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Bouaké : Le Maire dénonce l’ingérence des Forces Nouvelles dans la gestion de sa Commune

Le maire de Bouaké, Fanny  Ibrahima,  estime  que la commune qu’il dirige  ne  fonctionne  pas   comme elle devrait.  Cela, par la faute  des Forces nouvelles qui y interviennent de façon  intempestive. «Nous avons affaire à une rébellion qui a tout détracté ici.  A telle enseigne que nous  ne savons pas qui est le vrai chef»,  a dit  Fanny Ibrahima. Qui portant pensait  qu’après que les Forces nouvelles ont accepté en 2008 de lui rétrocéder la gestion de sa commune, il aurait les mains libres pour la diriger.   C’est pourquoi, aujourd’hui, il  a  affirmé être impuissant face à cette situation qui n’est pas de nature à faire  évoluer  les choses. Toutefois, il espère  qu’avec l’installation  à Bouaké de la police et de la gendarmerie nationale, les choses vont changer.  Par ailleurs, le premier  magistrat de la commune, a indiqué que la crise post-électorale que traverse la Côte d’Ivoire depuis le 28 novembre 2010, date du second tour  de l’élection présidentielle, est venue  compliquer davantage la situation de sa  cité. Il a souligné qu’aujourd’hui, la collecte des  taxes  municipales sur les différents  marchés de  Bouaké est au plus bas. «Nous ne faisons pas autre chose  qu’encaisser les taxes pour payer les salaires  de nos agents  et faire  face  à d’autres  charges. Vous voyez vous-mêmes  que les bennes sont garées. c’est le carburant qui nous  manque  pour ramasser les ordures ménagères », a-t-il indiqué. Cependant, Fanny  Ibrahima  dit ne pas désespérer parce qu’il  cherche sans cesse les voies et moyens pour permettre à sa commune  d’améliorer  sensiblement les recettes des taxes  municipales  et pouvoir la faire vivre. Concernant le mot d’ordre de désobéissance civile  lancé par le Rhdp (Rassemblement des  houphouetistes pour la démocratie et la paix), il  a fait remarquer  qu’il serait difficile pour les  commerçants et autres opérateurs économiques de sa  commune  de le respecter. Parce qu’ils n’ont pas  d’autres sources de revenus  que les petites activités  qu’ils  mènent  au quotidien pour vivre. En outre, il  a  mentionné que les autobus de la  Société des  transports  urbains  de  Bouaké (Stub), la société de transport qu’il a créée, ne roulent plus  pour la simple raison  que les élèves et  étudiants ne vont plus à l’école. Or,  a-t-il dit, c’est essentiellement pour les transporter qu’il a mis ces  bus en circulation. Il  a fait savoir que ceux-ci  seront  à nouveau  visibles dans les rues de la ville quand l’école  reprendra  ses  droits  dans la capitale de la région de la  Vallée du Bandama.

Adjé jean – Alexis

correspondant  régional de Fraternité Matin d’Abidjan

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