Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Mensuelles: février 2011

BENIN : L’inachevée campagne !

En toute sincérité : L’inachevée campagne !

La campagne présidentielle égrène ses jours et laisse effriter ses heures pour bientôt s’achever, peut-être, sans saveur sous l’effet du temps. Jusqu’à vendredi minuit, les candidats tenteront de s’offrir une place de choix sur le baromètre. A une semaine du scrutin, la propagande gagne en intensité et affiche une ampleur qui promet d’ultimes moments d’effervescences et d’animations électoralistes classiques. La course à la succession de Boni Yayi entre dans une phase cruciale avec le tapage électoraliste en gradation sur les échantillons ruineux.

La politique retrouve ses instants de prédilection et se met au service de la quête de suffrage en période de propagande électorale. L’espoir d’une campagne de qualité est déteint par un coup de pinceau du superficiel qui entretient l’artificiel et l’illusion. Et finalement, on semble condamné à toucher le fond du désespoir sous les coups de boutoirs de discours stériles et parfois puérils. On n’a pas d’emblée réactivé la qualité pour un débat en profondeur sur les grands sujets de la nation. Le modèle rêvé s’est immobilisé dans l’imagination et consolide le doute et l’abattement moral.

La campagne électorale n’a jusqu’ici pas moissonné la qualité. Les symptômes du malaise froissent l’esprit. L’enchaînement des meetings n’a pas donné lieu à l’exhibition devant l’opinion de la vision sur des questions comme la lutte contre la corruption, la sécurité, l’énergie, l’eau, l’augmentation du pouvoir d’achat des populations, le coton, l’éducation, le sport…les problèmes sont le plus souvent effleurés. Les camps rivaux obsédés par le 06 mars et le pouvoir cèdent à des formules qui labourent le champ des chimères. L’essentiel est la conquête ou le maintien du fauteuil. Des idées étalées puis vantées dans les projets de société se réduisent en cendres sans exploitations adéquates. La priorité sur le terrain demeure les coups malsains, les envolées souillées et expéditives qui écrasent le vrai débat. Machiavel dira que « seule la fin justifie les moyens « . En campagne électorale, la foule même esquintée s’abreuve des anomalies de la propagande et plonge dans les nuées fabriquées aux matériaux politiciens. Les pharmacies politiques se chargent de livrer les poisons électoraux. Le porte-à-porte abrite parfois la perfidie de couloir, la démagogie perverse. La doctrine du faux libère sa poussière de l’illusion par le moulin politique à vent.

Le rattrapage est encore possible avec une campagne encore loin d’atteindre son pic. Avant ce fameux vendredi, date de fin de propagande, le débat doit être la reine des priorités, le débat sur le réel et non la prime au surréalisme. Du choc des idées et des projets, jaillira la lumière. Héraclite explique que la contradiction est le moteur de tout développement. On s’impatiente de la bataille des vérités, les unes contre les autres sur le front électoral. Le meilleur appartiendra aux lendemains des élections si les joutes s’amplifient dans les règles de l’art et l’évacuation des déviances.

Outre le débat dont la qualité sert de vitamine et d’éclat à la campagne, l’apaisement dans le discours y apporte une bonne dose de vertu. Le refus et l’élimination de la provocation guident heureusement les pas des candidats et leurs supporters. Malheur à celui par qui viendra le Mal. L’expérience des élections et la pression de l’enjeu ne réussiront pas à transformer le jeu politique en une partie funèbre.

La présidentielle par essence offre de la matière aux candidats. Celle du dimanche prochain est presque une usine à produire des thèmes de campagne. Des candidats sont moulés dans de bonnes idées, aptes à moduler la pratique et donner vie au débat. Il ne reste que l’inspiration et la bonne foi de tous pour que la fête électorale soit vécue dans des débats élevés. Ainsi, le 06 Avril le prochain Président de la République sera celui qui a gagné en partie le combat d’idée. On sait évidemment que seul, le débat n’offrira pas la clé de la Marina. L’argent est éloquent. Le vote affectif aussi !

Sulpice O. GBAGUIDI, Fraternité Bénin

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Trop Fort, le Pouvoir Présidentiel Béninois… Impératif : Ne Plus Jamais le Confier à des Etres Trop Faibles !

A voir les derniers développements du très mauvais feuilleton qui tient lieu d’actualité politique au Bénin, on peut être sûr qu’il ne viendrait plus jamais à l’idée d’un Béninois sérieux et en pleine possession de toute sa raison, de militer pour l’exercice du pouvoir par un quelconque impromptu ; les impromptus se révélant hélas !, à l’œuvre, comme de dangereux imposteurs.

La constitution béninoise étant ce qu’elle est, à savoir celle d’un régime présidentiel « fort » – ceci afin d’éviter au sommet de l’Etat, comme sous d’autres cieux, de récurrents minis coups d’Etat politiciens – il est impérieux de veiller à ne mettre à la tête de l’Etat, que quelqu’un dont on peut être à peu près sûr qu’il ne fera pas de trop mauvaises surprises à ses compatriotes et trop de sottises dans la direction du pays. En somme, veiller – comme a dit l’autre – à ne pas mettre les énergies quasi-illimitées de la force publique dans les mains d’un individu incapable de maîtriser les siennes propres ou, de façon plus prosaïque, ne pas donner le pouvoir d’Etat à quelqu’un de trop fragile face à la dangereuse ivresse du pouvoir.

Thomas Boni Yayi, ses thuriféraires et les derniers imbéciles qu’il y a dans le pays mis à part, tout le monde sait à présent qu’il n’était – ni techniquement ni moralement – outillé pour devenir Chef d’Etat. A ce sujet, grande est la responsabilité de ses communicateurs, ces ignobles bonimenteurs (le cas de le dire) qui s’étaient chargés, lors de la campagne présidentielle en 2006 – avec un certain talent il faut le dire – de nous assurer que l’homme était parfaitement outillé pour le travail.

Et nous voilà aujourd’hui confronté au mauvais feuilleton susmentionné, avec dans le rôle d’acteur principal, la « créature » de ses bonimenteurs de communicateurs. Celui-là même qui, depuis avril 2006, a multiplié des signes de ce que l’ivresse du pouvoir lui a totalement brouillé l’esprit et le jugement. Et le voilà qui, le 29 janvier dernier, au terme d’un mandat à tous points de vue calamiteux, se porte tranquillement candidat pour être reconduit. Certes, c’est une candidature à laquelle tout le monde s’attendait, mais j’avoue que personnellement, elle me surprend tout-de-même un peu.

L’occasion m’a été donné en effet, en d’autres circonstances, d’affirmer que l’ivresse et l’utilisation à mauvais escient du pouvoir, ont fait de Boni Yayi un « Roi Midas à l’envers ». En ce sens que (d’après la Mythologie), tout ce que touchait le Roi Midas se transformait en or, alors que tout ce que touche Boni Yayi se transforme en… ordure ; le plus grave étant que les personnes physiques qu’il « touche » se transforment, si j’ose dire en… pantins aux ordres. Disant cela, je prie les uns et les autres de croire que je caricature à peine, les exemples étant légion.

Pour n’en prendre que le tout dernier, qui fait jaser dans tout le pays, le Roi « Boni-Midas », fort du pouvoir qu’il a de pouvoir décréter comme le Pharaon : « Que cela soit écrit… Et soit accompli !», le Roi « Boni-Midas », dis-je, a décidé soudain que les Forces Armées nationales célèbrent l’anniversaire de leur création le 28 janvier 2011, veille comme par hasard du jour de son investiture comme candidat à sa réélection. La manœuvre était grossière, suspecte de douteux calculs communicationnels, dans le sens de l’utilisation d’une fête de l’Armée nationale à des fins électoralistes. Ce qui ne manqua pas de faire réagir l’opposition, par le biais d’un communiqué de presse.

En tout cas, ce communiqué et quelques autres vives réactions suffirent pour que les plus hauts gradés de l’Armée, organisassent dans l’urgence une conférence de presse, afin de renouveler à la Nation leurs engagements de neutralité pris lors de la Conférence nationale. Hélas !, nombreux sont ceux qui remarquèrent que la Grande Muette, ainsi contrainte par le Pharaon Yayi de devenir bavarde, a eu quelques difficultés à se défendre de participer au jeu des calculs partisans du président ; quelques difficultés à faire passer l’idée que le voisinage des deux dates n’était qu’une malheureuse coïncidence, parfaitement innocente.

Il fut donc assez malaisé aux hauts gradés de l’Armée de s’expliquer avec tranquillité et sérénité.

De fait, si cela vous chante, ami lecteur, allez tenter de faire comprendre, même à un gamin de dix ans, qu’il y a effectivement coïncidence et innocence, quand la date anniversaire dont il est question, fixée à l’origine au 28 juillet de chaque année, mais qui a été fêtée le 26 octobre de chaque année pendant des décennies, le « 26 octobre » qui a été ensuite contesté pour soupçon de récupération politique au profit de la « Révolution » d’octobre 1972, qui a été finalement refixée au 28 juillet d’origine, et devait donc être normalement fêtée le 28 juillet 2010. Las !, pour des problèmes de budget, semble-t-il, la trop fameuse date fut décalée au 28 décembre 2010, puis reportée une énième fois pour d’obscures raisons !!! Allez donc faire comprendre au gamin de dix ans que les festivités de cet anniversaire décidément très fluctuant, n’aient pas pu être fixées à une date autre que le 28 janvier 2011, veille de l’investiture du président sortant. Un 28 janvier décrété journée fériée et chômée pour tout le monde, permettant aux veinards de fonctionnaires béninois, de faire un « pont » royal du vendredi 28 au dimanche 30 janvier.

Le gamin de dix ans, à qui vous tenteriez de faire avaler une telle salade, ami internaute, ne manquerait pas de vous répliquer, dans le langage fleuri des jeunes d’aujourd’hui : « Vous êtes débile ou quoi ?… Allez raconter votre bobard à d’autres ! » Et voilà comment le Roi « Boni-Midas » a réussi à transformer les grands patrons de l’Armée béninoise en galonnés débiles, raconteurs de bobards.

Mais, ces pauvres galonnés ne devraient pas trop se lamenter : eux, après tout, ne sont victimes que d’un opprobre du genre collectif, alors que d’autres compatriotes « touchés » par notre Roi « Boni-Midas », national, leur opprobre à eux, est bel et bien du genre personnel. Robert Dossou, Théodore Holo, Mathurin Coffi Nago, respectivement président de la Cour constitutionnelle, de la Haute Cour de Justice et de l’Assemblée nationale auraient de fait, individuellement, beaucoup de mal à expliquer ce qui apparaît comme leur allégeance pleine et entière au président sortant ; président sortant  qu’ils semblent tout faire (et même plus !) pour transformer en président entrant, au terme du scrutin du 27 février prochain.

Le fameux scrutin du 27 février, parlons-en !

Parlons-en !, avec la consternation, l’amertume, la honte et la désolation dont vous accable le sujet si, contrairement à nombre de compatriotes, vous avez la tête et l’esprit en bon état de marche. Il y a en effet une espèce de folie collective dans l’histoire de ce scrutin précipité, planifié au terme d’un processus électoral indigne d’un pays civilisé, indigne du pays qui a inventé « La Conférence Nationale ».

Et les Béninois sains d’esprit ont vu, effarés, des acteurs politiques jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, s’entêter à agiter pendant des mois, la Liste Electorale Permanente Informatisée comme un chiffon rouge sous le nez de tous les protagonistes du scrutin. Conséquences de cet entêtement, des violations massives et répétées des lois et des modus operandi prévus pour le processus, des irrégularités multiples et multiformes, des mensonges indécents et de graves approximations ou violations flagrantes des règles établies, des prises de libertés absolument inacceptables avec les divers chronogrammes et le calendrier général.

Résultats des courses ?… En dehors des dizaines de milliers d’électeurs potentiels non inscrits – ou du moins inscrits sur des cahiers d’écoliers (!) en divagation sur le territoire national – en dehors de cette donne aussi ubuesque qu’inénarrable, une impasse juridique aussi inédite qu’inconcevable !!! Impasse au-dessus de laquelle trônent, imperturbables, les membres de la Cour Constitutionnelle avec, à leur tête, sa Majesté Robert Dossou. Celui-là, on peut s’étonner qu’il ne semble pas encore réaliser qu’il a définitivement soldé les résidus de considération qui lui restaient, du fait de son rôle dans la préparation de la Conférence Nationale, et qu’il se prépare à présent à titre personnel, une place de choix dans les poubelles de l’Histoire.

En tout cas, cette impasse juridique aussi inédite qu’inconcevable, quelqu’un l’a analysée, et je m’en voudrais de ne pas partager avec ceux qui ne l’ont pas encore lue, cette analyse lumineuse d’un compatriote, le sieur Nourou-Dine Saka Saley : (http://myreadineblog.blogspot.com/2011/01/les-béninois-ne-voteront-pas-le-27.html).  C’est à la lecture d’une analyse de ce haut niveau de clarté et de précision, que l’on se persuade – à propos de l’actuelle folie nationale collective – que tout n’est peut-être pas tout à fait perdu dans ce foutu petit pays appelé Bénin ; que l’on se persuade également qu’ils sont véritablement en train de dépasser les bornes, nos fameux PTF, les incontournables Partenaires Techniques et Financiers dont la position, aussi irresponsable qu’incompréhensible, a consisté à approuver et à financer avec une belle constance et détermination la réalisation de la LEPI, en dépit du bâclage patent du processus et même en dépit du bon sens le plus élémentaire. Saurons-nous jamais pourquoi nos chers PTF nous donnent des tapes amicales dans le dos, alors qu’ils voient bien que nous sommes à l’extrême bord du précipice ?

Mais revenons au scrutin précipité du 27 février !

On se doute bien que cette précipitation, qui a en fait complètement verrouillé l’impasse juridique que dénoncent et déplorent les initiés (comme monsieur Saka Saley), fait partie d’un plan global visant à faire réélire le Docteur-président dans une grande confusion propice à toutes les manipulations, à tous les « miracles », en ce qui concerne la Cour constitutionnelle.

Faire réélire le Docteur-président !!! Nul ne saura jamais, peut-être, ce qui a pu persuader Robert Dossou et la bandera des six autres « Sages » de la Cour, de s’investir d’une telle mission. Je crois l’avoir dit plus haut, nul besoin de sortir de Sciences Po ou d’une Haute Ecole de Psychologie comportementale, pour savoir que le Docteur-président n’est outillé ni techniquement ni moralement, pour le travail de président.

Je ne reviendrai pas en détail sur les divers scandales qui ont émaillé son mandat erratique finissant à savoir : Mise à mort de la Filière coton en dépit des dizaines de milliards engloutis. Filière dont il prétendait pourtant vouloir doubler la production au bout d’un an – Détournement quasi-officiel des frais d’Escorte des véhicules d’occasion – Affaire Cen-Sad, avec surfacturations en pagaïe et plusieurs dizaines de milliards en folie – Aéronef présidentiel d’origine incertaine, restauré à coups de milliards mais qui n’a pu, en tout et pour tout, faire qu’un aller-retour Abuja/Cotonou – Machines agricoles censées donner le top à une certaine Révolution Agricole, mais dont l’opinion ne retient au final qu’elles étaient usagées et inutilisables, ayant été pourtant copieusement surfacturées – Gestion surréaliste de la disparition d’un haut cadre de la Nation, le sieur Pierre Urbain Dangnivo, etc.… etc.

Mais je réalise que je suis en train de ne pas tenir parole : ne pas revenir sur les scandales. Je vais donc arrêter cette interminable et déprimante énumération, et me contenter de répéter – au grand dam de ses thuriféraires – que le Docteur-président n’est pas outillé pour la fonction présidentielle. Ni techniquement ni moralement, je persiste et signe. Pour illustrer la chose, je me contenterai de citer deux exemples :

Techniquement, il est inconcevable qu’un Docteur en Finances et Economie, qui insiste d’ailleurs pour qu’on lui donne systématiquement du « Docteur », ait pu donner sa caution pleine et entière à des collectes illégales d’argent, ait pu recevoir en audience tout à fait officielle à la présidence de la République, certains promoteurs majeurs de cette activité aux antipodes de toute orthodoxie bancaire ou financière. Il est inconcevable qu’il ait pu laisser prospérer pendant quatre longues années, cette escroquerie de niveau industriel, qui a délesté de plus de 150 milliards de francs Cfa, ses compatriotes notamment les plus démunis ; Il est inconcevable qu’en dépit de ses promesses de faire rembourser les victimes, rien n’ait pu être fait depuis cinq mois. De même qu’il est inconcevable qu’après une forfaiture d’une telle envergure, il ose demander qu’on lui fasse encore confiance, et qu’on lui confie un nouveau mandat. Le culot à un tel degré, ce n’est plus du culot : c’est carrément Les Beaux Arts.

Moralement, il est inconcevable qu’à la suite de l’annonce de la candidature d’Abdoulaye Bio Tchané, Thomas Boni Yayi –  qui récite pourtant de grosses quantités de Pater Noster et Ave Maria à longueur de journées – envoie un courrier incroyable à ses pairs de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest, demandant son limogeage immédiat de la tête de la Banque Ouest Africaine de Développement. C’était mesquin, c’était inélégant, c’était odieux et surtout, c’était honteux. Honteux parce que le camouflet à lui infligé par ses pairs – avec un « niet » catégorique à sa requête – ce camouflet est à la hauteur de la mesquinerie et de l’inélégance : Il avait été en effet lui-même exactement dans le même cas de figure en 2006, lorsqu’il se portait candidat à la présidentielle de son pays. Personne à l’époque ne demanda son limogeage de la BOAD, la procédure étant que c’est après confirmation de candidature par la Cour constitutionnelle, que tout candidat devrait envoyer un courrier aux Chefs d’Etat pour information et demander à être remplacé. A propos de ce qui se passa en 2006 le concernant lui-même, Thomas Boni Yayi a décidé de jouer les amnésiques ; et ce sont ses pairs qui, en ricanant sûrement, se sont chargés de lui raviver la mémoire. Le plus officiellement du monde.

Pour ma part, je suis persuadé que certains parmi ces pairs-là – en dépit de toutes leurs tares personnelles – ont probablement pensé dans le secret de leur cœur : « C’est quand même incroyable !… Vouloir nuire à ce point à un compatriote, injustement, hors de tout cadre légal et dans une instance internationale et ceci, pour mettre toutes les chances de son côté dans la conservation de son fauteuil !!!… Ce bonhomme-là n’est pas un cadeau pour les Béninois ! »

Et c’est bien là, ce que je disais au départ  à savoir que : parce que la constitution du Bénin a doté le pays d’un régime présidentiel trop fort, il est impérieux que les Béninois veillent à ne plus jamais remettre le Pouvoir d’Etat de leur pays, dans les mains d’individus n’ayant pas le pouvoir de résister à la dangereuse ivresse du Pouvoir.

C’est ce que je crois.

Me Adrien Houngbedji en démonstration de force dans le zou

Le candidat unique de l’Union fait la Nation, Me Adrien Houngbédji continue de sillonner le territoire national à la rencontre de son électorat. Vendredi et samedi derniers, c’était au tour des populations du Zou d’accueillir le candidat Adrien Houngbédji accompagné d’une forte délégation.

Accompagné d’une forte délégation, Me Adrien Houngbédji a débuté sa tournée par l’étape de Djidja où une immense foule composée de jeunes, de femmes, et d’hommes l’attendait. Venus de tous les hameaux de la commune et bravant un soleil de plomb, les filles et fils de Djidja, ont réservé un accueil triomphal au candidat unique de l’Union fait la Nation et à la délégation qui l’accompagnait.

Ouvrant le bal des allocutions, le président du comité d’organisation, Léopold Djodjo, a rappelé les nombreuses promesses non tenues par le régime du changement avant d’inviter les populations à porter leur choix sur la personne du candidat Adrien Houngbédji aux prochaines élections présidentielles. Il sera rejoint dans ses propos par le maire de la commune, Placide Avimandjènon qui a abondé dans le même sens.

A la suite du maire, le directeur national de campagne, Léhady Soglo, a appelé le département du Zou à désillusionner les concurrents de l’Union fait la Nation qui continuent de se nourrir d’espoir malgré l’évidence du soutien indéfectible du département au candidat de l’Union fait la Nation. Après des prestations d’artistes, le candidat Adrien Houngbédji a pris la parole pour une allocution dans laquelle il a rappelé les promesses qui seront réalisées dès qu’il sera élu.

Du micro crédit qu’il promet faire passer à 50 000FCFA au milliard communal en passant par la gratuité réelle de la scolarité, rien n’a été oublié par le candidat Adrien Houngbédji. Après l’étape de Djidja, cap a été mis sur Abomey-Agbayizoun-Bohicon. Il est à noter que malgré tout avoir été surprises pas la nuit, les populations d’Agbayizoun et de Bohicon ont tenu à attendre leur candidat. A Bohicon, c’est Armand Zinzindohoué, ancien ministre de l’intérieur de Boni Yayi qui a invité les populations à voter massivement pour le candidat unique de l’Union fait la Nation.

Zogbodomey-Za-Kpota-Covè-Houinhou ont à leur tour accueilli Adrien Houngbédji dans la même ambiance de liesse et de ferveur le samedi. Revenant sur des allégations selon lesquelles les églises évangéliques seraient fermées si l’Union fait la Nation arrive au pouvoir, le candidat de l’UN a indiqué que le Bénin est un Etat laïc. Il a ajouté que c’est une aberration que le chef de l’Etat se mêle des religions.

On pouvait noter à cette étape la présence de Joseph Gandaho, président de l‘Ubf à l’étape de Covè, celle de Désiré Vodonon à Zogbodomey et celle de Georges Guédou à Za-Kpota.

Flore Nombimè, l’évenement précis

Election présidentielle de mars 2011 : Antoine Dayori rejoint Abdoulaye Bio Tchane

Comme ils ont pris l’habitude depuis la semaine dernière, les membres de l’Alliance ABT étaient face à la presse hier dimanche 27 février 2011. Co animée par Me Dossa et le Professeur Guy Midiohouan, la conférence de presse a porté essentiellement sur le consensus auquel sont parvenues les parties contractantes de la commission mise en place par la médiation Zinsou ; les tracasseries et provocations dont est victime le candidat Abdoulaye Bio Tchané sur le terrain quant aux campagnes électorales et le ralliement du candidat Antoine Dayori à l’alliance ABT.

Le candidat de l’avenir du Bénin triomphant, Abdoulaye Bio Tchané vient de recevoir un soutien de taille. Il s’agit de l’adhésion du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et candidat à l’élection présidentielle de cette année, Antoine Dayori. L’annonce a été faite hier dimanche au cours d’une sortie médiatique des membres de l’Alliance ABT. En effet, selon Me Dossa, ce député qui a bien un fief et qui pèse lourd dans la balance politique du Bénin en matière d’électorat roule désormais pour le candidat ABT dans le cadre de la course pour le prestigieux fauteuil du palais de la Marina. D’ailleurs dans les tout prochains jours, l’honorable lui-même fera des déclarations pour confirmer cette information au cours des campagnes électorales du candidat Bio Tchané. En dehors de ce point, d’autres sujets ont meublé la rencontre avec les hommes des médias.

Le consensus des acteurs politiques

Selon Me Dossa, les parties contractantes se sont entendu, sous la houlette des anciens présidents Emile Derlin Zinsou et Nicéphore Dieudonné Soglo, sur deux points. Le premier est que la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) qui fait objet de vives contestations depuis peu soit auditée par une expertise internationale appuyée par une autre nationale pour apprécier sa vraie qualité. Le second point est la prise d’une loi dérogatoire visant à prendre en compte les 1.300.000 citoyens qui n’ont pas été pris en compte dans le processus de la réalisation de la liste électorale conduite par le superviseur général de la Commission politique de supervision (Cps-Lépi), Nassirou Arifari Bako. Pour le conférencier, l’Alliance ABT espère que toutes les parties contractantes à savoir la mouvance et l’opposition pourront exécuter ce contrat en bonne et dure forme. Pour le professeur Midiohouan, il s’agit d’un accord précurseur de la paix pour le Bénin et donc il devrait être au dessus de tout. Car à l’écouter, « celui qui déclare la guerre n’est pas sûr d’en être vainqueur ». raison pour laquelle il est important que tous les acteurs politiques se plient aux accord issus de cette médiation.

Le professeur Midiohouan, le respect des textes et le processus

Est-ce que ce consensus tient compte des délais ? Est-ce que les délais seront respectés vu le temps qui reste pour l’application des recommandations du comité de la médiation ? Les journalistes ont pris en compte ces préoccupations des populations au cours de la conférence de presse. Répondant à ces interrogations, le professeur Guy Midiohouan a précisé que la loi prescrit que la Lépi doit être validée, affichée, les cartes d’électeurs doivent être distribuées dans une durée bien précise. Malheureusement rien de cela n’a été fait. Pour le professeur d’université, « nous sommes à 8 jours de la date du premier tour de l’élection et c’est maintenant qu’on forme ceux qui vont distribuer les cartes ». Tout cela l’amène à marteler que « la loi n’a pas été respectée ».  Partant de ce fait, il a indiqué qu’ils sont légalistes et militants de la paix au niveau de leur alliance et donc ils seront très vigilants face à tout ce qui se passe aujourd’hui autour du processus électoral.

Le candidat ABT victime des tracasseries et des provocations

« C’est le candidat Boni Yayi et ses supporters qui nous empêchent de faire notre campagne comme cela se doit » a confié avec indignation Me Dossa, porte-parole du candidat Abdoulaye Bio Tchané. Pour lui, à Kandi, au moment où leur cortège allait, les militants des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) se sont mêlés au cortège et ont perturbé leur manifestation. Au niveau de Penco et d’Avrankou, les affiches de leur candidat ont été vandalisées sans que les principaux commanditaires ne soient inquiétés. A kérou, il y a eu une grande perturbation de leur campagne électorale avec à la tête des éléments perturbateurs, la première autorité de la zone. Dans cette division territoriale, les véhicules du cortège de ABT ont même été bloqués. Me Dossa va plus loin en précisant que dans l’arrondissement de Goumori dans la commune de Banikoara, les thuriféraires du gouvernement de changement ont franchi le rubicond en barrant la voie afin d’empêcher le cortège de l’ancien N°1 de la BOAD.

L’usage des moyens de l’Etat dans la campagne dénoncé

Au cours de la rencontre d’hier, les membres de l’Alliance ABT ont estimé que les moyens de l’Etat sont abusivement utilisés dans la campagne électorale. En effet, à entendre Me Dossa, « il y a amalgame entre le candidat Boni Yayi et le président Boni Yayi ». Pour lui, l’actuel locataire du palais de la Marina, candidat à sa propre succession utilise les véhicules et même l’hélicoptère de l’Etat pour faire sa campagne. Ce qui n’est pas normal à l’en croire, dans la mesure où tous les candidats sont égaux devant la loi et ne doivent pas  utiliser les moyens de l’Etat dans leur campagne électorale.

A noter qu’avant la fin de la sortie médiatique, Guy Midiohouan a lancé un vibrant appel au président de la République l’invitant à accepter de rentrer résolument dans sa fonction de chef d’Etat et de jouer son rôle. Car, a-t-il martelé, il n’est pas bon que Boni Yayi dise une chose et fasse son contraire. Il dira qu’on observe des violences verbales, physiques dans les agissements du camp présidentiel contre d’autres candidats. Son appel n’a pas été seulement lancé à l’endroit du président de la République. Il a également appelé à la responsabilité des institutions de la Républiques. Par rapport à la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication (Haac), il a déclaré qu’il a l’impression que cette dernière ne joue pas correctement son rôle. Elle devrait donc aider à séparer le rôle du président de la République de celui de candidat.

Hubert DJOGUE, L’autre fraternité

Cote d’Ivoire : Le commando « invisible » sonne l’ultimatum contre Gbagbo

Des individus du fameux « commando invisible » et des partisans du rhdp ont donné un ultimatum à Laurent Gbagbo pour quitter le pouvoir avant ce lundi lors d’un meeting du rhdp à la mairie d’Abobo ce dimanche en fin de matinée. Contrairement aux autres tentatives, ce meeting s’est bel et bien tenu dans la commune phare de l’offensive contre le pouvoir de Laurent Gbagbo.

Prévenu par une source proche du Rdr, nous prenons la décision d’y aller malgré les risques, on dit à Abobo qu’il faut être « garçon » pour s’aventurer dans le quartier de la mairie actuellement. La difficulté pour se rendre sur les lieux afin d’avoir enfin l’exclusivité pour Koaci.com est réelle, nous y parviendrons après avoir traversé un terrain « miné ».

C’est là que nous rencontrons enfin, des membres de ce commando qui hante l’esprit des plus rudes défenseurs du pouvoir de Laurent Gbagbo et qui fait trembler les forces de l’ordre, de plus en plus impuissantes malgré leur armement lourd. Ce constat d’impuissance fut mis en évidence ce dimanche soir dans un reportage de la Rti relatif à l’incendie de l’antenne de la Rti (voir article de Koaci.com).

Dans ce dernier, nous pouvions voir des éléments de l’armée prendre peur aux bruits de tirs survenus alors qu’ils étaient dans l’enceinte de la Rti d’Abobo avec une équipe de la Rti et des techniciens pour faire le bilan. Une fois réfugiés et quittant les lieux dans leurs blindés, le reportage nous montre, depuis l’intérieur de ce dernier, des militaires tirant « en l’air », sans cible, dans un désespoir qui pouvait se lire sur l’expression de leurs visages.

Armés sommairement à notre grande surprise, ces jeunes dont certains sont cagoulés suivent sans dire un mot le discours de l’animateur du meeting du jour. Le décor est rapidement planté : « « C’est notre dernière bataille, Gbagbo tombera d’ici à demain, on va le déloger, le moment est venu l’ultimatum vient d’être lancé» scande devant nous ce jeune homme plutôt frêle avec une fougue et une énergie apeurant tant la détermination se dégage de ces propos reçus avec emphase par une assemblée attentive et ordonnée composée d’une cinquantaine d’individus.

L’atmosphère est cependant digne des meilleurs films de gangster mais notre surprise est grande, nous nous attendions à rencontrer des super commandos, quand nous constatons la « normalité physique » des combattants plus proches des djosseurs de naman du plateau que de militaires aguerris ou rebelles sanguinaires.

« On voulait tendre un piège en attirant les forces de l’ordre avec ce meeting pour les limer, mais ils n’ont pas osé venir ici, ils ont peur, on les tape avec nos petits fusils et on maîtrise le terrain, nous on connaît tous les petits coins d’Abidjan et eux on les connaît aussi » nous raconte un des membre du commando muni d’un fusil type « fusil de dozo » alors que nous approchions vers lui afin d’en savoir plus sur la raison de sa présence.

À côté de lui un autre individu, 1m80, plutôt baraqué mai sans plus, visage caché par un foulard et regard dissimulé sous des lunettes de soleil, armé quant à lui d’une vielle kalachnikov nous indique « moi j’en ai déjà eu deux, on va vite finir avec cette affaire, Gbagbo avait été prévenu, il s’est entêté et a joué avec nous, il va comprendre », il ajoute « on a infiltré leur mouvement patriotique, on les butera un à un au moment venu, tout le monde attend le feu vert ». À peine ces propos terminés, les commandos font ordre de replier, quelques seconde après, plus un de ces individus visibles à l’horizon comme « mystiquement » volatilisés.

Revenant vers l’estrade de fortune dressée avec des espèces de cagettes en bois, les partisans pros Ouattara du Rhdp, dont nous ne pourrons établir de chiffre précis quant à leurs nombre, finissent leur réunion, nous interpellons l’animateur. Avant de quitter les lieux, à notre question de savoir ce qui relève de ce meeting, ce dernier peu souriant au regard saillant nous donnera une laconique réponse mais qui en dit long sur la situation : « laissez ça, vous allez vous-même constater les prochains jours ».

Nous rejoignons nous aussi nos domiciles après avoir enfin croisé et mis un visage sur ces mystérieux individus qui semblent ne pas avoir dit leurs derniers mots alors que les bruits d’arrivée en Côte d’Ivoire de régiments de la légion étrangère sont de plus en plus persistants.

Amy, Koaci.com Abidjan

Devoir de mémoire : Comment Alassane Ouattara devient Ivoirien ?

Le journal « Le Temps » réédite pour ses lecteurs, les confidences du premier Président de la République ivoirienne à un de ses proches. C’est un document ayant pour source le journal hebdomadaire « Le Phénix » paru, du lundi 9 au dimanche 15 décembre 2002.

Révélations

« Je suis pratiquement au soir de ma vie et il est impérieux que je vous livre quelques informations capitales pour préserver la Côte d’Ivoire d’une éventuelle rupture sociale après que je ne sois plus. En effet, je me rends en France pour subir une intervention chirurgicale et je ne puis vous dire si je vais revenir vivant. Ainsi, vous pourriez utiliser à des fins utiles ces révélations, si je rentrais, si je rentrais effectivement silencieux de la France. Voilà pourquoi je vous ai fait appeler d’urgence.

Sachez à toutes fins utiles que mon ambition majeure pour la Côte d’Ivoire, notre beau pays, a toujours été de l’élever au rang de pays fortement industrialisé, doté d’infrastructures modernes qui le rendraient totalement indépendant. C’est pourquoi, je me suis investi à faire de la Côte d’Ivoire un pays économiquement fort, avec le cacao et la café qui font la fierté du pays. Malheureusement, la France et ses alliés vont user de tous les moyens pour arrêter cette noble ambition que j’ai pour mon pays. Ils vont donc former spécialement des jeunes cadres africains, dont Alassane Dramane Ouattara, pour m’assassiner et détruire la Côte d’Ivoire.
Mais avant de vous dire qui est Alassane, sachez d’abord à partir de quand la Côte d’Ivoire va connaître ses réels problèmes.

En effet, du 11 au 15 janvier 1978, je reçois en visite officielle d’amitié et de travail, le président de la République française d’alors, Valéry Giscard D’Estaing. Je lui ai fait visiter toutes les infrastructures de la Côte d’Ivoire. Ainsi, de retour en France, Valéry fait rassembler le G7 pour décider des procédures de destruction de la Côte d’Ivoire.
Car elle pourrait devenir le miroir du monde si rien n’est fait pour l’arrêter dans son évolution. Mais cette décision ne rencontre pas l’adhésion de l’Angleterre qui n’en voyait pas l’utilité. C’est à partir de ce moment que les prix de nos matières premières, en particulier, le café et le cacao vont chuter considérablement, et cela perdure. Mais le G7 ne s’arrête pas à cette seule action, il va multiplier les coups d’Etat contre ma personne.

Mais à partir de 1981, avec l’arrivée de François Mitterrand à la tête de l’Etat français, les tentatives et actions de déstabilisation de la Côte d’Ivoire vont beaucoup durcir et s’intensifier. C’est ainsi que François Mitterrand va profiter de l’asile politique du jeune Laurent Gbagbo en France en 1984, pour le persuader d’un coup d’Etat contre moi. Mais Gbagbo, profondément patriote, refuse de détruire son pays qu’il aime tant. Alors Mitterrand et le G7 vont recruter le jeune Alassane Dramane Ouattara, fonctionnaire au Fmi, pour l’action de déstabilisation et de destruction de notre cher pays. Car, connaissant parfaitement les origines burkinabé de celui-ci, ils le sentaient capable d’un tel comportement. Alassane est alors invité en France en 1984 pour expliquer son travail au Fmi pour l’Afrique, devant plus de 40 chefs d’Etat, pendant une conférence de presse.

Mais comment Alassane est-il arrivé au Fmi ?

En effet, de 1973 à 1983, sur intervention du président voltaïque d’alors, Sangoulé Lamizana, je nomme Alassane à la Bceao successivement comme chargé de mission, conseiller spécial du gouverneur, Directeur des études et vice-gouverneur en 1983. En 1982, je demande à mon ministre de l’Economie et des Finances d’alors, Aboulaye Koné de décorer le jeune Voltaïque Alassane pour son dynamisme au travail. Aussi, le 1er novembre 1984, avec ma bénédiction et mon appui spécial, il est nommé fonctionnaire au Fmi.

Egalement, pour lui témoigner toute mon affection, après la mort de Aboulaye Fadiga, ex-Gouverneur de la Bceao, je nomme Alassane comme nouveau gouverneur de cette Institution. Mais chacun de vous se demande pourquoi et si c’était de gaieté de cœur que j’ai nommé Alassane Dramane Ouattara comme Premier ministre de la Côte d’Ivoire.

C’est essentiellement par souci de préservation de la Côte d’Ivoire d’une implosion sociale, à l’avènement du retour au multipartisme en 1990, ainsi sur intervention du G7 et des Institutions de Bretton Woods, je nomme d’abord, Alassane comme président du comité interministériel le 18 avril 1990, ensuite comme Premier ministre en novembre 1990.

Mais avant de le nommer comme Premier ministre, Alassane s’engage par écrit à rester en dehors de la politique ivoirienne, en s’occupant uniquement de redresser l’économie, même après ma disparition.

Pourquoi ai-je exigé cela de lui ?

C’est parce que Alassane n’est pas Ivoirien, mais plutôt Voltaïque (Burkinabé), d’origine. En effet, Alassane Dramane Ouattara est né à Noumoudara qui signifie en Tiéfo, sa langue maternelle, village de forgerons en ex- Haute-Volta (Burkina Faso). Noumoudara est dans le canton de Sindou, de la subdivision de Banfora, qui est du cercle de Bobo-Dioulasso.

Il a pour père feu Ouattara Djika et pour mère feue Boro Bintou, tous deux Burkinabè d’origine. Alassane est jumeau, son frère est mort à sa naissance, ce qui entraina, également la mort de sa mère. Ainsi, Alassane fut élevé par Tabili Ouattara, la deuxième femme de son père, jusqu’à l’âge de 4 ans. C’est à cet âge également que le cousin et ami de son père, Tiécoura Ouattara, affectueusement appelé Mossi Ouattara à Dimbokro, comme cuisinier de l’administrateur colonial de l’époque.

Retenez également que Alassane a fait le cycle primaire et secondaire, après l’école coranique en ex-Haute-Volta, actuel Burkina Faso. Il a obtenu son Bac au Lycée Zinda Kaboré de Ouagadougou. Alassane est parfaitement conscient de ses origines voltaïques. J’en veux pour preuves le document signé de lui et qui se trouve entre les mains d’une personne digne de confiance dont je vous révélerai le nom dès mon retour de la France.

Maintenant, je vais me permettre de vous indiquer quelques points utiles de la procédure suivie par Alassane pour accéder au pouvoir.

En effet, comme je l’ai indiqué tantôt, Alassane, le Monsieur Afrique du Fmi, est invité à Paris par François Mitterrand et le G7, en vue de prononcer une conférence explicative sur son travail au Fmi pour l’Afrique. C’est à cette occasion, qu’en aparté, François Mitterrand et le G7 vont confier à Alassane la mission destructrice de la Côte d’Ivoire. Mais n’étant pas Ivoirien, donc ignorant les réalités du pays, c’est Dominique Ouattara née Dominique Folloroux Nouvian, qui est choisie pour aider Ouattara à réussir sa mission. Voilà comment elle va se re-trouver auprès d’Alassane.

Ainsi, par l’intervention personnelle de celle-ci auprès de moi, je demande l’accord du président Thomas Sankara pour que Alassane soit nommé vice-gouverneur de la Bceao, au compte du Burkina Faso. Mais pour mener à bien sa mission de destruction de la Côte d’Ivoire, Ouattara va demander à être Ivoirien en m’adressant une lettre à cet effet, sur conseil de Dominique Ouattara. Je me contenterai seulement de lui faire établir un passeport de travail, tout en lui promettant la nationalité ivoirienne par décret de naturalisation, lequel décret n’a jamais été signé de moi et qui se trouve entre de bonnes mains. Notez que Dominique Ouattara, Juive d’origine mais Française de nationalité, est la clé qui ouvre les portes à Alassane.

Une tâche à laquelle elle s’attelle avec finesse. Elle va même jusqu’à éliminer physiquement l’ex-Gouverneur de la Bceao, feu Abdoulaye Fadiga qui était son amant, rien que pour permettre à Alassane d’être le nouveau Gouverneur de cette institution ; lequel poste que ce dernier convoitait depuis fort longtemps, pour m’avoir adressé plusieurs correspondances à cet effet. Car, dans son entendement, personne ne lui contesterait ses origines ivoiriennes, vu que ce poste a toujours été dévolu à un Ivoirien de pur sang.

Vous vous demandez certainement pourquoi Mme Ouattara a autant de faveur auprès de moi ?

C’est tout simplement parce qu’elle a ma confiance par son ardeur au travail, son efficacité, mais surtout sa discrétion. Car elle a travaillé avec moi dans bien de domaines que je ne puis vous dévoiler maintenant. Retenez seulement que c’est elle qui gère mes biens immobiliers à travers le monde entier. J’ai même fait d’elle mon homme de confiance. Voilà pourquoi, elle bénéficie de tant de faveur auprès de moi. Mais, vu mon âge beaucoup avancé et mon état de santé qui ne fait que se dégrader, je vous demande d’ouvrir grands les yeux sur elle, car c’est une espionne de haut niveau.

Elle a toujours su se donner les moyens qu’il faut pour atteindre son objectif. Souvenez-vous que pour permettre à Ouattara d’être le Gouverneur de la Bceao, elle a éliminé Fadiga par empoisonnement. Elle a usé également des mêmes moyens pour faire disparaître Vamoussa Bamba, mon ancien ministre de l’Education nationale qui était aussi son amant, afin qu’elle puisse librement épouser Alassane. Bien que je sois à ce mariage entre elle et Ouattara, je leur donnai tout de même ma bénédiction. Remarquez que ce mariage faisait partie du plan de destruction de la Côte d’Ivoire, d’où ma réticence.

Car il fallait que Ouattara bénéficie d’une solide formation politique, laquelle formation il pouvait trouver à mes côtés puisque étant marié à mon homme de confiance. C’est alors que dans le cadre du Programme d’ajustement structurel et de Relance économique en Côte d’Ivoire, sur recommandation personnelle du président François Mitterrand et le G7, je nomme Ouattara comme président du Comité interministériel le 18 avril 1990. Il est bon de signaler dans le cadre de ce programme, Ouattara va travailler en étroite collaboration avec Daniel Kablan Duncan.

Car Duncan avait déjà travaillé avec Alassane à la Bceao, c’est lui qui a formé Ouattara quand il faisait ses premiers pas dans cette Institution. Voilà pourquoi le Fmi a exigé sa collaboration. Il est plus aguerri qu’Alassane. Ainsi dans le cadre de ce programme, Ouattara passa au point déterminent de sa mission de destruction de la Côte d’Ivoire, et moi avec ; c’est la naissance de Polices des banques de l’Uemoa.

Cette structure avait pour objectif de geler tous mes avoirs. Pendant six mois, le transfert des Fonds était bloqué en Côte d’Ivoire ; il n’y avait ni export ni import d’argent en espèces. Même le citoyen ne pouvait recevoir ni faire partir de l’argent. Toutes les issues étaient bloquées. C’est pour contourner cette énorme difficulté que j’accepterai, sur recommandation du G7 et des Institutions de Bretton Woods, de nommer Ouattara comme Premier ministre en novembre 1990, rien que pour mieux le contrôler. Retenez surtout que toutes les fois que j’ai nommé Ouattara à un poste stratégique, j’ai toujours pris mes dispositions.

A la Bceao, Charles Konan Banny, Ivoirien authentique était son adjoint avant d’en être le gouverneur maintenant. Maintenant qu’il est Premier ministre, j’ai modifié l’article 11 de notre Constitution en faisant du président de l’Assemblée nationale, Bédié, comme président de plein droit de la République de Côte d’Ivoire, au cas où la mort m’emportait.

Je pose tous ces actes rien que pour éloigner cet imposteur du pouvoir politique, vu qu’il n’est pas Ivoirien. Il vous appartient de faire en sorte qu’après ma disparition, la Côte d’Ivoire puisse toujours subsister à cet imposteur. Car il emploiera tous les moyens pour arriver à ses fins, offrir la Côte d’Ivoire à Mitterand et au G7. Voilà qui est réellement Alassane Ouattara.

Notez bien que Alassane Dramane a été élevé ensemble avec son demi-frère Kélétigui Ouattara, ex-champion de boxe en 1963 en Haute-Volta. Il est le premier fils de Tabili Ouattara, la rivale de la mère d’ Alassane Dramane Ouattara.

Félix Houphouët-Boigny savait qu´Alassane Dramane Ouattara alias Allah N´guessan était bien originaire de la Haute-Volta, mais pourquoi Félix Houphouët- Boigny l´a t-il nommé comme premier ministre en Côte-d´Ivoire ?

Etait t -il sur pression des Français ou par le cercle des brokers du finance de la banque mondial ? que c´est il passé avant que Félix Houphouët-Boigny, prenne une telle décision ?

Selon moi savait Félix Houphouët-Boigny la suite de l´aventure de Dramane voilà pourquoi il lui a offert une femme qui était son agent secret dans le milieu des hommes d´affaire européens en Côte-d´Ivoire, et aussi son agent immobilier dans le monde.

Cette dite femme est Mme Folereau, son mari s´est pendu en Côte-d´Ivoire pour des raisons d´adultère commises par sa femme et elle avait aussi des amants qu´il ne pouvait pas supporter. Après sa mort elle devient Mme Fatiga ex-Gouverneur Ivoirien de la Becao , qui lui aussi est mort à la suite d´une « courte maladie ».

Aujourd´hui, elle est Mme nr 48 alias Allah N´guessan squatteur du golf hôtel. D´ici là, au rythme où vont les choses ; elle serait Mme Soro ».

Côte d’Ivoire : 3 Morts, plusieurs véhicules calcinés, des magasins pillés à Yopougon

Hier matin à yopougon, des corps sans vie ont été retrouvés au bord des routes, ainsi que plusieurs véhicules calcinés et des magasins pillés. Des groupes de jeunes opèraient des fouilles systématiques de véhicules dans plusieurs quartiers de la commune.

Scènes d’horreur ! Des corps calcinés couchés à même le sol, des véhicules calcinés, un lieu de culte brûlé et des magasins pillés. Résultats d’une journée d’affrontement entre partisans de « La majorité présidentelle » (LMP) et du « Rassemblement des houpouétistes pour la démocratie et la paix » (Rhdp) le vendredi 25 février dernier à Yopougon.

C’est le constat fait aux quartiers Toit rouges, Selmer, Camp militaire et Sicogi, après une journée sous haute tension à Yopougnon. Hier matin aux environs de 10 heures, une visite dans certains quartiers de la commune laissait croire qu’un vent de désolation s’est abattu sur la commune de yopougon, réputée pour ses espaces de joies.

Au niveau du score à Sicogi, un corps jouxtant le sol et un gbaka (véhicule de transport en commun) calciné. Non loin de là, plusieurs jeunes couteaux et machettes, et barre de fer en mains sont réunis et s’adonnent à des actes de vandalisme. Une  grande boutique au carrefour du cinéma Saguidiba est entièrement pillée, des passants sont dépossédés de leurs biens et d’autres magasins sont pillés en face de l’agence Côte d’Ivoire Télécom.

Malgré les interpellations de certains jeunes qui tentaient de les ramener à la raison, ces vandales n’ont pas lâché prise. La venue quelques instants après des chars de la Brigade Anti émeute (BAE) les a dispersés au moyen de gaz lacrymogènes et des tirs de sommations.

Quelques minutes après, à bord d’un des rares taxis qui circulaient encore, notre regard a été attiré par un corps nu couché devant les batiments de la Caisse nationale de prévoyance sociales (CNPS). Aucune information fiable sur les conditions et les raisons de la présence de ce corps. Idem pour ces autres corps découverts à Yopougon Toits rouges au niveau de la mairie annexe et à yopougon ficgayo.

Depuis ce vendredi, des jeunes s’organisent comme ils peuvent dans plusieurs quartiers pour, disent-ils, contrôler les entrés et les sorties de véhicules. Tous les véhicules et certains passants sont fouillés à des barrages constitués de tables, bancs, et autres morceaux de bois. Des courses poursuites entre jeunes armés de machettes et de gourdins et Forces de défense et de sécurité (FDS) ont été signalées à Wassakara. La police veille également aux grains, et tire de temps à autres pour marquer sa présence, mais le cour normal des choses tarde à revenir à Yopougon.

Aline Tétébosse, Fraternité matin d’Abidjan

Afrique du sud : Jacob Zuma Refuse catégoriquement de recevoir l’ambassadeur Français

La publication du courrier qui a trahi le mépris du Président français Nicolas Sarkozy vis-à-vis des autorités ivoiriennes et leur peuple, trouble le sommeil de l’expéditeur. Lui qui croyait agir en toute discrétion, se trouve au centre d’une honteuse affaire. Si bien que Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bosca cherche à réparer l’irréparable.

Toute honte bue, le président français dépêche en ce moment, des émissaires français dans des capitales africaines, pour essayer de redorer le blason. Arguant que sa lettre à Youssouf Bakayoko (Cei), dans laquelle il lui enjoignait, à mots couverts, de prononcer les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, en Côte d’Ivoire, en faveur du candidat Alassane Dramane Ouattara, n’a jamais existée. Une manipulation française qui ne dit pas son nom.

Mais le Président sud-africain Jacob Zuma à qui il a voulu faire avaler le gros mensonge, a refusé de recevoir l’Ambassadeur de France (en Afrique du Sud). Ce dernier avait été dépêché par son patron auprès du président sud-africain, pour remettre en cause « l`authenticité » de la lettre du Président français Nicolas Sarkozy à Youssouf Bakayoko. Trop tard. Cette fameuse lettre qui a précipité la Côte d’Ivoire dans un conflit post-électoral a été déjà présentée à Sem Jacob Zuma ainsi qu’aux Présidents Jakaya Kikwete de la Tanzanie, Idriss Deby du Tchad et Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie, par le Président Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire, lors de leur mission du Panel de l’« Ua » à Abidjan.

Il en sera de même partout où le fils chanceux de M. Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa tentera de cacher le soleil avec la main. A cette allure, il faut s’attendre que Sarkozy fasse le tour des Palais présidentiels des chefs d’Etat membres du Panel de l’« Ua », dans la crise ivoirienne qu’il a créée de toutes pièces. Mais des humiliations successives l’attendent. Son système de lobbying prendra ainsi un coup dur dans sa volonté de nuire à un peuple qui ne demande que le respect de sa souveraineté. Et c’est tant mieux ainsi !

LES RÉSULTATS PROCLAMÉS PAR LA CEI SONT « NON CONCLUANTS » SELON L’AFRIQUE DU SUD

S’adressant aux journalistes, la ministre des Affaires étrangères de l’Afrique du sud, MaiteNkoana-Mashabane décrit le résultat des élections Novembre -2010-Côte-d’Ivoire comme « non concluants ». Une telle déclaration venant du ministère des affaires étrangères du gouvernement Zuma, donne de manière officielle la position de l’Afrique du sud sur la crise post-électorale que vit la Côte d’Ivoire. Une position qui dit clairement que l’Afrique du sud remet en cause la « certification » de Choi et les résultats proclamés hors délai par la « CEI (commission électorale indépendante) » et qui donne Alassane vainqueur.

Mme MaiteNkoana-Mashabane a fait remarquer toutefois, que l’Afrique du sud n’a pas de favoris. Elle ne fait que constater les faits. « Ce n’est à nous d’amener la Côte d’ivoire en arrière, mais l’aider à aller de l’avant » a t-elle tenu à souligner.

Voici une position qui va énormément gêner la France et la « CEDEAO ».

Depuis le 28 novembre 2010, la France tente d’imposer sans succès l’opposant Alassane Ouattara, un « ami » de Sarkozy, malgré sa défaite constatée par le « Conseil Constitutionnel », plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des présidentielles en Côte d’Ivoire.

http://actualites.ivorian.net/article/?p=526

Le Gabon refuse d’appuyer une résolution de l’ONU condamnant les tueries en Lybie!

Les masques sont tombés à l’ONU. Selon une enquête journaliste de Inner City Press, le Gabon se retire d’une résolution qui devait transférer le dossier des tueries en Lybie à la Cour pénale internationale. Mais de quoi Ali Bongo a-t-il peur ?

Ali Bongo nous montre bien son vrai visage dans cette affaire. Il est pour les dictateurs qui mâtent leur peuple! Raison de plus que pour les Gabonais comprennent enfin…
ans son article intitulé: “On Libya UN Resolution, France Will Flexibly Insist on ICC, Gabon Breaks Unity; Shalgam Full Text, Resolution Link”, Matthew Russell Lee de Inner City Press révèle ceci: “But there is no agreement on referring Libya to the International Criminal Court. And Inner City Press is told that a planned unity stakeout by the Council’s three African members broke down after the pull out of Gabon, whose President Ali Bongo is a friend of Gadhafi. So much for unity.”

Il faut lire en français que “il n’y a pas eu d’accord sur le transfert du cas de la Lybie à la Court pénale internationale. Inner City Press a appris que le Gabon, dont le président Ali Bongo est l’ami de Khadafi, a brisé l’unité des trois pays africains membre du conseil de sécurité non permanent de l’ONU en se retirant de l’appui à la résolution. Toute une unité.”

Voilà le vrai visage d’Ali Bongo. Lorsque mis devant la réalité, il a fini par montrer son vrai visage. Il vient de faire honte au Gabon devant le monde en refusant une résolution, présentée par l’Ambassadeur de la Lybie aux Nations, démissionnaire. En effet, la résolution a été présentée par Mr Shalgam qui refuse maintenant de reconnaître l’autorité de Khadafi, le comparant à Pol Pot et Hitler! Eh oui, l’Ambassadeur de la Lybie aux Nations s’est mis du côté du peuple et a rejeté les tueries menées par les hommes de Khadafi, sous les ordres de ce dernier. Entre-temps, Ali Bongo, lui, reconnaît implicitement Khadafi, son ami.

Que les Gabonais fassent leur prore constat sur de quel côté Ali Bongo se tient, du côté du peuple ou de celui de ses intérêts personnels? On le sait, Ali Bongo a peur que le même sort lui soit réservé si les Gabonais sortent et demandent son départ comme en Lybie. Puisqu’il sait qu’il donnera l’ordre à l’armée de tirer sur la population, il espère qu’un autre zinzin de dirigeant africain n’appuyera pas aussi une résolution de l’ONU demandant le transfert des cas de crimes contre l’humanité et d’assassinat des protesters pacifiques, vers la Cour pénale internationale. Sauf que ça ne fonctionnera pas!

Que les Pierre Mamboundou et Mba Abessolo qui accompagnent Ali Bongo à New York en ce moment viennent nous confirmer publiquement qu’ils ont accepté que le Gabon se retire de l’appui à la résolution de l’ONU condamnant les tueries en Lybie.

Honte à Ali Bongo et honte à ceux qui salissent le nom du Gabon et viennent ensuite la leçon aux autres sur le respect de la Constitution, le dialogue et autres âneries qui maintiennent le status quo politique devenu insupportable au Gabon!

Source : http://innercitypress.com/unuk4libya022511.html

RDC : Kabila échappe à une tentative de coup d’Etat

Une résidence du président congolais Joseph Kabila à Kinshasa a été la cible dimanche d’une « attaque par un groupe d’hommes armés non identifiés », dont six ont été tués par la garde républicaine, a déclaré le porte-parole du gouvernement Lambert Mende. L’attaque s’est déroulée dans le quartier de la Gombe à Kinshasa vers 13h30, a-t-il précisé.

Des tirs sporadiques d’armes automatiques, par rafales et au coup par coup, ont été entendus par un journaliste de l’AFP entre 13h30 et 14h15, provoquant la fuite notamment de vendeurs stationnés devant le Grand hôtel de Kinshasa, non loin de la résidence du président. « Six assaillants ont été tués, quelques uns ont été faits prisonniers. Les assaillants étaient lourdement armés. Le président était dans les environs », a-t-il ajouté sans autres précisions. « Maintenant c’est calme dans la ville », a-t-il assuré.

Des militaires de la garde républicaine patrouillaient à pied par petits groupes dans les environs de la résidence présidentielle, un quartier où se trouvent des ambassades, a constaté un journaliste de l’AFP. Des blindés légers et un char d’assaut circulaient lentement également dans le quartier.

Source : LVDPG