Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: février 14, 2011

BENIN : Modeste Kérékou bientôt exclu de l’UPR

Reçu sur l’émission « Zone franche » de Canal 3 Bénin hier, l’actuel ministre de la Jeunesse, des sports et loisirs a tenté vainement de faire le bilan du régime de Boni Yayi qu’il trouve exempte de tout soupçon. Plus grave, le fils de l’ancien président de la République, Mathieu Kérékou est allé plus loin en autoproclamant Boni Yayi prochain président de la République. Aberration !

« Qui a bu, boira ». C’est le cas de Modeste Kérékou qui a tiré à boulets rouges sur l’opposition durant les deux heures de débats de Canal3 Bénin sur l’émission « Zone franche » d’hier. Deux heures au cours desquelles l’actuel ministre de la Jeunesse des sports et loisirs a passé au peigne fin le bilan chaotique de Thomas Boni Yayi. Un bilan qui ne souffre d’aucun problème d’après l’invité.

C’est le flou entretenu par l’invité de Canal 3 Bénin qui revient sur son entrée au gouvernement. Une entrée, dit-il, consensuelle avec Issa Salifou le chef de son parti. En effet, l’Union pour la relève (UPR) n’est qu’une composante du groupe G13 qui est un vaste creuset politique composé de plusieurs formations. En optant pour le dialogue, le chef de l’Etat a jugé bon se rapprocher de l’UPR aux dires de Modeste Kérékou qui ne trouve aucun inconvénient à ce dialogue de sourd dont il était tout le temps contre. « Nous n’étions pas de l’opposition, il faut recontextualiser les choses. Nous avions soutenu le président Amoussou en son temps et la démarche était telle qu’on viendrait à cette cassure où chacun prendrait sa position. C’est la philosophie du G13 au départ », a déclaré l’invité de Canal 3 Bénin prêt à tout vendre pour être dans les bonnes grâces du chantre du Changement visiblement inquiet de son avenir politique.

Vers l’exclusion de Modeste Kérékou de l’UPR

Modeste Kérékou serait-il toujours en odeur de sainteté avec son parti ? Sur quelle chaise s’asseoit-il finalement ou sur quel pied danse t-il après ses déclarations tendancieuses sur l’émission « Zone franche » de Canal 3 Bénin d’hier ? A ses nombreuses interrogations et supputations, les milliers de militants et sympathisants de l’UPR cherchent des réponses. C’est sans ambages que Modeste Kérékou déclarait publiquement sans langue de bois qu’il ferait de son mieux pour ramener Issa Salifou dans la bergerie des cauris. Une déclaration à prendre au sérieux venant surtout d’un membre actif de l’UPR.

Cette ferme volonté du ministre des Sports ne suffit-elle pas à l’exclure du parti qui est une grande formation politique axée sur une philosophie du libre consentement pour l’enracinement de notre jeune démocratie ? En adoptant cette position, Modeste oublie certainement les clauses et la charte de l’UPR qui l’a politiquement fait. Si aujourd’hui, l’homme opte pour le débauchage de l’honorable Issa Salifou pourtant candidat à la prochaine joute électorale, c’est la preuve tangible que les deux hommes ne parlent plus le même langage.

Par conséquent, les milliers de militants de l’UPR sont désillusionnés, déboussolés de la grande confusion que sème Modeste Kérékou actuellement. Ils exigeraient l’exclusion pure et simple de ce membre. Ce grincement de dents coûteux pour le fils de l’ancien président de la République compromettra à coup sûr Boni Yayi qui serait en train de compter sur Modeste Kérékou pour ravir tout le septentrion.

Odi I. AÏTCHEDJI

En encadré…

Modeste Kérékou ravale ses vomissures

« En politique, il faut taire ses états d’âme personnels pour mieux servir la Patrie », déclare en substance Modeste Kérékou en parfait accord avec son autre ennemi Rekyath Madougou. Entre les Kérékou et les Madougou, il ne faut donc plus mettre le doigt, car le ministre des Sports a ravalé ses vomissures. Ce n’est plus le Modeste Kérékou qui maudissait « mademoiselle » la ministre. Le pacte est scellé entre celle qui « injuriait le général » au nom de son ‘’combat pour la parole’’ Ils sont désormais collègues. Drôle d’union, n’est-ce pas quant on sait qu’en politique tout est passager et que l’histoire revient sur sa course ? L’avenir nous édifiera davantage ! Mais l’histoire aura retenu que Modeste Kérékou a ravalé sa vomissure.

BENIN : Le PCB rejette l’invalidation de la candidature de son candidat Philipe NOUDJENOUME

 

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)

01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

Tél. :21 30 03 22/97 98 35 65 –

Site : www.la-flamme.org

Conférence des cadres

Communiqué final

La Conférence des cadres du Parti Communiste du Bénin s’est réunie en session extraordinaire ce dimanche 13 février 2011 à Cotonou pour examiner le rejet arbitraire de la candidature de Philippe NOUDJENOUME présentée par le Parti et les tâches que cela impose.

La Conférence des cadres a examiné le contexte international et national dans lequel interviennent les élections et l’acte arbitraire posé par la Cour Constitutionnelle.

La Conférence des cadres a observé qu’après les luttes vigoureuses des travailleurs et des jeunesses en Europe, les peuples africains et arabes ont mis à l’ordre du jour et exécutent la révolution. Ainsi les soulèvements populaires pour la révolution sociale sont devenus la réalité en Afrique.

Au Bénin, le pouvoir de Boni YAYI, aidé de la Cour Constitutionnelle de Robert DOSSOU a enfoncé notre  pays dans une profonde crise dans tous les domaines : économique, social, politique et moral. Les élections sous son égide sont préparées dans la fraude, depuis la LEPI truquée et excluant des centaines des milliers de citoyens jusqu’au dernier élément de fraude qui a consisté en l’exclusion du candidat du Parti Communiste, Philippe NOUDJENOUME, défenseur du Pouvoir des Travailleurs et des Peuples.

La Conférence des cadres a conclu que la soi-disant invalidation de Philippe NOUDJENOUME constitue un odieux complot contre la démocratie et les travailleurs et la rejette avec la dernière vigueur. Non seulement selon l’article 8 alinéa 4 de la Loi portant Règles particulières pour l’élection du Président de la République [1], la Cour Constitutionnelle n’est pas qualifiée pour juger de la caution, mais des arguments ayant trait au délai pour les élections actuelles ne sont pas admissibles. Aucun délai n’a été respecté[2] .. Ni la CENA, ni la liste électorale, ni les délais de dépôt de candidature, ni la date du scrutin n’ont suivi aucune des normes habituelles. Même pour les examens médicaux auxquels les candidats ont été convoqués le lundi 07 février 2011 à 08 heures sous peine de forclusion, Boni YAYI n’est arrivé qu’à 09 H 45 sans que Robert DOSSOU ne l’ait invalidé.

Nous osons déclarer que la mesure d’exclusion du candidat Philippe NOUDJENOUME est une provocation grossière contre les travailleurs et les peuples et affirmons que sans la validation de sa candidature les élections crédibles et transparentes n’auront pas lieu.

La Conférence des Cadres appelle par conséquent les travailleurs, les jeunes, les femmes  et leurs organisations de combat, les partis politiques épris de justice à se lever contre la fraude, l’imposture et l’arbitraire du pouvoir de Boni YAYI et de la Cour Constitutionnelle. Elle dénonce et rejette comme nulles et non avenues les intimidations à peine voilées contenues dans le communiqué du ministère de l’intérieur à propos des manifestations populaires commençantes contre la CPS-LEPI et la Cour Constitutionnelle.

Enfin, la Conférence des Cadres appelle les travailleurs et les peuples à se lever et à se doter des moyens pour chasser Boni YAYI et Robert DOSSOU de la tête des institutions de notre pays et pour le pouvoir aux travailleurs et aux peuples.

NON à la confiscation du droit de vote de centaines de milliers de citoyens !

NON à l’exclusion du Candidat des travailleurs et des peuples, Philippe NOUDJENOUME !

Boni YAYI, dégage ! Robert DOSSOU, dégage !

Vive le pouvoir des travailleurs et des peuples !

Cotonou, le 13 février 2011

La Conférence des Cadres du Parti Communiste du Bénin

Gestion catastrophique des fonds de sponsoring du football béninois : Janvier Yahouédéhou dénonce un scandale qui éclabousse un ministre de Boni Yayi

L’intrépide député Janvier Yahouédéhou qui a été en avant-garde de toutes les dénonciations de scandales sous le régime Kérékou et plus tard sous le Changement, n’a pas abdiqué. Même candidat en lice pour la présidentielle prochaine, l’homme enfourche à nouveau sa trompette de militant chevronné pour la lutte contre la corruption, et dénonce un nouveau scandale financier dans l’arène du football béninois.

C’est à travers une question écrite adressée au gouvernement du Dr Boni Yayi que le député, candidat à la présidentielle, dénonce la gestion des « fonds liés aux contrats de sponsoring comme MTN, JAGO, etc. systématiquement détournés par la mafia qui gère le football béninois et le Ministère des Sports ». L’opposition d’un ministre du gouvernement à se faire entendre par la justice a davantage justifié la démarche du député d’interpeller le ministre des sports actuels à fournir des explications sur le sujet à, la représentation nationale. Lire la question écrite

QUESTION ECRITE

Janvier YAHOUEDEOU Porto-Novo, le 09 Février 2011

Député à l’Assemblée Nationale

QUESTION ECRITE

Au lendemain de la participation du Bénin à la Coupe d’Afrique des Nations en Angola en janvier 2010, le peuple béninois a appris avec désarroi que la participation piteuse de notre pays à cette manifestation a coûté au contribuable plus de 2 milliards de francs Cfa, chiffres décaissés par la Fédération Béninoise de Football et le Ministère des Sports et loisirs. Ce scandale a été étouffé sous prétexte qu’une enquête est en cours.

Il y a quelques semaines, l’opinion publique est encore ébranlée par un autre scandale : Le détournement des fonds de sponsorisation des activités sportives.

En effet, au-delà de la gestion calamiteuse qui a cours à la FBF, les fonds liés aux contrats de sponsoring comme MTN, JAGO, etc. sont systématiquement détournés par la mafia qui gère le football béninois et le Ministère des Sports. Ainsi ces fonds, au lieu d’être versés sur les comptes de la Fédération, sont plutôt virés au profit d’une société du nom de IFAP Sports en France et dont le représentant au Bénin est Mr Vizir Touré qui est l’entraîneur adjoint du SOLEIL Football Club, dont monsieur Moucharaf ANJORIN est le Président d’honneur.

Après une balade en France des fonds virés, 50% du montant reviennent ensuite au Bénin et sont partagés entre le Ministère des Sports et la Fédération.

Le cas des fonds versés liés au contrat de sponsoring par MTN et détournés au titre de la saison 2009-2010 s’élève à plusieurs centaines de millions. Suite à des plaintes de certains opérateurs du milieu, et dans le cadre de l’enquête plusieurs responsables devraient être écoutés. Malheureusement, différentes pressions venant du sommet de l’Etat tentent d’embrouiller les pistes afin d’amener ce scandale à connaître le même sort que le dossier de détournement des FCFA 2 milliards de la CAN 2010. La non audition du Ministre DEGBO Clément est la stratégie trouvée pour étouffer l’affaire. Lorsqu’on se rappelle qu’un Ministre de la République (Armand ZINZINDOHOUE) a subi une garde à vue dans le cadre de l’affaire ICC Services, il y a de quoi se poser des questions.

C’est pourquoi, je voudrais prier monsieur le Ministre en charge des Sports d’expliquer à la Représentation Nationale :

1- Dans un cas de flagrant délit, au nom de quoi le Ministre se refuse t-il a son audition ?

2- L’utilité de la société française IFAP Sports dans ces transactions entre un Sponsor béninois et le football béninois?

3- Pourquoi les fonds versés par les sponsors ne sont t’il pas directement versés sur les comptes de la Fédération ?

4- Sur quels comptes bancaires sont versés les 50% des fonds des sponsors au retour de la France ?

5- A quoi ont servi ces fonds au Ministère des Sports ?

Janvier YAHOUEDEOU

Recours contre l’invalidation de leur candidature : François-Xavier Loko et Philippe Noudjènoumè déboutés par la Cour constitutionnelle

La Cour dit niet. François-Xavier Loko et Philippe Noudjènoumè ne seront pas de la course à la présidentielle de 2011. Au nombre des 9 candidatures recalées par la Cour constitutionnelle, ils ont fait appel de la décision de la Haute juridiction. Le premier pour violation du secret de l’anonymat quant à son dossier chez Toxi-Labo. Le second qui n’a pu verser dans les deux jours qui suivent la déclaration de candidature auprès du Directeur du Trésor ou auprès d’un receveur-percepteur du Trésor le cautionnement de quinze millions (15.000.000) dit être victime de l’assurance de la Cena.

Mais pour l’un ou pour l’autre, la Cour constitutionnelle est formelle : leur requête est irrecevable. Lire ci-dessous, les deux décisions des 7 sages.


DECISION EP 11-004 DU 10 FEVRIER 2011

La Cour Constitutionnelle,

VU la Loi n° 90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin ;

VU la Loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour Constitutionnelle modifiée par la Loi du 31 mai 2001 ;

VU le Décret n° 94-012 du 26 janvier 1994 modifié par le Décret n° 97-274 du 09 juin 1997 portant attributions, organisation et fonctionnement du Secrétariat Général de la Cour Constitutionnelle ;

VU le Décret n° 96-34 du 05 février 1996 portant création, organisation et fonctionnement du Greffe de la Cour Constitutionnelle

VU le Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle ;

VU la Loi n° 2009-10 du 13 mai 2009 portant organisation de recensement électoral national approfondi et établissement de la liste électorale permanente informatisée ;

VU la Loi n° 2010-33 du 07 janvier 2011 portant règles générales pour les élections en République du Bénin ;

VU la Loi n° 2005-26 du 06 août 2010 portant règles particulières pour l’élection du Président de la République ;

VU le Décret n° 2011-004 du 07 janvier 2011 portant convocation du corps électoral pour l’élection du Président de la République ;

Ensemble les pièces du dossier ;

Ouï le Professeur Théodore HOLO en son rapport ;

Après en avoir délibéré,

Considérant que par lettre du 07 février 2011 enregistrée à son Secrétariat Général à la même date sous le numéro 0252/012/EP, Monsieur François Xavier LOKO, candidat à l’élection présidentielle de 2011 a saisi la Cour pour se faire indiquer la conduite à tenir suite à un incident intervenu à Toxi-Labo ;

Considérant que le requérant expose : « Dans le cadre de la visite médicale des candidats à l’élection présidentielle de 2011, j’ai été soumis, comme tous les autres candidats, aux divers prélèvements effectués par Toxi-Labo à la Cour Constitutionnelle. Mais à ma grande surprise, à 14 heures 34mn, j’ai reçu sur mon numéro privé un appel du téléphone 95 86 04 34 de la part du Directeur de Toxi-Labo se présentant sous le nom d’ADEBO. Ce dernier s’est fait communiquer ma date de naissance et le numéro sous lequel mes prélèvements ont été faits sous prétexte de devoir déposer son rapport global ce jour même. » ; qu’il affirme : « A mon sens, il devait rendre compte des analyses de son Laboratoire sous anonymat au Coordonnateur de la visite médicale, à charge pour ce dernier de faire le point à votre autorité. Dans de telles conditions, je considère que le secret de l’anonymat est violé quant à mon dossier chez Toxi-Labo. » ; Qu’il demande en conséquence à la Cour l’attitude à tenir ;

Considérant qu’il résulte des éléments du dossier que la demande de Monsieur François Xavier LOKO tend à obtenir de la Cour Constitutionnelle un avis quant à l’attitude à tenir ;

Considérant que la Cour Constitutionnelle ne peut donner des avis que dans des cas limitativement prévus par la Constitution et seulement sur saisine du Président de la République ; que le requérant n’a donc pas qualité pour demander un avis à la Cour Constitutionnelle ; que dès lors, sa demande doit être déclarée irrecevable ;

D E C I D E :

Article 1er : – La requête de Monsieur François Xavier LOKO est irrecevable.

Article 2 : – La présente décision sera notifiée à Monsieur François Xavier LOKO, au Président de la Commission Electorale Nationale Autonome et publiée au Journal Officiel.

Ont siégé à Cotonou, le dix février deux mille onze,

Monsieur Robert S. M. DOSSOU Président

Madame Marcelline C. GBEHA AFOUDA Vice-Président

Messieurs Bernard Dossou DEGBOE Membre

Théodore HOLO Membre

Zimé Yérima KORA-YAROU Membre

Madame Clémence YIMBERE DANSOU Membre

Monsieur Jacob ZINSOUNON Membre

Le Rapporteur, Le Président,

Professeur Théodore HOLO. Robert S. M. DOSSOU.


DECISION EP 11-004 DU 10 FEVRIER 2011

La Cour Constitutionnelle,

VU la Loi n° 90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin ;

VU la Loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour Constitutionnelle modifiée par la Loi du 31 mai 2001 ;

VU le Décret n° 94-012 du 26 janvier 1994 modifié par le Décret n° 97-274 du 09 juin 1997 portant attributions, organisation et fonctionnement du Secrétariat Général de la Cour Constitutionnelle ;

VU le Décret n° 96-34 du 05 février 1996 portant création, organisation et fonctionnement du Greffe de la Cour Constitutionnelle ;

VU le Règlement Intérieur de la Cour Constitutionnelle ;

VU la Loi n° 2009-10 du 13 mai 2009 portant organisation de recensement électoral national approfondi et établissement de la liste électorale permanente informatisée ;

VU la Loi n° 2010-33 du 07 janvier 2011 portant règles générales pour les élections en République du Bénin ;

VU la Loi n° 2005-26 du 06 août 2010 portant règles particulières pour l’élection du Président de la République ;

VU le Décret n° 2011-004 du 07 janvier 2011 portant convocation du corps électoral pour l’élection du Président de la République ;

Ensemble les pièces du dossier ;

Ouï Monsieur Jacob ZINSOUNON en son rapport ;

Après en avoir délibéré,

Considérant que par requête du 09 février 2011 enregistrée à son Secrétariat Général à la même date sous le numéro 0298/020/EP, Monsieur Philippe NOUDJENOUME, candidat à l’élection présidentielle de 2011 forme un recours en validation de sa candidature suite à la Décision EP11-003 du 08 février 2011 ;

Considérant que le requérant expose : « Suivant décision de la Cour Constitutionnelle en date à Cotonou du 09 février 2011, la candidature de Monsieur Philippe TOYO NOUDJENOUME a été recalée pour non paiement de la caution.

Vu la décision portant notification au candidat de se présenter aux visites médicales dans la journée du 07 février 2011, nous avions pensé que le payement de la caution se ferait après validation de la candidature par la Cour constitutionnelle.

La CENA nous a fait croire tout le temps qu’il faut attendre la validation pour payer. Sur ce, nous candidat Philippe NOUDJENOUME demande l’indulgence de la Cour et joignons la copie du chèque certifié pour que la Cour reconsidère sa décision. » ;

Considérant que les articles 124 alinéa 2 de la Constitution et 12 de la Loi n° 2005-26 du 26 juillet 2010 portant règles particulières pour l’élection du Président de la République disposent respectivement :

« Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours » ;

« Dans les deux jours qui suivent la déclaration de candidature, le candidat devra verser auprès du Directeur du Trésor ou auprès d’un receveur-percepteur du Trésor qui transmettra au Directeur du Trésor, un cautionnement de quinze millions (15.000.000) de francs remboursables au candidat s’il a obtenu au moins dix pour cent (10%) des suffrages exprimés au premier tour. » ;

Considérant qu’il résulte des éléments du dossier que le requérant a déposé son dossier de candidature à la Commission Electorale Nationale Autonome le 4 février 2011 à 10 heures 40 mn ; que la Cour a rendu sa décision sur la recevabilité des dossiers de candidature le 08 février 2011 ; que le récépissé du versement du cautionnement date du 09 février 2011 ; qu’entre le 04 février 2011, date de dépôt de candidature et le 09 février 2011, date de paiement du cautionnement, il s’est écoulé plus de deux (02) jours ; qu’il s’ensuit que le versement du cautionnement a été fait hors délai ; qu’au demeurant, les décisions de la Cour n’étant susceptibles d’aucun recours, la Haute Juridiction ne saurait reconsidérer sa décision ; que dès lors, la requête de Monsieur Philippe NOUDJENOUME doit être déclarée irrecevable ;

D E C I D E :

Article 1er : – La requête de Monsieur Philippe NOUDJENOUME est irrecevable.

Article 2 : – La présente décision sera notifiée à Monsieur Philippe NOUDJENOUME, à Monsieur le Président de la Commission Electorale Nationale Autonome et publiée au Journal Officiel.

Ont siégé à Cotonou, le dix février deux mille onze,

Monsieur Robert S. M. DOSSOU Président

Madame Marcelline C. GBEHA AFOUDA Vice-Président

Messieurs Bernard Dossou DEGBOE Membre

Théodore HOLO Membre

Zimé Yérima KORA-YAROU Membre

Madame Clémence YIMBERE DANSOU Membre

Monsieur Jacob ZINSOUNON Membre

Le Rapporteur, Le Président,

Jacob ZINSOUNON. Robert S. M. DOSSOU

Les Filles qui font le premier pas vers les Hommes au Faso ! ça choque encore mais…

La tendance s’inverse au Burkina : ce ne sont plus les hommes qui  font la cour aux femmes mais le contraire.  A Ouagadougou, en circulation ou dans les buvettes, il n’est pas rare de voir une fille user de toutes ses ruses pour faire « tomber un homme dans son filet ». On parle d’une nouvelle tactique « de drague ». Pour plus d’informations,  nous avons jugé utile  d’aborder deux jeunes filles pour comprendre leurs comportements afin de pouvoir porter une analyse. Ces dernières ont accepté mais ont réclamé l’anonymat.

Si pendant longtemps, c’était plutôt osé pour une fille de faire le premier pas vers un homme, aujourd’hui ce n’est pas vraiment le cas. Les filles burkinabè ont décidé de ne plus attendre que le prince charmant se manifeste lui-même. Elles entament la procédure à leur manière. Voilà ce que Mlle X dira : « Moi, je n’ai aucune honte d’aller vers un garçon pour lui avouer mes sentiments. D’ailleurs quoi de plus normal que de déclarer un amour, ici les gens sont trop ancrés dans la tradition  et c’est ce qui nous met toujours en retard. Moi je fais ce qui me semble correct, le reste je m’en fous. » A l’entendre,  le monde a suffisamment avancé pour qu’on s’en tienne encore à la tradition.

Pourtant, au Burkina, voir une fille approcher un homme pour lui dévoiler son amour  est une honte pour la famille. Nombreux sont les parents qui ne vont jamais admettre cette possibilité : autant mourir célibataire que de bafouer l’honneur de la famille. Ces filles qui le font sont considérées comme des frivoles, des impudiques et mêmes des prostituées.

Quant à la demoiselle Y que nous avons rencontrée, elle dira tout simplement qu’il est temps  « de briser la chaîne » c’est-à-dire l’éternelle tradition qui veut que l’homme fasse le premier pas. Pour elle, aller vers un homme un acte de bravoure à féliciter. « Il faut avoir du cran pour le faire et si certaines personnes le prennent mal, c’est leur problème. Moi, je ne verrai pas le bonheur et le laisser passer sous prétexte qu’il faut avoir de la dignité. Je ne donnerai ce plaisir à personne »,  dira-t-elle.

Décidément, il faut croire que le progrès de la science et de la technologie a véritablement bouleversé les attitudes et les comportements de la jeunesse africaine. Dans le passé, un tel acte était inadmissible mais il y en a maintenant qui commencent à le prendre du bon côté. Et à y penser, ce n’est pas aussi dévergondé pour une jeune fille de déclarer son amour surtout si cela est fait dans le respect (mais attention, il faut vraiment que ce soit de l’amour et non des avances à des hommes pour pouvoir bénéficier d’avantages financiers ou autres). Donc, si les choses se font vraiment par pur sentiment, au Burkina, où plus de la moitié de la population est de la gente féminine, il ne faudrait pas qu’on s’en offusque trop car si toutes ces femmes doivent attendre que l’élu se manifeste, nombre s’entre elles vieilliront  célibataires.

Dans notre société, il faut reconnaître que les filles qui font le premier pas vers les hommes donnent une mauvaise impression et que la plupart du temps, on les traite  de filles faciles mais elles savent généralement ce qu’elles veulent et font montre finalement d’un certain cran. On pourrait presque dire, en plaisantant, qu’elles défendent en quelque sorte la parité !

Si la femme est amoureuse, elle a bien le droit de faire le premier pas, surtout si elle sait que l’homme est libre et qu’il ne s’en offusquera pas. Le premier pas n’est d’ailleurs souvent qu’un échange de regards un peu malicieux ou quelques paroles parfois très anodines. Alors peu importe : s’il y a attirance réciproque, l’important n’est pas de savoir qui a fait le premier pas, mais de ne pas perdre l’opportunité d’un grand amour. Normalement, il ne devrait avoir aucun jugement péjoratif à ce sujet bien au contraire. D’ailleurs, il n’est écrit nulle part que l’homme est programmé pour faire le premier pas, pour avoir ce genre d’initiatives. Nous nous sommes purement et simplement  soumis à cette règle.

Rama

San Finna N°603 du 14 au 20 Février 2011

Égypte : l’armée promet des élections dans six mois

La Constitution est suspendue et le Parlement dissous, pour satisfaire aux exigences de l’opposition.Le gouvernement tente d’organiser le retour à une vie normale.

L’armée aux commandes pour six mois. Après deux jours de fête dans les rues du Caire et de flottement à la tête du pays, l’armée égyptienne est sortie du flou, hier. Le Conseil suprême des forces armées, auquel Hosni Moubarak avait confié le pouvoir en démissionnant, vendredi soir, a suspendu la Constitution et dissous les deux chambres du Parlement.

Dans son « Communiqué n° 5 », lu à la télé publique, le Conseil dirigé par le maréchal Tantaoui affirme qu’il « gérera les affaires du pays pour une période de six mois ou jusqu’au terme d’élections présidentielle et législatives ». Dans l’intervalle, une commission va préparer des amendements à la Constitution ¯ très contestée ¯ qui seront soumis à un référendum.

L’opposition satisfaite. Cette clarification devenait urgente. Car, après l’explosion de joie de vendredi soir, l’inquiétude était revenue, samedi, sur la place Tahrir du Caire, centre nerveux des dix-huit journées révolutionnaires qui ont fait tomber Moubarak. Les opposants au régime les plus résolus avaient publié un « Communiqué n° 1 du peuple », où ils réclamaient la dissolution du Parlement, dominé par le PND de Moubarak, et un calendrier précis pour le retour à un régime civil.

Dimanche matin, des escarmouches avaient éclaté quand la police militaire a voulu faire décamper quelques milliers de manifestants encore présents sur la place Tahrir, rendue à la circulation pour la première fois depuis trois semaines. Hier soir, l’opposant libéral Ayman Nour saluait des engagements de l’armée et parlait de « victoire pour la révolution ».

Retour à la normale. Confirmé à son poste par la junte, le Premier ministre Ahmed Chafic ¯ un ancien chef de l’aviation ¯ a indiqué que sa priorité est de « restaurer la sécurité et de faciliter la vie quotidienne des Égyptiens ». Il s’exprimait alors que 13 000 prisonniers, évadés à la faveur des troubles, courent toujours, que des policiers ont manifesté et tiré en l’air au Caire pour réclamer des hausses de salaires et que des entreprises étaient toujours en grève.

Le Premier ministre a aussi promis de s’attaquer à la corruption et, selon certaines sources, plusieurs ministres auraient reçu l’interdiction de quitter le territoire. Ahmed Chafic a enfin assuré qu’Hosni Moubarak se trouve toujours à Charm el-Cheih (mer Rouge), démentant une rumeur selon laquelle le raïs déchu aurait fui l’Égypte.

Dix-huit pièces de grande valeur, dont deux statues de Toutankhamon, ont été dérobées au Musée égyptien du Caire, pendant les troubles, a annoncé, hier, le patron des antiquités, Zahi Hawass.

Plus d’informations dans le journal Ouest-France

Moubarak est parti et c’est le peuple qui a gagné : Pas les Occidentaux, eux qui l’avaient fait « PHARAON » !

Après 18 jours de manifestations, les Egyptiens ont gagné : le ‘Sphinx’ s’est envolé le 11 février 2011 pour Charm el Cheik, très loin de la capitale, après que des chaussures aient été lancées sur ses effigies sur la désormais historique Place Tahrir du Caire. Quelle victoire pour le peuple et quelle  honte pour le dictateur déchu ! Quel bonheur pour des millions de personnes dans le monde entier qui voient la fin d’une dictature. Mais ce ne fut pas évident.


Hosni MOUBARAK

Le ‘Pharaon’  a résisté. Il faisait dire (et on le disait même en Occident) qu’il n’était pas un Ben Ali ; il ne lâchait que des bribes de pouvoirs au fur et à mesure que la mobilisation se faisait forte. Mais la chose ne pouvait qu’arriver car des millions de personnes déterminées manifestaient dans les rues sans discontinuer et n’entendaient pas bouger jusqu’à l’atteinte de l’objectif. Oui, les Egyptiens ont bien joué : Moubarak a fini par lâcher prise  et on ne peut que le comparer à  Ben Ali.

On aurait pu penser un moment qu’il se suiciderait ! S’il l’avait fait, ça en aurait bouché un coin aux manifestants qui auraient eu la victoire moins belle. Heureusement donc que cela s’est passé sans cet acte de bravoure.

Mais ce qui gêne un peu aujourd’hui, c’est que les Occidentaux n’arrêtent plus de s’auto-féliciter !  Et on n’a pas de gêne à faire passer en boucle, sur les chaînes de ces pays, des reportages sur la dictature d’Hosni Moubarak, sur toutes les richesses qu’il a  volées au pays : 50 milliards d’euros,  des biens immobiliers partout,  des villas de stars et hôtels de luxe… Pourquoi ne pas l’avoir dénoncé hier ? On se rappelle pertinemment  la position américaine au début du conflit : Joe Biden, le vice-président n’avait-il pas affirmé que Moubarak n’était pas un dictateur, Hillary Clinton que le pays était très stable ? C’est pour cela qu’il faut marteler que c’est le peuple égyptien seul qui a eu gain de cause et surtout pas grâce à ces Occidentaux qui vont essayer maintenant de tirer la couverture à eux. Sur une chaîne française, on a même entendu, quand Moubarak essayait de reprendre la main, à quelques jours de la chute de Moubarak, que de politique, la crise était devenue sociale !! Bien vrai qu’au dernier moment, les Occidentaux l’ont lâché et mal lâché –on peut même dire qu’ils l’ont trahi- (savez-vous qu’à peine Moubarak tombé, la Suisse s’est vantée d’avoir gelé tous ses avoirs ?) mais il ne faut pas oublier que ce sont  eux qui l’ont fait  roi et qui ont profité de son pouvoir, 30 années durant. Alors, aujourd’hui, ils devraient être dans leurs petits souliers et ne pas  se vanter d’avoir aidé afin que la voix populaire triomphe. Non, ils ont navigué à vue pour ensuite, quand tout était perdu pour Moubarak, se rallier aux manifestants !

Il faut espérer maintenant que le vice-président, le militaire Omar Souleimane, qui s’est engagé à instaurer une réelle démocratie, respecte sa parole.

En guise de conclusion, la  révolution du monde arabe est bel et bien en marche ; les Algériens viennent d’emboîter le pas avec leur  grande marche à Alger le  samedi 12 février. Ils ont annoncé qu’ils iraient au bout. La Jordanie, la Syrie, le Yémen, la Libye, l’Arabie Saoudite, le Maroc et que savons-nous encore, sont sur la sellette. Mais pas seulement. Elle va déferler aussi, et logiquement, sur l’Afrique subsaharienne   ! On y est déjà. La preuve ? Sur le Net que les jeunes appellent à manifester le 21 Février 2011 à 10 H pour chasser Ali Bongo du pouvoir ; l’opposant camerounais Mboua Massock vient aussi de lancer le mot d’ordre « La Résistance jusqu’au bout » pour chasser Paul Biya : à partir du 23 février. C’est parti comme on dit !

CY

San Finna N°603 du 14 au 20 Février 2011

Ambassadeurs virtuels de Ouattara: Ces diplomates qui n’existent que de nom

Sarkozy à qui Gbagbo donne des insomnies se donne du faux plaisir à brandir Ali Coulibaly, le prétendu ambassadeur de Ouattara en France comme un trophée de guerre. Dans l’histoire des relations franco-africaines, «jamais diplomate n’a été aussi mis en spectacle. Mais là, le pouvoir français se met à fond dans un jeu d’hypocrite. Parce qu’ils savent clairement que Ali Coulibaly, ne représente rien. Etant donné qu’il ne représente pas le pouvoir réel d’Abidjan. Mais comme Sarkozy qui après Chirac, se pose en « opposant historique » à Laurent Gbagbo, brandit partout Ali Coulibaly en pensant ainsi faire mal à Gbagbo. C’est pourquoi, on le voit presque partout. France 24, Tv5…en fait, il est devenu un chouchou absurde des médias français qui sont plus téléguidés par le pouvoir. La semaine dernière, Ali Coulibaly a été reçu par la Commission des Affaires étrangères du Palais de Bourbon. Une vraie escroquerie morale pour la classe politique française. Ce qui a fait dire à juste titre d’ailleurs, à Alain Toussaint, conseiller du chef de l’Etat que « Ali Coulibaly a abusé des députés français. » Parce que tout le monde sait qu’il ne représente rien à Paris. Même pas un seul intérêt ivoirien. Jusqu’aujourd’hui, il ne peut pas délivrer des visas à celui qui, de la France, voudrait venir en Côte d’Ivoire. Parce qu’il n’en a pas le pouvoir. Et au cas où il en possédait, ce seraient de faux visas qui ne portent pas le sceau de l’Etat de Côte d’ Ivoire. Et comme Ouattara est un homme abonné au faux, on ne sera pas étonné que Ali Coulibaly délivre un jour des visas. Mais la conséquence directe est que tous ceux qui posséderont ces documents seront carrément refoulés aux frontières ivoiriennes. Aujourd’hui, ceux qui veulent venir en Côte d’Ivoire à partir de l’Hexagone sont obligés d’aller dans certains pays voisins de la France où se trouvent de vraies représentations diplomatiques de l’Etat ivoirien pour obtenir le fameux visa. Sur ce point, le gouvernement a même décidé de mettre en place un système d’obtention via le net. Ce qui pourrait faciliter la chose a tout demandeur basé en France. Car ce qui s’est passé à Paris est un acte de grand banditisme qui montre que la France est un Etat voyou. Ali Coulibaly aidé par la police française et des loubards a défoncé les portails de l’ambassade de Côte d’Ivoire pour dit-il prendre fonction. Depuis, aucun ambassadeur, n’a pris fonction dans de telles conditions. Aveuglé par la haine et le racisme, Sarkozy ne s’est pas gêné de violer les Accords de Vienne. Car dans une telle situation, quand on prétend être dans la légalité, la prise de fonction se fait en présence d’un huissier de justice. Mais comme au Rdr, on se moque bien de la loi, tout se fait dans la violence. Ali Coulibaly est plus dans les médias, que sur le terrain où on attend un vrai diplomate. Il en est de même pour Bamba Youssouf qui prétend être ambassadeur de Ouattara à l’Onu. Là-bas, l’homme ne fait que raser les murs de la maison de verre à New York. Ne pouvant parler au nom de la Côte d’Ivoire, malgré tous les bruits anti-Gbagbo qui s’entendent au sommet de cette organisation. Au Conseil de sécurité de l’Onu, la Russie a été très claire avec lui. « Nous ne te reconnaissons pas comme l’ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire. » Il ne vit que presque dans les pattes des diplomates français à l’Onu. Comme l’esclave et ses maîtres. Même les deux autres que le même Ouattara a envoyés en Angleterre et au Canada, doivent être sûrement au temps des regrets. Car ils ne sont diplomates que de nom. Ce sont des Ali Coulibaly bis. Sans pouvoir et sans mandat. Et ne pouvant prendre de décisions au nom de l’Etat ivoirien. Le Canada et l’Angleterre ont été induits en erreur par la France et l’Onu. Heureusement qu’ils ne sont qu’une poignée de pays. Le reste des pays européens comprend que le vrai pouvoir d’Abidjan se trouve au palais présidentiel et non au Golf Hôtel, encore moins à Paris.

Guehi Brence,www.gbagbo.ci

Sortie maladroite de la CEDEAO / Charles Blé Goudé répond à M. Gbeho

Dans une dépêche de l’Afp publiée le 08 février 2011, le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), James Victor Gbeho, a accusé certains chefs d’Etat ouest-africains d‘avoir trahi la solidarité qui régnait entre les présidents des pays membres de la Cedeao. James Gbeho s’est étonné de voir certains présidents de la Cedeao encourager le président Laurent Gbagbo à ne pas céder et surtout disait-il, de voir que l’Afrique du Sud ait décidé d’envoyer une frégate au large des côtes ivoiriennes.

Nous voulons juste expliquer à M. Gbeho qu’il existe, fort heureusement encore, des fils dignes de l’Afrique qui ne peuvent accepter, tolérer qu’un des leurs soit traité avec mépris, haine et arrogance comme le font les puissances occidentales à l’endroit du Président Laurent Gbagbo. M. Gbeho est certainement complexé par l’homme blanc. Il est certainement nostalgique de la période de la traite négrière où pour des broutilles et des peccadilles, des chefs africains ont vendu leurs enfants les plus valeureux.

Pour sûr, M. Gbeho adule le rôle du régisseur qui, dans les plantations esclavagistes d’Amérique se réjouissait des tâches de bourreau de ses frères qu’on lui confiait et qu’il exécutait avec joie et fierté. Nous aimerons réveiller M. Gbeho et lui dire que l’époque de la canonnière et celle où des suppôts africains de la France ont favorisé la mort des Um Nyobé, Félix Moumié, Patrice Lumumba, Sylvanus Olympio, Ernest Ouandié, Thomas Sankara, cette époque-là est révolue, enterrée pour l’éternité.

Une fois de plus, nous aimerions féliciter ces dignes fils de l’Afrique qui œuvrent et ne ménagent aucun effort pour que la souveraineté de la Côte d’Ivoire et de son peuple ne soit pas bafouée. J’aimerais leur dire qu’ils sont des héros et l’Afrique tout entière est fière, très fière d’eux. Nous Ivoiriens, sommes heureux de savoir que notre combat est partagé par certains de nos frères. Et nous espérons qu’avec la venue du panel de Chefs d’Etat mandaté par l’Union africaine, ceux qui étaient encore sceptiques rejoignent le camp de la vérité, le camp de la liberté, celui du respect des Institutions des pays souverains de l’Afrique.

Que M. Gbeho sache que l’histoire jugera chacun des acteurs de la crise ivoirienne selon le rôle qu’il a joué. Et la mère patrie, l’Afrique, sanctionnera ceux de ses fils qui auront porté le glaive au sein de l’une de ses plus belles filles, la Côte d’Ivoire. Devant le tribunal multi générationnel de l’histoire de la souveraineté et de l’éveil de l’Afrique digne et consciente, M. Gbeho, ses mandants et leurs parrains seront sévèrement jugés, la sentence sera impitoyable et sans appel.

Charles Blé Goudé

Leader des jeunes patriotes ivoiriens