Le Blog de Aymard

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Prétendue grève de la faim de la présidente du Pda : Olga da Silva doit cesser de jouer au cinéma

Depuis ce lundi, la présidente du Parti démocratique africain (Pda) et directrice générale de l’hôtel Plm Alejo, Olga da Silva, a entamé une prétendue grève de la faim. c’est devant l’Assemblée nationale pour exiger des députés la désignation des Cec et Cea dans le cadre des élections. Cette manière d’amuser la galerie de cette militante-Fcbe est une moquerie pour le peuple béninois.

La présidente du Parti démocratique africain (Pda), Olga da Silva, joue au cinéma. Etendue sur une natte devant l’entrée principale de l’Assemblée nationale, elle déclare à tout le monde qu’elle a enclenché une grève de la faim. Ainsi, elle s’abstient de nourriture de 6 heures à 18 heures, afin que l’opposition parlementaire désigne les membres des Commissions électorales communales (Cec) et des Commissions électorales d’arrondissement (Cea).

Pour le peuple qu’elle croit sauver de l’impasse, elle s’amuse par cette prétendue grève de la faim. Tout d’abord, Olga da Silva a-t-elle cherché à comprendre les mobiles du blocage à l’Assemblée nationale ? Certainement oui. Elle sait très bien que l’opposition a refusé de désigner ses membres dans ces démembrements de la Commission électorale nationale autonome (Cena) parce que selon l’opposition le gouvernement et la Cour constitutionnelle sont en train de comploter contre la démocratie béninoise par l’organisation d’une élection présidentielle tronquée favorable à Boni Yayi. Jusqu’aujourd’hui, la liste électorale n’est pas disponible. La Liste électorale permanente informatisée (Lépi) est taillée sur mesure. Alors, l’opposition n’a-t-elle pas raison de bloquer le processus électoral à l’Assemblée nationale pour que tout soit clair ? En principe, Olga da Silva, si elle aimait véritablement ce pays comme elle le prétend, devrait accompagner l’opposition et les syndicats dans leur lutte contre les manigances qui vont embraser le pays par la tenue d’un scrutin à la solde d’un camp.

Au-delà de tout cela, cette prétendue grève de la faim de la présidente du Parti démocratique africain frise plus le ridicule. Pourquoi n’a-t-elle pas déclenché une grève de la faim pour exiger la libération de Pierre Urbain Dangnivo, le remboursement des spoliés de Icc Services ? Aussi pourquoi n’a t’elle pas demandé la punition des acteurs du Changement impliqués dans les scandales et demander au chef de l’Etat l’arrêt des violations des libertés publiques et démocratiques ? Ces problèmes qui fâchent peuvent faire basculer le pays dans la spirale des violences. Une grève de la faim d’une militante-Fcbe de sa trempe aurait pu amener le président Boni Yayi à revoir sa copie. Le comble est ici est qu’elle est la directrice générale de l’hôtel Plm Alejo où ses collaborateurs accumulent plus de 12 mois d’arriérés de salaires.

Olga da Silva devrait avoir le même comportement pour contraindre le gouvernement à résoudre ce problème social qui traine depuis plusieurs mois.Un proverbe nigérian dit ceci : « Un homme ne court pas derrière les petits rongeurs de buisson quand ses compagnons d’âge courent derrière le gros gibier ». Ceci veut dire que l’on ne s’amuse pas quand il y a des choses sérieuses à faire. Olga da Silva a déjà raté des moments où elle devrait déclencher des grèves crédibles de la faim. Dans ces conditions, elle doit cesser d’amuser la galerie, car le peuple béninois est en pleines réflexions sur la situation actuelle du pays. D’une manière ou d’une autre, cette nouvelle trouvaille des Fcbe pour distraire les Béninois n’aura aucun effet.

Jules YAOVI, 24 h au bénin

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