Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: février 21, 2011

BENIN : Arifari Bako réceptionne la LEPI avec 3.520.576 électeurs

«La Liste électorale permanente informatisée (Lépi) est désormais disponible malgré les multiples obstacles rencontrés », ainsi s’est exprimé hier la Présidente de la Mission indépendante du recensement électoral national approfondi, (Miréna) madame Bachabi Rafatou à l’occasion de la cérémonie de remise officielle de la liste.

Selon les résultats livrés par le superviseur général de la Cps-Lépi, Arifari Bako, au plan national, les populations en âge de voter s’élèvent à 3.056.715 et celles de l’Extérieur font 13861. Au total, les prochaines consultations électorales se feront avec 3.520.576 électeurs. Pour ce qui concerne les centres de vote, Arifari Bako a, à cette occasion solennelle fait observer que sur toute l’étendue du territoire il est créé 5617 centres de vote pour 13.435 bureaux de vote.

Et pour éviter que les électeurs se perdent le jour du scrutin, la Commission politique de supervision, Arifari Bako a prévu une fiche d’identification pour chaque électeur qui pourra se fixer sur son centre de vote et son bureau de vote. Se réjouissant d’avoir réussi à livrer la liste à la date indiquée, Arifari Bako a profité de l’occasion pour rappeler que la Lépi a coûté globalement pour sa réalisation, la bagatelle de d’environs 37 Milliards de Francs Cfa dont 21 Milliards 500 Millions de FCFA déployés par les partenaires techniques et financiers et 15 Milliards environs de Francs CFA pour le gouvernement béninois.

Le Président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), Joseph Gnonlonfoun qui a officiellement reçu les différents documents ayant accompagné la Liste s’est également réjoui de la disponibilité de cet outil qui selon ses propos se révèle être moderne.

Tout comme le médiateur de la République, Albert Tévoédjrè, Joseph Gnonlonfoun a souhaité que la tension politique baisse désormais pour que le scrutin se déroule dans la paix et la transparence.

Donatien GBAGUIDI, l’évenement précis

BENIN : Des militaires détruisent plusieurs affiches de Houngbédji

Dans la soirée d’hier dimanche, un groupe de militaires s’est attaqué aux affiches de Me Adrien Houngbédji, déchirant particulièrement, celles qui mettent en relief les dossiers qualifiés de grands scandales sous le régime de Changement, dont Icc-Services, machines agricoles.

A peine démarrée, la campagne électorale a-t-elle enregistré ses premiers incidents à Cotonou hier. Dès la tombée de la nuit, des militaires visiblement en mission ont saboté les affiches du candidat de l’Union fait la Nation, Me Adrien Houngbédji. Parcourant les rues de Cotonou à bord de véhicules de transport de troupes, ils marquent l’arrêt au niveau des panneaux d’affichage du candidat pour accomplir leur mission. Ils ont ciblé toutes les affiches sur lesquelles on pouvait lire les scandales, Icc-Services, Machines agricoles et autres. Leur mode opératoire consiste à enlever toutes ces affiches déroulées au verso des panneaux, sans pour autant toucher le recto présentant la photo du candidat. Ces actes ont été enregistrés sur le boulevard de Canada, et dans les zones de Cadjèhoun, Kouhounou, St Michel et Akpakpa, pour ce que notre équipe de reportage a constaté. Les populations surprises par cette campagne de destruction l’ont vécue avec stupéfaction. Les militaires n’ont été empêchés dans leur mission par un quelconque groupe de jeunes, pourtant témoin des faits. Après avoir exécuté ce plan, les hommes en treillis se sont repliés. Personne ne saurait dire avec précision où ils se sont retirés, mais on peut l’imaginer, d’autant plus qu’on connait le chemin emprunté. Certains proches du candidat les ont filés jusqu’à leur base. Les mêmes faits s’étaient déjà produits il y a quelques mois. Des hommes en uniforme que beaucoup ont assimilé à des gendarmes s’en étaient pris aux affiches de campagne anti-Lépi. Ils ont tout enlevé sur leur passage sans rencontrer aucune opposition, comme ce qui s’est passé hier sous les regards des populations, plus particulièrement des conducteurs de taxi-moto, appelés Kêkênon. Une situation de plus qui risque d’envenimer le climat sociopolitique très tendu, à la limite chaotique. Elle frise la provocation et on se demande par quel moyen le candidat ou l’U nion fait la Nation va réagir. Rappelons que lors de sa dernière sortie en date, le président de l’Union fait la Nation, Bruno Amoussou avait prévenu que son groupe répondra désormais aux amis d’en face par des actions à la taille de la provocation. Rosine Soglo y adhère entièrement.

FN

Matinal Bénin

Présidentielle de mars 2011 : Fors-Elections appelle à la Préservation des Institutions Démocratiques

Face à la tension qui est en train de monter à travers le pays et aux critiques qui nourrissent l’opinion publique vis-à-vis des institutions de la Républiques, le Front des Organisations de la Société civile pour des Elections libres, transparentes et pacifiques « Fors-Lépi » a appelé à la préservation de ces institutions démocratiques par chacun et tous. Lire le communiqué de presse.

Communiqué de presse

Par décision de la Commission  Politique de Supervision, le délai annoncé pour transmission à la CENA de la Liste Electorale Permanente Informatisée (LEPI) a été à nouveau prorogé au 20 février 2011.

Progressivement, fatalement  et lamentablement les citoyens voient arriver le 6 avril 2011, délai constitutionnel du début d’un nouveau mandat sans être rassurés de voir organiser les  élections nécessaires à cet évènement.

Le mois de février, mois fondateur de la démocratie béninoise se transformerait ainsi, si rien n’est fait, en période de deuil de la constitution et des institutions.

Fors-Elections, depuis plus d’un an a entrepris d’alerter sur les périls de cette issue qu’elle a appelée WAHALA afin que tous les acteurs puissent contribuer à l’éviter.

Aujourd’hui, le constat est évident que les incertitudes et les difficultés s’amoncèlent sur le terrain  de l’organisation d’élections crédibles et transparentes.

Fors-Elections voudrait réitérer son attachement indéfectible à la tenue à bonne date de l’élection présidentielle. Il attend avec les citoyens béninois que la liste électorale  soit transmise à la CENA et que celle-ci prenne en compte résolument et rigoureusement les citoyens béninois remplissant les conditions prévues par les règles générales et qui manifestent la volonté de s’inscrire sur cette liste en vue de voter.

Fors-Elections appelle les citoyens, notamment les élèves, les étudiants, les travailleurs, les ouvriers, les paysans et toutes les personnes de bonne volonté attachées à la préservation de nos institutions démocratiques à une mobilisation générale en vue de l’exigence d’élection à bonne date.

Cette manifestation sera organisée si le 20 février la LEPI n’est pas transmise à la CENA dans les conditions prévues par la loi.

Fors-Elections réitère son entière confiance à la CENA et en particulier à son président. Leur intervention est fortement attendue  dans le règlement adéquat du contentieux de l’inscription sur la liste électorale et l’organisation paisible des élections.

Fait à Cotonou le 17 février 2011

Pour FORS-ELECTIONS,

Le Président du Conseil d’Administration

Prof. Joseph DJOGBENOU

BENIN : L’opposition réclame des sanctions à l’encontre des fautifs après l’incident à l’assemblée nationale

Après l’incident qui s’est produit jeudi dernier au sein de l’hémicycle entre le député Ahouanvoébla et des forces de l’ordre, une délégation de l’opposition parlementaire a aussitôt eu une séance de travail avec le commandant militaire de l’Assemblée nationale, le colonel Adjaho. Les députés de l’opposition réclament des sanctions à l’encontre des fautifs.

La délégation conduite par le vice-président du Parlement l’honorable Dassoundo est composée entre autres des députés Ibatou Glèlè, Amouda Ahlonsou Gbadamassi, Jules Lodjou, Quenum, Lazare Sèhouéto, Gabriel Tchokodo. M. Dassoundo a exposé au commandant militaire du parlement les faits et l’amertume de son groupe par rapport à l’incident. « Que les militaires qui ont contribué à la bousculade de notre collègue soient  sortis  de votre effectif.  Des militaires à l’hémicycle avec les armes, c’est au Bénin qu’on peut voir de pareilles choses. Nous espérons que vous allez rendre compte à la hiérarchie militaire », a déclaré le député Dassoundo. L’inquiétude de l’opposition est grande et manifeste.  « Nous avons  le sentiment que des instructions sont données pour embraser le pays à partir du Parlement » a ajouté le vice-président du parlement avant de passer la parole à ses collègues. L’honorable Quenum estime que l’armée doit rester dans son rôle républicain. Mais au regard de ce qui s’est passé dans l’hémicycle, le député conclut que l’armée s’implique et devient partisane. « Si les gens ont sacrifié leur vie pour que la démocratie soit une réalité, nous sommes prêts à mourir pour que le Bénin continue d’être », précise le député. Très remonté par les accusations de l’honorable Quenum, le commandant militaire déclare ce qui suit : « Je voudrais simplement dire à l’Honorable Dassoundo et  aussi  à l’Honorable Quenum que ce n’est pas le moment d’être excessif dans les propos. Je ne voudrais pas porter un jugement de valeur sur ce qui s’est passé à l’hémicycle. Mais je voudrais simplement restituer la mission qui est la notre ici. Cette mission est de protéger les députés dans leur ensemble et en particulier le président de l’Assemblée Nationale contre toute agression pour son intégrité physique. Mais aucun militaire quel qu’il soit n’a jamais reçu l’ordre de qui que ce soit pour porter la main sur un député à moins que vous avez des preuves pour me contredire. Alors si le pays est embrasé, ce sera le fait des politiques toutes tendances confondues. Je suis désolé, ne dites pas que le colonel Adjaho en portera la responsabilité. Je ne porterai la responsabilité de quoi que ce soit et les politiciens du Bénin tout bord confondu en porteront la responsabilité. Si vous conduisez le pays dans la  déchéance, l’armée est là pour aviser. Donc, ne venez pas dans mon bureau pour me dire que j’en porterai la responsabilité. Excusez-moi d’avoir ce ton, c’est naturelle de mon coté, mais je ne porterai aucune responsabilité de ce qui s’est passé à l’hémicycle ou de ce qui se passe ailleurs dans le pays. Mais je dis et je réitère qu’aucun ordre n’a été donné à un militaire pour porter la main sur un député. Vous êtes libre de vous exprimer comme vous voulez. On n’est en démocratie et je crois que quant on n’est démocrate, on respecte l’un des principes fondamentaux qu’est l’expression. Mais dans l’hémicycle, nous avons le devoir de protéger tous le monde et de protéger particulièrement le président de l’Assemblée Nationale. S’il y  a agression ou on veut attenter à sa vie, nous avons le devoir de le retirer. Donc ne nous empêchez pas de le protéger. Mais nous ne sommes par là pour porter la main sur un député quel que soit son bord. Moi, je ne regarde aucun député ici par rapport à sa position politique, je vous le dis. Je ne connais ni mouvancier, ni opposant, je connais des Béninois qui ont été élus par des Béninois et qui sont à l’Assemblée Nationale et qui travaille pour le Bénin. Je suis un républicain dans l’arme et dans la formation. »

Léonel  EBO

Karima El Mahroug, alias Ruby : La starlette qui déstabilise Berlusconi

La danseuse sexy a participé entre février et mai 2010 à des fêtes débridées données par le Cavaliere dans ses résidences privées, où il l’aurait inondée d’argent et de cadeaux alors qu’elle avait juste 17 ans.

La starlette marocaine « Ruby la voleuse de cœurs », une grande brune plantureuse aux longs cils, est au centre d’un scandale qui vaudra en avril un procès au chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi pour avoir rétribué ses services sexuels quand elle était mineure. La danseuse sexy a participé entre février et mai 2010 à des fêtes débridées données par le Cavaliere dans ses résidences privées, où il l’aurait inondée d’argent et de cadeaux alors qu’elle avait juste 17 ans. Une ample couverture médiatique a été accordée à des écoutes téléphoniques et témoignages sur les parties de débauche présumées de M. Berlusconi et ses proches, avec des prostituées et des aspirantes à la gloire télévisée. Ruby, de son vrai nom Karima El Mahroug, est arrivée avec sa famille à Letojanni en 2003. Elle y a vécu quatre ans avec son père colporteur, sa mère femme au foyer et ses trois plus jeunes frères et sœur puis s’est enfuie à l’âge de 14 ans.

Dans cette petite ville sicilienne, la fugueuse était déjà connue pour son tempérament instable et une tendance à commettre de menus larcins et la police l’a placée dans plusieurs foyers en Sicile et à Gênes. Elle s’en est à chaque fois immédiatement enfuie, selon la presse italienne. Apparemment remarquée par l’entourage de M. Berlusconi dans une discothèque de Milan, elle a été engagée pour divertir le milliardaire par Nicole Minetti, une ancienne hygiéniste dentaire à présent conseillère régionale du parti de Berlusconi. C’est d’ailleurs Nicole Minetti qui a aidé Berlusconi à tirer Ruby de prison en mai lorsqu’elle a été arrêtée pour un vol présumé, accusée par sa colocataire de lui avoir dérobé 3.000 euros. Berlusconi a appelé le poste de police et plaidé pour sa libération, affirmant qu’elle était la nièce de l’alors président égyptien Hosni Moubarak. Il a demandé de la confier à Nicole Minetti pour éviter un incident diplomatique. Un Berlusconi indigné a par la suite clamé qu’il ne savait pas que Ruby n’était pas la nièce de Moubarak, arguant que cette histoire faisait partie d’une série de mensonges de la jeune fille, qui l’avait également trompé sur son âge. Il est également accusé d’avoir payé les prestations sexuelles de la jeune fille avant ses 18 ans, un fait pénalement répréhensible selon la législation italienne mais nié par les deux intéressés.

A présent, Ruby est devenue l’héroïne du scandale : elle a protesté de son innocence sur plusieurs chaînes de télévision et raconté sa version de son passé troublé en forme de douloureuse histoire. Une fois, elle a même pleuré en racontant son viol présumé à l’âge de 9 ans par deux oncles paternels que sa mère lui a dit de tenir secret en lui disant : « si ton père découvre que tu n’es plus vierge, il te tuera ». Se disant enceinte et sur le point de se marier avec Luca Rizzo, un gérant de discothèque de 41 ans, Ruby, considérée comme une « victime » dans le procès, parle avec tendresse de M. Berlusconi, qu’elle décrit comme un homme charitable et très seul, contraint d’acheter l’affection des femmes.

Ella Ide (AFP)

Le 18-02-2011

Source : aujourdhui.ma

Côte d’Ivoire : comment on manipule l’économie des peuples pour enrichir l’élite mondaine

Je vous propose cet article très intéressant de André Franc-Shi.

Je me plais souvent à souligner que nous étions, à ma connaissance, le premier blog québécois à avoir dénoncé, en décembre dernier, les agissements arbitraires et despotiques de la communauté internationale en Côte d’Ivoire. Dès le 28 décembre, dans notre texte « Dénoncer le double jeu de l’ONU et de la communauté internationale en Côte d’Ivoire« , nous affirmions le fait qu’Allasane Ouattara était plutôt un sbire au service du Front Monétaire International (FMI), de la Banque Mondiale et des intérêts étrangers, qu’un libérateur démocrate. Si au début notre position avait déclenchée les passions chez une frange de notre lectorat, aujourd’hui, notre position a fortement gagné en crédibilité. Depuis le déclenchement de la crise ivoirienne, dans l’opinion publique, Laurent Gbagbo est passé de criminel de guerre truand, à héros national et protecteur des africains contre l’ingérence extérieure.
En citant la Côte D’Ivoire comme exemple, nous avons été le premier blog québécois à soutenir que l’ONU et l’Union Africaine étaient des organisations corrompus, au service des forces capitalistes. Cela est plus vrai que jamais, car selon toute vraisemblance, d’ici quelques semaines, ce sera le dictateur de la Guinée équatoriale, au pouvoir depuis 1979 grâce à un coup d’Etat militaire, qui prendra la direction de l’Union Africaine. Pensez-y, c’est comme si les dictateurs Ben Ali ou Moubarak avaient comme mandat de diriger l’Union Européenne! La communauté internationale, l’Union Africaine et l’ONU ont étés démasqués, ils ont perdus toute crédibilité!

Dans la crise ivoirienne qui a secouée le pays en décembre dernier, et qui continu toujours de le faire, nous avions étés les premiers québécois à prendre une position neutre, ni en faveur de Gbagbo, ni en faveur de Ouattara. Si dès le départ les appuis solides (ONU, Union Africaine, France, États-Unis, Canada…) ont étés en faveur de Ouattara, aujourd’hui, la donne a changée. Gbagbo a gagné l’appui de la Russie et de la Chine, mais également de certains membres de l’Union Africaine comme l’Angola, la Libye, la Guinée équatoriale et l’Afrique du Sud et surtout, des membres de la CEDEAO (Ghana, Bénin, Cap Vert, Gambie), les mêmes organisations qui menaçaient Gbagbo d’une invasion militaire de la Côte D’Ivoire il y a de cela seulement quelques semaines…

Décidément, la communauté internationale et les pays occidentaux ont subis tout un revers dans leur prise de position en Côte D’Ivoire! Ils ont perdu toute crédibilité pour tous les pays du Sud, qui voient maintenant les organisations internationales comme des outils impérialistes pour maintenir l’hégémonie du Nord. Mais ce qui est le plus troublant et révélateur, c’est la proximité idéologique entre Ouattara (le candidat soutenu par l’ONU) et Antony Ward, un britannique et grand patron de l’entreprise Armajaro, dans leur tentative de coup d’État et de déstabilisation économique de la Côte D’Ivoire. Pour comprendre cette situation, il est important de rappeler que l’économie de la Côte D’Ivoire repose principalement sur la production et l’exportation de la fève de cacao, dont le pays est le plus grand exportateur mondial. Déjà en 2002, on avait découvert que la tentative de coup d’État en Côte D’Ivoire avait été largement financée par Antony Ward, en faveur de son entreprise, Armajaro, qui ‘œuvre’ dans les échanges internationaux de ressources premières, principalement dans le sucre, le café et le cacao. Parallèlement, cette crise de 2002 en Côte D’Ivoire avait été marquée par la flambée des cours du cacao et un enrichissement instantané de Ward et de son entreprise. Aujourd’hui, le même scénario se répète : Allasane Ouattara, candidat des forces capitalistes en Côte D’Ivoire, demande aux Ivoiriens de suspendre toute exportation de cacao pour une période d’un mois. Il tente ainsi de déstabiliser l’économie du pays, et de priver Gbagbo de sources de financement national. Cette position de Ouattara démontre son parti-prix en faveur des intérêts étrangers, au dépends des intérêts locaux et de la population ivoirienne. Alors qu’une majorité d’ivoiriens sont déjà accablés par la pauvreté, Ouattara leur offre de limiter leurs entrées fiscales pour une période de 30 jours! La seule annonce de cette requête de Ouattara a fait bondir le prix du cacao sur le marché mondial et a eu comme conséquence un enrichissement instantané de Antony Ward et à sa corporation Armajaro.

Cela fait plus de 3 siècles que l’économie de l’Afrique est dominé par des forces extérieures. Les africains doivent impérativement se défaire de l’emprise de la bourgeoisie mondiale et de l’économie capitaliste. Le système capitaliste actuel repose sur la domination de l’Afrique, pour l’appropriation de ressources premières et de main d’oeuvre à bon marché. Sans cette absurde appropriation des richesses africaines et des peuples du monde, c’est tout le système occidental qui s’effondre. Il est important que les africains réalisent qu’ils financent leur propre asservissement. En cela, dès décembre 2010, nous avions été porté à appuyer Laurent Gbagbo dans sa lutte contre l’impérialisme. Toutefois, notre position reste la même : ni Ouattara, ni Gbagbo, mais le peuple organisé en comités d’actions de délégués révocables. C’est le SEUL moyen d’assurer à long terme une indépendance économique des peuples africains, une représentativité démocratique de TOUS les ivoiriens dans l’appareil politique et à la fois un respect intégral des libertés individuelles.

http://unionrevolte.blogspot.com/2011/01/cote-divoire-comment-on-manipule.html

Crise ivoirienne : Compaoré ne sera pas de la délégation du panel attendu ce lundi

C’est aujourd’hui que le panel des chefs d’Etat Africains chargé de dénouer la crise ivoirienne arrive dans la capitale économique ivoirienne (Abidjan). Le président burkinabè Blaise Compaoré ne fera pas parti de la délégation.

Récusé par la population ivoirienne pour son ingérence dans la crise ivoirienne, le président Burkinabé ne se rendra pas ce lundi en Côte d`Ivoire, où il devait arriver avec les autres membres du panel de présidents africains.

« Le président ne part pas à Abidjan…pour des « raisons de sécurité », indique t on à Ouagadougou.

De nombreux ivoiriens s’étaient depuis plusieurs semaines mobilisé contre la venue de Blaise Compaoré, accusé de soutenir Alassane Ouattara. Ils étaient plus d`un millier rassemblés à cet effet, dimanche soir à l`aéroport d`Abidjan, où le drapeau burkinabè n`avait pas été hissé au côté de ceux des autres pays du panel de présidents africains, pour contester sa visite.

Blaise Compaoré est rentré dimanche soir au Burkina, après avoir participé plus tôt à Nouakchott à une réunion avec les autres membres du panel de l`Union africaine – Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Idriss Deby Itno (Tchad) et Jikaya Kikwete (Tanzanie) – pour étudier des voies de sortie de la crise ivoirienne.

Le panel est censé présenter d`ici le 28 février des solutions pour une sortie de crise définitive dans le pays

Prunelle P

Côte d’Ivoire : Ouverture de la première session de l’Assemblée nationale hier -Les députés s’empoignent

Fini les vacances pour les députés. Après deux mois de repos, ils ont repris hier le chemin de l’hémicycle. A l’occasion de l’ouverture de la première session extraordinaire de l’année 2011 de l’Assemblée nationale. L’examen de la situation post électorale en Côte d’Ivoire, constituait l’ordre du jour. Un sujet qui a soulevé beaucoup de passion et provoqué des éclats de voix entre les élus. A l’origine, le souhait du député Attéby William et de Mme Simone Gbagbo de voir des commissaires du gouvernement venir exposer sur la situation sécuritaire, diplomatique, sociale, économique et financière post électorale du pays. Ce qui n’était pas du goût du député Pdci de Vavoua, une ville encore aux mains des rebelles. «Cette rencontre est inopportune. On ne peut pas faire appel à des membres d’un certain gouvernement, vous avez fait votre choix, nous aussi on a fait notre choix», a répondu Mattoh Joseph, député Pdci de Vavoua. Selon lui, les députés étant en vacances depuis le 16 décembre, pourquoi tenir la session maintenant alors que la crise a éclaté le 5 décembre. A sa suite, certains députés Pdci ont soutenu qu’il y a deux gouvernements. Ils se demandent alors lequel des deux doit aller s’expliquer devant les représentants du peuple. «Nous avons été payés en janvier par l’état de Côte d’Ivoire qui vit. Donc il n’y a pas deux républiques» rétorque le député Attéby. D’autres parlementaires du Pdci souhaitent que leurs collègues absents soient tous présents afin de débattre véritablement du thème inscrit à l’ordre du jour. «Si on nous demande d’appeller tous les collègues ministres, il va y avoir des dissensions»; fait remarquer le député Pdci de Grand Bassam, Jean Michel Moulod. Le député Noutoua Youdé exige, lui, la présence de vrais sachants comme l’ex-président de la CEI, Youssouf Bakayoko. Le député Boa Amoakon Edjampan Thiémelé adhère, pour sa part à la proposition faite par le député Attéby. Parce ce que le pays vit une situation grave. Le parlement poursuit il, ne doit pas agir comme si rien ne se passait. «L’élection concerne l’exécutif, l’Assemblée nationale attend les élections législatives, ne la discréditons pas davantage, faisons preuve de retenue, c’est la loi et la Constitution que nous devons respecter», plaide t-il. L’honorable Dagnogo Drissa, du groupe parlementaire Loyauté s’est indigné que les représentants du peuple n’aient pas été en première ligne pendant cette crise post électorale. Sur les 193 députés que compte le parlement ivoirien, 101 ont répondu présents, 37 se sont excusés et 55 ont brillé par leur absence.

Vincent Deh