Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: février 23, 2011

Prétendue grève de la faim de la présidente du Pda : Olga da Silva doit cesser de jouer au cinéma

Depuis ce lundi, la présidente du Parti démocratique africain (Pda) et directrice générale de l’hôtel Plm Alejo, Olga da Silva, a entamé une prétendue grève de la faim. c’est devant l’Assemblée nationale pour exiger des députés la désignation des Cec et Cea dans le cadre des élections. Cette manière d’amuser la galerie de cette militante-Fcbe est une moquerie pour le peuple béninois.

La présidente du Parti démocratique africain (Pda), Olga da Silva, joue au cinéma. Etendue sur une natte devant l’entrée principale de l’Assemblée nationale, elle déclare à tout le monde qu’elle a enclenché une grève de la faim. Ainsi, elle s’abstient de nourriture de 6 heures à 18 heures, afin que l’opposition parlementaire désigne les membres des Commissions électorales communales (Cec) et des Commissions électorales d’arrondissement (Cea).

Pour le peuple qu’elle croit sauver de l’impasse, elle s’amuse par cette prétendue grève de la faim. Tout d’abord, Olga da Silva a-t-elle cherché à comprendre les mobiles du blocage à l’Assemblée nationale ? Certainement oui. Elle sait très bien que l’opposition a refusé de désigner ses membres dans ces démembrements de la Commission électorale nationale autonome (Cena) parce que selon l’opposition le gouvernement et la Cour constitutionnelle sont en train de comploter contre la démocratie béninoise par l’organisation d’une élection présidentielle tronquée favorable à Boni Yayi. Jusqu’aujourd’hui, la liste électorale n’est pas disponible. La Liste électorale permanente informatisée (Lépi) est taillée sur mesure. Alors, l’opposition n’a-t-elle pas raison de bloquer le processus électoral à l’Assemblée nationale pour que tout soit clair ? En principe, Olga da Silva, si elle aimait véritablement ce pays comme elle le prétend, devrait accompagner l’opposition et les syndicats dans leur lutte contre les manigances qui vont embraser le pays par la tenue d’un scrutin à la solde d’un camp.

Au-delà de tout cela, cette prétendue grève de la faim de la présidente du Parti démocratique africain frise plus le ridicule. Pourquoi n’a-t-elle pas déclenché une grève de la faim pour exiger la libération de Pierre Urbain Dangnivo, le remboursement des spoliés de Icc Services ? Aussi pourquoi n’a t’elle pas demandé la punition des acteurs du Changement impliqués dans les scandales et demander au chef de l’Etat l’arrêt des violations des libertés publiques et démocratiques ? Ces problèmes qui fâchent peuvent faire basculer le pays dans la spirale des violences. Une grève de la faim d’une militante-Fcbe de sa trempe aurait pu amener le président Boni Yayi à revoir sa copie. Le comble est ici est qu’elle est la directrice générale de l’hôtel Plm Alejo où ses collaborateurs accumulent plus de 12 mois d’arriérés de salaires.

Olga da Silva devrait avoir le même comportement pour contraindre le gouvernement à résoudre ce problème social qui traine depuis plusieurs mois.Un proverbe nigérian dit ceci : « Un homme ne court pas derrière les petits rongeurs de buisson quand ses compagnons d’âge courent derrière le gros gibier ». Ceci veut dire que l’on ne s’amuse pas quand il y a des choses sérieuses à faire. Olga da Silva a déjà raté des moments où elle devrait déclencher des grèves crédibles de la faim. Dans ces conditions, elle doit cesser d’amuser la galerie, car le peuple béninois est en pleines réflexions sur la situation actuelle du pays. D’une manière ou d’une autre, cette nouvelle trouvaille des Fcbe pour distraire les Béninois n’aura aucun effet.

Jules YAOVI, 24 h au bénin

BENIN : Bastonnade lors de la marche contre la Lépi – La liste des victimes du régime du Changement s’allonge

La bastonnade des manifestants contre la Lépi lundi dernier a entraîné de nombreux blessés. A la polyclinique où la plupart de ces victimes ont été soignées, plusieurs blessés du fait des gaz lacrymogènes et de la bastonnade ont été dénombrés. Interrogés, certains, les larmes aux yeux, ont dit qu’ils savent enfin ce qu’on appelle l’arbitraire, la dictature, les dérives. D’autres plus colériques, ont laissé entendre leur amertume contre le régime du Changement qui utilise négativement et abusivement les forces de l’ordre contre le peuple. Au fait, si l’on tient compte du fait que lundi dernier des Béninois ont été gazés ou battus alors qu’ils sont sortis massivement pour dire non à la Lépi truquée et à l’exclusion de plus d’un million de personnes de la liste électorale, l’on peut conclure en disant que le liste des victimes du régime du Changement s’est allongée.

En effet, avant la répression des Béninois qui organisaient pourtant une manifestation pacifique contre un instrument électoral d’’exclusion, il y a eu les morts du village de Djidagba dans la commune d’Adja-Ouèrè alors que des paysans manifestaient leur colère contre la mauvaise gestion des URCAR et CAR. Il y a eu aussi la violation répétée des franchises universitaires par les forces de l’ordre sur instruction du pouvoir. Et puis comment ne pas évoquer les interdictions musclées de plusieurs marches de travailleurs, des populations, des députés et des partis politiques. La disparition de Pierre Urbain Dangnivo a été également enregistrée sous le régime du Changement. Autant de faits qui éclaboussent le régime du Changement, un régime qui depuis environ cinq ans, soumet à rudes épreuves, les principes fondamentaux de la démocratie. Ceux-ci, depuis la lugubre période militaro-marxiste, ont espéré ne plus voir des dérives aussi criardes.

ODI

24 h au bénin

Bilan sur les réalisations routières du Changement : Le Msd expose les incohérences de la mouvance présidentielle

Mensonge politique et incohérences. Ce sont là les manipulations relevées avec chiffres à l’appui par le Mouvement pour la sauvegarde de la démocratie (Msd) dans le bilan des réalisations routières du gouvernement de Yayi Boni. C’était hier, jeudi 17 février 2011au cours d’une conférence de presse au siège de l’Union fait la Nation.

Après leur première sortie médiatique le 02 février dernier qui avait pour objectif de mettre à nu les mauvais chiffres communiqués sur les infrastructures réalisées par le régime du Changement, le Msd et le Cercle de réflexion pour la mobilisation autour du président Houngbédji (Crmh) ont exposé à nouveau leurs critiques. Le président du Msd, le professeur François Dègbèlo, a rappelé que les mouvements avait démontré qu’en réalité sur les 414,805 km présentés par le gouvernement dans son bilan, « le gouvernement Kérékou avait déjà négocié et obtenu entièrement le financement de 401,7 km soit un pourcentage de 96,84% et que le régime du Changement n’a négocié et obtenu que le financement de 13,105 km soit un pourcentage de 3,16% ». Les mêmes mouvements, a-t-il poursuivi, avaient demandé sans succès un débat contradictoire avec le ministre des Transports. Mais contre toute réponse, commente-t-il, le gouvernement a préféré publier un autre tableau en confirmant les données arrêtées par le Msd et le Crmh et a comptabilisé dans son bilan des projets tels que Godomey-Pahou, Calavi-Akasato et giratoire de Dassa et ses voies d’accès ; des projets non encore réalisées. Ce nouveau bilan défini par le Changement qui lui a permis de présenter un nouveau chiffre, 764 km et non plus 400 km dont il crédite le gouvernement Kérékou III de 41% et lui-même de 59% est tout à fait impertinent, à en croire le professeur François Dégbèlo. En effet, selon les démonstrations du conférencier principal et de celles de l’ingénieur des travaux publics Jacques Ayadji et du professeur Grégoire Baléro, membres du bureau du Msd, de 2001 à 2006, le gouvernement Kérékou III a fait réaliser 848 km de routes bitumées. Une réalité qui les a poussés à soutenir que le ministre Nicaise Fagnon « a fait à la face du monde l’aveu de son mensonge ». Le Msd qui ne manque par d’expertise en ce qui concerne la réalisation d’infrastructures routières au Bénin, a fait savoir que des corrections ont été apportées au tableau du gouvernement par insertion des 848 km omis et par neutralisation des projets non encore effectifs. Et en prenant en compte les travaux achevés entre 2001 et 2011, lesdits mouvements ont comparé les performances des gouvernements de Kérékou et de Yayi. De cette étude, on peut montrer que 1170,505 km de routes ont été construites dont 99,2% imputés au régime de Kérékou et 0,8% mis à l’actif du Changement car, ont confié les conférenciers, des travaux non achevés n’ont pas été retenus.

La route Akassato-Bohicon toujours au cœur de la polémique

« Dans une publication ( de certains journaux) datant du lundi 14 février 2011, qui fait le point exhaustif des routes dont les financements sont déjà bouclés, le ministre n’a guère inscrit la route Akassato-Bohicon dont les travaux ont été lancés par le chef de l’Etat le 10 février dernier seulement. Cette omission ne donne-t-elle pas raison à l’Honorable Eric Houndété et autres qui persistent et signent que la Chine n’a accordé aucune subvention de 144 milliards de francs à notre pays pour la construction de cette route ? », s’est interrogé François Dègbèlo hier, jeudi. C’est une interrogation qui a consolidé le doute de l’ingénieur des travaux publics, Jacques Ayadji. En effet, ce cadre du ministère des Transports a estimé que l’annonce faite par M. Nicaise Fagnon à la télévision nationale par rapport à l’aide apportée par la Chine dans le cadre de ce projet, sans en informer le cercle des ingénieurs des travaux publics de son département ministériel, fait peu de foi. Il a souligné par ailleurs qu’au cours de la cérémonie du lancement des travaux de la route Akassato-Bohicon, le nom d’aucun entrepreneur n’a été communiqué au public pour donner plus de crédibilité à l’évènement. « Nous ne pouvons pas confirmer que le financement n’existe pas. Mais les conditions montrent que la Chine n’a rien donné », a-t-il ajouté.

Allégresse Sassé, Le matinal

Manifestations en Lybie : Kadhafi ne démissionnera pas…

Dans un discours à la télévision, le chef d’Etat libyen a évoqué un recours à la force.

Manifestement affaibli, Mouammar Kadhafi n’en est pas moins déterminé à rester sur sa ligne. Dans un long discours à la télévision nationale, le chef d’Etat libyen a complètement exclu une éventuelle démission : « si j’étais un simple président j’aurais jeté ma démission à vos faces, mais je vais combattre jusqu’au dernier souffle », a-t-il déclaré, fidèle à sa rhétorique emphatique. »Je ne quitterai pas ce pays, je mourrai en martyr », a-t-il poursuivi.

En costume couleur terre, devant un immeuble en ruines, bombardé en 1986 par l’aviation américaine, Mouammar Kadhafi a eu des mots très durs à l’encontre des manifestants, des « souris » qui « font du mal à la Libye ». Les jeunes manifestants « ont été drogués » par « des manipulateurs étrangers », qui les « envoient à la mort » et incitent les Libyens à « s’entretuer », a fustigé le chef d’Etat. Il a d’ailleurs usé la théorie du complot jusqu’à la corde, se présentant en héros de la révolution, vainqueur des Etats-Unis.

« Attrapez-les, jugez-les, emprisonnez-les »

« Mouammar Kadhafi fait partie de l’histoire de la résistance, de la gloire, de la résistance, ce n’est pas un citoyen ordinaire qu’on va abattre par une simple manifestation », a-t-il souligné, s’exprimant à la troisième personne. Dans la même symbolique, un gros plan sur une main dorée broyant un avion américain a entrecoupé le discours.

Enfin, Mouammar Kadhafi a exhorté les Libyens à « sortir dans les rues » pour s’en prendre aux manifestants, traités de « terroristes ». « Attrapez-les, jugez-les, emprisonnez-les, assurez la sécurité », a-t-il crié. Et d’ajouter, ouvrant la voie à une répression encore plus sanglante : « s’il faut utiliser la force nous l’utiliserons ».

Politicosn.com

Côte d’Ivoire : Fermeture des banques – SGBCI, BICICI: Ouverture au grand public la semaine prochaine

La Banque internationale pour le commerce et l’industrie de Côte d’Ivoire (Bicici) et la Société générale de banque de Côte d’Ivoire (Sgbci) qui sont, depuis jeudi dernier, entrées dans le patrimoine de l’Etat de Côte d’Ivoire à la suite de leur nationalisation décidée par le gouvernement ont, chacune, un nouvel administrateur général par intérim. L’information a été donnée hier par le ministre de l’Economie et des Finances, Désiré Dallo. C’était au cours de sa première conférence de presse qu’il a animée en tant que ministre à son cabinet en fin d’après-midi. Par ces nominations, l’Etat traduit dans les faits, en plus de la possession des locaux, sa pleine autorité sur ces deux établissements de crédit qui ont décidé de fermer au mépris des règles qui régissent la profession bancaire et sans préavis, ni information des épargnants. Outre cette information, le ministre Désiré Dallo a indiqué, concernant ces deux banques nationalisées, que l’état des lieux devant précéder l’ouverture effective de leurs guichets aux épargnants a commencé depuis lundi dernier et devrait se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine. Parce que «c’est une opération très délicate. Il faut accéder à des données informatiques afin d’établir exactement pour chaque client la situation du compte en termes de ressources disponibles et d’engagements. Ce qui exige que nous prenions tout le temps pour pouvoir arriver à une appréciation exacte. Les informaticiens que nous avons commis à la tâche sont en train de travailler et nous pensons que très bientôt, nous aurons des informations fiables afin de reprendre très rapidement le service clientèle, et que les épargnants aient accès à leur argent», a dit l’argentier du gouvernement. Qui insiste sur le fait que cette situation le préoccupe et qu’il en fait une urgence de premier ordre. « Nous faisons tout pour que cette opération se déroule rapidement mais de façon précise pour un meilleur service à la clientèle».

Un audit en vue

Un état des lieux qui se veut exhaustif, notamment au plan informatique, et ce, à l’effet de restaurer toutes les données de la clientèle. Une fois achevé, l’ouverture de ces banques au grand public sera communiquée par voie de presse. Il a cependant fait savoir que depuis hier, la Bicici a été ouverte momentanément pour permettre aux agents d’y accéder afin de percevoir leur salaire. Il en est de même de la Société générale qui a ouvert sous la supervision de l’Inspecteur général des finances, mais l’état des lieux va s’y poursuivre pendant quelques jours encore. En tous les cas, le conférencier assure que ces deux banques devenues étatiques pourront s’ouvrir à nouveau aux épargnants probablement la semaine prochaine. Mais il se veut incisif sur un aspect : «Nous allons aller au-delà de l’appréciation des actifs de ces banques en procédant à un véritable audit». Le ministre Dallo a tenu au cours de cette rencontre avec la presse à rassurer les fonctionnaires et agents de l’Etat ainsi que les militaires dont la solde était en général payée à partir du 22 du mois, que leur paie est imminente, et comme d’habitude, ils recevront leur solde prioritairement dès que les banques nationales commenceront à payer le salaire des fonctionnaires.

 

Salaires: les banques nationales sont prêtes

A ce niveau justement, le directeur général de la Caisse nationale des caisses d’épargne (Cnce), Marcellin Zahoui, a, au nom des autres dirigeants des banques publiques, rassuré tous ceux qui ont désormais leurs comptes domiciliés chez eux sur leur capacité à faire face au flux. « La banque est un métier, et nous le démontrerons dans cette situation. Nous avons pris des dispositions pour payer dans de bonnes conditions ces nouveaux clients. Nous sommes prêts, et vous le verrez ! ». Pour lui, certes, c’est un héritage inattendu que les banques internationales laissent aux banques nationales, mais n’évoluant pas dans leur stratégie à vue, les fonctionnaires et militaires bénéficieront des meilleurs services bancaires. « Nous ferons en sorte que ces fonctionnaires qui sont venus chez nous restent et continuent avec nous », a révélé le porte-parole des banquiers ivoiriens.

Pour tout dire, les dispositions sont prises pour que la semaine prochaine, tous ces agents de l’Etat perçoivent leurs salaire et solde. Ce décalage est dû au fait que la fermeture, notamment de la Sgbci et la Bicici qui cumulent à elles seules plus de 80 000 fonctionnaires, est intervenue à un moment critique, c’est la période de la paie. Il fallait donc s’adapter et c’est ce qui a provoqué ce léger décalage de date.

Relativement aux autres questions liées aux soldes des compensations qui n’ont pu être réglés parce que les banques internationales qui ont fermé ne participaient aux séances de compensation, le ministre Dallo a indiqué que la direction nationale de la Bceao s’attelle à les solutionner rapidement. Il a, par ailleurs, souligné que les deux banques nationalisées que sont la Sgbci et la Bicici ne porteront plus les dénominations actuelles, elles en changeront sous peu dans le cadre de la restructuration à venir du système bancaire ivoirien.

 

Difficultés des entreprises, un souci

Dans ses échanges avec la presse, l’argentier du gouvernement du Premier ministre Aké N’Gbo n’a pas passé sous silence la situation difficile provoquée par la fermeture des banques internationales chez les entreprises privées ayant leurs comptes domiciliés dans leurs livres, et celle que traverse également les employés desdites entreprises en cette fin du mois. « Nous en sommes très préoccupés, mais nous allons doucement pour faire l’état des lieux pour éviter de se tromper. Nous oeuvrons à ce qu’elles (les entreprises, ndlr) sortent le plus tôt possible de cette mauvaise situation ». Pour Désiré Dallo, c’est une exigence pour l’Etat d’y trouver rapidement une solution, car la relance des activités productives et donc de la croissance en dépend. «Le système bancaire est certes perturbé du fait des fermetures, mais la Côte d’Ivoire a des banques publiques capables de le remettre en selle», a dit convaincu le ministre ivoirien de l’Economie et des Finances. N’a-t-il pas lancé à l’endroit de tous que « le gouvernement est soucieux de bâtir un système bancaire viable et crédible, à même de répondre convenablement aux besoins et attentes des populations? ». Aussi a-t-il appelé au calme et à éviter toute attitude de nature à provoquer une panique bancaire. «Les solutions idoines seront trouvées ».

Soulignons que le système bancaire est réduit aujourd’hui à 7 banques, soit 5 d’Etat (Bfa, Bni, Bhci, Cnce, Versus bank) et deux privées, Cofipa et Bridge bank, après la fermeture de 13 banques à capitaux étrangers. Selon le conférencier, après la prise de contrôle de la Bicici et de la Sgbci, d’autres mesures suivront à l’encontre de celles qui ont fermé.  .

 

Brève historique

Le ministre Désiré Dallo a, dans ses propos liminaires, rappelé toutes les péripéties et actes illégaux posés par le conseil des ministres de l’Uemoa depuis sa session extraordinaire tenue en Guinée-Bissau, en violation des textes régissant l’Union, dont le seul objectif était d’écarter le Trésor public ivoirien du système financier de l’Uemoa afin de bloquer le fonctionnement de l’Etat de Côte d’Ivoire et de la rendre totalement incapable d’honorer ses engagements via la Bceao. Objectif qui s’est traduit par la démission forcée de l’Ivoirien Philippe-Henri  Dacoury-Tabley au poste de gouverneur de la Bceao, le 22 janvier dernier, par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, lors de sa 15è session tenue à Bamako. Ainsi qu’à l’isolement de la Côte d’Ivoire du système informatique par le tout nouveau gouverneur par intérim, le Burkinabé Jean-Baptiste Compaoré. Lequel a menacé les banques internationales de sanctions au cas où elles participaient à la compensation sous l’autorité de la direction nationale de Bceao réquisitionnée par les autorités ivoiriennes. La suite, on la connaît…

Gooré Bi Hué, Fraternité matin d’Abidjan

Calixthe Beyala (Ecrivaine française d’origine camerounaise) à propos de la crise ivoirienne : “Laurent Gbagbo est en rupture avec le passé”

L’écrivaine franco-camerounaise, Calixthe Beyala est à l’origine du ralliement des intellectuels africains au peuple ivoirien dans sa guerre de libération contre l’ex-colonisateur français. En visite à Abidjan, elle s’est prêtée aux questions du quotidien ivoirien notre voie.

Notre voie : Au début de la crise ivoirienne en 2002, on ne vous a pas vraiment vue aux côtés du président Laurent Gbagbo. Qu’est-ce qui explique aujourd’hui votre engagement à ses côtés ?

Calixthe Beyala : En 2002, on ne m’a pas vue parce que justement c’était une affaire qui paraissait de prime abord interne à la Côte d’ivoire. Je ne prends jamais partie dans une affaire qui oppose des citoyens entre eux. Ce n’est pas mon problème. Ce sont des frères et je me dis toujours qu’ils trouveront le moyen de s’entendre. Maintenant quand j’ai l’impression et la conviction qu’il y a des ingérences étrangères tendant à déstabiliser un pays, j’essaie de voler au secours de ce pays-là. Je tiens à préciser une chose, il aurait pu s’agir d’une personne autre que le président Gbagbo qui serait dans cette posture, j’aurais eu la même attitude. Car, je défends le panafricanisme. Je défends l’autonomie de l’Afrique, son indépendance, sa souveraineté et le respect de son peuple. Si ce n’est pas le cas, je n’ai pas le devoir en tant qu’intellectuel d’origine africaine d’intervenir.

N.V. : Laurent Gbagbo incarnerait-il, selon vous, le chef de file de cette nouvelle façon de penser en Afrique ?

C.B. : Je ne dirais pas de penser, mais de faire de la politique. Il incarne une nouvelle manière de faire de la politique en Afrique. Une nouvelle manière d’entretenir des rapports avec l’ex-colonisateur français, de mettre une ligne de démarcation entre ce qu’on doit faire ensemble et ce qu’on ne doit pas faire ensemble. Par exemple, on ne peut pas faire les élections avec la France, ce n’est pas possible. Les élections font partie des prérogatives qui ne regardent que les Ivoiriens et l’Etat ivoirien, et personne d’autre. Il est tout à fait évident que le président ivoirien (Laurent Gbagbo) est en rupture avec le passé, tout ce qui est soumission, obéissance qu’ont témoigné jusqu’à présent nos dirigeants africains vis-à-vis de l’occident. Il est un homme libre. Il est un homme indépendant. C’est un homme qui a envie de diriger son peuple en préservant ses intérêts. Il n’est pas là d’abord pour servir les autres. Or jusqu’à présent, nous assistions à cette manie des chefs d’Etat africains de servir d’abord l’occident avant de servir leur peuple, à être sous les ordres, à prendre les ordres ailleurs, et non à consulter leur peuple et à voir ce qui est bon ou pas pour leur peuple.

N.V. : Quelle conception aviez-vous de la crise ivoirienne depuis l’Europe ?
C.B. : Je n’ai pas attendu d’arriver à Abidjan pour comprendre ce qui se passait. Vous savez quand on voit l’Occident soutenir un candidat africain contre un autre africain, c’est qu’il y a anguille sous roche. C’est qu’il y a problème. C’est qu’il y a des intérêts mafieux qui doivent circuler. Surtout quand on voit des élections qui intéressent le monde entier, une grande première en Afrique. Quand j’ai vu la prise de position de mon président, Nicolas Sarkozy, intimant l’ordre au président Gbagbo et à sa famille de partir dans 3 jours, ainsi qu’Obama et l’ONU donnant des ordres au président Laurent Gbagbo, j’ai trouvé cela totalement anormal. Il s’agit d’une crise postélectorale. Et les crises postélectorales on en a eues dans le monde entier. Si on devait prendre des sanctions économiques chaque fois qu’il y a des contentieux électoraux dans un pays, on serait en permanence en guerre sur la terre entière. C’est dire que tout cela n’est pas vrai. J’ai immédiatement compris qu’il s’agissait plutôt d’autres types d’intérêts. Et comme Laurent Gbagbo est un panafricaniste, il était de mon devoir d’intervenir. Mon arrivée en Côte d’Ivoire n’a fait que conforter la position que j’avais déjà depuis l’Europe. Malgré le désir d’ailleurs de l’étouffer, de le piétiner, de l’étrangler, de le mettre presqu’à genoux, voire de l’ensevelir, le pays est debout. Et le peuple ivoirien est fier. Il suit son président qui prend d’excellentes mesures. Comme par exemple, celle de la nationalisation des banques qui font le jeu de l’Occident. En principe, les banquiers ne sont pas là pour faire la politique. Face à cette attitude quelque peu perplexe, on peut se demander ce que cache la Côte d’Ivoire ? Est-ce que le pétrole signalé est dans les quantités qu’ils nous disent ? Je pense que c’est bien plus que ça. Est-ce que toutes les ressources signalées correspondent à la réalité ? Je pense que non. A mon avis, le pays doit foisonner de richesses extraordinaires. Et ils ont besoin d’un homme qui va leur donner tout ça sans payer grand-chose comme d’habitude.

N.V. : Où en est-on avec l’appel que vous aviez lancé aux intellectuels africains dans le cadre de la crise que vit la Côte d’Ivoire ?

C.B. : Tous les intellectuels africains aujourd’hui sont ralliés à cette cause. C’est la première fois qu’on voit pratiquement tous les intellectuels africains sur la même longueur d’onde. Je n’en vois pas un seul qui soit contre la position prise par le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire. On parle tous d’une voix. Même les plus timides comme Gaston Kelman, ont pris leur plume pour dire que ce n’est pas normal, qu’il faut que la souveraineté de la Côte d’Ivoire soit respectée, le peuple de Côte d’Ivoire soit respecté, qu’il n’y ait pas de guerre. Et que finalement, il est temps que ce pays prenne son indépendance financière. Peut-être que c’est le destin qui voulait que les adversaires de la Côte d’Ivoire prennent des décisions malheureuses pour eux-mêmes, par exemple, en fermant les banques. Aujourd’hui, elles sont nationalisées et c’est tant mieux pour les Ivoiriens.

N.V. : Et pourtant il y a encore des ivoiriens et des africains qui soutiennent l’ingérence de certaines puissances occidentales dans la crise ivoirienne…

C.B. : Je n’en connais pas vraiment autour de moi. Mais, vous savez au fur et à mesure que les choses avancent les gens se désengagent d’Alassane Dramane Ouattara pour se joindre au combat pour l’indépendance politique et économique de la Côte d’Ivoire. Parce que pour moi, tous ceux qui aiment leur pays doivent dire non aux ingérences des puissances occidentales dans les affaires de leur pays. Ceci étant, il ne faut pas parler des journalistes et de certaines personnes qui adoptent des postures pour préserver leur emploi.

N.V. : Que pensez-vous des chefs d’Etat qui sont d’accord avec les ingérences de l’Occident dans la crise ivoirienne, notamment le Nigerian Jonathan Goodluck ?

C.B. : Ils ne sont pas seulement d’accord avec ce qui se passe en Côte d’Ivoire, ils sont d’accord avec tout ce qui se passe en Afrique. Ce sont des Chefs d’Etat sous les ordres de l’Occident. A partir de ce moment, ce ne sont pas des hommes libres. Ce sont des chefs d’Etat qui n’ont aucune vision à court, à moyen et à long terme pour leurs peuples. Ils sont là pour eux-mêmes, pour une espèce de gloire éphémère. Parce que tout cela va passer. Et les gens comme Jonathan Goodluck vont passer. L’histoire ne retiendra pas son nom. On l’aura oublié une fois qu’il aura fini son mandat. Je veux dire qu’il y a des gens qui n’ont pas d’amplitude. Laurent Gbagbo en a. Il a l’amplitude du courage. Il faut être un grand homme pour dire non.

N.V. : Contrairement à ce que vous dites ces chefs d’Etat mènent des actions qui font que la Côte d’Ivoire connaît des difficultés en ce moment…

C.B. : Ils ont le pouvoir que leur donnent leurs maîtres occidentaux. Ils n’ont donc pas de pouvoir en tant que tel. Parce qu’avoir le pouvoir, c’est de pouvoir décider pour soi de ce qui est bon ou de ce qui est mal. C’est de la prébende qu’ils font. C’est tout simplement médiocre. On n’appelle pas ça avoir des pouvoirs. Ceci dit, ce ne sont pas tous les chefs d’Etat africains qui se comportent de la sorte. Sinon la Côte d’Ivoire serait déjà rentrée en guerre. Il y a aussi des chefs d’Etat en Afrique centrale et en Afrique australe qui ont refusé d’obéir servilement à l’Occident. Ils ont dit clairement qu’il n’est pas question de faire la guerre en Côte d’Ivoire. Par ailleurs, les Ivoiriens doivent accepter de faire des sacrifices et vivre ces quelques moments de difficulté qui au bout du compte vont aboutir à leur indépendance véritable. Nous, les Camerounais, nous vous envions. Parce que nous aurions aimé vivre une pareille situation pour nous libérer totalement du passé, de l’oppression, de l’esclavage, du néocolonialisme. Le peuple ivoirien a là une belle occasion. Qu’il en profite. Ce qui se passe actuellement est un épiphénomène. Que la Côte d’Ivoire sorte de l’UEMOA, ce n’est rien du tout. D’autant plus que c’est elle qui porte l’UEMOA. Si la Côte d’Ivoire quitte la zone franc, cette monnaie n’aura plus de valeur. Il ne faut pas inverser les choses. Ils veulent agir sur le moral des Ivoiriens. Quand ils ont dit qu’ils fermaient les banques pour donner un coup de pouce à leurs alliés, ils n’ont jamais pensé que le président Gbagbo allait les nationaliser. Ils ont joué au poker. Mais quand on joue au poker, on gagne ou on perd. Et ils ont perdu. C’est pareil pour l’ONU, les Ivoiriens doivent se débarrasser du complexe de cette institution que le Général de Gaulle qualifiait de machin. Ce n’est pas l’ONU qui donne à manger aux Ivoiriens et donc que les gens ne se laissent plus impressionner par cette espèce de nébuleuse dont on ignore vraiment l’utilité. A quoi a servi jusque-là l’ONU en Afrique ? L’ONU a servi a tué tous les libérateurs de l’Afrique. L’ONU a été complice de tous les coups fourrés, de toutes les méchancetés contre le peuple africain. L’ONU est un organe dominé par la CIA. C’est l’ONU et la CIA qui ont tué Patrice Lumumba.

N.V. : Qu’attendez-vous du panel des chefs d’Etat qui va plancher sur la crise ivoirienne ?
C.B. : Je sais que très souvent, ils sont habités par la sagesse. Et donc j’espère qu’après les décisions qu’ils vont prendre tout va rentrer dans l’ordre. Mais, j’espère vraiment que la Côte d’Ivoire ne reculera pas dans la prise de son indépendance financière. J’espère, quoiqu’ils décident, que la Côte d’Ivoire continuera d’aller de l’avant. Parce qu’en fait, toutes ces menaces, ce sont des chantages.

Interview réalisée par Sérikpa Benson, notre voie

La bande des 5 : Ali Bongo, Sassou Nguesso Paul Biya, Idriss Deby, Bozizé. Dégagez !

Mes chers frères, mes chères sœurs d’Afrique centrale! N’ayons pas peur de bouter les dictateurs et des imposteurs. Y compris leurs suppôts comme ces pauvres étudiants Gabonais qui jurent selon Ali Bongo et qui font la filature à d’autres dans les pays occidentaux pour le seul motif de vouloir le changement. ET je vous dis à nouveau qu’au Gabon par exemple, le changement c’est avec André Mba Obame. Certains jeunes pro-Ali Bongo, n’ont rien compris. Ils ont le cœur sur du beur. Je repère qu’ils n’ont rien compris. Les dictateurs d’Afrique centrale ou la bande des 5, doivent partir.

En ce qui concerne l’Afrique centrale francophone dont les dirigeants français piétinent tous les greniers en affamant les travailleurs, les bons étudiants de Libreville, de Yaoundé, de Brazzaville, de Bangui de Djamena d’aller au changement. Les autres changent et pourquoi pas nous? Réveillons-nous chers frères et sœurs. Les élections décidées par des dictateurs, il n’y a aucun résultat demain. C’est maintenant qu’il va falloir les chasser, n’en déplaise aux jeunes louveteaux qui mangent avec des dictateurs.

Pendant 50 ans, nous avons nourris et nous continuons à nourrir les autres. Incarnons les valeurs du refus et non du béni-oui-oui.

Les dictateurs ont des plans reçus de leurs maîtres! Ils veulent un autre cinquantenaire de colonisation de servitude et de pillages des ressources d’Afrique centrale. Tous les peuples ont droit à la liberté. On nous a beaucoup freinés pour aller passer du temps à l’église, alors que Dieu nous a tout donné. L’eau, le soleil, La nourriture les richesses mais cueillies par d’autres.
C’est maintenant qu’il faut parler aux dictateurs, le langage de la vérité.

C’est maintenant qu’il faut refuser la dictature,

C’est maintenant qu’il faut penser l’après pétrole.

C’est maintenant qu’il faut refuser le franc CFA, la monnaie de la servitude.
C’est maintenant qu’il faut dire aux autres que l’Afrique centrale doit rester unie pour mener ensemble le combat de la liberté.

C’est maintenant qu’il faut refuser les armées étrangères à Libreville, Brazzaville, Djamena, Yaoundé, Bangui.

C’est maintenant qu’il faut refuser du militarisme inutile lorsqu’on sait que toutes les crises en politique et militaires en Afrique centrale sont organisées et managées par la France.
Cuba n’a pas de pétrole, n’a pas des matières premières. Mais Cuba vit dans la dignité.
Pourquoi alors les Africains du centre doivent-ils vivre comme des mendiants en ayant des maîtres alors que l’Afrique centrale est plus riche que d’autres pays européens?

Pourquoi notre industrie n’est pas développée? Mais curieusement, on assiste on contemple l’horizon pendant que nos matière premières enrichissent les autres
Jacques Chirac, l’ancien président Français a dit un jour que l’argent que nous avons dans les poches en France, une grande partie vient d’Afrique et particulièrement du Gabon, du Congo Brazzaville et du Cameroun et curieusement on dort encore dans des maisons en planches éclatées. Homme, femme d’Afrique centrale. Tu te désoles en suivant des dictateurs. Il faut combattre pour la liberté.

Je regrette une seule chose.

Quelle différence existe-t-il entre un Gabonais et un congolais?

UN camerounais et un Tchadien?

Nous ne sommes pas unis. S’unir, ce n’est pas la flatterie comme pensent d’autres. S’unir ce n’est pas adorer quelqu’un. S’unir devant un même idéal pour le combat de la liberté.
Nous ne vivons pas. Nous vivotons. Ensuite nous ne sommes pas libres. Il faut que les jeunes le sachent. Mais comme certains jeunes suivent la cadence des pas des dictateurs. Il ne faut pas que nous puissions gaspiller les 50 autres années de nos petits fils. Cela est un crime.
Donnons-nous la main et unissions-nous autour d’un même idéal, la liberté, toujours la liberté.

Liberté! Nous la voulons, ici et maintenant en boutant tous les dictateurs du Gabon, du Congo Brazzaville, Du Cameroun, du Tchad, de la RCA.

Gervais Mboumba, militant des droits de l’homme

Une révolution sénégalaise est-elle possible ?

Différents éléments laissent à penser que le Sénégal pourrait entrer à son tour dans le défilé des pays en révolution. En effet, la semaine dernière, un homme s’est immolé par leu feu devant le palais présidentiel de Dakar. Des affrontements entre l’armée et les rebelles ont ensuite eu lieu ce weekend et de nombreux sénégalais se déclarent prêts à s’immoler à leur tour.

Oumar Bokou serait-il le nouveau Mohamed Bouazizi, symbole de la révolution du jasmin qui avait éclaté suite à son immolation par le feu ? Plusieurs éléments expliquent que cet ancien militaire, qui s’est immolé vendredi dernier devant la palais du président Abdoulaye Wade pour protester contre des salaires ridicules et la répression du régime, pourrait devenir un martyr du peuple sénégalais.

La situation d’Oumar Bokou a touché de nombreux sénégalais qui se sentent solidaires de l’ancien soldat. D’après une source du site pressafrik.com, plusieurs autres personnes, dont deux femmes, seraient prêtes à s’immoler par le feu à leur tour. Toujours d’après le journal, les sénégalais sont « très remontés contre le gouvernement, surtout le président de la République, son Premier ministre et le ministre des finances ».

Une marche de protestation aurait été prévue mais elle aurait été annulée, provoquant ainsi le geste désespéré de Oumar Bokou. D’après le porte parole de l’association National des invalides et veuves militaires du Sénégal, « il y en a qui ont avec eux leurs bouteilles d’essence et leurs allumettes prêts à s’immoler ».

Par ailleurs, une attaque en Casamance a eu lieu se weekend, tuant 3 soldats et blessant 6 autres. Ce regain de violence des indépendantistes de Casamance n’est pas un bon signe pour le pouvoir de Wade tant les affaires sont liées. D’une part, les indépendantistes gonflent les rangs des mécontents et des révoltés contre le régime et d’autre part la population supporte de plus en plus mal le contexte avec la Casamance et le renouveau des conflits pourrait exacerber la grogne populaire.

Si la situation sénégalaise n’est pas comparable avec celle de la Tunisie, ni même de l’Egypte, on peut tout de même se demander, dans une période révolutionnaire inouïe, si le peuple sénégalais ne va pas surfer à son tour sur la vague insurrectionnelle et chasser son président, Abdoulaye Wade.

24heuresactu.com

Pédophilie à Pikine: Un maitre coranique abuse de ses talibés

Encore un maitre coranique dans de sales draps, pour abus sexuels sur ses talibés. Ça se passe dans une école coranique sise Pikine Icotaf. Abdoulaye Thiam plus connu sous le sobriquet de Serigne a vraiment franchi le Rubicon en abusant sexuellement de ses deux talibés A. F et O. Mb. Th tous deux âgés de 11 ans. Les faits selon l’enquête de police ont eu lieu le 21 décembre dernier aux environs de 17 heures 30mn.

Selon les victimes, le marabout a profité du calme qui régnait dans ce dara pour les invités dans sa chambre. «Vers 17 heures, heure à laquelle nous avons l’habitude de descendre, Serigne nous a demandées moi et O. Mb. Th de rester parqu’il allait nous enseigner d’autres versets du coran. Il a par la suite dit aux autres camarades de partir. C’est ainsi qu’il nous a invités dans sa chambre », a narré A. F devant les enquêteurs.

Ignorant jusque là les motifs de cette invitation, les jeunes garçons révèlent l’avoir rejoint sans piper mot. «Il a fermé la porte avant de nous demander de nous déshabiller, sous la menace d’un fouet qu’il tenait dans sa main », a expliqué O.Mb. Th qui a ajouté «qu’il a pris nos organes pour jouer avec, puis il s’est couché sur nos fesses avant de faire des attouchements sexuels ». Et son camarade A.F de renchérir: « avant de nous laisser partir, il nous a filmés nu avec son téléphone portable».

Après son sale boulot, les deux victimes qui ont aussitôt regagné leur domicile n’ont pas attendu de midi à quatorze heures pour informer leurs parents de ce qu’ils venaient de subir. Après une plainte des parents des victimes au commissariat de Pikine, le mis en cause a été placé en garde à vu.

Au terme de son audition, il a nié sur toute la ligne les accusations de ses disciples. Pour se défendre le maitre coranique avoue pour sa part que c’est un complot monté de toutes pièces par les mamans de ces derniers qui avaient juré de faire sa peau suite à un différend né sur le non payement de la mensualité de leurs enfants.

« Ces dames sont animés d’une réelle intention de me nuire parce que j’ai renvoyé depuis deux mois leurs progénitures pour défaut de payement de la mensualité » a soutenu le mis qui ajoute qu’il n’a jamais enseigné les enfants chez lui comme l’on dit les enfants. Mieux il a laissé entendre qu’aucun de ses talibés n’est resté dans son «darra » au-delà de 17 heures. Parlant de photos trouvées dans son portable, le religieux a soutenu qu’il lui arrivait de photographier les enfants mais d’après lui, c’est pour identifier les appels téléphoniques de chaque parent d’élèves. Cependant face à la persistance des victimes, les explications de Serigne n’ont pas pu convaincre la police qui l’a déféré devant le procureur. Aux dernières nouvelles, nous apprenons de sources proches du dossier que le prévenu sera jugé le 8 mars en chambre des conseils. C’est-à-dire à huit clôt.

BITIMREW.NET