Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: février 18, 2011

BENIN : Voici L’émission qui a fait fermer la radio CAPP FM

LA MARCHE A RECULONS AU BENIN

VOICI L‘EMISSION QUI A FAIT FERMER LA RADIO CAPP FM APRES SA DIFFUSION EN NOVEMBRE 2009

TOUT A ETE DIT DANS CETTE EMISSION

ON A TOUT COMPRIS

Mes 10 raisons pour voter contre Boni Yayi

Si en 2006, j’ai jugé inapproprié de voter pour Boni Yayi parceque, le trouvant trop désinvolte pour être chef d’Etat, cette fois ci j’ai 10 autres bonnes raisons pour lesquelles je me verrai dans l’obligation et c’est d’ailleurs un devoir de salubrité publique de voter contre Boni Yayi pour sauver la démocratie et l’économie béninoise que l’équipe au pouvoir depuis 2006 n’a eu de cesse de mettre à mal.

1. L’institution depuis 2006 d’une « communication hypocrite » et le risque d’une aliénation des masses paysannes avec la campagne de désinformation et d’agitation  flambée du saut du mensonge d’Etat orchestrée depuis 2006.

2. La création par Boni Yayi d’autant de commissions, comités, consultations et de groupes de travail qu’il en a fait de promesses électorales.

3. La complaisance dans la lutte contre la corruption qui a engendré de nombreuses autres entorses portées aux règles élémentaires de la finance publique ; les uns et les autres rivalisent d’ardeur et d’imagination dans la mauvaise gestion.

4. Le désordre financier organisé par le régime à travers une improvisation des dépenses publiques sans étude, une distribution anarchique de liquidités bref la délinquance financière principale caractéristique du régime du changement.

5. L’immixtion des religieux dans l’appareil d’Etat ; ceci compromettant dangereusement le principe de la laïcité de l’Etat car cette classe de religieux organise des conférences de presse pour parler au nom du chef de l’Etat. On les observe dans les couloirs de la Marina et dans tous les cabinets ministériels.

6.Les Nominations fantaisistes de certains Cadres de l’administration qui vident leurs bureaux pour organiser des marches de soutien, ralentissant l’administration.

7. La domestication des institutions de contre pouvoir qui, vidées de toute leur substance par le régime de Boni Yayi, ont donc refusé de faire le travail de contrôle de l’action gouvernementale que le peuple et la constitution leur ont confiées ;

8. L’application à la lettre par Boni Yayi des trois maximes du machiavélisme (le moralisme politique de Machiavel) c’est à dire :  « agis d’abord et excuse toi ensuite », « si tu l’as fait, nie-le » et « diviser pour règner ».

9. L’agitation dont il a fait montre depuis 2006 ; assez d’agitation, de gros moyens utilisés pour de si peu résultats obtenus.

10.  Mauvais bilan de Boni Yayi qui, en cinq (05) ans n’a réussi à prendre aucun projet et à le réaliser entièrement. Tous les projets lancés par Boni Yayi ont été réalisés à peine à 50% ou alors mal réalisés. Quel chantier a été lancé et terminé véritablement au cours de ce quinquenat qu’on nous avait promis faste et mémorable ?

Mémorable, ça l’a vraiment été ce mandat.

aymard

BENIN : Démocratie déchirée…

Une petite vingtaine d’années, puis s’en va. Le célébrissime modèle démocratique de l’Afrique ? En lambeau au pied du perchoir du palais des gouverneurs. Prestigieuse estrade transformée en caisse de résonnance joyeusement caricaturée par le chef de l’Etat, dans un de ses lyrismes préférés : « quand je dis Pipan ! Il répond Pipan !!! ». Par extension, lorsque le chef dit : « pas d’élection sans la Liste électorale permanente informatisée », plus rien ne devrait résister : constitution, lois, décrets, procédures, franchise parlementaire et même intégrité physique des représentants du peuple. Et pourtant, tout avait bien commencé, 5 ans plus tôt, par l’avènement d’un régime plébiscité à 75%. Ça doit changer ! Ça va changer ! Trois processus électoraux plus tard (législatives 2007, municipales 2008, présidentielle-législatives 2011), c’est l’abjection qui s’étale en toutes lettres sur presque toutes les institutions. Avec pour unique leitmotiv : faire passer le docteur-candidat à sa propre succession, à tout prix. Plus qu’un ordre, c’est une religion. « Le Changement est d’essence divine ; quiconque se mettrait en travers doit subir la punition divine ».

On parlait de l’âge d’or de cette démocratie où des citoyens ont consenti à sacrifier leurs deniers propres en vue de faire tenir les élections à bonne date tout en s’opposant à toute idée de révision opportuniste de la constitution. Ce peuple mobilisé aux ¾ pour l’instauration d’une nouvelle ère dans la gestion des affaires de l’Etat. Un passage en douceur malgré les imperfections du processus. Et le vaincu, dans un acte chevaleresque, de féliciter son tombeur avant même que les clameurs de la contestation ne sourdent de son propre camp. Vanité des vanités ! Le Bénin faisait pâlir toutes les grandes démocraties de la planète. Alternances pacifiques, élections sans violences, discours républicains. Tout cela s’était avant l’installation à la Marina du docteur-président. De cet inconnu surfant sur la réputation du banquier international au chevet d’un pays en agonie comme ce fut le cas au sortir de la conférence nationale en février 1990. Le nouveau consensus, en somme. Sauf que Yayi Boni n’est pas Nicéphore Soglo.

L’exercice ne consiste même pas à comparer les deux bilans économiques. Le jour et la nuit. Une croissance économique décroissante sous le Changement contre la remontée spectaculaire à une croissance de 6% en 1996 à partir d’un chiffre négatif avant les assises historiques de l’hôtel Plm Alédjo. Histoire pour histoire, jamais un locataire de la Marina n’a fait part, devant témoins, de sa volonté de cogner du député. Et surtout de faire exécuter cette lubie par le président de l’Assemblée nationale. Que reste-t-il de la démocratie béninoise au 17 février 2011 ? L’image d’un professeur d’université, fait président du parlement par procurations et qui n’hésite pas à appeler au matraquage d’un de ses collègues en plein hémicycle comme le ferait un chef de gang. Plus grave, c’est sous Yayi que le Bénin aborde des élections illégales, anticonstitutionnelles et incertaines. Au lancement officielle de la campagne électorale, pas de listes électorales, pas de cartes d’électeurs, pas de budget pour la Commission électorale nationale autonome (Cena). Le président de la Cena d’ajouter sa touche personnelle en lançant la campagne plusieurs heures avant l’heure légale de démarrage. Ils ont pris les rênes d’un pays de droit pour le laisser dans un désordre indescriptible. Ils ont déchiré la démocratie chèrement acquise ; par peur de devoir répondre des milliards de gré à gré, de la disparition d’un fonctionnaire du ministère des Finances, des 156 milliards de faux placements, des scandales politico-financiers et des forfaitures fabriquées dans le cadre de la conduite du processus électoral de 2011. Ils ont déchiré la démocratie espérant sauvegarder leurs têtes respectives…

L’émergence a déchiré la démocratie…

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

Présidentielle de 2011 au BENIN : 11 candidats demandent une expertise du fichier électoral

L’hôtel Novotel de Cotonou était hier sous les projecteurs de l’actualité nationale à l’occasion de la rencontre de concertation entre les candidats de la prochaine présidentielle. Initiée la veille par Me Adrien Houngbédji, candidat de l’UN, ladite rencontre qui s’est tenue à huis clos a été sanctionnée par un communiqué final demandant un report du scrutin présidentiel compte tenu du cafouillage observé au niveau de la Lépi et de la liste électorale.

Moins de 24 heures après sa déclaration sur les incertitudes autour du scrutin présidentiel du 06 mars prochain et ses 06 propositions en vue de dissiper les craintes et autres appréhensions de bon nombre de Béninois par rapport à cette même élection présidentielle, Me Adrien Houngbédji de gagner son pari d’organiser une rencontre de concertation entre tous les candidats à cette élection. Hier mercredi en effet, dans une déclaration faite devant la presse nationale et internationale , le candidat de l’UN, a après avoir fait une lecture morose de l’organisation du scrutin présidentiel avec une Lépi encore dans les nuages et l’exclusion de 1300000 personnes en ce qui concerne les opérations d’enrôlement, a proposé 06 voies et moyens pour décanter la situation inquiétante à propos de l’élection et annoncé dans le même sillage, une rencontre de concertation entre les candidats à ladite élection. Hier au sortir de ce conclave à huis clos au Novotel de Cotonou réunissant 11 sur 14 candidats dont bien sûr Me Adrien Houngbédji, les participants réunis au sein d’un collectif d’après le communiqué lu par Victor Topanou, ancien ministre de la Justice du gouvernement Yayi, ont proposé le report du scrutin présidentiel du 06 mars prochain vu la non disponibilité à ce jour de la Lépi, du non commencement de l’opération de délivrance des cartes d’électeurs et surtout le fait que 1300000 personnes soit un tiers du corps électoral n’est pas été enregistré comme prévu.

Par ailleurs, ils ont proposé une expertise indépendante pour s’assurer de la fiabilité de la Lépi et par conséquent, de la liste électorale en vue d’opérer les corrections qui s’imposent. Tout en invitant tous les acteurs du processus électoral à rechercher des solutions consensuelles par le dialogue en vue de sauvegarder les intérêts de la nation ainsi que la paix, le collectif des 11 candidats à la présidentielle ajoute que sa proposition de report de l’élection présidentielle se fasse dans l’esprit de la constitution du 11 décembre 1990 et du respect des institutions républicaines du pays.

Odi I. AÏTCHEDJI

Encadré

Un grand succès mais trois candidats absents

La rencontre du Novotel en vue de rechercher par le dialogue, la concertation et la bonne ambiance, les voies et moyens d’assurer au Bénin, des élections apaisées, libres et transparentes ont été doublement un grand succès si l’on s’en tient au nombre élevé de candidats présents ou de leurs réprésentants et la proposition de report du scrutin du 06 mars prochain étant donné que l’ambiance électorale n’est pas au beau fixe et que la Lépi, sans parti pris, il faut l’avouer, n’est pas prête et souffre énormément avec ces Béninois en grand nombre non enrôlés alors que la constitution dit que le vote est un droit et un devoir pour tout citoyen béninois. « La paix n’est pas un vain mot ; c’est un comportement », avait dit feu Félix Houphouët Boigny.

Par le quotidien 24 h au Bénin

CENTRAFRIQUE : L’opposition conteste les résultats, Bozize malgré tout Président

66,08% pour François Bozize, tel est le terrible verdict que la classe politique centrafricaine a été appelée à accepter comme étant les résultats du scrutin du 23 janvier 2011.

L’opposition a depuis lors rejeté ces résultats et déposé une plainte pour fraude électorale devant le tribunal correctionnel de Bangui. Malgré les diverses dénonciations et critiques des uns et des autres, la communauté internationale ne pipe mot. Ces résultats à la limite injurieux confortent le putchiste Bozize qui s’en sort avec ces fameux 66,08% et assoit par la même occasion sa totale autorité sur l’assemblée nationale qui par ailleurs reçoit pour cette mandature un nouveau membre, la première dame du pays qui vient de se faire élire député.

Il pourra si le virus le pique et si ces patrons de l’occident et des Etats Unis le lui demandent, changer aisément la constitution pour un troisième mandat, un quatrième et, ainsi de suite.

C’est bon de faire des coups d’Etat, on pourra toujours légitimer son pouvoir, se convertir en démocrate et organiser des élections truquées.

Vive le pillage de la centrafrique

Vive le Bozizéïsme

Vive la communauté internationale

Je vous propose ci-dessous la communication des candidats Ange Félix Patasse (renversé par Bozize en 2003 par un coup d’état), Emile Gros Raymond et Martin Ziguele

COMMUNICATION DES CANDIDATS ANGE FELIX PATASSE, EMILE GROS RAYMOND ET MARTIN ZIGUELE

Dès le mardi 25 janvier 2011, c’est-à-dire deux jours seulement après la tenue du scrutin, le Collectif des Forces du Changement , en présence des trois candidats Emile Gros Raymond NAKOMBO du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC), Jean Jacques DEMAFOUTH de la Nouvelle Alliance pour le Progrès (NAP), et Martin ZIGUELE du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), a tenu une conférence de presse commune au siège du RDC, afin de dénoncer les conditions scandaleuses dans lesquelles s’est déroulé ce scrutin du 23 janvier 2011. Au cours de celle-ci, les trois candidats ont unanimement rejeté d’avance les résultats qui en sortiraient.

Le jeudi 27 janvier 2011, ce sera autour du Candidat Indépendant Ange Félix PATASSE d’adopter la même position que les trois précédents candidats.

Le vendredi 4 février 2011, les trois candidats Ange Félix PATASSE, Emile Gros Raymond NAKOMBO et Martin ZIGUELE ici présents ont réaffirmé au cours d’une conférence de presse tenue ici même leur rejet catégorique des prétendus résultats proclamés par la CEI dans une opacité totale et transmis à la Cour Constitutionnelle.

Comme vous le savez tous, lors du scrutin du 23 janvier, nos représentants ont été interdits d’accès ou chassés de la plus grande partie des bureaux de vote dans tout le pays. Là où ils ont pu nous représenter, les procès- verbaux leur ont été dans la plupart des cas, purement et simplement refusés.

D’ailleurs, le vendredi 29 janvier 2011, le pasteur Binguimalé demandait par un communiqué de presse diffusé sur la radio nationale aux Présidents des bureaux de vote de ne pas remettre les PV à nos représentants et de les lui envoyer en exclusivité, sous peine de poursuite judiciaire à leur encontre.

Par conséquent, il était matériellement impossible aux candidats que nous sommes, relégués au rang de spectateurs d’un mauvais film de série B dont le pouvoir tire les fils en coulisse, de savoir d’où venaient les résultats proclamés par la CEI, et ce qu’ils représentaient en terme de nombre de bureaux de vote.

Nous avons cependant relevé pour nous interroger, que si tous les observateurs tant étrangers que nationaux ont été unanimes à reconnaître la forte mobilisation des centrafricains ce 23 janvier, les alchimistes de Binguimalé ont néanmoins estimé que le taux de participation n’était que de 54%.

Si la mobilisation était forte, le taux de participation doit être supérieur à 54 % ou bien nous ne parlons pas la même langue, car 54% est un taux moyen entre 0 et 100%. L’énigme, le pot aux roses, soigneusement caché aux centrafricains a été révélé samedi 5 février par une radio internationale qui disait tenir ses informations d’une « source gouvernementale » et tous les Centrafricains l’ont entendu de leurs oreilles hier soir.

Il s’agit de la non prise en compte des suffrages exprimés dans 1262 bureaux de vote sur un total de 4618, soit un taux de 27, 32 %, dans les résultats annoncés par la Commission Electorale dite Indépendante donnant Bozizé vainqueur au premier tour.

Il en découle que les suffrages ainsi inexplicablement omis se situent entre 400 000 et 500 000 voix sur 1 825 735 inscrits, soit une fourchette de 22 à 27 % de l’électorat !

Voilà le pot aux roses. En guise de réponse, Binguimalé, encore lui, répond dans une conférence de presse ce dimanche 6 février 2011 pour dire que ces 1262 bureaux de vote concernent les législatives et non pas les présidentielles. Certainement Binguimalé a confondu « 1262 urnes » à « 1262 bureaux de vote ». Nous lui rappelons que les élections étant groupées, il s’agit de la non prise en compte dans les résultats proclamés, des suffrages exprimés dans 1262 bureaux de vote et non simplement de la disparition de 1262 urnes.

Binguimalé a continué son laïus et déclaré sans rire que les 1262 bureaux de vote sont ceux de l’Est du pays où le vote n’a pas eu lieu. Soit ! Mais regardons les propres statistiques publiés par la CEI avant les élections :

N° Préfectures Total de bureaux de vote

01 Bamingui Bangoran 40

02 Basse Kotto 406

03 Haute Kotto 118

04 Haut Mbomou 38

05 Kémo 152

06 Lobaye 312

07 Mambéré Kadéi 425

08 Mbomou 211

09 Nana Gribizi 152

10 Nana Mambere 284

11 Ombélla Mpoko 445

12 Ouham 457

13 Ouham Pendé 479

14 Ouaka 388

15 Sangha Mbaéré 133

16 Vakaga 60

17 Bangui 496

18 Extérieur 22

TOTAL 4618 bureaux de vote

Binguimalé a affirmé que le vote n’aurait pas eu lieu dans l’Est et cité Bangassou et d’autres villes. En supposant que ce qu’il dit est vrai, et en ajoutant au Sud-est qui comprend tout le Mbomou et le Haut-Mbomou, le Nord –Est qui comprend la Vakaga (où le vote a bien eu lieu) et le Bamingui Bangoran (où le vote a également eu lieu dans une grande partie de la sous –préfecture de Ndélé), nous arrivons aux résultats suivants :

Mbomou dans sa totalité : 211 bureaux de vote

Haut- Mbomou dans sa totalité : 38 bureaux de vote

Total Sud- Est : 249 bureaux de vote (nombre inférieur à 1262)

En plus : Vakaga : 60 bureaux de vote

Haute – Kotto : 118 bureaux de vote

Total Nord-Est : 178 bureaux de vote (nombre inférieur à 1262)

Total général Est : 427 bureaux de vote (nombre inférieur à 1262)

Le dilatoire et le mensonge ne passeront pas.

Nous exigeons des explications claires car nul ne nous fera croire qu’il s’agit de bureaux de vote de zone de rébellion, puisque tant le gouvernement que les observateurs nationaux et internationaux, ont unanimement affirmé que le vote s’est déroulé dans la paix et la sécurité , c’est-à-dire sans incident partout en RCA. Dans quelle partie du pays 1262 bureaux de vote ont été rendus inaccessibles par l’insécurité sans que nous le sachions et que personne n’en a fait état jusqu’ici ?

Nous exigeons des explications claires car nul ne nous fera croire qu’il s’agit de bureaux de vote où les PV sont illisibles ou inutilisables car à notre connaissance les Présidents de bureaux vote sont lettrés et ont été formés pour ce travail.

Pourquoi la CEI n’a jamais évoqué ce problème qui concerne quand même 27 % des électeurs inscrits, jusqu’à ce que le lièvre soit soulevé par cette radio internationale ?

Nous avons décidé de porter plainte contre Monsieur Joseph Binguimalé, Président de la Commission Electorale, devant le tribunal correctionnel pour fraude électorale.

Nous interpellons la communauté internationale, et plus précisément les pays et organisations faisant partie du Comité de pilotage du processus électoral aux côtés de la Commission Electorale Indépendante (CEI), afin qu’elle assume jusqu’au bout ses responsabilités devant la dérive totale de ce processus électoral dont la finalité est la stabilisation de notre pays mais qui visiblement sombre dans le ridicule.

Nous exigeons plus que jamais l’annulation de ces élections qui ne ressemblent plus à rien de sérieux et font de notre pays la risée du monde entier.

Enfin nous demandons à la Cour constitutionnelle de prendre vraiment ses responsabilités devant notre peuple et devant la nation en disant le droit et rien que le droit.

 Lundi 7 Février 2011

Les Candidats

La France serait-elle rétive aux changements en Afrique noire ?

Après la chute inattendue de Ben Ali et de Moubarak sous la pression de la rue, la France ne semble toujours pas prendre la mesure de cette histoire qui s’écrit chaque jour en directe sous nos yeux. Elle est sans doute persuadée que ce qui se passe dans le monde arabo-musulman, en Afrique du Nord, ne se produira jamais en Afrique Noire.

En effet, alors que l’Amérique de Barack Obama a vite compris que les temps ont changé et s’emploie résolument à accompagner très activement les mouvements populaires de lutte pour la liberté et l’instauration d’une véritable démocratie partout dans le monde (tous les observateurs avisés savent que Washington a été un acteur essentiel dans les dossiers tunisien et égyptien ; comme ils l’ont fait pour Ben Ali, les Américains ont poussé Moubarak à partir même s’ils ne le disaient pas ouvertement), la France de Nicolas Sarkozy elle, continue de ne pas prendre en compte les aspirations à liberté et la démocratie des peuples noirs africains.

Visiblement rétive aux changements en Afrique noire, la France s’évertue au contraire à perpétuer à travers sa diplomatie des pratiques d’un autre âge basées sur le soutien aux régimes dictatoriaux et corrompus, et donc sur l’humiliation et l’assujettissement des peuples de ses anciennes colonies africaines. Et pour cause ! Alors que le monde entier a les yeux rivés sur ce qui se passe dans le monde arabo-musulman, l’ambassadeur de France au Congo Brazzaville, Jean-François Valette qui n’ignore pourtant rien de la misère et des difficultés quotidiennes des Congolais (cf. photos ci-dessous à titre d’illustration) a choisi de rassurer le pouvoir de Brazzaville sur le soutien de son pays en ces temps difficiles où le doute et la peur gagnent toutes les dictatures du monde entier. Cette marque de soutien de la France au régime dictatorial et corrompu de Brazzaville s’est matérialisée par une distinction honorifique décernée à M. Jean Dominique Okemba, neveu et conseiller spécial du cynique dictateur sanguinaire congolais Denis Sassou Nguesso, qui a ainsi été élevé par Jean-François Valette au grade d’officier dans l’ordre de la Légion d’Honneur française.

Dans le contexte actuel, il est difficile en effet de ne pas interpréter cette distinction honorifique décernée à Jean Dominique Okemba par l’ambassadeur de France au Congo comme une marque de soutien de la France à un régime de fer honteusement justifié par la nécessité de la stabilité et de la sécurité de ce pays. La France continue donc de soutenir un régime autoritaire qui tue, musèle et paupérise son peuple depuis vingt-sept ans.

Et d’ailleurs Jean-François Valette ne s’est embarrassé d’aucune précaution pour le faire savoir puisqu’il a expliqué que cette distinction honorifique est une reconnaissance par la France des qualités et de l’action de Jean Dominique Okemba dans le domaine militaire, sécuritaire et diplomatique et qu’elle traduit l’excellence des relations d’amitié, de fraternité et de coopération entre la France et le Congo.

Et il l’a fait au nom de la France et de son Président Nicolas Sarkozy comme il l’a clairement indiqué de son allocution : «… C’est dans cette dernière donc, l’administration de l’Etat, que notre Président de la République a souhaité mettre en avant aujourd’hui à travers les trois dimensions qu’incarne M. Jean Dominique Okemba. Tout d’abord son rôle en tant que militaire qui permet de rappeler que l’armée est un élément central dans la stabilité des pays. Vous avez amiral commencé votre carrière comme homme du rang et vous avez gravi les échelons de cette institution, vous la connaissez donc bien et vous savez comme tous qu’elle est la clé de l’unité nationale.

Ensuite la sécurité, tous ceux qui ont œuvré dans ce domaine particulier savent combien il est délicat. A l’heure où les menaces deviennent plus nombreuses, plus immédiates et en même temps plus insaisissables (…). Enfin, la reconnaissance d’aujourd’hui s’adresse également au diplomate qui a travaillé au sein des ambassades du Congo, notamment en République démocratique du Congo (RDC). Ce domaine est celui de la négociation permanente, des compromis souvent difficiles mais qui permettent de garantir la bonne entente…», a déclaré Jean François Valette.

Donc après M. Jean-Paul Pigasse, ce mercenaire économique crapuleux qui, on se souvient, avait été décoré par l’ancien Président français Jacques Chirac de la même légion d’honneur pour sa participation active aux massacres des populations du Sud-Congo, c’est au tour de Jean Dominique Okemba d’être honoré de cette haute distinction française pour ses soi-disant qualités de bon militaire, de bon sécurocrate du régime sanguine de l’ami Denis Sassou Nguesso et de bon diplomate (selon la France).

Or chacun sait que le malaise qu’éprouvent les Congolais face au régime de Denis Sassou Nguesso est tellement profond qu’il n’est plus tenable. C’est une réalité indéniable que M. Jean François Valette ne peut ignorer comme tous les diplomates en poste à Brazzaville. Donc en agissant ainsi, la France ferme délibérément les yeux sur le décalage fragrant qui existe entre ce que dit le pouvoir dictatorial de Brazzaville et la réalité sur le terrain. C’est pourquoi nous disons qu’en refusant de suivre le cours de l’histoire et en continuant de soutenir les régimes autoritaires et ultra-répressifs comme celui de Denis Sassou Nguesso, la France risque de se disqualifier elle-même en Afrique et sur la scène internationale.

Cliquer sur le lien suivant pour voir les images de cette cérémonie de décoration avec du champagne qui coule à flots, contrastant fortement avec les images ci-après de ces malheureux Congolais qui sont abandonnés à leur triste sort, sans abris et les pieds dans l’eau: http://www.congo-siteportail.info/slideshow/61706/

Alors la question est : pendant combien de temps encore les Congolais supporteront-ils cette situation devenue intenable ? Autrement dit, le Congo ne se dirigerait-il pas inéluctablement vers une révolution à la tunisienne et à l’égyptienne ?
Une dernière question pour déterminer : Cette belle image du dictateur sanguinaire congolais Denis Sassou Nguesso embrassant chaleureusement le désormais ex-dictateur déchu égyptien Hosni Moubarak sous le regard bienveillant de Kadhafi ne serait-elle pas tout simplement une image prémonitoire ? Notre réponse à cette question est : Wait and see.

Mais en tout cas ce que nous savons et dont nous sommes sûrs c’est que Sassou Nguesso et son entourage souhaitaient que Hosni Moubarak ne cède pas à la pression de la rue ; ce qui pourrait leur servir d’exemple à suivre et à brondir face à une éventuelle pression internationale au cas où. Mais malheureusement pour eux c’est peine perdue, après le Tunisien Ben Ali, le raïs égyptien Hosni Moubarak n’a pas résisté très longtemps ; poussé par les Américains, il a fini par démissionner au 18è jour de la contestation. A chacun donc de tirer son enseignement.

Bienvenu MABILEMONO

S.G. du Mouvement pour l’Unité et le Développement du Congo (M.U.D.C.)

Révolution dans le monde arabe: La contestation gagne la Libye

Le Guide lybien Mouammar Khadafi

Le Guide lybien Mouammar Khadafi

La Libye semble à son tour gagnée par le vent de contestation arabe. Tôt mercredi matin, la deuxième ville du pays, Benghazi, a été le théâtre de heurts entre les forces de sécurité et plusieurs centaines de manifestants dénonçant le régime de Moammar Kadhafi.

Des militants appellent sur Facebook et Twitter à une manifestation nationale jeudi pour réclamer le départ du colonel Kadhafi, qui dirige le pays depuis 1969, ainsi qu’une constitution et des réformes économiques et politiques d’ampleur. La mobilisation marquera le cinquième anniversaire de la manifestation contre les caricatures du prophète Mahomet devant le consulat italien, au cours de laquelle neuf personnes avaient été tuées.
D’après l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch, neuf militants ont été arrêtés à Tripoli et Benghazi, pour les empêcher semble-t-il de participer aux manifestations de jeudi.

A l’instar d’autres régimes arabes, le gouvernement de Moammar Kadhafi a tenté de désamorcer la contestation en proposant de doubler les traitements des fonctionnaires et en relâchant mercredi 110 détenus islamistes du Groupe islamique de combat libyen. Seuls 30 membres de ce groupe, accusé de complot pour renverser Moammar Kadhafi et soupçonné de liens avec Al-Qaïda, restent en détention.

A Benghazi, les manifestants se sont d’abord rassemblés devant le quartier général des forces de sécurité libyennes pour dénoncer l’arrestation du défenseur des droits de l’Homme Fathi Tarbel, d’après un militant libyen basé en Suisse, Fathi al-Warfali. La manifestation a rapidement pris un ton anti-gouvernemental.

Fathi Tarbel a été relâché après une rencontre avec un puissant responsable de la sécurité libyenne, Abdullah al-Sanousi, mais les protestataires ont continué de manifester, traversant Benghazi pour gagner la place principale dans le centre-ville, selon Fathi al-Warfali. La manifestation s’est prolongée jusqu’à 4h du matin mercredi, a ajouté le militant, en évoquant un « état d’agitation sans précédent ».

Une confirmation de source indépendante était impossible, compte tenu de l’étroit contrôle exercé par le régime libyen sur les médias.

Cependant, des vidéos amateur mises en ligne sur internet montraient des manifestants brandissant des pancartes et scandant « Pas d’autre dieu qu’Allah, Moammar est l’ennemi d’Allah » et « A bas la corruption et les corrompus ». La police et des miliciens pro-gouvernementaux sont rapidement intervenus pour disperser la manifestation, tirant des balles en caoutchouc et arrosant les protestataires avec des canons à eau.

Une autre vidéo, datée du même jour, montre des personnes qui s’enfuient en courant alors que résonnent des tirs. On aperçoit ensuite des manifestants évacuer un jeune homme au vêtement blanc taché de sang.

Selon un responsable de la sécurité libyenne, qui a requis l’anonymat, 14 personnes dont dix policiers ont été blessées. Ce responsable affirme que certains protestataires étaient armés de couteaux et de pierres.

Ces événements interviennent après l’échec des pourparlers entre le gouvernement et un comité représentant les familles de centaines de détenus tués pendant la répression des mutineries de 1996 à la prison d’Abou Salim. Tripoli a entrepris d’indemniser les familles, mais le comité exige que les responsables soient traduits en justice.

Lundi, plusieurs groupes d’opposition en exil avaient appelé au renversement de Kadhafi et à une transition pacifique du pouvoir. Des manifestants ont appelé aussi au limogeage du Premier ministre Baghdadi al-Mahmoudi, selon des témoins et des vidéos sur internet.
A Zentan, dans le sud du pays (120km au sud de Tripoli), des centaines de personnes ont défilé dans les rues et incendié le siège des forces de sécurité ainsi qu’un commissariat, selon des témoins cités par Fatih al-Warfali. Ils ont ensuite installé un campement au coeur de la ville en scandant « le peuple veut le renversement du régime ». Le ressentiment envers Kadhafi est fort dans cette ville d’où venaient nombre des officiers à l’origine du coup d’Etat manqué de 1993 contre le dirigeant libyen.

A Beyida, à l’est de Benghazi, les forces de sécurité ont interpellé plusieurs militants en recherchant le cheikh Ahmed al-Dayekh, un religieux qui avait critiqué Kadhafi et la corruption en Libye lors d’un prêche du vendredi.

L’agence de presse officielle libyenne, la JANA, a passé sous silence les protestations anti-gouvernementales, évoquant seulement des manifestations de partisans du colonel Kadhafi dans la capitale Tripoli, ainsi qu’à Benghazi et dans d’autres villes du pays. L’agence officielle cite un communiqué des manifestants pro-Kadhafi qui promettent de « défendre le guide et la révolution » libyenne. Le communiqué traite les manifestants anti-gouvernementaux de « lâches et de traîtres ».

Autre Presse

“Il faut couper le Cordon Ombilical Monétaire avec le Trésor Français”

Léonard Sibailly Adou, ancien expert d’appui à l’exécution des programmes de développement auprès des Nations unies et de l’Union européenne commente la cascade de fermetures des banques.

Comment peut-on expliquer les agissements actuels des banques françaises ou autres dans le cadre du système de compensation manuelle décidée par le gouvernement ?

Les banques françaises installées sur notre sol ont pour mission prioritaire d’accompagner les investissements en provenance de leur pays d’origine et de canaliser en retour vers la France métropolitaine les ressources financières accumulées, à travers le boulevard monétaire qu’est pour la France, la zone franc. Elles savent mieux que quiconque que c’est le Trésor public de leur pays qui détient dans ses caisses l’une des contreparties les plus importantes des signes monétaires qui ont cours en Côte d’Ivoire, c’est-à-dire les réserves de devises étrangères. Elles reçoivent donc des ordres des autorités politiques de leur pays, qui sont en conflit ouvert avec les nôtres depuis près d’une dizaine d’années. Si l’on observe aussi que les conseils d’administration de ces banques sont pour la plupart présidés par des responsables ivoiriens qui n’ont pas les meilleures sympathies à l’égard du régime en place, on peut aisément comprendre les fondements des agissements actuels de ces banques.

Les mesures prises par le gouvernement de délocaliser les comptes des structures étatiques, vers d’autres banques, de même que ceux des fonctionnaires et d’engager des poursuites judiciaires contre les banques sont-elles appropriées?

Un souverain n’a pas à lutter avec une simple succursale d’une banque de second rang. Il s’agit du même principe en ce qui concerne le poste de gouverneur de la Bceao dont on devrait savoir qu’elle n’est pas la propriété des Etats de l’Uemoa, mais de la France. C’est pourquoi l’on ne cesse de répéter, depuis des années, que la monnaie comporte toujours une dimension politique aussi importante que la dimension économique. Et qu’en conséquence, lorsque des discours de type nationaliste doivent être tenus, il convient de prendre des mesures appropriées pour anticiper les risques majeurs de rétorsion future d’un ennemi quelconque. Le monopole de la création monétaire permet à l’Etat d’affirmer toute son autorité politique dans un espace économique donné. Lorsque l’Etat n’est pas en mesure d’imposer son pouvoir monétaire, c’est qu’il se dénie lui-même sa propre souveraineté. Et la souveraineté n’est pas aussi à diluer dans le temps. Elle est, ou elle n’est pas. Lorsque l’on joue avec le temps en matière de souveraineté, l’on arrive toujours à toute une série d’actes de défiance tels qu’on en observe actuellement avec certaines banques.

Le vrai problème est donc de couper le cordon ombilical monétaire avec le Trésor français et de mettre rapidement en circulation notre monnaie nationale.:

N’y a-t-il pas de risque de perdre nos réserves en devises auprès du Trésor français et de ne plus être en mesure de couvrir nos transactions avec l’extérieur?

Dans la situation actuelle, il serait vraiment très étonnant que M. Sarkozy appelle un matin M. Laurent Gbagbo, pour lui demander de venir récupérer des devises étrangères auprès du Trésor français. Et c’est justement ce qu’avancent certains milieux comme argument pour empêcher d’avancer. Les devises étrangères détenues par le Trésor français sont la propriété de l’Etat éternel de Côte d’Ivoire. S’il n’est pas possible de les utiliser pour une raison ou pour une autre, elles alourdiraient les nombreux contentieux entre l’Etat français et l’Etat de Côte d’Ivoire, et qui comprennent entre autres le coût des aéronefs de guerre détruits par la force Licorne, ainsi que celui de l’indemnisation de toutes les victimes de l’armée française en Côte d’Ivoire. Ce lourd contentieux sera un jour vidé d’une manière ou d’une autre. Mais pour ce qui concerne tout particulièrement la couverture de nos besoins en devises, nous devons noter que nous vivons actuellement, au plan des finances internationales, dans un système d’ouverture profonde des marchés. Et il faut y capitaliser au maximum les alliances. La Chine permet aujourd’hui aux Etats-Unis d’Amérique de résorber leur lourd déficit budgétaire. L’Inde prête des ressources au Fonds monétaire international. L’Angola ne manque pas de devises étrangères et ses rapports commerciaux avec la Chine et la Russie sont des plus fructueux en Afrique. Et que dire alors de l’Afrique du Sud?

Certains observateurs parlent de nationalisation des structures bancaires. Quels commentaires peut-on en faire exactement?

En ce qui concerne la Bceao, la Côte d’Ivoire est copropriétaire des actifs existants actuellement. Elle peut donc raisonnablement mettre la main sur ce qu’elle estime être de son patrimoine, sans qu’on puisse parler de nationalisation.

Mais en ce qui concerne les structures bancaires privées, il n’est vraiment pas nécessaire d’en venir à leur expropriation quelconque dans la situation actuelle.

Par contre, il convient d’étoffer le tissu des banques de second rang de sorte à décongestionner et à déconcentrer la circulation monétaire et à éviter de maintenir des quasi-monopoles dans ce domaine. Il appartiendra, dès lors, à ces banques de tirer au plan du portefeuille de leur clientèle les conséquences commerciales de la situation ainsi créée. En tout état de cause, les autorités françaises savent bien ce que signifient les nationalisations, puisque l’histoire monétaire de leur pays est parsemée de telles mesures.

En effet, déjà en 1800, le général Bonaparte avait exproprié des banquiers privés récalcitrants pour créer une autre banque privée, la Banque des conjurés ou Banque de France à qui il accorda le monopole de l’émission monétaire sur toute l’étendue du territoire français.

En 1945, le général Charles de Gaulle nationalisa à son tour la Banque de France accusée d’avoir collaboré avec l’ennemi allemand durant la guerre.

Qu’en sera-t-il des rapports monétaires entre la Côte d’Ivoire et les autres pays, si la monnaie nationale est créée?

Il faut d’abord déterminer les taux de change primaires de la nouvelle monnaie avec les devises étrangères. On peut, par exemple, prendre en compte un panier de monnaies ou d’autres formes connues de fixation des taux de change primaires. Ce qui est important, c’est de pouvoir maintenir ces taux dans des marges de fluctuation qui optimisent nos ressources dans nos rapports avec chaque pays. Mais cela est de la responsabilité de la Banque centrale.

Quant à nos voisins de l’Uemoa, il leur appartiendra de tirer eux-mêmes les conséquences de leur acharnement à l’égard des Ivoiriens. Dans tous les cas, quelle que soit la nature de la monnaie qu’ils utiliseront, celle-ci viendra s’arrimer inéluctablement à la monnaie ivoirienne.

Peut-on entrevoir d’éventuelles menaces sur la nouvelle monnaie?

En matière monétaire, les menaces existent toujours, même pour des monnaies qualifiées de fortes et qui existent déjà. Encore que la notion de monnaie forte n’est pas une vertu à tout instant en matière monétaire. La fausse monnaie Cfa peut être introduite dans les circuits économiques, même avant l’émission de la nouvelle monnaie dans le but de compliquer leur rachat par la Banque centrale.

De même, après l’émission de la nouvelle monnaie, de fausses nouvelles coupures peuvent aussi être introduites dans ces mêmes circuits, pour tenter de déstabiliser l’économie par l’inflation.

Ce sont donc des pratiques qui sont connues et pour lesquelles des mesures de sauvegarde peuvent être envisagées. Mais il faut rester, en tout point de vue, extrêmement vigilant.

Quels dispositifs d’accompagnement peut-on enfin envisager?

Toute une panoplie de mesures d’accompagnement sont à envisager; entre autres la réduction drastique du train de vie de l’Etat, du coût d’emploi et d’entretien de la classe politique, ainsi que de celui des représentations diplomatiques multiples, etc.

Il convient, donc à cet égard, de faire du concept d’épargne budgétaire, un concept quasi-constitutionnel, en évitant toute forme de déperditions des ressources publiques en particulier sur les marchés de l’Etat.

Ces mesures éviteront de traîner des déficits budgétaires et de ne pas recourir abusivement à la planche à billets génératrice d’inflation qui éroderait la valeur de la monnaie.

En second lieu, il faut épargner et accroître les ressources en devises, par exemple en accroissant nos capacités d’exportation, en transformant sur place une bonne partie de nos produits de rente, de sorte à leur donner plus de valeur ajoutée en devises. De même, il faut produire nous-mêmes ce que notre pays est capable de produire en denrées au lieu de les importer, en particulier: le riz, le bétail, la viande et d’autres biens de première nécessité pour économiser des devises.

Il convient de réduire aussi l’importation de certains biens de luxe coûteux par des contingentements ou de fortes taxations, etc.

Interview réalisée par

F. M. Bally

Source : Fraternité matin d’Abidjan

Côte d’Ivoire : Des producteurs de cacao manifestent devant la délégation de l’UE à Abidjan

Plusieurs producteurs de cacao ivoiriens ont manifesté, jeudi devant la délégation de l’Union européenne (UE) à Abidjan, pour demander la levée des sanctions prises contre la Côte d’Ivoire.

Dénonçant l’interdiction du transport de la production du cacao ivoirien à partir des deux ports du pays par les navires battant pavillon européen, les manifestants ont appelé Bruxelles à mettre un terme à « l’esclavage économique » dans lequel les Ivoiriens en général et les paysans sont confinés depuis quelques semaines.

Ils ont mis à  exécution la menace du célèbre planteur de Niablé, le doyen Sansan Kouao, en mettant le feu à quelques sacs de fèves devant le bâtiment abritant les bureaux de la délégation européenne.

Lors d’une rencontre, samedi, à la Caistab, à Abidjan, sous la houlette du Conseil national des sages de la filière café-cacao (CNS), les paysans, venus nombreux, se sont inquiétés d’un « génocide » voilé qui risque d’emporter les populations rurales de Côte d’Ivoire à travers l’embargo de l’UE sur l’exportation du cacao, colonne vertébrale de l’économie ivoirienne, rappelle-t-on.

Ils ont même encouragé le président du CNS, Georges Bléhoué Aka, à explorer la voie asiatique pour chercher de nouveaux partenaires tout en dénonçant la « discrimination de la communauté internationale entre le nord ivoirien qui produit le coton et l’anacarde, lesquels ne connaissent pas de restriction, et le sud, pour le café et le cacao qui subissent ces rigueurs économiques ».

« Nous condamnons donc tout acte qui tend à mêler la politique à la filière Café-cacao », ont conclu les producteurs de la filière.

Pour pousser le Président Laurent Gbagbo à céder son fauteuil à leur poulain Alassane Ouattara, parrain de la rébellion, des pluies de sanctions de l’UE tombent sur la Côte d’Ivoire. Les banques, filiales de quatre banques internationales (BICICI, SGBCI, City Bank et Standard Chartered Bank) ont fermé lundi et jeudi dans le but de déstabiliser l’économie ivoirienne. S’attendant à toute éventualité dans la guerre qu’elles mènent contre les puissantes occidentales, les autorités ivoiriennes ont déjà pris les mesures idoines pour assurer le salaire des Ivoiriens.

Source : AIP

La désinformation et crise en Côte d’Ivoire: Qui sont Gbagbo et Ouattara ?

Alassane Ouattara lors du mariage de la fille de sa femme à Paris.

Alassane Ouattara lors du mariage de la fille de sa femme à Paris.

Loin d’être un dictateur implacable qui s’accroche au pouvoir, Laurent Gbagbo est un ancien syndicaliste et un docteur en histoire, diplômé de la Sorbonne. Il a été incarcéré de 1971 à 1973 pour ses activités de contestation politique pendant le règne de Félix Houphouët-Boigny. Contraint à l’exil en France, il y fonde le Front populaire ivoirien. De retour en Côte d’Ivoire, il se présente en 1990 contre Houphouët-Boigny et devient chef de l’opposition. C’est la première élection présidentielle en 30 ans où un candidat se présente contre Houphouët-Boigny. En 1992, alors qu’ont lieu d’importantes manifestations étudiantes, Laurent Gbagbo est incarcéré de nouveau, cette fois pendant qu’Alassane Ouattara lui-même est premier ministre dans le gouvernement Houphouët-Boigny.

Le président à vie Houphouët-Boigny meurt en 1993 et est remplacé par Henri Konan Bédié. À l’élection de 1995, boycottée par Gbagbo et ses partisans, Bédié est élu avec 96 % des suffrages. Il est renversé dans un coup d’État, en 1999, par le général Robert Guéï. Puis, Laurent Gbagbo remporte contre ce dernier l’élection d’octobre 2000. Malgré la contestation et les heurts, le général Guéï finit par reconnaitre la légitimité de Laurent Gbagbo, dont le mandat s’étirera jusqu’en 2010 en raison de la guerre civile.

En 2000, les Ivoiriens souhaitaient mettre fin à l’exploitation coloniale qui s’était poursuivie après 1960, c’est-à-dire après que leur pays eut cessé théoriquement d’être une colonie et eut accédé à l’indépendance. Pendant le long règne de 35 ans de Félix Houphouët-Boigny, la Côte d’Ivoire est demeurée largement inféodée à la France. Les échanges commerciaux sont restés fortement teintés de colonialisme : la Côte d’Ivoire bradait son cacao brut au profit de la France, qui lui renvoyait du chocolat au prix fort. Les marchés publics étaient systématiquement attribués à des entreprises françaises, qui s’enrichissaient aux dépens des Ivoiriens.

Le président élu de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo.

Au lieu de continuer d’accorder des contrats léonins aux Français, Laurent Gbagbo a décidé de faire jouer la concurrence. Les Chinois sont arrivés avec leurs ingénieurs et leurs bulldozeurs, prêts à faire les mêmes travaux d’infrastructure pour une fraction du prix. Cette politique d’affranchissement est probablement ce qui a valu à Laurent Gbagbo et à son peuple la guerre civile, même si on a plutôt cherché à justifier cette guerre par un prétexte, soit le mécontentement d’une partie de la population au sujet du concept d’ivoirité ou de prétendues tensions interethniques. De nombreux chefs nationalistes africains ayant eu le malheur de chercher l’intérêt général de leur peuple ont gouté à une médecine semblable. Certains l’ont payé de leur vie.

À l’inverse, Alassane Dramane Ouattara, surnommé « ADO », est un adepte du libre marché et semble tout à fait à l’aise devant le comportement néocolonial de ses amis étasuniens, français et onusiens. Docteur en économie diplômé aux États-Unis, où il a encore tout un réseau de relations, il a été directeur général adjoint du FMI, dont il avait appliqué les méthodes sauvages d’assainissement des finances publiques en Côte d’Ivoire. M. Ouattara est associé aux Forces nouvelles, un groupe de rebelles qui a tenté de prendre le pouvoir par les armes, qui occupe actuellement une grande partie du pays et dont l’ex-secrétaire général est nul autre que Guillaume Soro, l’actuel premier ministre du gouvernement d’hôtel de luxe de M. Ouattara.

Malgré son association avec une rébellion armée responsable d’un cortège de souffrances, Alassane Ouattara prétend vouloir « réconcilier son pays avec lui-même, le remettre en ordre de marche et l’ouvrir sur le monde après des années d’enfermement ». M. Ouattara ne devrait-il pas parler des années d’impuissance du capital anglo-étasunien à exploiter ce pays plutôt que des « années d’enfermement » ? Les investisseurs chinois et français, eux, semblent trouver la Côte d’Ivoire très ouverte. Les États-Unis occupent sans doute une très grande place dans le monde de M. Ouattara.

L’argent des Ouattara

Alassane Ouattara est marié à une riche femme d’affaires française née en Algérie, Dominique Nouvian, qui est arrivée en Côte d’Ivoire à l’âge de 20 ans, alors qu’elle était la conjointe d’un certain Folloroux, beaucoup plus âgé qu’elle, qui était professeur au lycée technique d’Abidjan. M. Folloroux est décédé et Mme Nouvian s’est remariée. Le mariage de Dominique Nouvian et d’Alassane Ouattara a eu lieu en octobre 1990 à Neuilly-sur-Seine et a été célébré par le maire, Nicolas Sarkozy lui-même.

Alassane Dramane Ouattara avec la fille Dominique Nouvian, lors du mariage de cette dernière, cette année, en France. Le mariage d’Alassane Ouattara et de Dominique Nouvian a eu lieu en France, lui aussi. Il a été célébré par Nicolas Sarkozy en octobre 1990. (Correction apportée le 11 janvier à 12 h 45. Merci à la lectrice de Vigile qui m’a signalé l’erreur.)
Dominique Nouvian Ouattara a fait fortune dans l’immobilier. Avec l’aide du ministre Bamba Vamoussa, un ami de M. Folloroux, elle crée en 1979 une société immobilière du nom d’Agence internationale de la commercialisation immobilière (AICI), à laquelle le président Houphouët-Boigny confie la gestion de son patrimoine. En novembre 1990, Alassane Ouattara devient premier ministre de la Côte d’Ivoire. Puis, au départ de Houphouët-Boigny, il est nommé directeur général adjoint du FMI. Il le sera de 1994 à 1999, années au cours desquelles il vivra principalement à Washington. Pendant ce temps, sa femme achète French Beauty Services, une importante chaine de salons de beauté aux États-Unis.
Pour sa part, Alassane Ouattara possède entre autres une vaste plantation de canne à sucre à Haïti ainsi que des navires marchands qui lui rapportent énormément. Au Burkina Faso, il détient une cimenterie. Mais la plupart de ses biens sont concentrés au Gabon, pays d’Omar Bongo, un homme qu’il considérait comme son parrain et qui lui faisait de nombreuses faveurs.
Les Ouattara sont très riches et mènent une vie de grand luxe. Ils possèdent notamment des appartements à Paris et des maisons dans le Sud de la France. Mais ils ne semblent pas avoir acquis leur argent honnêtement. Certaines enquêtes leur attribuent des manoeuvres d’évasion fiscale, de détournement de biens publics et de blanchiment d’argent, notamment au moyen de la Fondation Children of Africa, dont Dominique Nouvian Ouattara est la présidente fondatrice. Leur homme lige, un Israélien du nom de Simon Midale, séjourne régulièrement à Abidjan, à Genève, à Tel-Aviv, dans les paradis fiscaux des Antilles, en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Europe de l’Est.

Les Ouattara savent soigner leur image avec de bonnes oeuvres, notamment avec la Fondation Children of Africa, dont Dominique Nouvian Ouattara est la présidente fondatrice. Cette fondation aurait servi au blanchiment d’argent, selon certaines sources.
On accuse Alassane Ouattara d’avoir financé les coups d’État et la guerre civile en Côte d’Ivoire. Il se serait servi notamment d’une société-écran, l’International Institute for Africa, constituée aux États-Unis. Le siège social de cette société se trouve au Maryland, en banlieue de Washington, où travaillait Alassane Ouattara lorsqu’il était au FMI. Une enquête a révélé notamment qu’en 1999, alors que se préparait le coup d’État contre le président Bédié, en Côte d’Ivoire, les Ouattara ont transféré dans une banque suisse la totalité de l’avoir bancaire qu’ils avaient conservé jusque-là en France, soit 14 milliards de francs CFA (environ 27 millions de dollars canadiens au taux d’aujourd’hui).

En somme, celui qui est censé être le bon gars aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, si l’on en croit les marionnettes onusiennes de l’Empire et le cartel médiatique occidental, semble avoir trempé dans beaucoup d’affaires louches. Une tendance lourde se dessine lorsqu’on étudie le comportement d’Alassane Ouattara : en 1999, en 2002 et en 2010, il a fait usage de la force pour tenter de prendre le pouvoir, avec l’aide tantôt du général Guéï, tantôt des Forces nouvelles, tantôt des casques bleus et de l’opération Licorne. On l’entend brandir à mots couverts la menace d’une intervention armée pour le débarrasser de Laurent Gbagbo, intervention dont il essaie de minimiser les conséquences sur la population ivoirienne. Le 16 décembre 2010, son chef militaire et faux premier ministre, Guillaume Soro, a organisé une supposée marche pacifique pour prendre d’assaut la radio et la télévision ivoiriennes. Or, cette marche a plutôt pris l’allure d’un affrontement armé, auquel les mercenaires onusiens ont participé aux côtés des rebelles de Ouattara, contre les Forces de défense et de sécurité ivoiriennes. Il y a eu une dizaine de morts dans chaque camp.

Un rebelle masqué de Forces nouvelles portant un brassard de couleur onusienne

La stigmatisation du camp Gbagbo

À l’inverse, le gros méchant de la mise en scène du cartel médiatique, Laurent Gbagbo, n’a jamais eu recours ni à un coup d’État, ni à la violence pour prendre le pouvoir. Il défend la primauté du droit, les institutions démocratiques ivoiriennes et la souveraineté du peuple ivoirien, comme il le disait à Euronews, fin décembre 2010. Les accusations contre lui sont sans fondement. Des journalistes occidentaux agressifs prennent nettement parti au lieu de rapporter les faits. On parle, sans fournir de preuves, de miliciens et de mercenaires qui seraient à sa solde et qui auraient commis des atrocités. On parle aussi de charniers, mais les accusations demeurent très vagues. Elles ont manifestement pour but de flétrir Laurent Gbagbo et de manipuler l’opinion publique. Ce que le cartel médiatique oublie de rappeler aux gens, c’est que, selon les accords conclus, les rebelles devaient déposer les armes avant la tenue de l’élection, ce qu’ils n’ont jamais fait. Il est certain que, dans un pays où circulent un peu partout des rebelles armés, il peut se produire toutes sortes d’incidents violents. Est-ce la faute de l’État agressé ou des rebelles qui ont pris les armes gratuitement ? Nous y reviendrons dans le quatrième article de la présente série, où il sera question de la guerre civile qui sévit depuis 2002.

Des rebelles masqués en compagnie des casques bleus

Laurent Gbagbo a fait une proposition concrète et pacifique pour mettre fin à la crise, soit la mise sur pied d’une commission internationale. Évidemment, Alassane Ouattara ne veut rien savoir d’un tel arbitrage et se montre intransigeant puisqu’il sait qu’il ment effrontément quant aux résultats de l’élection. La manipulation a été grossière, mais le cartel médiatique occidental a présenté de manière tellement malhonnête les évènements qui se sont déroulés immédiatement après le scrutin du 28 novembre, que bien des gens s’y sont laissé prendre, y compris au moins un lecteur de Vigile ayant commenté mon premier article.
Le cartel médiatique a présenté sans explications, à la télévision, la scène du mardi 30 novembre 2010 où Damana Picas arrache des feuilles des mains de Bamba Yacouba, alors que ce dernier, qui est secrétaire de la Commission électorale indépendante, s’apprête à annoncer les résultats sans l’assentiment de la Commission. Or, c’est Damana Picas qui avait indubitablement raison. M. Yacouba avait complètement tort. Les lecteurs de Vigile seront heureux de prendre connaissance des explications limpides de M. Picas que le cartel médiatique occidental n’a, bien évidemment, jamais retransmises au public.
Les lecteurs de Vigile seront également heureux de prendre connaissance d’une preuve flagrante de fraude électorale au profit de M. Ouattara, du rapport du chef de la mission d’observation de l’Union africaine, des réponses aux médias de l’avocat Jacques Vergès et de l’ancien président du Conseil constitutionnel français, Roland Dumas, ainsi que des dossiers sur la Côte d’Ivoire de l’hebdomadaire burkinabé San Finna et du site breton Kernews. Tous ces documents montrent bien que la « communauté internationale » est loin d’être aussi unanime que Radio-Canada le laisse entendre. Je précise au passage que la Russie ne reconnaitra Ouattara que lorsque le Conseil constitutionnel l’aura déclaré élu, ce qui, en langage diplomatique, signifie pas avant la prochaine élection.

À l’usurpation de M. Yacouba s’est ajoutée l’immorale proclamation des résultats frauduleux par Youssouf Bakayoko, au QG du camp Ouattara. M. Bakayoko s’est fait promettre, en échange de sa collaboration, une évacuation rapide vers la France (et sans doute d’autres avantages en plus). S’est ajouté également le déni de souveraineté commis par le représentant de l’ONU, Young-Jin Choï, qui a décidé que c’était à lui, et non au Conseil constitutionnel, d’apposer son sceau d’approbation pour officialiser les résultats, ce qui est une nette violation de l’article 2 de la Charte des Nations Unies.

Nous sommes en présence — je ne le dirai jamais assez — d’un scandaleux vol de démocratie qui est l’équivalent d’une tentative de coup d’État parrainée par les puissances occidentales. Les Ivoiriens et les Africains ont toutes les raisons d’être en colère. D’ailleurs, cette colère est de plus en plus palpable, comme nous l’a bien fait bien sentir l’écrivain français d’origine camerounaise Gaston Kelman, au cours de l’excellent débat diffusé à l’émission de télévision « Toutes les France », le 5 janvier 2011. (Merci à ma bonne amie Solange de me l’avoir signalé depuis la Martinique.) Il est de plus en plus certain que l’entreprise funeste de Sarkozy et Obama est vouée à l’échec, car aucun pays africain ne voudra faire la sale et cruelle besogne que les serviteurs néocoloniaux de la ploutocratie leur demandent pour installer leur homme au pouvoir par la force.

Bernard DESGAGNE