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Archives Journalières: février 9, 2011

« Je suis totalement engagé dans l’Union fait la Nation », dixit l’ancien ministre de Boni Yayi Kint Aguiar

L’ancien ministre du Travail et de la fonction publique Kint Aguiar, après plus de six mois de silence à la suite de son départ du gouvernement, revient dans cet entretien exclusif sur son séjour dans le gouvernement du Dr Boni Yayi et ses relations avec le Chef de l’Etat.

Secrétaire Général du Madep, parti de l’opposition, l’homme explique la délicatesse de sa situation au sein de l’appareil exécutif. Suspicion, soucis de fidélité et de loyauté vis-à-vis de son président de parti Fagbohoun mais aussi à l’égard de son chef de gouvernement.

L’épreuve n’était pas aisée. Mais Kint confesse l’avoir abordée avec le professionnalisme et la conviction politique nécessaires. Aujourd’hui sans ambages, il affirme son soutien à la candidature de Me Adrien Houngbédji, candidat de l’Union fait la Nation dont fait partie le Madep.

 

L’ex Ministre du Travail et de la Fonction Publique, Kint AGUIAR

L’Evénement Précis: Monsieur Le Ministre, voici sept mois déjà que vous avez quitté le Gouvernement du Dr Boni YAYI. Quel souvenir gardez-vous, d’une part de votre expérience gouvernementale et d’autre part, des relations que vous avez entretenues avec le Président de la République ?

Kint AGUIAR: – Nonobstant un certain nombre d’aspects négatifs que le présent entretien nous permettra peut-être d’évoquer, je dirais à priori que la participation à la gestion des affaires de la Nation au niveau gouvernemental est une expérience positive en soi, pour le citoyen engagé et le militant que je suis.

En outre, c’est une expérience particulièrement enrichissante à maints égards, plus encore pour quelqu’un comme moi, dont les principales composantes du parcours professionnel sont, abstraction faite de quelques années dans l’enseignement (ma porte d’entrée dans la vie active), les pratiques administratives, la gestion des ressources humaines, le management des organisations, l’ingénierie commerciale, la communication.

Quant à mes relations avec le Chef de l’Etat, j’avoue et me demande, maintenant qu’il me faut répondre à une telle question, si c’était de la courtoisie, une attention particulière ou, pourquoi pas, tout simplement de la méfiance qu’il manifestait à mon égard. A moins qu’il s’agisse de sa part, un peu de tout cela, selon les circonstances.

Le Président de la République savait bien s’y prendre certainement. Et bien entendu, moi non plus je n’étais pas dupe. Pour l’essentiel, ma conviction profonde était qu’il fallait avoir une bonne maîtrise de la matière, faire preuve de compétence, bref, être à la hauteur des exigences et des contraintes de la charge ; donc, assurer une bonne visibilité de mes actions.

 Au demeurant, je considère que j’étais en situation à la fois de défi à relever et d’un pari à gagner. A ce propos en tout cas, les commentaires et appréciations qui remontent aujourd’hui jusqu’à mes oreilles, me donnent franchement du baume au cœur.

Vous avez passé près de deux ans à la tête du Ministère du Travail et de la Fonction Publique. A votre sujet, beaucoup d’observateurs avertis, d’usagers et même de cadres de ce Ministère sont unanimes à reconnaître que dans notre pays, vous avez été l’un des meilleurs Ministres à ce poste. Peut-on avoir une idée du bilan personnel que vous faites de votre passage aux commandes de cet important département ministériel ?

 C’est à l’un de vos Collègues Journaliste-écrivain, qu’il me plaît d’emprunter une expression désormais célèbre au Bénin, en disant d’emblée, qu’à la tête du Ministère chargé du Travail et de la Fonction Publique, non seulement je ne me considérais pas comme ‘’un intrus dans la maison’’, mais mieux, que j’en avais plutôt une assez bonne connaissance.

 En effet, ancien Agent Permanent de l’Etat ayant exercé par le passé, d’importants mandats syndicaux et diverses responsabilités administratives, par ailleurs militant politique de longue date, je ne manquais ni d’atouts ni de pré-requis, pour servir efficacement sur ce front. Voilà pour le contexte.

Quant au bilan de mon passage aux commandes de cet important département ministériel comme vous le dites, il me plaît d’affirmer sans hypocrisie, sans fausse modestie ni fausse honte, qu’il me donne personnellement matière à satisfaction, aussi bien par rapport aux missions traditionnelles de ce ministère que relativement aux diverses actions et réformes que j’ai initiées et conduites tant aux plans national qu’international, pour entre autres,

– amorcer la réconciliation des animateurs de la Fonction Publique béninoise avec les bonnes pratiques administratives, en vue de l’édification au BENIN d’une véritable administration de développement;

– édicter et vulgariser un Code d’éthique et de déontologie de la Fonction publique béninoise ;

– promouvoir le renforcement du dialogue social, en œuvrant activement pour la création d’une Commission Nationale Permanente de Concertation et de Négociation Collective Gouvernement / Centrales et Confédérations syndicales ;

– démarrer le processus de la réalisation d’une étude sur le système de rémunération et l’harmonisation des primes et indemnités dans la Fonction Publique de notre pays, aux fins de l’adoption d’une grille salariale plus incitative ;

– finaliser l’élaboration d’un nouveau projet de statut général de la Fonction Publique, qui prenne en compte les trois principales catégories d’agents publics que sont les Agents Permanents de l’Etat, les Agents de l’Administration territoriale et les Agents Contractuels de l’Etat ;

– accélérer le processus de reversement de diverses catégories de personnels de l’Etat en situation précaire, dans le cadre des Agents Contractuels de l’Etat ;

– élaborer une politique nationale de formation continue des Agents de l’Etat dans le cadre du renforcement régulier de leurs capacités ;

– mettre en application les mesures relatives à la simplification des procédures de prise des actes d’admission à la retraite et la délivrance des livrets de pension aux Agents Permanents de l’Etat;

– faire réaliser des études pour la mise en place d’une mutuelle de santé pour les Agents de l’Etat ;

– obtenir le vote par l’Assemblée nationale de la loi devant permettre de régler définitivement le vieux dossier de l’amélioration de la pension de milliers de retraités affiliés à la CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) ;

– faire organiser, pour la première fois en Afrique subsaharienne et par des cadres africains, avec succès, le concours de recrutement d’Inspecteurs de la CIPRES (Conférence Interafricaine de la Prévoyance Sociale) ;

– impulser et mettre en chantier la réforme de l’Observatoire des Fonctions Publiques Africaines (OFPA) ;

– accroître substantiellement la coopération technique et financière entre le Bureau International du Travail (BIT) et le BENIN. Enfin, la réalisation d’un acquis inédit dans notre pays :

– élaborer, négocier et signer un ‘’Programme Pays pour un Travail Décent’’ fixant pour la période 2011-2014, les axes prioritaires et les bases de la coopération entre le Gouvernement de la République du BENIN et l’OIT (Organisation Internationale du Travail) … je m’en arrête là, pour être bref…

Selon vous, qu’est-ce qui peut expliquer votre départ de la tête de ce Ministère ? Est-ce les relations tumultueuses que le Chef de votre parti M Séfou FAGBOHOUN a entretenues avec le Chef de l’Etat ? Est-ce à cause d’une insuffisance de résultats ? Est-ce parce que vous n’avez pas fait comme les autres, en créant un mouvement ou un parti politique pour soutenir le Dr Boni YAYI ?

A propos de remaniement, il est peut-être utile de rappeler que la Loi fondamentale de notre pays, la Constitution du 11 décembre 1990, confère au Président de la République, le pouvoir de nommer et de démettre les membres du Gouvernement.

Il n’y a donc pas lieu, en principe, de s’en émouvoir, de s’en étonner, ni même de se poser des questions sur ce sujet. Néanmoins vous n’avez pas totalement tort de l’évoquer, et pour cause.

Sans pour autant trahir un secret de conclave, je puis vous dire que dès la semaine qui a suivi la grande sortie de l’UN à Abomey et Bohicon en novembre 2009, le Chef de l’Etat, au cours d’un entretien en tête à tête, m’a informé qu’il allait ‘’mettre en place prochainement une équipe de combat, parce que les choses sérieuses commençaient’’.

 Une telle déclaration du Chef du Gouvernement à un Ministre en fonction, qui plus est, moi en l’occurrence, peut s’interpréter diversement : Soit c’était pour me mettre dans l’intimité et la confidence de ce projet stratégique, ce qui suppose qu’en réalité, j’appartiens à l’un de ses pré-carrés politiques. Or il n’est un secret pour personne au Bénin que je n’en suis pas ; Soit c’était pour m’annoncer implicitement ma sortie imminente de son équipe gouvernementale, ce qui ne serait en fait qu’une confirmation des rumeurs et autres supputations animées par des sous-marins de service.

Plausible !!! Soit peut-être aussi, et pourquoi pas, que c’était pour une subtile manipulation psychologique d’incitation à m’engager dans la mascarade ambiante des manifestations folkloriques de soutien tous azimuts au Président. (Dès lors que c’est la mode, la méthode d’escroquerie et de duperie politiques qui, malheureusement, font terriblement recette, ces dernières semaines notamment !!!) Allez donc comprendre…

Ceci dit et toutes analyses objectives faites par ailleurs, il est politiquement clair que tel que nous observions son mode de fonctionnement, le Président YAYI Boni ne pouvait pas garder comme membre de ‘’son équipe de combat’’ pour les prochaines joutes électorales, un Ministre qui, à toutes les occasions, n’a jamais renié ni sa famille ni son identité politique ; un Ministre qui a toujours revendiqué, affirmé et confirmé son appartenance politique originelle, c’est-à-dire le MADEP ; un Ministre qui a toujours clamé haut et fort, qu’il n’appartenait pas aux ‘’FCBE’’ (Forces Cauris…)

Au fond, servir la République, se mettre au service de la Nation, devrait-on forcément en faire une question exclusivement partisane ? La géopolitique contemporaine, à travers l’Afrique et le monde, ne foisonne-t-elle pas de tant et tant de situations, de tant de cas où le devoir républicain, le contexte national conjoncturel ou simplement la conscience citoyenne, conduisent des acteurs politiques majeurs et d’appartenances diverses, à composer, à œuvrer ensemble dans un sursaut patriotique, pour l’intérêt supérieur de leur pays ?

A l’évidence, il y a chez nous au BENIN, aujourd’hui plus que jamais nécessité d’une mutation profonde, pour extirper de nos mentalités et conceptions politiques certains clichés surannés, les ‘’reformater et y installer des progiciels plus à jour et plus adéquats’’. Tout le pays y gagnerait certainement et réaliserait, à coup sûr, des bonds qualificatifs et des progrès prodigieux.

Insuffisance de résultats à la tête du Ministère avez-vous dit ?

 Non, non ! Je ne pense pas avoir failli ou déçu dans l’exercice de ma mission ministérielle, et mon bilan en est humblement le témoignage le plus éloquent. Par contre c’est vrai en effet, qu’il existe effectivement entre le Président de mon parti, l’Honorable Séfou FAGBOHOUN et le Pouvoir actuel, bien des contentieux non réglés.

Pour preuves, je citerais pêle-mêle, son embastillement gratuit deux années durant, la spoliation ou la confiscation sans autre forme de procès, d’une bonne partie de son patrimoine immobilier (malgré l’existence de titres fonciers, de permis de construire et même de décisions de justice en sa faveur), le blocage de certaines de ses activités économiques, etc. La liste est longue. Autant d’actes et de situations incompréhensibles, qui s’apparentent à de l’acharnement prémédité et planifié contre un paisible citoyen.

Une large frange de l’opinion publique estime d’ailleurs, que tout cela semble visiblement ne relever que du seul fait du Prince qui lui, est resté résolument sourd en dépit de tout. Au total, le constat est à tout le moins décevant, et il ne faut pas s’embarrasser de scrupule pour reconnaitre que le miracle ne s’est pas produit. Mon passage au Gouvernement n’a, hélas, pas pu contribuer à susciter franchement, ne serait-ce que la volonté politique de réparer et/ou de donner le signal fort qui induise un juste et équitable règlement.

Dans un tel contexte, il est aisé de comprendre que mon départ du Gouvernement serait de toute façon intervenu, fatalement, par l’une ou l’autre des deux seules formes possibles de démission. Vous percevez sans doute beaucoup mieux à présent, que ceci peut largement expliquer cela, comme on le dit couramment ; n’est-ce pas ?

Beaucoup de béninois et particulièrement certains militants du MADEP n’avaient pas compris votre entrée au Gouvernement du Dr Boni YAYI au moment où le Leader de votre formation politique avait des contentieux avec le Gouvernement. Pouvez-vous leur apporter maintenant l’éclairage nécessaire ?

C’est tout simple à comprendre. Dans le contexte que j’évoquais à l’instant, il est de notoriété publique qu’il existait un certain nombre de problèmes pendants. Et à cet égard, beaucoup d’avis autorisés convergeaient également, quant à l’utilité sinon la nécessité de rechercher et de se donner, autant que faire se peut, des moyens sains, des moyens réguliers et concrets, pour tout au moins déclencher officiellement, le début d’une forme quelconque de règlement.

 C’est dire que mon entrée au Gouvernement en octobre 2008, devrait être comprise fondamentalement comme une approche qui participe de cette recherche de solutions viables et de voies de règlement correct, partiel à tout le moins. C’est, en soi, une démarche intelligente, qui ne manquait ni de pertinence ni de logique, en tout cas sous l’angle d’un ‘’rapprochement tactique’’ entre les deux principaux protagonistes.

Il s’agit là, vous vous en doutez, de stratégies qui se gèrent avec mesure et discrétion, d’actions qui nulle part, ne se clament point sur tous les toits. Si vous êtes d’accord avec moi qu’il est plutôt utopique de rêver d’une quelconque unanimité sur une telle question, j’imagine que vous partagez aussi l’avis selon lequel le sujet, en raison justement de sa délicatesse, commandait également beaucoup de prudence.

Depuis le remaniement ministériel intervenu en juin 2010 où vous n’êtes plus au Gouvernement, à quoi occupez-vous votre temps ?

Je dois, avant tout, dire que je suis évidemment moins occupé et moins préoccupé. J’en profite donc pour réapprendre à avoir et à vivre une vraie vie de famille. Entre-temps, j’ai aussi pris des vacances véritablement réparatrices, couplées avec un bilan de santé approfondi. Par ailleurs, je peux à nouveau consacrer davantage de temps à mes exercices physiques de maintien, ainsi qu’au rattrapage de mes lectures en retard.

Et puis, je vois plus souvent mes vieux amis et autres anciens compagnons. Bien entendu, j’ai repris du service… à ma base politique, en même temps que je réactive progressivement mes occupations professionnelles privées. Globalement, je m’occupe à me ré oxygéner et à me réorganiser. Du classique en un mot.

La vacance au Secrétariat général du MADEP continue-t-elle?

D’abord un rectificatif important : il n’y a jamais eu vacance au niveau du Secrétariat général du MADEP. Ensuite pour la bonne information, je précise qu’à ce poste au sein du Bureau directeur de notre parti, je suis assisté d’un adjoint, élu lui aussi en congrès. En effet, les textes qui régissent la vie et le fonctionnement du MADEP stipulent clairement que ‘’le Secrétaire général adjoint assiste le Secrétaire général et le supplée en cas d’absence ou d’empêchement…’’ Et c’était précisément le cas de figure.

 Mon Adjoint a donc naturellement assuré la continuité du fonctionnement régulier de l’administration interne du MADEP, pendant que le Secrétaire général que je suis, était appelé à des fonctions républicaines au niveau de l’Exécutif. Non seulement il n’y a jamais eu vacance à ce poste au sein du parti, mais je suis et demeure le Secrétaire général du MADEP. Tout ce que vous pourriez entendre d’autre ne serait que pure conjecture et affabulations stériles.

On vous a connu comme l’un des grands initiateurs de la rencontre de KOUHOUNOU en mars 2008, qui a donné aujourd’hui naissance à l’UNION fait la NATION. Maintenant que vous n’êtes plus au Gouvernement, quelles relations entretenez-vous avec ce grand regroupement politique ?

Un peu comme dans une inspiration prémonitoire, je déclarais déjà, dans mon allocution introductive aux manifestations du 12 mars 2008 au Palais des Sports du Stade de l’Amitié à KOUHOUNOU, appréciant la pose historique pour la photo de famille, je déclarais disais-je que ‘’l’assistance voyait là, un instantané qui survivra au-delà du temps’’.

Tant il est vrai que l’évènement, l’instant et l’image étaient surréalistes, merveilleux, sublimes. Voir souriantes, côte à côte et main dans la main, toutes ces grandes figures emblématiques du gotha politique national. Pour revenir plus précisément à votre question, je dois préciser ici que par mesure de précaution et par vigilance politique, mes relations avec mon parti devaient évidemment être gérées intelligemment.

 C’était une attitude politique lucide, consciente et conséquente. C’était un choix qui visait essentiellement à me prémunir contre toutes conjectures, spéculations, suspicions et autres interprétations tendancieuses sur ma personne. Il fallait surtout, prendre en compte, la mentalité et certaines mœurs politiques rétrogrades, ayant malheureusement cours chez nombre de nos compatriotes.

Aujourd’hui en tout cas, je suis libéré de toute charge gouvernementale. Mieux, je me suis imposé volontairement une obligation de réserve, plus de sept mois durant (bien que quelques trois mois suffisaient largement). Je suis tout naturellement et totalement engagé à présent, dans l’UNION fait la NATION, ès-qualité membre du MADEP.

Votre présence le 18 décembre dernier au Stade de l’Amitié à l’occasion de l’investiture du candidat unique signifie-t-elle votre soutien ferme à Me Adrien HOUNGBEDJI et votre engagement actif dans les actions de l’UN ?

Dans le fond, vous avez déjà un début de réponse à cette question à travers ce que je venais juste de dire. Mais à vous entendre là maintenant, j’ai l’impression de n’avoir pas encore été bien compris et qu’en outre, vous n’appréciez pas correctement la situation. Qu’est-ce à dire ? Exactement trois choses essentielles qu’i convient de clarifier, de repréciser :

Primo, le MADEP, le parti dont je suis le Secrétaire général, est membre fondateur de cet important regroupement politique, inédit, qu’est l’UNION fait la NATION. Mieux, le Premier Vice-président du MADEP, l’Honorable Antoine Kolawolé IDJI, en est l’une des chevilles ouvrières, en tant que Coordonnateur national.

Secundo, Maître Adrien HOUNGBEDJI n’est ni un candidat solitaire ni le candidat d’un parti isolé. Il est, et j’insiste là-dessus, le candidat unique de l’UNION fait la NATION, le candidat unique de l’ensemble des partis et organisations qui constituent l’UN.

Tertio, je suis avec le MADEP, à l’UN. Le candidat unique de l’UN est Maître Adrien HOUNGBEDJI. Vous voyez donc qu’en fait, la réponse à votre question coule de source.

De même, c’est tout naturellement que j’ai pris part à l’historique et impressionnant meeting d’investiture du candidat unique de l’UN, Maître Adrien HOUNGBEDJI, le samedi 18 décembre 2010 au Stade de l’Amitié de KOUHOUNOU. A l’évidence, la question ne se pose donc pas de savoir si je soutiens Maître Adrien HOUNGBEDJI, le candidat naturel de mon groupe et subséquemment celui de mon parti, et si je suis engagé dans les actions de l’UNION fait la NATION.

Mais si vous n’avez toujours pas vraiment compris, je vous réaffirme que Maître Adrien HOUNGBEDJI est le candidat unique de l’UN, dont fait intégralement partie le MADEP. Or je suis membre fondateur et Secrétaire général du MADEP. Maître Adrien HOUNGBEDJI est donc naturellement mon candidat.

Quelles appréciations faites-vous du programme de société du candidat unique de l’UN ?

Il faut avant tout, partir du symbole de l’UN, (les doigts réunis bouchant les trous de la jarre). Cela me paraît fondamental, d’abord pour faire une bonne appréciation des grands axes du programme énoncé par Maître Adrien HOUNGBEDJI. Ensuite pour comprendre qu’il s’agit d’un programme de l’UNION fait la NATION et enfin, d’un programme porté par son candidat unique, et présenté dans une approche innovante.

Un programme qui embrasse les plus grands domaines de développement social, économique et culturel aussi bien des localités que des régions et de l’ensemble du pays tout entier pendant le prochain quinquennat. Un programme qui prend en compte toutes les couches et composantes de la société béninoise. Un programme qui, lorsqu’il sera reformulé en un projet de société structuré, puis décliné en plan d’action du Gouvernement et mis en œuvre, permettra de créer les conditions les plus favorables possibles d’un développement national dynamique, équilibré, harmonieux.

Tenez ! Considérons par exemple le volet ‘’dotation progressive de chaque étudiant de nos Universités d’un ordinateur ‘’: on en pensera ou dira ce qu’on voudra, cette idée lumineuse est tout simplement fantastique… Tout comme l’est d’ailleurs, celle d’allouer tous les ans, dans le cadre du renforcement de la décentralisation, une subvention d’UN MILLIARD de Francs CFA à chaque commune du BENIN pour booster le développement à la base… Qui dit mieux ?

L’élection présidentielle de 2011, c’est pour le 27 février prochain. Lorsque vous étiez au Gouvernement, on vous a vu avec votre Collègue Victor TOPANOU lors de l’assemblée générale constitutive du ‘’PUR’’ et à bien d’autres occasions appeler les populations, notamment celles d’Abomey-Calavi, à soutenir le Dr Boni YAYI. Quel langage allez-vous leur tenir maintenant que vous avez effectué votre retour à la case départ ?

De toute évidence il y a, à votre niveau, une grave erreur sur la personne. Erreur pourquoi ? D’abord parce que je n’ai participé ni de près ni de loin à la création du ‘’PUR’’ dont vous parlez. Je n’étais donc pas présent à l’assemblée générale constitutive dudit parti. Ensuite le Ministre Kint AGUIAR, n’a jamais eu à mener avec son Collègue Victor TOPANOU, pas plus à Abomey-Calavi que nulle part ailleurs sur le territoire national, aucune activité publique ou politique appelant à un quelconque soutien tel que vous l’évoquez dans votre question.

C’est vous dire que vis-à-vis de l’électorat béninois en général et des populations d’Abomey-Calavi, ma commune d’origine ainsi que celles d’autres localités environnantes, mon discours pour leur mobilisation maximale est clair. Mon discours demeure constant, invariable à savoir le choix massif et sans ambages du candidat unique de l’UN, le choix de Maître Adrien HOUNGBEDJI, pour l’élection présidentielle de 2011.

Voyez-vous, en politique comme dans la vie sociale tout court, il est important de savoir rester digne, honnête, stable et conséquent en toutes circonstances. Parce qu’après tout, il faut toujours pouvoir se regarder en face et sans gêne dans une glace, chaque jour que Dieu fait. J’estime que sur le terrain politique, l’Homme ne doit pas non plus être exonéré de cet exercice permanent d’introspection, d’examen de conscience et d’auto-évaluation.

Vous qui avez côtoyé exactement vingt (20) mois durant le président Boni YAYI, qui avez vécu ses réactions, croyez-vous sincèrement qu’il va pacifiquement remettre le pouvoir en cas d’échec ?

Auriez-vous des raisons d’en douter, vous ?

Pourquoi et pour quels motifs ne rendrait-il pas le pouvoir qu’il a lui-même naturellement et pacifiquement reçu de son prédécesseur ? Nul n’a normalement le droit d’oublier que le jeu démocratique comporte des exigences fortes et que, être démocrate, c’est d’abord et avant tout, respecter scrupuleusement les règles (même les plus douloureuses) du jeu.

 Mais à y bien regarder, la question que vous posez-là recèle en filigrane, le problème fondamental de l’aptitude et de la capacité intrinsèques de chaque acteur de la vie politique nationale, en l’occurrence le Président de la République, à se soumettre spontanément, sportivement dirais-je même, aux intransigeances de l’alternance politique au sommet de l’Etat. Dur, dur peut-être, mais c’est la règle. La respecter ne procède pas d’un choix facultatif, personnel ou individuel. Ce n’est pas non plus une question de tempérament, d’ambition personnelle ou d’humeur. C’est une règle sacrée, donc… immuable, imprescriptible.

Sans même me référer au fait de l’avoir côtoyé au Gouvernement, j’estime très sincèrement qu’en tant que démocrate et très certainement un citoyen et un patriote exemplaire, légaliste et surtout garant de la Constitution, visiblement Homme de foi par surcroit, le Président YAYI Boni ne peut que se conformer à la volonté et au choix du peuple souverain, quoiqu’ils puissent en coûter. Il remettra tout naturellement le pouvoir au Nouveau Président élu, et à bonne date, si les urnes en décidaient ainsi, à l’issue du scrutin.

Et puis comme la plupart de mes anciens Collègues au Gouvernement, j’ai entendu à maintes occasions, le Président YAYI Boni faire de longues tirades absolument pathétiques, sur l’impérieuse nécessité de sauvegarder et de renforcer notre démocratie et ses acquis, ainsi que sur l’unité des filles et des fils de ce pays.

 Nous l’avons si souvent entendu prôner, sinon prêcher l’importance et les vertus de la paix, faire l’apologie de l’amour de la patrie, qu’au regard de votre question, il ne me vient même pas à l’esprit que le Président de la République poserait un quelconque acte, si insignifiant soit-il, qui le mettrait en porte-à-faux avec un seul de ces nobles idéaux qu’il ne cesse d’exalter. Des idéaux dont apparemment il se préoccupe tant, pour notre commune patrie et le pacifique peuple béninois.

 Pensez-vous franchement que le Premier Magistrat du pays ferait publiquement toutes ces exhortations bibliques que tout le monde entend régulièrement de sa bouche depuis un certain temps, rien que pour emberlificoter toute la communauté nationale voire internationale ? Moi personnellement, je réponds non, non et non, convaincu de ne pas me tromper…

 Enfin pour conclure cet entretien, saviez-vous, Monsieur le Ministre, que certains collaborateurs du Chef de l’Etat, et pas des moindres, vous suspectaient en catimini, d’être une taupe de l’Opposition au sein du Gouvernement ? Quelle est aujourd’hui votre réaction face à une telle atteinte à votre honorabilité, à votre probité morale et à votre conception du devoir républicain ?

Vous pensez bien. J’étais parfaitement mis au courant de toutes ces inepties dont certains s’échinaient à abreuver le Chef de l’Etat à mon sujet. Non seulement c’est complètement puéril, mais c’est que ces choses-là finissent toujours par se savoir, et de sources crédibles qui plus est.

 Pour ma part et par rapport à mon éducation, j’ai tout le temps considéré que c’était une entreprise de petites gens, de pauvres personnages ; une entreprise d’opportunistes sans vergogne et de moralité douteuse ; une entreprise de minables saltimbanques en mal de repositionnements ou de recasements politiques. Tous autant qu’ils aient pu être, (et, je n’étais nullement intéressé par leur nombre), il ne s’agissait pour moi que de pitres qui ne m’ont jamais inspiré que mépris et pitié.

 Non seulement ils ne méritaient pas mieux, à mon niveau en tout cas, mais je doute qu’ils aient jamais pu obtenir sincèrement meilleur traitement, dans d’autres milieux où, naïvement, ils se croient pris au sérieux. Vous savez, l’histoire des relations humaines et des organisations a montré à travers les âges, que les personnages minables sont très, très rarement payés autrement. Simple phénomène de société donc. Et croyez-moi, je ne me suis même pas laissé aller à la faiblesse d’en vouloir à aucun d’entre eux.

Maintenant pour la petite histoire et pour conclure, je puis vous confirmer que pendant tout le temps où j’étais au Gouvernement, je passais en moyenne un week-end sur deux avec mon Président de parti et ami de très vieille date, l’Honorable Séfou FAGBOHOUN, dans sa résidence d’ADJA-OUERE.

 Seulement ce que les apprentis-zélateurs ignoraient, obnubilés par leur indigne besogne de délation auprès du Chef de l’Etat, c’est que, par souci de cohérence et de transparence politique, par devoir d’honnêteté intellectuelle, par probité morale et par principe, je rendais régulièrement compte à la Haute Autorité, de mes passages et séjours à ADJA-OUERE.

Mais de grâce, ne me demandez surtout pas comment Le Président de la République réagissait à ces comptes-rendus. Ne cherchez pas non plus à savoir ce qu’il me disait à ces occasions exceptionnelles, où l’ambiance était plutôt conviviale, détendue. Je n’en piperai pas un seul mot dans le cadre du présent entretien.

Je remercie infiniment la Direction de vos organes respectifs de s’intéresser à ma rentrée politique post-remaniement, après mes sept mois de silence et de réserve volontaires.

Propos recueillis par

Gérard AGOGNON

Gabon : L’ONU tente de déloger Le Président Mba Obame et les siens, les livrés à Ali Bongo

Comment comprendre que dans la situation actuelle, le Secrétariat Général des Nations-Unies puisse songer un seul instant livrer Zacharie Myboto, Jean Éyeghe Ndong, André Mba Obame, ainsi que tous les responsables de l’Union Nationale et les membres du Gouvernement de Raphaël Bandega à la folie furieuse d’Ali Bongo Ondimba et de Jean-François Ndongou ?

En 1960, l’attitude du Secrétaire Général de l’ONU, le Suédois Dag Hammarskjöld, a conduit à l’assassinat de Patrice Lumumba.

Les membres de l’Union Nationale (UN) d’André Mba Obame auraient reçu ce mercredi soir ce message en provenance du siège des nations-Unies à Libreville. C’est ce que nous apprenons d’un source proche du leader de l’UN.

« La tension avec les responsables du système des nations unies est montée d’un cran aujourd’hui. le représentant algérien était extrêmement gêné de nous faire passer un message verbal de ses supérieurs à NY nous demandant si nous voulions quitter les lieux car ne pouvant nous forcer à le faire. Par ailleurs ils nous ont demandé de nous séparer de tous nos moyens de communication et de n’utiliser que le téléphone fixe du seul bureau auquel nous pouvons accéder.

De même nous n’avons plus droit qu’à la nourriture exclusivement comme ravitaillement, même pas de vêtements et autres. Ils veulent nous rendre la vie difficile pour nous pousser à la sortie, mais ils ont peur de nous signifier tout cela par écrit et tu devines pourquoi. »
André Mba Obame, Zacharie Myboto et nombreux autres cadres du part d’opposition avaient trouvé refuge dans les locaux du PNUD au Gabon depuis la proclamation d’André Mba Obame à la présidence de la République Gabonaise.

Par ailleurs nous vous proposons quelques éléments de clarification de la positon de l’Union Nationale vis à vis de la crise politique gabonaise (source UN).

– L’Union Nationale, Premier parti politique de l’opposition, a été dissout. Par cette vaine tentative de dissolution du Premier parti politique de l’opposition gabonaise par sa représentation au Parlement et dans les assemblées locales, le pouvoir illégitime porte atteinte à la liberté politique au Gabon.

– Le pouvoir « illégitime », en violation de la loi et de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et réglementaire, a prononcé la levée de l’immunité parlementaire d’André Mba Obame. Aucune procédure judiciaire à l’encontre de ce dernier n’est en cours et en définitive, la levée de l’immunité parlementaire est une compétence du parlement à la suite d’une demande du juge. Mais Ali Bongo Ondimba n’en a cure, il faut se débarrasser d’André Mba Obame par tout les moyens.

-Les fonctionnaires qui ont été nommés au Gouvernement sont révoqués, en violation flagrante des lois qui régissent la fonction publique gabonaise et ses agents. Dans le cas d’espèce il y a non seulement atteinte à la liberté d’opinion, mais aussi violation de la loi. Ce qu’Ali Bongo feint d’ignorer c’est que Le Premier Ministre de ce gouvernement est Docteur en droit et enseignant à la faculté de droit de Libreville et que le Ministre de l’Intérieur John Nambo est agrégé de droit.

-La chaîne de télévision privée TV+ a été suspendue pour trois (3) mois au motif qu’elle a diffusé la cérémonie de prestation de serment. Il y a dans le cas d’espèce atteinte à la liberté d’information. Cet évènement a été relaté par tous les médias du pays (Télévision, Radio et presse écrite), il y a manifestement volonté de bâillonner ce média en particulier au motif qu’il serait la propriété d’André Mba Obame.

-Le 27 janvier 2011, à 5h du matin, les militaires du bataillon des parachutistes ont brutalement dispersé les populations qui soutiennent la démarche d’André Mba Obame et se trouvaient pacifiquement devant le siège du PNUD. Une cinquantaine de blessés a été dénombré à l’issue de cette opération. Il convient de signaler que cet acte, qui porte atteinte aux dispositions de la Convention de Vienne, a été posé alors que des engagements avaient été pris auprès de la représentation des Nations Unies afin qu’il n’y ait aucune intervention des forces de sécurité ou de défense.

-Depuis le 25 janvier 2011, les forces de sécurité et de défenses sont entièrement mobilisées pour réprimer et arrêter les citoyens gabonais qui manifestent leur adhésion au pouvoir légitime. Les arrestations arbitraires, les violences sur personne et les atteintes aux droits de l’homme se comptent par dizaines chaque jour. Elles sont le fait de l’Armée, de la Gendarmerie et de la Police aux ordres du pouvoir illégitime.

En 1960, l’attitude du Secrétaire Général de l’ONU, le Suédois Dag Hammarskjöld, a conduit à l’assassinat de Patrice Lumumba.

En 1994, l’attitude des Nations-Unies au Rwanda a aboutit au résultat que l’on connait.

Comment comprendre que dans la situation actuelle, le Secrétariat Général des Nations-Unies puisse songer un seul instant livrer Zacharie Myboto, Jean Éyeghe Ndong, André Mba Obame, ainsi que tous les responsables de l’Union Nationale et les membres du Gouvernement de Raphaël Bandega à la folie furieuse d’Ali Bongo Ondimba et de Jean-François Ndongou ?

L’ONU veut-elle assumer une nouvelle fois, en toute impunité, un drame dans un pays africain ?

Cette question se pose aujourd’hui à Ban Ki-Moon et à toute la communauté Internationale.

Delaeu, correspondant de Koaci.com à Libreville

SENEGAL : Lancement de l’action mondiale « Stop paradis fiscaux »

Des organisations de la société civile de trois continents dont Christian Aid, CCFD-Terre Solidaire, Latindadd, Oxfam et le Tax Justice Network Afrique ont lancé ce mardi matin à Dakar, lors du Forum Social Mondial, une campagne internationale pour demander aux pays du G20 de mettre fin à l’opacité financière dans les paradis fiscaux.

La campagne invite les citoyens du monde entier à envoyer un mail aux dirigeants du G20 et à Nicolas Sarkozy, en particulier, afin qu’ils portent ce sujet au prochain sommet de novembre. Au-delà du suivi des engagements, ces citoyens vont demander des mesures concrètes pour mettre fin à l’opacité financière dans les paradis fiscaux, qui permet notamment aux entreprises d’y localiser leurs profits, évitant ainsi de payer des impôts.

 Le site internet http://www.G20stopparadisfiscaux.org traduit en 7 langues et mis en ligne ce jour sera un des principaux outils de la mobilisation. Les pertes fiscales dans les pays du Sud s’élèvent à plus de 125 milliards d’euros par an – plus que le budget total de l’aide au développement – alors que la crise économique engendre des coupes importantes dans les budgets d’un grand nombre d’Etats, et que des millions d’enfants sont, par exemple, toujours privés d’accès à l’éducation.

« Nous appelons à la mobilisation des citoyens du monde entier pour mettre fin à l’opacité financière qui entraine des pertes fiscales considérables pour les pays les plus pauvres », indique Mathilde Dupré, chargée de plaidoyer sur les questions fiscales au CCFD – Terre Solidaire.

 « Face à la lenteur des progrès, il est maintenant urgent que les pays du G20 changent de stratégie et ciblent les utilisateurs des paradis fiscaux qui pratiquent l’évasion fiscale ».

« Le G20 n’est pas crédible dans sa lutte contre les paradis fiscaux tant qu’il n’exige pas des entreprises plus de transparence quant à leur présence dans ces territoires de non-droit. Cette exigence de transparence ne dépend que d’une volonté politique forte pour mettre un terme à l’hémorragie fiscale au Nord comme au Sud », ajoute Maylis Labusquière, d’Oxfam.

Le FSM de Dakar est une occasion d’approfondir les discussions avec les nombreuses organisations qui sont déjà à travers le monde mobilisées sur les paradis fiscaux, afin notamment de coordonner les différentes initiatives pour faire pression sur le G20 cette année.

Prunelle P.

Olympe Bhêly-Quenum, célèbre écrivain béninois :“Gbagbo doit gagner pour que la démocratie l’emporte”

Eh bien ! J’étais choqué, profondément indigné d’avoir entendu à la télévision le chef de l’Etat français proférer un diktat demandant à un chef d’État africain de se soumettre ; c’était comme à l’ère coloniale où les commandants de cercle péroraient leurs injonctions aux « boys ». C’était inadmissible en 2010 ; ce ne le sera pas en 2011 : intellectuels africains, sortez du bois ! Je vous invite à l’indignation et à la révolte, sinon, aujourd’hui chiens couchants de ceux qui vous encensent dans les journaux, ce sont les mêmes qui, demain, vous vomiront avant que vous ne deveniez des barbons : ce qui se passe en Côte d’Ivoire est autant notre problème que celui de ceux qu’on recrute et rémunère afin qu’ils en discutent, suggèrent des menaces qu’ils n’oseront jamais mettre à exécution. « Incroyablement ahurissant, les journaux français que j’ai lus semblaient pro-Ouattara, vouaient Gbagbo aux gémonies et passaient sous une dalle de granit ce texte d’un journaliste américain diffusé par Internet. Gary Bush un journaliste américain dit tout sur la guerre au Golf et à Tiébissou. « Ceux que vous voyez sont des rebelles de Ouattara, quittant son siège de campagne, l’Hôtel du Golf, dans leur tentative de prendre par les armes la Rti, la télévision nationale, le jeudi afin de la remettre à Ouattara. Ils ont été confrontés à un feu intense et décimés. Ils ont perdu un de leurs dirigeants, probablement Issiaka Ouattara dit Wattao. Toutes leurs armes leur ont été fournies à l’Hôtel du Golf par la France et l’Onu qui agissent comme ignorantes de tous ces faits. Certains des rebelles portaient des uniformes de l’Onu. Aujourd’hui, l’armée ivoirienne a détaillé, à la télévision, tous ces faits. Certains groupes civils de Droits de l’Homme demandent au Président Gbagbo de suspendre les relations diplomatiques avec la France et de demander à tous les soldats français de quitter la Côte d’Ivoire. Gbagbo agira t-il ? La question, comme toujours, demeure. Ces « soldats» rebelles sont ce que Ap, Reuters, et d’autres appellent «civils». Le jeudi, 10 soldats de l’armée de Côte d’Ivoire ont été tués sur plusieurs fronts. A l’Hôtel du Golf seul, 38 des rebelles de Ouattara ont été envoyés en enfer. Ni Reuters, ni Afp ni Ap n’en parlent. Mais lorsque vous entendez les rebelles, ils ne peuvent s’empêcher d’en parler. Guillaume Soro a promis de passer à l’attaque une fois encore ce vendredi. Mais aucun de ses «soldats» ne s’est présenté. Peut-être que l’Onu et la France étaient en train de les réarmer après les lourdes pertes qu’ils ont subies. Ce sont ces mêmes rebelles qui occupent le nord de la Côte d’Ivoire depuis 2002. A 40 km au Nord de Yamoussoukro, un autre groupe de rebelles de Ouattara venant de Bouaké a tenté de faire main basse sur Tiébissou. Mais l’armée de Côte d’Ivoire les y attendait. Encore une fois, ils ont subi de lourdes pertes. La France et les rebelles de Ouattara n’ont jamais désarmé. Ils sont encore dans le Nord où le viol et le meurtre sont leur jeu favori. Néanmoins, vous n’entendrez rien à ce sujet. Aujourd’hui, la représentante de l’Amérique à l’Onu, Susan Rice, lors d’une conférence de presse, a parlé des évènements d’Abidjan. Lorsqu’elle a été interrogée sur les rebelles attaquant Tiébissou, elle a tenté d’éviter la question, avant de répondre que ce n’était pas important en termes d’attaque. (…) « Gbagbo doit gagner pour que la démocratie l’emporte. Un politicien qui envahit un pays avec des assassins sans cœur ne devrait jamais être autorisé à devenir Président, même avec l’aide de l’ensemble de l’Organisation des Nations unies et 95 % des élections truquées. L’indépendance de la France n’est pas gratuite. Ne laissons pas Sarkozy installer une autre marionnette française en Afrique. Du moins, pas en Côte d’Ivoire. (…) « Aujourd’hui, comme hier en septembre 2002, lors du déclenchement d’une rébellion militaire ouvertement soutenue, voire totalement planifiée par un chef d’État voisin, Blaise Compaoré, et fait inédit en Afrique subsaharienne, coupant le pays en deux, l’opinion publique africaine et internationale s’est vue servir une interprétation unilatérale, voire tronquée, des événements. (…) Hier avec Jacques Chirac, aujourd’hui avec Nicolas Sarkozy, selon des méthodes différentes, l’objectif est le même : évincer coûte que coûte Laurent Gbagbo du pouvoir, et préserver la cohésion du pré carré français en Afrique. Finalement la rebellion était un alibi pour la France de destituer Laurent Gbagbo tout en se cachant derrière l’ONU, L’UA et la CEDEAO….(…) « Jamais l’ONU n’a outrepassé de telle manière son mandat, y compris au Timor oriental, au Kosovo, en République démocratique du Congo, pour ne citer que ces exemples. Faisant fi des institutions d’un pays souverain, membre des Nations Unies depuis cinquante ans, et ne se donnant pas le temps de permettre à la Commission électorale de débattre des contestations soulevées au cours des délibérations, M. Choi a incontestablement cédé aux pressions de certains pays, dont et surtout la France représentée en Côte d’Ivoire par un ambassadeur dont le parcours professionnel est un parfait condensé de la Françafrique.

Par Olympe Bhêly-Quenum

Source : www.legrigriinternational.com

Gueye Jean-Pierre, membre du grand conseil du Pdci-Rda :“SARKOZY, BAN KI-MOON ET CHOI EN VEULENT À GBAGBO”

Est-il injuste de recompter les voix d’un scrutin quand on ne s’accorde pas?». En se posant cette question, hier, le président de la Coordination des membres du Grand conseil du Pdci-Rda, Gueye Jean-Pierre Guéi, s’est attaqué au Président français, au Secrétaire général des Nations Unies et à son représentant spécial en Côte d’Ivoire, Young Jin Choi. «La Coordination des membres du Grand conseil du Pdci-Rda constate que Sarkozy, Ban Ki-moon et Choi en veulent à la Côte d’Ivoire et à son Président, Laurent Gbagbo. Pour des raisons que nous ignorons tous, car la crise post-électorale que nous vivons n’est qu’un prétexte à nos yeux. S’il s’agissait d’élection, le mécanisme d’évaluation proposé par Laurent Gbagbo suffirait à clarifier la situation», a-t-il déclaré. C’était au cours d’une conférence de presse qu’il a animée, dans un hôtel de la place. Il avait, à ses côtés, Mlle N’Guessan Fidèle, Mambo Ernest et Coulibaly Gbambelé, tous membres du Grand conseil du Pdci-Rda.

Il a, prenant les journalistes à témoin, dit que les cas de recomptage des voix sont légion dans le monde entier. Et, dira-t-il, «le plus récent est Haïti».

Gueye Jean-Pierre s’est félicité, au nom de la structure qu’il dirige, de la prise en main du processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire par l’Union africaine. Qui, rappelons-le, a décidé d’envoyer une mission de haut niveau composée de cinq Chefs d’Etat. Aussi, suggère-t-il à ce panel de faire revenir en Côte d’Ivoire, le président de la Commission électorale indépendante (Cei), Youssouf Bakayoko, «pion essentiel de la crise post-électorale, afin qu’il explique comment et dans quelles conditions il a pu donner les résultats du second tour de la présidentielle».

Autre point sur lequel le conférencier s’est appesanti : la levée du blocus autour du Golf hôtel. Pour Gueye Jean-Pierre, «au moment où Laurent Gbagbo va lever le blocus autour du Golf hôtel, nous demandons aux Chefs d’Etat membres du panel d’exiger la levée de toutes les sanctions imposées pendant cette crise à la Côte d’Ivoire, y compris le retour du Gouverneur, Henri-Philippe Dacoury-Tabley à son poste de la Bceao, à Dakar ».

Au cas où cette médiation déboucherait sur la reprise de l’élection présidentielle, la Coordination des membres du Grand conseil du Pdci-Rda demande à l’Ua «de garantir le désarmement effectif des ex-combattants et de mettre fin à la rébellion de Soro Guillaume qui a consacré la partition de notre pays en deux zones antagonistes».

Emboîtant le pas au président du Forum du Pdci-Rda, Atsé Atsé Jean-Claude, le premier responsable de la Coordination dit qu’il reste et restera militant du parti créé par Houphouët-Boigny. Mais il refuse d’appartenir Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) qui serait en train de devenir un parti politique.

Parlant du président national de la Jeunesse du Pdci-Rda, Kouadio Konan Bertin (Kkb) qui a échappé à un lynchage, jeudi dernier, à Cocody, Gueye Jean-Pierre demande au ministre Blé Goudé, leader des jeunes, de le prendre en charge ; ou de faire en sorte que l’Etat assure sa sécurité, au moment où l’on cherche à sortir, pacifiquement, de l’impasse que connaît le pays depuis quelques mois.

Emmanuel Kouassi, Fraternité matin d’Abidjan

Côte d’Ivoire : Incendie au siège du Trésor public à Abidjan

En Côte d’Ivoire, un incendie d’ampleur s’est déclaré en mi-journée ce mardi au siège du Trésor public à Abidjan. Les pompiers ont réussi à maîtriser le sinistre, qui a occasionné d’importants dégâts matériels.

C’est aux deuxième et troisième étages de l’aile est d’un immeuble de la « cité financière », au cœur du quartier central du Plateau, que s’est déclenché le sinistre. Selon plusieurs témoignages concordants recueillis sur place, une épaisse fumée noire s’est d’abord longuement dégagée du bâtiment, avant l’apparition d’impressionnantes flammes jaillissant des fenêtres.

Tôt arrivés sur les lieux, les pompiers ont dû batailler ferme pour circonvenir l’incendie. Mais en début d’après-midi, le lieutenant-colonel Wohi, de la brigade des sapeurs-pompiers d’Abidjan, se montrait rassurant : « Le feu a débuté au deuxième étage, mais le foyer est éteint. Ce sont les gaines de communication entre les ascenseurs qui sont en train de fumer. C’est presque terminé ».

Le feu a notamment ravagé le service des vignettes pour les véhicules et celui des patentes commerciales. L’origine de l’incendie n’a pas encore été déterminée. Mais aucune piste n’est écartée, étant rappelée l’opposition entre les gouvernements rivaux, celui d’Alassane Ouattara et de Laurent Gbagbo, au sujet de la vignette 2011, le premier ayant décidé d’en faire grâce aux automobilistes afin assécher les recettes fiscales du second.

Un éventuel incendiaire aurait-il voulu faire disparaître les archives de la vignette pour en compliquer le recouvrement cette année ? Certains, parmi les badauds massés au pied du bâtiment en flammes, n’étaient pas loin d’y croire.

Rfi

Centrafrique : valider les fraudes électorales, un crime contre l’humanité

Personne ne s’attend à ce que François Bozizé, en tant que bon général président dictateur qui se respecte, ne quitte le pouvoir librement et démocratiquement.

Il est arrivé au pouvoir par la violence, et ne connait pas d’autre langage. Le goût très sucré de la mangeoire ne peut d’ailleurs que le dissuader de la quitter. Par conséquent, tous les moyens seront bons pour forcer les centrafricains à accepter sa réélection en 2010.

Les moyens à disposition sont multiples et bien connus de tous, et sont régulièrement utilisés lors d’élections présidentielles en Afrique en tout cas.

« Comment peut-on organiser des élections, y participer et les perdre en Afrique ? » disait Omar Bongo.

Les pays de la communauté françafricaine usent d’une machine déjà très bien huilée depuis l’avènement des pseudo-indépendances, installée par un colonisateur qui avait bien l’intention de garder la main mise sur ses colonies de façon détournée, afin de continuer à faire mains basses sur les ressources naturelles déjà largement exploitées durant la colonisation.

Le gouvernement français se porte ainsi garant d’un résultat à la hauteur des espérances du « président » sortant, en échange de la bonne garde du pré-carré que tout le monde connait. Les petits moyens locaux viennent en tête de la parade en vue de la fraude électorale massive que nous connaissons dans les pays de la Françafrique, et qui se répète à chaque échéance électorale.

Le premier petit moyen est la manipulation du nombre des personnes qui auront le droit de déposer leur bulletin de vote. En République centrafricaine, Bozizé a décrété publiquement et devant les médias internationaux, que le recensement du corps électoral est un petit problème et qu’il peut se faire en un mois. Or, ce n’est que des fabrications de listes électorales qui peuvent être produites en si peu de temps. C’est ce dont le principal candidat de l’opposition, Martin Ziguélé, chef du MLPC, accuse le pouvoir de vouloir faire par le biais d’Elie Ouefio, Secrétaire général du parti au pouvoir, et Ministre de l’Administration du Territoire. Martin Ziguélé exige simplement des listes électorales fiables, et respectent les dispositions constitutionnelles.

Or, la manipulation de sous-préfets, préfets, chefs de village et maires de plusieurs préfectures en province, ainsi qu’à Bangui et à Bimbo, a été largement constatée, et prouve les tentatives de malversation en termes de recrutement électoral, et de listes parallèles et non conformes, donc illégales. Ainsi l’établissement de la base même du processus, est sujet à des tentatives systématique de sabotage, ce qui ne présage pas grand-chose de bon pour la suite.

Le peuple centrafricain se fait malmener une fois de plus dans sa volonté d’exercer son droit le plus fondamental, sa liberté de penser et de manifester son opinion.

Or « un OUI n’a de sens que si celui qui le prononce, a la capacité de dire NON » disait Lamine Gueye.

Les Centrafricains sont en droit de s’attendre à un recensement électoral fait ouvertement et dans les règles, par la voie officielle, et surtout sur toute l’étendue du territoire national, effectué par une commission électorale indépendante comme le stipule la loi constitutionnelle. Les listes électorales doivent ensuite être affichées et corrigées selon les réclamations des citoyens. Les listes définitives sont les seules listes légales. Les Centrafricains ont le droit au respect de la loi garantie par la Constitution.

La communauté internationale, au terme des élections, est sensé valider un résultat obtenu dans la transparence et la légalité. Or, l’opinion publique internationale est très silencieuse, inconsciente et désintéressée du sort d’un peuple africain de plus, dont il n’entend rien d’autre depuis 50 ans au moins, que l’histoire diabolisée et tropicalisée de Bokassa, et des coups d’état à répétition. Qu’elle est loin également cette misère et cette famine que les médias étalent. Le Darfour, l’Ethiopie, la Somalie, et finalement tout se mélange ; les gouvernements occidentaux profitent de l’ignorance pour valider l’inacceptable, et feignent l’ignorance des malversations malgré tous les cris de protestation du monde.

Comment les peuples occidentaux peuvent-il valider des pratiques qui ne pourraient jamais être validées en Europe !

C’est parce que ces pratiques en Afrique sont systématiquement validées par l’Occident, qu’elles constituent finalement la normalité sans questionnement.

Comment la communauté internationale peut-elle valider une élection présidentielle basée sur des inscriptions clandestines de citoyens par des chefs de village et des maires aux ordres de Bangui, sur des cahiers d’écoliers pour constituer des listes parallèles comme le fait depuis juillet 2009 le Ministre centrafricain de l’Administration du Territoire, et Secrétaire général du KNK, Monsieur Elie Ouefio. Ce sont pourtant des pratiques inacceptables !

Comment peut-on accepter et valider, comme procédé légal et transparent, des listes électorales manuscrites tel qu’en 2005, où l’urgence et l’instabilité suite à la rébellion avait excusé ces listes composées à la va-vite. Martin Ziguélé, bien que candidat et accepté au deuxième tour, n’avait pas pu voter du tout, comme son nom ne figurait sur aucune de ces listes électorales !

En outre, le Ministre Ouefio a affirmé devant l’Assemblée Nationale en avril dernier, queles listes électorales de 2005 étaient détruites, alors qu’il parle également de l’actualisation de listes électorales à la place d’un recensement complet en bonne et due forme. Le temps est compté, c’est vrai, mais il faut quand même que la loi constitutionnelle soit appliquée un tant soit peu. Comment peut-on en Occident valider ce qui est basé sur l’actualisation de listes électorales qui n’existent plus! Il ne s’agit tout simplement que de noms de personnes recensées illégalement et clandestinement par les chefs de village et les maires qui ont été saisi dans des fichiers informatiques parallèles, pourles imposer à la Commission Electorale Indépendante, qui elle, est sensée garantir la transparence du processus.

En clair, le pouvoir en place cherche à bloquer le déroulement normal du processus dans tout l’arrière pays ; loin du théâtre des opérations de la capitale, les partis politiques, ainsi que les divers organes et bailleurs de fonds de la communauté internationale n’y voient que du feu… Martin Ziguélé affirme que « le ministre en charge de l’Administration du territoire profite de l’installation des nouveaux préfets et sous-préfets pour mettre en place des structures du KNK (groupement politique soutenant le président Bozizé), et impose aux maires et chefs de village et de Groupe, de démissionner de leurs partis respectifs pour diriger les structures locales de KNK ».

En fin de compte, la Commission électorale deviendrait une commission à laquelle « on impose de fausses données pour légitimer de faux résultats ». De quoi valider largement un faux président à la même occasion !

Cette situation est inacceptable, et elle à prendre avec le plus grand des sérieux, par une communauté internationale qui ne se cesse de déverser des milliards dans les poches du régime de Bozizé, sans apparemment jamais se poser de vraies questions.

La communauté internationale doit absolument comprendre que le peuple centrafricain aspire désespérément à la paix, et à des élections paisibles et correctement menées. Dans cette perspective, il serait hautement souhaitable que les candidats au scrutin soient traités équitablement, que le déroulement du processus électoral soit mené dans la transparence et le sérieux, en laissant de côté les grossières manipulations. Il est également indispensable et normal, que tout centrafricain en âge de voter, y compris les déplacés et les exilés, soient recensés, afin que le scrutin exprime la libre expression du peuple, que le résultat soit crédible, et surtout acceptable avant d’être validé aveuglément.

Ces procédés, comme mentionnés précédemment, sont répandus de façon institutionnalisée en Françafrique. Aujourd’hui c’est la République Centrafricaine, et demain il s’agira du Cameroun, où les chefs de quartiers corrompus distribuent les cartes de vote seulement aux « bons citoyens camerounais ». Dans les quartiers ou les régions notablement dans l’opposition, il n’y a pas de cartes de vote du tout.

Ce n’est que la pointe de l’iceberg. Et nous ne parlons là que des fraudes pré-électorales. Les urnes bourrées ou brûlées, les intimidations et menaces envers les électeurs, la présence omniprésente des forces armées au moment du vote, le black-out communicationnel dans le pays, ainsi que les répressions dans le sang d’électeurs qui manifestent leur réprobation à la violence politique des autorités, ne sont qu’une faible image de la réalité du terrain. Les fraudes électorales sont massives à tous les niveaux, afin de garantir que le « bon candidat » sera bien le vainqueur.

Valider de tels résultats équivaut bel et bien à un crime contre l’Humanité.

Juliette Abandokwe

source : http://www.togoforum.com/