Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: février 10, 2011

PAYS BAS : Une offre d’emploi pour homosexuel

La femme d’affaires Nono Schrader souhaite dénicher un nouvel employé. Selon l’offre d’emploi, celui-ci devra être homosexuel.

Une société de conseil des Pays-Bas est à la recherche d’un employé énergique, qui a le sens de l’initiative et qui a la bosse des affaires. L’offre d’emploi ajoute aussi : le candidat recherché doit être homosexuel.

La compagnie, ResetManagement, qui souhaite recruter un assistant commercial, croit qu’un gai à toutes les qualités requises pour le poste. C’est du moins ce qu’indique Nono Schrader, l’entrepreneure qui a lancé l’offre d’emploi. Le groupe de défense des gais et lesbiennes COC et la Commission néerlandaise pour un traitement équitable ne sont «pas amusés» par l’initiative.

Toutefois, Nono Schrader persiste et signe : le nouvel employé devra être homosexuel. «La plupart des hommes gais que je connais sont très consciencieux, passionnés, débrouillards et attentionnés, dit celle qui a travaillé à plusieurs reprises avec des hommes gais. De plus, il ont assez de testostérone pour s’affirmer, tout en le faisant d’une manière amical et en étant conscient des limites où on peut aller», poursuit Mme Schrader en entrevue avec Métro.

Dans l’offre d’emploi, ResetManagement indique aussi que son équipe est déjà très diversifiée. «Nous pensons que plus les employés sont différents, plus les idées sont innovantes», affirme la femme d’affaires.

De son côté, Vera Bergkamp, directrice de COC, se dit heureuse que la compagnie soit sensibilisée à la diversité, mais son enthousiasme s’arrête là. «Nous n’adhérons pas à l’idée que l’orientation sexuelle soit prise en compte pour décrocher un emploi, avance-t-elle. Dans ce cas précis, on exclut des candidats hétérosexuels qui pourraient être parfaitement qualifiés.»

Marcel Scholten de la Commission néerlandaise pour un traitement équitable est du même avis. «Cette initiative est injuste, lance-t-il. Toute démarche qui privilégie un groupe au détriment d’un autre – sexe, orientation sexuelle, religion – ne doit pas être tolérée.»

ResetManagement croit aussi que tout le monde doit avoir la même chance pour adhérer à un poste. «C’est vrai qu’il n’est pas acceptable de favoriser un groupe. Mais tout le monde a des préférences ou un profil type. Alors pourquoi ne pas faire économiser du temps et de l’énergie à des chercheurs d’emploi en indiquant clairement ce qu’on recherche?» se demande Nono Schrader.

Les groupes de défense des droits favorisent d’autres moyens pour attirer la communauté homosexuelle dans des compagnies. «Les employeurs doivent permettre à leurs employés d’être eux-mêmes, tout simplement», croit Vera Bergkamp. Aux Pays-Bas, seulement un employé homosexuel sur trois est sorti du placard, conclut la militante.

Mr.Cmr – Piccmi.Com

BENN : La rue, c’est d’abord pour les exclus !!!

Tous sur le macadam pour réclamer leur droit de vote ; comme le faisaient déjà leurs ancêtres avant les indépendances. Et pourtant nous sommes à l’an 21 de la conférence nationale et de l’avènement du renouveau démocratique. Des citoyens, de par leur position politique ou sociale, contestent à d’autres citoyens, leur qualité d’électeur ; une privation qui vaut pour deux décennies au moins. Le tout au bout d’un processus cataclysmique dont le seul mérite est d’avoir fait passer le Bénin de la posture d’un Etat de droit à celui d’un Etat des « sages ». Inutile de revenir sur le contexte sociopolitique de réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) que les Béninois ne connaissent que trop : rupture du consensus politique, démission en cascade des représentants de l’opposition parlementaire au sein de la Commission politique de supervision de la Lépi, grogne intempestives des agents conviés aux différentes opérations, violation en série de toutes les règles en matière de recensement et d’établissements de statistique démographiques, intempéries, manipulations, etc…

Après avoir gouté aux délices de l’expression libre et plurielle durant plus d’une vingtaine d’année, rien d’étonnant que le million et plus de Béninois, oubliés par les équipes de Bako se refusent à tomber dans la marginalité citoyenne. En assistant en spectateur impuissant au scrutin du 27 février 2011. Occasion pour eux d’apprécier le quinquennat de l’émergence ; d’évaluer le niveau de la croissance économique promise à deux chiffres ; le tonnage du coton produit à porter à 600 mille tonnes l’an ; le nombre d’usine supplémentaires implantées en 5 ans de yayisme ; du nombre des scandales politico-financiers. Ce qui revient également à interdire aux milliers de Béninois dont les épargnes ont permis aux faux placeurs de constituer la cagnotte nécessaire à la propagande du régime, de donner leur avis sur la conduite des affaires de la cité. Leur péché : l’inorganisation d’un processus d’élaboration d’un fichier électoral dont ils ignorent pourtant tout. Comme si ce sont eux qui ont réduits en esclavage et provoqué la révolte des agents recenseurs ; qui ont fait tomber des trombes de pluie sur leurs villages ; qui ont traficoté les logiciels et qui ont empêché la majorité parlementaire de remettre de l’ordre dans ce bazar comme l’y autorise la constitution.

Les sages de la Cour constitutionnelle et Bako ne doivent pas s’étonner que les exclus prennent les rues pour revendiquer un droit obtenu depuis des lustres au prix de luttes et de sacrifices. Ils étaient déjà dans les rues, chassés de leurs domiciles par les eaux déferlantes, pendant qu’on prétendait les enrôler dans le fameux fichier électoral sensé apporter une révolution à la démocratie béninoise. Pendant que ces mêmes exclus de la bêtise manquaient de vivres, de couvertures, d’eau potable, de moustiquaires et de médicaments, des compatriotes à eux avaient été lancés dans les rues des grandes villes du pays en guise de soutien à la réalisation d’une Lépi dont les manifestants ignorent tout. Il n’est pas exclu que la meute émergente soit de nouveau déversée sur la voie publique afin de soutenir l’exclusion du million et plus d’électeurs des listes électorales. Sauf que cette fois-ci, on se demande si la terreur, les menaces et la psychose populistes suffiront à convaincre les exclus de renoncer définitivement à leur droit de vote. On imagine la suite, si le désir d’exercer le devoir citoyen est plus fort que la vindicte émergente. Cela signifie que le macadam serait soumis à rude épreuve aussi bien avant, pendant et après les scrutins. Il faut certainement plus que des jetons de présence à des marches propagandistes pour qu’un Béninois puisse accepter de se tenir loin des urnes durant deux décennies.

Les enrôler ou les affronter ? À Bako, Dossou et compagnie de choisir !!!

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

BENIN : La pagaille des candidatures

En toute sincérité

La pagaille des candidatures

La sentence de la Cour Constitutionnelle est impitoyable : Neuf candidats recalés sur les vingt trois déclarés. Quatorze sont autorisés à se mettre dans la course à la succession de Boni Yayi. Le dispositif de filtre sélectif de la Haute juridiction a réussi sa purge de candidatures et jeté à la poubelle l’ivraie et les dépôts orduriers. Les bons grains recueillis par les Sages seront sur le marché de suffrages pour le scrutin du 27 février.

Il faut interroger la Constitution du 11 Décembre 1990 pour saisir l’ampleur du statut du Président de la République et mesurer la faute et l’outrecuidance des bouffons rejetés par la Cour. C’est l’article 41 de la loi fondamentale qui apporte la lumière :  » Le Président de la République est le Chef de l’Etat. Il est l’élu de la Nation et incarne l’unité nationale. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité territoriale et du respect de la Constitution, des traités et accords internationaux. » Voilà le Président de la République, un homme de grande dimension. La Constitution n’a pas omis d’ériger des frontières aux ambitions farfelues en fixant ses critères de résidence, de nationalité, de bonne moralité et de probité. La limitation d’âge vient renforcer le tri. Mais il y a deux autres critères qui prennent la mesure de la fonction. L’obligation pour le candidat de jouir de ses droits civils et politiques et d’un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins assermentés désignés par la Cour Constitutionnelle.

Malgré ces verrous constitutionnels, 2011 n’a pas échappé au traditionnel spectacle honteux de candidatures. Au théâtre élisabéthain du XVème siècle, les clowns ne faisaient pas toujours rire. Les motifs leviers du grand balayage de la Cour révèlent les symptômes du malaise, de la crise de la responsabilité. Des soi-disant candidats sont chassés pour défaut de cautionnement. Qu’est ce qui peut expliquer l’attitude d’un candidat qui refuse de payer la caution ? La présidentielle n’est pas une affaire d’indigents ni une opportunité d’exhibition pour des gens tenant la sébile et confrontés à des questions existentielles, incapables de déposer quinze millions au trésor.

Le défaut de quitus fiscal a coûté la candidature à quelques postulants aux élans de roublards. La présidentielle ne tolère pas l’irruption de parrains de fraude fiscale, allergiques à l’impôt. Quelques guignols ont péché par défaut de production d’autres pièces. Qu’est ce qui peut justifier cette incurie de prétendants au fauteuil du Président de la République ? L’insouciance et la comédie de trublions produisent cette faillite que la pénurie du bon sens et l’absence de méthode étoffent. Le clown russe Oleg Popov et son copain espagnol Charlie Rivel gaffeurs et lourdauds ont des fans et héritiers chez nous.

L’inaptitude médicale a mis fin à la parade de deux candidats. La preuve que les grabataires, souffreteux et aliénés doivent être éloignés de la Présidence de la République. Au labo, les expériences sur les grenouilles montrent que celles qui sont décérébrées ou spinales ont de réactions anormales.

Mais on aurait dû nous épargner de la publicité pour des candidatures loufoques si la gestion du processus électoral n’était pas gouvernée par la précipitation. La course contre la montre et les affres de l’incertitude ont emballé la Commission électorale nationale autonome (Cena) obligée de vite envoyer à la Cour des dossiers asséchés et vides.

Après l’œuvre de salubrité de la Cour, le peuple électeur désormais débarrassé des sciures et fientes de candidatures de plaisantins, va se concentrer sur les quatorze rescapés jugés aptes à présider aux destinées du pays. Le président sortant et son challenger de 2006 vont célébrer de chaudes retrouvailles sous un parfum de revanche. Un candidat issu de la Banque ouest africaine de développement (Boad) sera encore au rendez-vous. De gros outsiders évolueront en arbitres. De menus fretins sont à découvrir. Pour les candidats renvoyés, il faut maintenant attendre le 27 Février pour le geste citoyen : voter.

Sulpice O. GBAGUIDI, Fraternité bénin

Présidentielles de 2011 : Réactions de quelques candidats recalés

Parmi les candidats recalés, certains ont accepté réagir suite à la décision rendue par la Cour constitutionnelle pour retenir ceux qui remplissent toutes les conditions exigées par la loi pour se présenter au scrutin présidentiel. D’autres ont préféré le silence.

Thierry Didier Adjovi

« Ça m’a beaucoup surpris d’une part et beaucoup énervé d’autre part. Ce n’est pas sérieux. Je ne sais qui a fait ça. Est-ce le président de la Cour constitutionnelle ou bien ce sont les candidats à la présidentielle qui l’ont influencé. Ou encore c’est le président Yayi Boni qui est derrière. Sinon on nous a bien dit que ce n’est pas pressé que nous payons les 15 millions tout de suite, mais l’important, c’est de faire d’abord la visite et les analyses au niveau du Cnhu, à la Haie vive et à la Cour constitutionnelle, pour mettre les dossiers à jour. C’est vrai qu’il me manquait deux pièces, d’abord le quittus fiscal. Et pour ça, je réponds tout de suite que je gère une association. Je gère des souscriptions seulement. Je ne reçois pas des fonds de l’Etat, et le ministère de l’Intérieur a bien notifié dans mon récépissé que je ne dois pas payer d’impôt. Pour le deuxième cas, c’est le casier judiciaire et le certificat de nationalité. J’ai été au Parquet, où j’ai payé pour le casier judicaire. On m’a dit de venir le prendre mercredi. Je suis en train de faire les courses pour terminer d’abord les visites à la Haie vive, ensuite aller le récupérer mercredi. Je suis en train de faire ses courses, quand la Cour a rendu sa décision, alors que j’ai réglé la question des frais de visite médicale. Ça a été payé par Christian Lagnidé et Issa Salifou, donc je ne dois plus rien. Il faut que le président de la Haac, de la Cour constitutionnelle et de la Cena s’arrangent pour qu’on retienne mon dossier, parce que je suis le seul capable de faire partir Yayi Boni… »

Patrice Ago Siménou

« Je n’ai pas de mots, seule la réaction de Dieu sera faite. Hier, je n’avais pas encore connaissance de la décision et j’étais au siège de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) dans le cadre de la séance de travail initiée par cette institution en faveur des candidats. C’était dans la matinée, et il m’a été servi que la séance est reportée dans l’après-midi. A ma grande surprise, quand j’y étais, la deuxième fois, on m’a fait comprendre que mon nom n’est pas sur la liste retenue. Je n’ai pas imaginé que je serai recalé, mais je préfère ne pas dire plus, car je sais que l’Eternel va s’occuper du reste.. »

Henri Médrid

« Si vous prenez les 23 candidats du départ, vous vous rendrez compte qu’il y a certains qui avait déjà tissé leur réseau avec des parrainages. Ils sont affiliés à tel groupe ou alliance. Nous nous étions à l’étranger et on ne s’est affilié à personne. En tant que centriste, nous avons compris que les jeux étaient déjà faits. Après réflexion, on s’est dit que ça ne servira à rien de continuer dans cette ambiance. Nous avons alors pris la décision de ne pas payer la caution de 15 millions Fcfa, car cela ne nous rapportera rien. Par contre, on a décidé de maximiser nos énergies et nos atouts pour les législatives. C’est ce que nous sommes en train de faire. Déjà, on est sur le point re de se mettre en alliance avec des partis pour les députations. Nous y gagnerons plus.. »

Olivier Agossou Lary-Egoundoupkè

« Ils ont évoqué deux raisons pour m’écarter : la santé et le non paiement de la caution. Mais ils doivent savoir que je ne suis pas un candidat comme les autres. Ce qui vient de se passer est un complot contre ma personne et l’Afrique. C’est une manière d’arrêter la marche du continent et de le condamner à mort. Ils sont en train de jouer à un jeu très dangereux, mais avant d’arrêter cette marche de l’Afrique, il va falloir me tuer d’abord. Le projet que j’ai conçu, est très ambitieux et c’est parce qu’ils le savent, qu’ils ont comploté contre moi. Ce qui est surprenant, c’est de m’avoir déclaré inapte. Je dois vous souligner que j’ai 54 ans et je n’ai jamais été opéré ni hospitalisé. Donc, c’est un faux prétexte, cette raison d’inaptitude. C’est un coup monté, car déjà lors de la visite médicale, le médecin parlait des cas de diabète, mais il ne m’a pas indexé… ».

Jean Kokou Zounon, Directeur de campagne de Philippe Noudjènoumè

Ce jour mercredi 09 février 2011 à partir de 14 heures a commencé à défiler en bande annonce sur les chaines de télévision nationale et sur des antennes des radios, la liste des candidats retenus par la Cour constitutionnelle pour la prochaine élection présidentielle. Le nom du candidat présenté par le Pcb au nom de l’Alliance de la démocratie révolutionnaire et des écologistes, le Professeur Philippe Noudjènoumè n’y figurait pas.

Alertés par les appels d’inquiétude et d’émoi des travailleurs, des jeunes, des militants et sympathisants de la Candidature de Philippe Noudjènoumè, la Direction de la campagne s’est rendue aussitôt d’abord dans les locaux de la Cour constitutionnelle et ensuite de la Cena pour s’enquérir des raisons qui motiveraient une éventuelle décision du rejet du candidat Philippe Noudjènoumè. Il nous a été avancé que ce serait par défaut de paiement de la caution.

La Direction de campagne ne comprend et ne peut comprendre une telle cause du rejet du candidat Philippe Noudjènoumè. En effet, dès le dépôt du dossier de candidature à la Cena le vendredi 04 février 2011, il a été demandé au secrétariat de la Cena le délai pour le paiement de la caution. Il nous a été répondu qu’il faut attendre la recevabilité de la candidature par la Cour constitutionnelle avant d’aller payer. Le lundi 07, voyant que certains candidats exhibaient la quittance de paiement de leur caution, nous avons encore demandé des informations à la Cena. Il nous a été répondu la même chose : attendre la recevabilité de la candidature.

Las d’attendre, le Directeur de campagne le camarade Jean Kokou Zounon s’est rendu encore à la Cena le mercredi 09 février au matin et s’est entretenu avec le Vice-Président de la Cena, Mr Jérôme Alladayè qui lui a dit encore la même chose : attendre la décision de recevabilité de la candidature (qui ne devrait plus tarder, a-t-il précisé) avant d’aller payer. Prenant acte et faisant foi à cette information et pour ne pas se faire surprendre, le camarade Jean Kokou Zounon est allé aussitôt, faire certifier le chèque de 15 millions pour caution à l’ordre du Dgtcp (Directeur général du trésor et de la comptabilité publique).

Pour parer au plus pressé et prévenir toute éventualité, un recours a été déposé aussitôt ce mercredi 09 février 2011 à 15 h 52 près la Cour constitutionnelle contenant les pièces suivantes : photocopie du chèque certifié de 15 millions à l’endroit de la Dgtcp ; original de la quittance du Trésor Public N° Ac 196539 en date du 09/02/2011

Considérant, que le candidat a interjeté appel pour recevabilité de sa candidature, nous appelons les travailleurs et le peuple à témoin.

Le Directeur de campagne

Jean Kokou Zounon

Présidentielles 2011 au BENIN : La cour constitutionnelle recale 09 candidats

Décision Ep 11-003 :14 candidats retenus, 09 recalés par la Cour

Au terme de deux étapes, la première relative au dépôt des dossiers de candidatures à la Cena, l’autre concernant la visite médicale des candidats dans le cadre de l’élection présidentielle de février-mars 2011, la Cour constitutionnelle a rendu sa décision hier 08 février sur la recevabilité ou non des dossiers. Ainsi, la Haute juridiction en a retenu 14, contre 09 rejetés sur la baise de diverses raisons qu’elle a précisée dans la présente décision dont voici la teneur.

La Cour

Constitutionnelle,

Vu la Loi n° 90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin ;

Vu la Loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour Constitutionnelle modifiée par la Loi du 31 mai 2001 ;

Vu le Décret n° 94-012 du 26 janvier 1994 modifié par le Décret n° 97-274 du 09 juin 1997 portant attributions, organisation et fonctionnement du Secrétariat Général de la Cour Constitutionnelle ;

Vu le Décret n° 96-34 du 05 février 1996 portant création, organisation et fonctionnement du Greffe de la Cour Constitutionnelle ;

Vu le Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle ;

Vula Loi n° 2009-10 du 13 mai 2009 portant organisation de recensement électoral national approfondi et établissement de la liste électorale permanente informatisée ;

Vu la Loi n° 2010-33 du 07 janvier 2011 portant règles générales pour les élections en République du Bénin ;

Vu la Loi n° 2005-26 du 06 août 2010 portant règles particulières pour l’élection du Président de la République ;

Vu le Décret n° 2011-004 du 07 janvier 2011 portant convocation du corps électoral pour l’élection du Président de la République ;

Vu la lettre n°006/CENA2011/PT/SP du 06 février 2011 du Président de la CENA transmettant les dossiers de candidature à l’élection présidentielle de 2011 ;

Ensemble les pièces du dossier ;

Ouï Madame Marcelline – C. GBEHA AFOUDA en son

rapport ;

Après en avoir délibéré,

Considérant que l’examen de chaque dossier de candidature à l’élection présidentielle de février 2011 fait apparaitre que certaines candidatures sont recevables et d’autres irrecevables pour divers motifs ;

Décide :

Article 1er.- Est déclarée recevable la candidature à l’élection présidentielle de février 2011 de chacune des personnes ci-après, dans l’ordre de dépôt des déclarations de candidature à la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) :

1. Akuavi Marie Elise Christiana Ggèdo

2. Adrien Houngbédji

3. Joachim Dahissiho

4. Boni Yayi

5. Kessilé Tchalé Saré

6. François Janvier YAhouédéou

7. M’po Cyr Kouagou

8. Abdoulaye Bio Tchané

9. Prudent Victor Topanou

10. Salifou ISSA

11. Salomon Joseph Ahissou Biokou

12. Antoine DAYORI

13. Jean Yves Sinzogan

14. Christian Enock Lagnidé

Article 2.- Est déclarée irrecevable la candidature à l’élection présidentielle de février 2011 de chacune des personnes ci-après, dans l’ordre de dépôt des déclarations de candidature à la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA) :

1. Thierry Didier Adjovi : défaut de paiement du cautionnement, défaut de quitus fiscal, défaut de production de diverses autres pièces et inaptitude médicale ;

2. Olivier Agossou Lary-Egoundoukpè : défaut de paiement du cautionnement et inaptitude médicale ;

3. Yacouba Olaniyi Badarou : défaut de paiement du cautionnement, défaut de quitus fiscal, défaut de production de diverses autres pièces à l’exception de l’extrait d’acte de naissance et absence de visite médicale ;

4. Philippe Toyo Noudjènoumè : défaut de paiement de cautionnement ;

5. Henri Médrid : défaut de paiement du cautionnement et défaut d’examen médical ;

6. Ganseli Hermine Capo-Chichi : défaut de paiement du cautionnement, défaut de quitus fiscal et défaut d’examen médical ;

7. Patrice Ago Simenou : défaut de paiement du cautionnement, défaut de quitus fiscal, défaut de production de diverses autres pièces et défaut d’examen médical ;

8. Louis Tobossou : défaut de paiement du cautionnement, défaut de quitus fiscal, défaut de production de diverses autres pièces à l’exception de la déclaration et de l’extrait d’acte de naissance et défaut d’examen médical ;

9. François Xavier Loko : défaut de paiement du cautionnement.

Article 3.- La présente décision sera notifiée à la Commission Electorale Nationale Autonome (CENA).

Ont siégé à Cotonou, le huit février deux mille onze,

Monsieur Robert Dossou ………………….Président

Madame Marcelline-C. Gbèha afouda …….Vice-Président

Messieurs Bernard D. Dégboé …………….. Membre

Théodore Holo …………………………………….Membre

Zimé Yérima Kora-Yarou……………………… Membre

Madame Clémence Yimbéré Dansou ……..Membre

Monsieur Jacob Zinsounon…………………. Membre.

Le Rapporteur, Le Président,

Marcelline-C. Gbèha afouda. Robert S. M. Dossou

Polygame et coureur de jupon, Un homme découvre que sa 4ème épouse était sa fille aînée

Un polygame âgé de 51 ans résidant à Sèhouè constate après presque un an de vie de couple que sa quatrième épouse n’était que sa légitime fille aînée dont il a abandonné la grossesse il y a plus de deux décennies.

De sources crédibles, on apprend que c’est après que la fille ait accepté de conduire son mari vers sa mère pour la connaissance de sa belle famille et procéder aux rituels requis pour la demande de sa main que l’homme, le polygame a constaté que sa supposée épouse n’était que sa fille dont il avait abandonné la grossesse il y plus de 20 ans et que la belle-mère n’était que son ex concubine. Les mêmes sources précisent que la mère de la fille n’a jamais avoué à son mari que la fille était son enfant. C’est plus tard que le pot aux roses a été découvert. La mère, depuis les dix dernières années résidait à Adja dans les départements du Mono-Couffo et la fille à Bohicon chez une tante. C’est ce  qui selon nos sources, a favorisé cette imprudence du père polygame. Mais  la fille n’avait pas encore eu d’enfant pour son père. Sinon ce serait un autre scandale. Nos sources confient également que les trois acteurs de la situation à savoir le père, la mère et la fille ont décidé de dissimuler l’affaire.

 Justin O. EDIKOU, Le matin

Crise ivoirienne : La Russie s’oppose à une intervention militaire

La crise post-électorale en Côte d’Ivoire continue de susciter des commentaires à travers le monde. Elle est même au centre des discussions dans certains milieux diplomatiques comme en témoigne cette nouvelle livrée, hier, par l’Agence russe d’information internationale, RIA Novosti. En effet, selon cette agence, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors d’un entretien avec son homologue sénégalais, Madické Niang, s’est déclaré hostile à toute solution militaire en Côte d’Ivoire. Il a estimé, toujours au dire de RIA Novosti, qu’il était dangereux de créer un précédent en Afrique en faisant droit, par l’usage de la force, à la requête d’un candidat malheureux à l’élection présidentielle. « Je suis convaincu que le Conseil de sécurité de l’ONU doit soutenir les efforts pour permettre un dénouement pacifique. Une intervention extérieure au processus électoral et, à plus forte raison, une intervention militaire sont absolument inacceptables et susceptibles de déstabiliser tant l’Afrique occidentale que tout le continent africain, compte tenu des campagnes électorales qui auront lieu prochainement dans 13 Etats africains. On ne peut pas se permettre de créer des précédents pareils, de donner un mauvais exemple qui sera repris chaque fois que quelqu’un sera mécontent du résultat des élections », a affirmé le ministre russe.
Cette prise de position de la Russie n’est pas faite pour plaire à la France de Nicolas Sarkozy. Qui préconise l’option militaire afin de chasser du pouvoir Laurent Gbagbo, le président élu de la Côte d’Ivoire et investi selon la Constitution ivoirienne. Autant dire que le Conseil de sécurité de l’Onu, dont fait partie la Russie et la France, n’est pas prêt de s’entendre sur le dossier ivoirien.

Serge Armand Didi

notre voie