Code de la communication du Gabon.

Depuis mardi, TV+ a diffusé et rediffusé la cérémonie controversée de “prestation de serment” d’André Mba Obame qui a nommé à la même occasion mardi un universitaire comme “Premier ministre” et dévoilé un gouvernement comprenant 18 “ministres”.
M. Mba Obame est réfugié depuis mardi soir au siège du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Libreville.

En octobre 2009, après un long contentieux, Ali Bongo avait été proclamé président définitivement élu du Gabon avec 41,79% des voix devant un autre opposant, Pierre Mamboundou (25,66%), et M. Mba Obame (25,33%).

Le jour de l’élection présidentielle, le 30 août 2009, le signal de TV+ avait été interrompu à la suite de l’arrêt “inexpliqué” de son émetteur principal à Libreville, placé sous surveillance d’une unité d’élite de l’armée, d’après ses dirigeants qui ont toujours affirmé avoir été empêchés d’accéder au site.

La chaîne avait repris la diffusion de ses émissions trois semaines plus tard, le 21 septembre, après avoir créé “un autre site pour pouvoir émettre”, selon sa direction.

Gabon : finie la récréation : André Mba Obame Président! Et Ali Bongo Ondimba : en chômage?

Ah oui! Ça y est! 9 jours pour le voleur, le 10e jour c’est pour le propriétaire, pour ainsi emprunter l’adage populaire : cet aphorisme plein de leçon pour tous ceux qui s’amusent souvent avec le jeu de la triche ou de la fraude sur tous les plans. Eh bien, ce jour 25 janvier, est un grand jour pour l’Union Nationale et son chef, son excellence André Mba Obame, président de la République du Gabon, le Gabon nouveau, le Gabon de la vraie alternance et de vraies institutions d’une République respectée, respectable.

Tel qu’il l’a annoncé, il y’a quelques temps de retour d’un long voyage en France, et comme tout le monde le prévoyait, les choses viennent de rentrer dans leur phase inaugurale très significative et riche en symboles. La détermination de Mba Obame, président de la République du Gabon, pas comme celle du golf là-bas en Côte d’ivoire, mais la République du Gabon indépendant. Eh oui, Mba Obame vient de poser le premier jalon sur une série d’actions qu’il compte menées. Les choses prennent une tournure rapide et sans anicroche ce mardi 25 janvier 2011.

Le gouvernement de la République gabonaise venait d’être publié. C’est une grande sortie réussie pour Mba Obama, et cet acte démocratique et révolutionnaire va désormais prendre date dans les annales de la vie politique du Gabon.

Un fait important est de remarquer que la situation qui se passe en ce moment au Gabon est très différente de celle qui se déroule en Côte d’Ivoire. On y reviendra dans nos analyses comparatives pour essayer de décortiquer les deux situations. Mais pour le moment, il faut souligner que le geste que vient de poser AMO, est un geste très courageux, car cela ne s’est jamais passé chez beaucoup des candidats de l’opposition au Gabon dont la victoire était mainte-fois volée par le pouvoir Bongo.

Loin de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir abattu, je vais dire que la roue de l’histoire tourne et personne ne peut l’arrêter du jour au lendemain.

Il faut s’attendre à d’autres victoires plus marquantes pour AMO, son excellence monsieur le président de la République Gabonaise, car, il ne suffira pas à AMO de nommer un premier ministre et des membres du gouvernement sans que cette même équipe gouvernementale ne soit présente sur le terrain. On attend donc l’installation du premier ministre dans son fauteuil et, pour le nouveau président, le temps que monsieur Ali Bongo laisse le palais officiel, afin que son excellence Mba Obame vienne s’asseoir tranquillement au Bord de Mer.

Comprenez que les choses peuvent aller très vites à en croire la détermination du président Mba Obame, qui sûrement prêtera serment en bonne et due forme devant le conseil constitutionnel rénovée pour favoriser une bonne alternance, à en croire la démarche de Mba Obame qui du reste, ne s’arrêtera pas uniquement qu’au stade de la nomination du premier ministre et de la formation du gouvernement! Les choses ont longtemps traîné dans ce beau pays le Gabon.Il faut installer les ministres dans leurs ministères respectifs.

Signes des temps, à situation particulière, mesure particulière. Que la gent féminine se calme, pour l’unique femme nommée au gouvernement. Ce gouvernement est celui de combat, question de faire vite et bien, afin que le chef de l’État, son excellence Mba Obame procède prochainement, à un remaniement ministériel, le temps de s’asseoir d’abord et former un autre gouvernement de travail, celui dans lequel l’on retrouvera une bonne fourchette de femmes bien engagées dans la reconstruction du Gabon.

Du côté du gouvernement en chômage dans quelques jour, c’est-à-dire le gouvernement du caïd Biyoghé Mba du PDG, il me semble que tous les membres de ce gouvernement ont tous à chacun un mouchoir de poche blanc pour s’essuyez les larmes. Les larmes de la dictature. Eux qui ne pleurent jamais même lorsqu’un décès survient dans la famille, aujourd’hui, l’âme de ces ministrons et de ces ministrettes changent de camps. Le cœur tape la chamade, et l’insomnie fait recule le temps, que finalement au grand matin et par surprise, les maîtresses des ministres, viennent solliciter de les derniers privilèges, qui sait?

Pour certains ministres reconnus comme gueulards, à chaque minute, le nom de Mba Obame leur revient dans la mémoire. Une mémoire chargée d’émotion négative pour se préparer à la sortie du groupe des maffieux. D’autres ne manqueront pas de faire un d’appel de pied du côté des nouveaux tenants du pouvoir, une sorte d’allégeance camouflée et à solliciter en catimini. Des veillées de prières vont sûrement commencer dès ce jour. Quant aux autres, les habitués aux allures maraboutiques, dès ce soir, commenceront à flâner dans certains endroits pour espérer une place dans les ambassades surtout dans les pays d’Afrique.

La nouvelle qui est tombé comme un couperet a en même temps traversé les continents, alertant ainsi toutes les chancelleries gabonaises éparpillées dans le monde, en tête desquelles on y voit en ligne de mire, l’ambassade du Gabon à Paris, à Washington et dans le BENELUX. sans oublier Londres; des véritables argentivores du budget de l’État Gabonais dont une partie rentre dans les poches des manteaux diplomatiques.

Quant au président sortant Ali Bongo Ondimba, son premier ministre, y compris son gueulard ministre de l’intérieur et apparentés, partis faire la bamboula à Tchibanga, ils n’ont qu’une seule chose à faire, chercher de secours militaires de la France pour les exfiltrer de là où ils se trouvent, à moins que l’armée, la gendarmerie et la police aient eu pitiés à cause de leurs salaires de la fin du mois de janvier qu’ils attendent de pied ferme. À ces militaires, gendarmes et policiers aussi, de savoir dès maintenant à qui obéir, que les cœurs finalement, balancent et rebalancent, comme disait Daouda dans sa chanson d’amour : autrement dit, entre AMO et ABO, qui choisir?

Toutefois, des voix les plus concordantes, dans l’armée gabonaise, certains généraux, curieusement originaires du Haut-Ogooué, seraient déjà passés du côté de Mba Obame qu’ils qualifient comme la voie du peuple afin d’éviter l’effusion de sang et donc la guerre civile. Dès l’annonce de la bonne nouvelle pour la population gabonais ou soit mauvaise nouvelle pour les membres du PDG, le même ministre de l’intérieur gabonais, trop gueulard n’a pas tarder à japper devant l’écran de télévisons , selon ceux qui ont vu sa bouille.
En véritable chien de chasse d’Ali Bongo, il menace, Mba Obame, en oubliant que le mal du Gabon, c’est bien le PDG. Les aboiements de ce ministre ont une teinte théâtrale comme dans Hamlet de William Shakespeare, tous ses jappements semblent être un non-événement et Mba Obame n’a que dalle. Cette fois si, il me semble que la comédie a trop duré on attend donc la suite des actions de son excellence André Mba Obame, président de la République du Gabon nouveau.

Gervais Mboumba, militant des droits de l’homme.

21ème Conférence régionale africaine d’INTERPOL au Botswana en février

Les différentes polices africaines et leurs responsables se réuniront à Gaborone, la capitale du Botswana du 16 au 18 février 2011. Ce sera à l’occasion de la 21ème Conférence régionale africaine d’INTERPOL, la plus grande organisation policière mondiale.

La conférence portera sur un certain nombre de questions liées à la criminalité transnationale. Les points qui seront donc à l’ordre du jour sont entre autres le trafic de stupéfiants afin de faire le bilan sur la lutte menée sur le continent contre la criminalité liée aux drogues et sur les nouvelles tendances régionales et mondiales en la matière.

La coopération dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la lutte contre la piraterie maritime et le renforcement de la coopération policière régionale et interservices pour lutter contre la contrefaçon de produits médicaux seront aussi abordés. La formation et  le renforcement des capacités opérationnelles en Afrique, mais aussi et surtout l’élargissement de l’accès aux outils et services INTERPOL fait partie des sujets à soulever. Le trafic d’armes à feu, le renforcement ainsi que le développement des réponses à la criminalité liée aux espèces sauvages resteront en outre les préoccupations de cette rencontre.

A noter qu’INTERPOL est la plus grande organisation internationale policière, avec 188 pays-membres. Créé en 1923, il facilite la coopération  transfrontalière entre polices, et apporte son appui et assistance à toutes les organisations, les autorités et les services dont la mission est de prévenir ou de combattre la criminalité internationale.

Ouattara Lacinan

L’expulsion musclée d’un Malien provoque une caravane de soutien aux droits des migrants et des expulsés au Forum social mondial de Dakar

Des habitants de Bamako réagissent aux images de l’évacuation d’un Malien sur le vol AF 3096 du 20 janvier contre laquelle des passagers ont protesté. Les images de l’expulsion musclée ont été reprises par le site Rue89.fr. Exaspéré, un groupe d’Allemands (parmi les protestataires) va participer à une caravane de soutien aux droits des migrants et des expulsés qui doit rejoindre Dakar à l’occasion du Forum social mondial (6-11 février).

Quelques passagers se sont levés, notamment un groupe composé d’une dizaine d’Allemands, pour protester contre cette évacuation musclée.

Suite à l’incident, cet homme se trouve toujours en France selon l’Association malienne des expulsés (AME). Le « groupe composé d’une dizaine d’Allemands » mentionné dans l’article parmi les protestataires est lui à Bamako. Ses membres vont participer à une Caravane de soutien aux droits des migrants et des expulsés qui doit rejoindre Dakar à l’occasion du Forum social mondial (6-11 février).

Ce mercredi matin, une petite centaine de personnes ont marché dans Bamako jusqu’à l’ambassade de France. Ils ont fait un sit-in avant d’être repoussés par la police malienne.
Le nombre de visites et la diversité des opinions formulées dans les commentaires sur Rue89 témoignent de l’intérêt des lecteurs pour le sujet -sensible- des expulsions d’étrangers en situation illégale. Qu’en est-il des premiers concernés, les Maliens ?

J’ai invité d’autres riverains -ceux de la rue 14 où j’habite- à visionner en ma compagnie ces vidéos. Leurs réactions ne sont pas celles auxquelles on peut s’attendre mais toutes se rejoignent sur deux points : le mépris avec lequel les expulsés sont traités et la nécessaire régularisation des sans-papiers installés en France depuis longtemps.

Fatoumata Tangara, étudiante en marketing, 22 ans

C’est la seule à avoir réagi spontanément en regardant les vidéos : « Ça me donne envie de chasser tous les Blancs qui sont au Mali ! Ici on les traite bien mais lui on le traite comme si c’était un criminel. C’est normal qu’on l’expulse, mais pas de cette manière. C’est humiliant. »

Comme beaucoup de Maliens ayant de la famille en France, les récits d’arrestations et d’expulsions lui sont familiers : « Ma sœur qui est en France me raconte qu’on ne laisse même pas le temps aux sans-papiers qu’on arrête de prendre leurs affaires. On t’attrape et c’est fini, tu ne rentres plus chez toi. »

Ibrahima Wagué, agent commercial, 48 ans

« J’ai toujours été pour les expulsions. Je ne peux pas accepter que n’importe qui rentre chez moi donc à la place de la France j’agirais de la même façon. Il existe des moyens légaux pour aller en France et si de nouveaux arrivants ne trouvent pas de travail rapidement, ils peuvent devenir délinquants. »

Il nuance fortement son propos au sujet des sans-papiers les plus anciens : « On doit régulariser ceux qui ont duré en France pendant dix ou quinze ans, qui travaillent et qui ont une bonne situation. Et puis il faut savoir que la plupart n’envisagent pas de passer toute leur vie en France et veulent revenir au Mali. »

Boubacar Traoré, mécanicien, 40 ans

« Quand tu viens chez quelqu’un et que tu n’es pas en règle, c’est normal qu’on t’expulse. Ces vidéos me choquent mais la France a ses raisons. D’un autre côté, quand on l’embarque comme un animal, c’est dérangeant. Il faut du respect pour l’expulsé. »

Salioune Faye, étudiant en gestion, 25 ans

« S’il est réellement sans-papiers, je pense qu’il doit être expulsé au Mali. Mais je vois ces vidéos comme un manque de respect vis-à-vis des Maliens qui veulent partir en France et qui veulent construire la France, car ils occupent majoritairement des petits emplois. »

Etonnement les protestations populaires massives contre le sort des émigrés sont rares au Mali. Le 8 décembre 2010, l’AME avait organisé une marche pour protester contre la mort de Mahamadou Marega, un Malien décédé à Colombes après avoir été touché par un Taser de la police française. Moins de 30 personnes étaient présentes au lieu de rendez-vous (la marche n’a pas eu lieu faute d’autorisation).

Salioune explique : « Manifester n’est pas dans la culture malienne. Le Malien exprime son mécontentement dans les causeries et les grins [discussions informelles autour du thé, ndlr]. Même lors d’une manifestation contre la cherté de la vie, il y avait très peu de monde. Mais quand des manifestations se produisent, ça peut être très violent. »

Madina, étudiante vétérinaire, 20 ans

La plus jeune et la plus dure : « On ne devrait même pas les renvoyer en avion mais de la même façon qu’ils sont arrivés. Ce n’est pas normal de rentrer dans un pays sans-papiers, c’est comme si la personne avait volé. »

Là encore, elle se montre plus indulgente avec les Maliens présents en France depuis longtemps et estime normal qu’ils soient régularisés.

Elle pointe également du doigt les paradoxes du système français. « Les employeurs français demandent-ils s’ils ont des papiers ? », interroge-elle. « Si les autorités françaises savent qu’ils n’ont pas de papiers, elles ne devraient même pas les faire travailler ni accepter leurs impôts. »

Abdoulaye Touré, boutiquier, 38 ans

« Ce n’est pas bon. Si c’est un problème de papiers, on doit régler ça sans violence. De toute façon, les Maliens voudront toujours partir en France, donc il faut que le Mali et la France trouvent un accord. »

La Libye, autre pays expulseur, n’est pas en reste. Elle a renvoyé par avion 156 Maliens arrivés ce mercredi à Bamako selon l’AME.

ferloo.com

Egypte : les manifestations continuent

Nouvelle journée de manifestations, 500 arrestations

Le gouvernement égyptien a tout fait, mercredi 26 janvier, pour tenter d’empêcher une répétition des manifestations de la veille. Au moins 500 personnes ont été arrêtées dans tout le pays, selon les services de sécurité. Parmi les personnes arrêtées figurent 121 membres des Frères musulmans, organisation islamiste officiellement interdite mais tolérée dans les faits, interpellés à Assiout, au sud de la capitale égyptienne.

Malgré cela, quelques milliers de manifestants protestaient dans le centre du Caire en fin d’après-midi. Des affrontements les ont à nouveau opposés aux policiers en face des locaux du syndicat de journaliste et de ceux du syndicat des avocats. Selon plusieurs journalistes présents sur place, la police a tenté de disperser les manifestants en les frappant avec des bâtons et en utilisant des gaz lacrymogènes. Des heurts particulièrement violents ont ensuite été signalés sur les rues avoisinantes.

Des milliers de protestataires avaient auparavant réussi à se masser devant le palais de justice du Caire, scandant « le peuple veut la chute du régime ». A Suez, des heurts ont ensuite eu lieu devant la morgue entre policiers et des centaines de personnes réclamant les corps des trois manifestants tués la veille.

Le Mouvement du 6-Avril, un groupe de militants pro-démocratie à l’origine des manifestations de la veille, avait annoncé dans la matinée qu’il appelait à de nouveaux rassemblements. Les manifestations semblent toutefois d’ampleur bien moindre que celles de mardi. Sur Twitter, le mouvement a appelé à manifester de nouveau vendredi.

Le ministère de l’intérieur égyptien avait indiqué dans la matinée qu’il interdisait toute nouvelle manifestation. Dans un communiqué, il affirme qu' »aucun acte de provocation, rassemblement de protestation, marche ou manifestation ne sera permis ». « Des mesures légales seront prises contre quiconque » serait en infraction, poursuit le communiqué du ministère, en soulignant que tout contrevenant serait déféré devant la justice.

Les rues du centre du Caire étaient quadrillées par la police mercredi en fin de matinée. Selon plusieurs témoins sur Twitter, la place Tahrir, épicentre des manifestations de mardi dans le centre du Caire, était calme, avec une présence policière massive. Selon Reuters, la police a dispersé en début d’après-midi quelques dizaines de manifestants.

L’accès à Facebook a été bloqué mercredi après-midi, selon plusieurs témoignages recueillis sur Twitter, qui est également bloqué par les autorités depuis mardi (les manifestants utilisent des proxys pour contourner cette censure). Plusieurs internautes du Monde.fr confirment qu’ils ne peuvent plus de se connecter au réseau social depuis le début d’après-midi. (Lire « Facebook et Twitter bloqués en Egypte »).

« Les quartiers résidentiels sont calmes. Les écoles sont ouvertes et la vie continue normalement. Les manifestations d’hier étaient concentrées dans le centre-ville », témoigne Myriam, une habitante du Caire, au Monde.fr. « Les habitants du quartier continuent comme tous les jours de croiser les habituels policiers dans leur rue, et parfois quelques camions en plus il est vrai, sans s’en soucier ni crier aux armes. A la suite du match Algérie-Egypte en 2009, les manifestations devenues émeutes avaient fait plus de dégâts », raconte au Monde.fr une autre internaute, habitant la capitale égyptienne.

Quelque 200 personnes ont été arrêtées mardi lors des manifestations, dont 70 au Caire, où un policier a été tué, et 50 à Suez. Plusieurs journalistes ont été arrêtés, comme le correspondant du Guardian au Caire. Il a réussi à enregistrer l’ambiance du camion de police dans lequel il était retenu en compagnie de plusieurs opposants.