Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: février 24, 2011

BENIN : Insulte à l’empereur…

Le code de lèse-Boni s’est enrichi d’une nouvelle infraction à l’occasion de la campagne électorale : interdiction formelle de critiquer le bilan du régime du Changement sur des supports de communication. La fatwa de la Haute autorité de l’audiovisuelle et de la communication sur le sujet est catégorique : arrachage systématique et immédiat de toutes les affiches critiquant la gestion de Yayi. Une légitimation à postériori des actes de vandalisme de la soldatesque aux ordres commise à des opérations nocturnes de destruction des affiches du candidat de l’Union fait la nation. Le procédé donne un aperçu suffisant sur le mode opératoire du régime depuis son avènement : agir d’abord avant de courir après les mécanismes de légalisation. Parce que le prince ne supporte plus de voir étaler les tares de sa gestion sur des pancartes géantes, on n’a pas hésité à souiller encore une fois l’armée nationale en l’envoyant faire le sale boulot. Ce n’est qu’après qu’intervient l’onction institutionnelle à travers la décision de la Haac.

A propos de l’infraction elle-même ; l’évocation des scandales et des ratés du quinquennat sur la place publique. Certainement que les éminents conseillers de la Haac ne se limiteraient pas seulement aux affiches de rue. Pourquoi pas des mesures spéciales à l’endroit de tous les autres canaux de diffusion en l’occurrence les médias ? En supposant que ce qui est interdit à une catégorie de support communicationnel devrait l’être pour tous les autres. Interdire par exemple aux journaux, radios, télévisions de relayés des points négatifs de l’action du gouvernement Yayi depuis avril 2006. En d’autres termes, une campagne présidentielle sans bilan du sortant. S’étonner du fait que le chef de l’Etat ait reçu en audience des escrocs, faux placeurs d’argent, officiant depuis plusieurs années sous la couverture officielle de l’Etat béninois, serait donc une pratique déloyale. De même que serait une injure l’évocation des dépenses extrabudgétaires, des exonérations fantaisistes au profit de courtisans, des attributions de marchés gré à gré à des militants, de la mise à mal du dialogue social, du terrorisme administratif sur les opérateurs économiques jugés proches des opposants. Que resterait-il de la compétition si on devrait exclure le débat sur le bilan des 5 dernières années ? Voilà qu’il est impossible de songer à des échanges sur d’éventuelles propositions croisées puisque le docteur-président n’en a pas publiquement exposé avant la campagne comme l’ont fait presque tous ces autres concurrents. Juste l’exhibition d’une valise de prospérité restée fermée pendant tout son mandat. A moins pour la Haac de donner acte aux Béninois que tout ce qui a été fait sous Yayi pendant 5 ans est tellement abject qu’en parler en public ne peut que heurter la morale et la conscience collective.

Si ce n’est à l’occasion de la campagne électorale, quand est-ce que les émergents répondront de leurs précédentes promesses de croissance à deux chiffres, d’industrialisation tous azimuts, de révolution agricole, de lutte contre la corruption ? Surtout que le docteur-président s’est refusé de rendre public son nouveau contrat avec ses compatriotes en cas de réélection. Pendant ce temps ses prétentions démagogiques ne rencontrent aucune tentative d’étouffement. Il peut, lui, étaler des performances ronflantes par plusieurs canaux de propagande sans risquer de se faire rappeler à l’ordre. C’est le seul dont les caprices s’imposent à tous. Vraiment, le seul. Pas même la majorité parlementaire à qui la Cour constitutionnelle a définitivement mis une sourdine après plusieurs décisions. Intolérance zéro également pour les exclus du processus électoral confrontés à la répression policière à chaque fois que l’envie leur prend de revendiquer leur droit de vote.

Oubliez tout jusqu’à vos deniers emportés par Icc-Services !!!

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

Campagne de la honte : esprit de violation

On ne devrait pas permettre au candidat à la fonction présidentielle -encore en poste– quel qu’il soit et dans le cas d’espèce, Boni Yayi, de continuer à présider, en sa qualité de président de la République, les cérémonies de pose de premières pierres. A deux semaines voire à une semaine du premier tour de scrutin! Pour inaugurer les marchés et les constructions de routes, comme cela a été le cas, la ces semaines dernières sur l’ensemble du territoire, du nord au sud et de l’est à l’ouest. Que d’emblée, celui qui veut assimiler une telle récrimination aux «grognes» de l’opposition le fasse pour se mettre à l’aise. Sans chercher à perturber les bonnes gens, sincères, épris de vérité et soucieux de la bonne marche de notre pays vers le progrès social. Ceux qui connaissent et qui ont suivi notre parcours, depuis deux décennies que durent l’aventure démocratique au Bénin et notre pratique professionnelle dans les medias, les gens de l’opposition en tête –hier au pouvoir- devraient savoir et témoigner pour nous, contre ce raccourci d’accusation facile.

Cela dit, une telle permission- disions-nous- accordée au candidat du pouvoir, même si elle émanait de la loi, relève de la politique du deux poids, deux mesures. Et indique à suffisance l’insuffisance ou l’exagération de la Loi fondamentale adoptée en décembre 1990. En tout cas, l’inadéquation de la Constitution avec les vrais enjeux de l’état de droit voulu par le peuple est avérée. Entre autres, l’usage qui est fait de l’article 68, la déclaration des biens et en aval la reddition des comptes –dispositions anodines mais très importantes- restent vagues dans leur application. La vérification de la conformité du quantum des frais de campagne à la prescription de la loi sont lettres mortes. Personne, en tout cas, du Bénin profond ne sait vraiment pas grand-chose de l’aboutissement de ces procédures. Pour autant qu’elles soient ouvertes.

Dans une situation juridico-politique où la Cour constitutionnelle saisie a donné raison à Feu le président Maurice I. Kouandété, le gouvernement du président Nicéphore D. Soglo –en 1995, si nos souvenirs sont bons- n’a jamais été appliquée, donc pas respectée sous Hercule. Il aura fallu l’arrivée au pouvoir du Kaméléon, son cousin, pour que le plaignant trouve grâce aux yeux du garant de notre Constitution.

On se rappelle les nombreuses réserves formulées en son temps par des formations politiques telles que l’ADP, l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès; le Parti communiste du Bénin (PCB), parti de référence pourtant admis en matière de luttes de libération y avait porté aussi ses réserves. Peut-être, à son habitude, avec beaucoup de véhémence.

Dans le processus de son adoption, par voie référendaire, certaines entités politiques et de la société civile avaient accueilli l’acte constitutionnel en le frappant de la consigne du «Oui, mais…» passée à leurs militants.

En beaucoup de points, finalement, le texte fondamental n’est qu’un ramassis d’idées mal coordonnées qui ne tiennent pas suffisamment compte de la réelle aspiration des populations. Sa mise en œuvre relativement paisible, en vingt ans d’exercice, relève plus du mérite, de la maturité et de l’esprit de discipline des populations que d’une quelconque cohérence du travail abattu lors de sa rédaction par ses «pères fondateurs».

Deux paramètres ont lourdement influé sur la qualité de la Loi fondamentale de décembre 1990.

D’une part, le contexte de l’adoption dudit texte en est pour beaucoup dans ces ratés attaquables avec le recul et critiquables comme toutes œuvres humaines. En son temps, on se souvient qu’il fallait vite faire pour «décharger» Feu Mgr Isidore de Souza de son lourd «fardeau républicain» endossé dans l’intérêt de son pays. Selon nos sources, sans l’onction véritable du Saint Siège. Malgré les imperfections dénoncées, le prélat a foncé droit devant en militant activement pour le passage en force de la Loi, lequel passage en force lui a réussi.

D’autre part, l’audience des «pères fondateurs» a pesé sur la qualité de la Constitution béninoise. Les acteurs sociopolitiques de l’époque et le pays entier ont accordé trop de confiance aux éléments du pouvoir constituant qui ont pondu le texte, comme s’ils avaient la science infuse pour ne pas se tromper. Ces derniers ne sont plus à présenter mais il demeure que ce sont des êtres humains perfectibles. Surtout si, comme on le sait, ils ont amplement repris pour nous des normes et dispositions des Constitutions d’autres systèmes de valeurs provenant d’autres cultures. Après vingt ans de pratique de notre Constitution, il urgeait de marquer une pause en vue d’un toilettage du texte fondamental. Récemment, des voix s’étaient élevées pour exprimer la volonté d’adapter le texte constitutionnel au goût du jour et en profiter pour le modifier dans l’intérêt du pays. Tous en conviennent. Mais il reste à sauter le pas. En attendant d’y arriver, biens des esprits malins tapis parmi nous peuvent allègrement violer leur serment en allant, en semaine, délibérer au nom de la République en leur qualité de Conseillers d’institutions républicaines, pour ensuite aller battre campagne le weekend, prenant ainsi position pour les uns contre les autres. Faisant fi du principe basique de l’obligation de réserves. Le dernier cas en date est celui de l’inénarrable président de l’auguste Cour constitutionnelle. Robert Dossou aura été, en tout cas de mémoire de citoyen, le premier responsable de cette institution à venir –déjà- parler d’une décision de sa juridiction sans pouvoir aller au fond de la question. Or, précisément, le sujet suscitant la levée de boucliers,  il est attendu, à son sujet, un ou des débats contradictoires équilibrés qui mettent aux prises un aréopage d’invités tenant compte des opinions en présence. Me Robert Dossou, juriste de haut rang, aurait-il pu prendre part à un tel plateau? Si oui, il faudra exiger de lui de revenir au galop afin que justice soit rendue. Si, non,  inutile d’invoquer la Constitution pour se débiner. Le fait est là, l’homme a  délibérément bravé les interdits qu’il mérite le châtiment de l’exposition aux débats à plusieurs contradicteurs. Pour que cela lui apprenne à vivre.

Emmanuel S. Tachin

source : LNT

Crise politique au Bénin : Le silence coupable de la communauté internationale

Face à la crise politique qui secoue le Bénin, la communauté internationale est muette. On se pose la question de savoir s’il faut qu’on soit à la hauteur de la situation en Côte d’Ivoire, avant qu’elle ne réagisse.

Y-a-t-il une communauté internationale au Bénin ? C’est la question que beaucoup de Béninois se posent actuellement. L’Union européenne, le Programme des nations unies pour le développement (Pnud), les ambassades et les organismes internationaux ont gardé le silence sur la crise béninoise. Aucune rencontre officielle n’a été initiée ni en direction de l’opposition, ni en direction de la mouvance, quand bien même la tension monte de manière exponentielle. Or, cette communauté internationale est en grande partie responsable de la situation actuelle. Elle finançait le processus de réalisation de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), malgré les dérives de la Commission politique de supervision (Cps/Lépi) et de la Mission indépendante de recensement électoral approfondi (Mirena). De la cartographie censitaire aux opérations biométriques, les syndicats, la Société civile, la classe politique et le peuple dénonçaient les irrégularités du processus. Et pourtant, le Pnud, la Commission européenne et plusieurs autres organismes internationaux accordaient des financements à la structure de Nassirou Arifari Bako. Aujourd’hui, les réalités sont là et têtues. Exclusion des milliers de Béninois de la liste électorale, disparitions mystérieuses des identités de plusieurs personnes enrôlées et de nombreuses irrégularités sur la liste déposée à la Commission électorale nationale autonome (Cena), sont les problèmes d’actualités au Bénin. Les élections du 06 mars prochain auront-elles lieu ? Question. C’est dire que le processus électoral au Bénin est dans l’impasse avec ses conséquences sur la démocratie et la paix au Bénin.

Que faire pour une bonne sortie de crise ? La communauté internationale, pour avoir cautionné le mal, doit répondre à cette question et rassurer les populations béninoises. Dans le cas contraire, on dira sans ambages qu’elle pousse le Bénin et sa démocratie dans le feu. Ceci se comprend dans la mesure où l’on dirait que l’Occident encourage les tensions dans les pays africains pour venir jouer après aux sapeurs pompiers. Le cas de la Côte d’Ivoire est encore vivace dans les esprits. « L’Afrique n’est pas encore mûre pour la démocratie… », a-t-il affirmé, l’ancien président français, Jacques Chirac. Toutes les manigances se font dans les coulisses pour lui donner raison. Maintenant, faut-il créer des troubles ici pour parler après de la crise béninoise à la Ivoirienne ? En Afrique, l’Occident veut d’une chose et son contraire. Son silence actuel ne doit pas inquiéter.

Par Jules Y. Maoussi

Quotidien le nokoué

Interview exclusive d’un membre de la CENA 2011 : Edouard Aho fait de troublantes révélations

Les langues se délient à la Commission électorale nationale autonome (Céna 2011). De lourdes inquiétudes planent sur la fiabilité de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) remise à l’institution dimanche dernier par la Cps-Lépi et la Miréna.

Selon les révélations du Coordonnateur départemental de la Céna, le Professeur Edouard Aho, contrairement à ce qu’avait affirmé le superviseur général de la Cps-Lépi, Arifari Bako, le fichier électoral devant servir de base à la présidentielle de 2011 n’est toujours pas disponible dans son entièreté.

Dans l’interview exclusive qu’il nous a accordée, Edouard Aho fait le point des erreurs relevées dans la Lépi remise à la Céna et décline toute responsabilité de l’institution. D’ores et déjà, une concertation des institutions impliquées dans le scrutin, notamment la Cour Constitutionnelle et le gouvernement est suggérée afin que d’idoines décisions soient prises. Lire l’intégralité de ses déclarations.

L’Evénement Précis: On apprend que la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) que la Cps et la Miréna vous ont remise dimanche dernier est vide. Confirmez-vous l’information ?

Edouard Aho: Je ne dirai pas que c’est une Liste pratiquement vide, mais je vais vous situer les faits pour que la population comprenne de quoi il est question. Lorsqu’à grand tambour battant, le dimanche dernier nous avons reçu les intrants des élections au niveau de la Cps-Lépi, nous nous sommes donnés aussitôt après cette séance, rendez-vous pour le lendemain aux fins de pouvoir voir clairement ce qui se trouve dans tous ces documents.

C’est dans ce contexte là que nous nous sommes réunis en Plénière. Au cours de la Plénière, il y a un document de plus de 400 pages que nous sommes en train de vérifier et puis brusquement, la Cps-Lépi nous envoie un autre document par ses émissaires, nous demandant de ne plus considérer le document qu’elle nous avait remis le dimanche dernier. On a dit alors qu’il y a problème. Même tout cela, ce n’est encore rien.

L’erreur est humaine. Quand ils nous ont remis cela, on s’est dit qu’il faudrait alors que nous visualisions la pièce maîtresse que constitue le fichier électronique parce c’est ça qui comporte toute la liste électorale, département par département, commune par commune, arrondissement par arrondissement, quartier par quartier et tout ce qui s’ensuit. A ce niveau, on s’est donné rendez-vous pour le mardi à 15 Heures.

Mais à l’heure là, nos amis de la Miréna ne sont pas arrivés. Et sur insistance des membres de la Céna, ils se sont amenés aux environs de 20 Heures. Mais là où le hic se trouve, c’est qu’en venant, ils ont amené un autre document pour nous dire que c’est la version finale de la liste et qu’ils vont nous le remettre pour récupérer tous les autres documents qu’ils nous avaient laissés. Et puisqu’ils étaient arrivés à un moment où le Président de la Céna n’était plus là, nous étions pratiquement avec le Vice-président et les autres membres de la Céna, nous leur avons tout simplement dit de repartir avec leur liste en leur disant que nous n’avons pas compétence pour recevoir en l’état et en de pareilles circonstances un tel document. Nous leur avons donc suggéré de revenir le lendemain, c’est le mercredi 23 février à 9Heures.

Ainsi, le Président serait là et officiellement ils vont lui remettre et nous expliquer maintenant ce qui est à la base d’une telle action. Quand ils sont arrivés, ils nous ont aidés à voir le contenu du fichier électronique qu’ils nous avaient remis le dimanche. Là également, nous avons constaté qu’il y a des problèmes puisque nous n’avons pas pu voir le fichier électronique des émargements par bureaux de vote.

Ils nous ont répondu qu’ils devraient le faire, mais que dans leur mode d’action, ils se sont focalisés sur un planning à trois points dont les cartes d’électeurs, les indicateurs de bureaux de vote et les fiches d’émargement pour les bureaux de vote et que maintenant qu’ils viennent de constater que cela constitue une pièce maîtresse pour la Céna, qu’ils seront obligés de changer l’ordre de ce planning.

C’est ainsi qu’ils ont promis revenir aujourd’hui à 19 Heures et faire feu de tout bois pour nous amener le fichier électronique, les fiches d’émargement par bureau de vote. Mais ce qui est fondamental et qu’il faut retenir, ils nous ont dit que ce serait en fichier électronique version PDF mais qu’ils doivent attirer notre attention sur le fait que le fichier électronique du Zou n’est pas encore disponible.

Et ils nous ont demandé si nous pourrions accepter qu’ils amènent les autres fichiers et amener celui du Zou après. Notre réponse a été carrément non. Et nous avons demandé que tous les fichiers soient d’abord au nombre avant qu’ils ne nous les fassent parvenir. Autrement dit, la Lépi que nous avons reçue ne contient pas le fichier électoral dans son entiereté.

Le jour où vous receviez les documents de la Cps-Lépi et de la Miréna, le superviseur général de la Cps, Arifari Bako affirmait devant micros et cameras que vous venez d’avoir dans vos mains, le fichier électoral, soit la liste électorale de chaque département, commune et arrondissement. Devons-nous alors retenir de vos déclarations aujourd’hui que le document reçu par la Céna dimanche dernier n’est pas le fichier électoral ?

J’ai dit et je vous le répète. A l’heure où je vous parle, nous n’avons pas la liste électorale par bureaux de vote et non plus les fiches d’émargement par bureau de vote. Eux aussi le reconnaissent et nous ont affirmé que c’est en troisième étape. Ils devraient normalement attirer nécessairement notre attention là-dessus. Il ne nous revenait pas de faire le constat après et de leur faire la remarque.

Ils nous ont également dit qu’il y a eu des erreurs de statistiques et que c’est pour cela qu’ils ont effectué le changement de certains documents. Ils doivent donc nous expliquer les raisons. Si déjà sur ces documents il y a des erreurs, nous pensons que sur le fichier électronique, il doit aussi avoir des problèmes.

Même si on n’est pas spécialiste dans le domaine, on doit quand même savoir que s’il y a des problèmes sur un document, il doit nécessairement en avoir également sur celui qui lui sert de base. Compte tenu du calendrier que la Céna s’est établi, nous devrions nous porter aujourd’hui dans les départements pour afficher les listes. Mais jusqu’à l’heure où je vous parle, nous n’avons pas la pièce maîtresse, c’est-à-dire la liste électorale par département et consorts. On ne sait même pas qu’en venant ce soir, ils viendront encore changer d’autres documents.

Au cours d’une de mes interventions à la Plénière, je leur ai dit que quand on est pressé, on ne brûle pas les feux. Il faudrait qu’ils disposent de temps pour nous présenter un document véritablement parfait parce que ce que nous faisons là, ce n’est pas un jeu d’enfant. Nous membres de la Céna, nous ne voulons pas endosser la responsabilité de quelque chose que nous n’avons pas fait.

Si en l’état, ils nous transmettent tout et que nous nous taisons sur les erreurs, c’est qu’on dira qu’en son temps que nous n’avons rien dit et donc, ce sera du parjure. C’est bien pour éviter cela que nous sommes obligés de vous donner certaines explications pour que vous puissiez comprendre réellement qu’il y a certains problèmes par rapport à ces éléments là.

Quelle sera la décision de la Céna s’ils ne vous font pas parvenir le fichier électoral à temps ?

Il faut que toutes les institutions impliquées dans les activités électorales jouent leur partition. A l’étape actuelle des choses, nous n’avons qu’une attitude à adopter. Il s’agit de signaler ces faits là à la Cour Constitutionnelle, à l’Exécutif qui a autorité à convoquer le corps électoral afin qu’il avise.

Nous autres, nous n’avons aucune décision à prendre. Notre rôle sera de notifier nos difficultés aux institutions qui nous accompagnent afin qu’elles prennent les décisions qui s’imposent dans ces genres de situations.

Monsieur le Coordonnateur, dites-nous : Est-ce que les inquiétudes que vous soulevez là maintenant sont partagées par les autres membres de l’institution ?

Ce que je vous dis l’a été à la Plénière et tous les membres de la Céna en sont conscients. Si vous étiez venus ici plutôt, vous auriez vu dans mon bureau d’autres coordonnateurs qui s’inquiétaient aussi.

Il faut que je vous le dise. Ce n’est pas seulement Aho Edouard, Coordonnateur de la Céna au niveau des départements du Zou-Collines que je suis qui vous le dit. C’est tous les membres de la Céna qui vous le disent. Ce n’est pas une affaire à moi seul. Ce n’est même pas un secret.

Propos recueillis par

Donatien GBAGUIDI pour L’évenement précis

Nouveau scandale à propos de la Lépi et des élections actuelles au Bénin : Faux et mensonge au sommet de l’Etat

Aujourd’hui, 23 février 2011, des journaux du matin révèlent l’incroyable, l’invraisemblable : la liste de la Lépi remise à grand renfort de publicité par la Cps/Lepi le dimanche 20 février au Président de la Cena n’était pas une liste complète. Certains journaux avancent même que « les cantines livrées à la Cena ne contiennent pas la liste électorale », mais « le répertoire de ventilation des centres de vote ». (cf. Le quotidien ‘La Suite’ n° 00230 du mercredi 23 février 2011)

Et pourtant, Arifari Bako, le président de la Cps/ Lépi, sans sourciller, peut mentir au peuple et dire mission accomplie. Et Joseph Gnonlonfoun, le président de la Cena de couvrir le mensonge, le complot. Et pourtant, le Pnud et l’Union Européenne qui se disent garants de la fiabilité de la Lépi et des opérations se sont tus. Et pendant ce temps, Robert Dossou, à coup de décisions arbitraires à jets continus couvre le faux, l’imposture, la fraude, le mensonge au sommet de l’Etat ainsi que la violence contre les députés de l’opposition et les manifestants pacifiques. Tout ce monde qui dicte la loi aux travailleurs et au peuple, qui se permet d’envoyer la police et la troupe contre les manifestants pacifiques se révèle ou plutôt se confirme comme une bande d’imposteurs, de menteurs qui a pris tout un peuple en otage, le pille, le trompe, le souille et le manipule. Ces gens qui nous dirigent privent au nom de soi-disant délai des centaines de milliers de citoyens du droit de vote. Robert Dossou peut au nom de soi-disant délai priver le Parti communiste et des centaines de milliers de ses sympathisants d’avoir leur candidat. Et pendant ce temps, on continue de tripatouiller les listes. Les arrangements de dernière heure avec ces menteurs et fraudeurs serviront à quoi, si ce n’est tromper le peuple et vouloir couvrir le feu avec de la paille ?

Ce qui est désormais irréfutable, clair, il ne peut avoir d’élections crédibles et transparentes au Bénin sans avoir au préalable balayé toute cette équipe de menteurs, de fraudeurs pris la main dans le sac. Ce qui est également clair, c’est qu’il n’y a d’alternative crédible face à la corruption et l’immoralité au sommet de l’Etat que le pouvoir des travailleurs et des peuples.

On peut voler, piller les biens de l’Etat ; on peut voler, piller l’épargne des citoyens par une escroquerie grossière ; on peut brader Bénin-Télécom pour moins que le prix d’une licence d’exploitation de Gsm ; on peut écarter et priver les opérateurs économiques béninois du droit de participer à la restructuration des entreprises publiques, Yayi Boni, Robert Dossou et tous les autres se taisent ou recherchent des arrangements sur le dos des travailleurs et des peuples afin de maintenir le système de vol, de fraude, de mensonge et de faux au sommet de l’Etat. Jusqu’à quand le peuple laissera-t-il cela continuer ?!

La jeunesse, les travailleurs ont commencé par se lever, à protester, à utiliser la seule possibilité qui leur reste, la rue. Ils commencent à vouloir faire comme les tunisiens, les égyptiens, à crier, Yayi dégage !, Dossou dégage ! Ils reprennent et sauront parfaire les propres expériences du peuple en 1989. Car, en vérité, le peuple ne mérite plus le pouvoir des Yayi Boni, Robert Dossou et autres Arifari Bako et de leurs complices. Il ne mérite pas de refaire l’expérience d’un Yayi Boni -bis.

A bas le pouvoir des menteurs et des fraudeurs !

Vive le pouvoir des travailleurs et des peuples !

Fait à Cotonou le 23 février 2011

Le Parti Communiste du Bénin

La Communauté gabonaise des USA écrit à Ban Ki-moon et demande la démission d’Ali Bongo Ondimba

Dans une lettre datée du 23 février et faxée aux Nations Unies, les Gabonais des Etats-Unis demandent la démission immédiate d’Ali Bongo Ondimba et condamnent Ban Ki-moon pour son indifférence. ”Combien de Gabonais attendez-vous de voir mourir avant d’agir?” demandent-ils essentiellement à Ban Ki-moon.

Pour la lettre en version PDF: cliquez ici.


Ban Ki-moon

Secretary-General
United Nations

760 United Nations Plaza

New York, NY 10017

Wednesday, February 23, 2011

RE: Condemnation of Meeting with Dictator Ali Bongo Ondimba of Gabon

Dear Mr. Secretary-General:

The Gabonese people as well as the Gabonese Community residing in the United States are stunned by your decision to meet with dictator Ali Bongo Ondimba as part of the February 24-26 Gabon/Equatorial Guinea/United Nations tripartite talks on the M’Banié island dispute.

 

We are particularly perplexed by the fact that you should choose to do so at the very time when oppressed peoples across Africa and the Middle East are seeking relief from decades of oppressive regimes whose genocidal trade and tendencies against their people, of late, has seemed to encounter only indifference from the United Nations, and particularly from yourself, Mr. Secretary-General, especially in matters pertaining to sub-Saharan countries such as Gabon, Togo, Congo Brazzaville, Cameroon, Burkina Faso, to name just a few.

While you have indeed been very vocal in the specific case of Laurent Gbagbo in Côte d’Ivoire, and recently, in the case of Muammar al-Gaddafi of Libya, we are wondering what sorts of bloodsheds and genocides you expect to see in Gabon and other such countries before you decide to put those countries on a United States agenda seeking a general moratorium on democracy in Africa, a move that would, at least, begin to point fingers directly at those regimes that have been traumatizing their people and crushing their most fundamental human rights aspirations?

Does it, Mr. Secretary-General, have to take a bloodshed and the full-blown genocide of the Gabonese people for you to begin to put into question the legitimacy of Ali Bongo Ondimba and demand from him that he heed the will of the Gabonese people who, for 43 years have suffered from the corruption and animalities of the Bongo family? How many Gabonese, Mr. Secretary-General, must begin to die before the United Nations begins to fulfill the mandate bestowed upon it by the nations of the world, a mandate that is as much concerned with conflict resolution as it is of conflict prevention?

It seems to us that the United Nations, especially under your leadership and that of your predecessor, has abdicated its responsibility as a conflict prevention body, and, thus, paradoxically limited its role to:

1)       Letting countries become ablaze with political strife and genocides stemming from reactions to dictatorship,

2)      And then pretending to come in to extinguish the blaze when the fire has been lit and crimes of genocide against the peoples committed?

 

It would seem to us that rolling out the red carpet to welcome dictators such as Ali Bongo Ondimba at the United Nations is pretty much against the various United Nations charters and resolutions on Human Rights. And we know very well, Mr. Secretary-General, that you are fully aware of the fact that the Bongo family has ruled over the Gabonese republic by dictate for more than 43 years. We know you are also aware of the fact that they have been able to stay in power for so long only because of police brutality, corruption, and the unconstitutional practice of rigged and unfair elections. What legitimacy, then, does the United Nations find in a Bongo regime that has despotically usurped the right of the Gabonese people to self-determination for 43 years, and is looking to continue to do so for generations to come if not stopped and overthrown NOW? We, the Gabonese people, certainly refuse to be ruled by the same family for 70 years, which is going to happen if Ali Bongo is allowed to stay in power for the next 28 years as planned, and this after his deceased father held the country hostage for 42 years until death took him away in June 2009.

We go no further than the various statements by the U.S. Department of State’s annual Human Rights reports, which have asserted that Gabon is a country “dominated by a strong presidency and the Gabonese Democratic Party (PDG), which has held power since 1968 [Omar Bongo seized power in 1967].” The reports have further described the country as one in which the “human rights record remained poor,” with “limited ability of citizens to change their government; use of excessive force, including torture toward prisoners and detainees; harsh prison conditions; arbitrary arrest and detention; an inefficient judiciary susceptible to government influence; restrictions on the right to privacy; restrictions on freedom of speech, press, association, and movement; harassment of refugees; widespread government corruption; violence and societal discrimination against women, persons with HIV/AIDS, and noncitizen Africans; trafficking in persons, particularly children; and forced labor and child labor.”

Also, among the close to 300 documents recently leaked by WikiLeaks that feature American diplomatic cables concerning Gabon, we find clear and convincing evidence that the United States does not really believe in the legitimacy of the Ali Bongo regime. For instance:

  • In Cable No. 1473 of November 2009, an American Ambassador charges that France has had a hard time implementing Sarkozy’s “rupture” policy whenever crises related to issues of governance have erupted in its former colonies, such as Mauritania, Gabon, Madagascar, Niger and Guinea Conakry. According to the cable, France has tended to favor the status quo to the detriment of the noble principles of democracy and human rights. We note by passing that so is the United Nations doing in the very case of Gabon, that is, overriding the noble principles of democracy by giving legitimacy to a dictator whose victory the American diplomatic cables and even French sources have described as resulting from an inversion of votes. Otherwise, according to the cable, why would the U.S. Secretary of State herself, have warned President Obama against recognizing Ali Bongo as President of Gabon?
  • In Cable No. 215456 issued by the American Embassy in Yaoundé, Cameroon, Mr. Ali Bongo Ondimba and his deceased father Omar Bongo Ondimba are shown as having directly benefited from, and plotted, the misappropriation of close to $36 million stolen from the coffers of Banque des Etats d’Afrique Central (BEAC). The Gabonese governor appointed by Omar Bongo had also fraudulently diverted some 500 million Euros of the bank’s money into risky investments in France whose primary aim was to make such funds available to the President of Gabon’s family and political friends in Paris.

The above two cables by U.S. diplomatic officials summarize in very poignant fashion the main facets of the Bongo regime in Gabon: its political survival has been based only on rigged elections, rampant corruption, despotic rule, and use of military force to coerce the People into submission.

We do hereby, Mr. Secretary-General, dare to insist upon the need for the United Nations to stand for principles of democracy and human rights around the world, especially in Africa, and particularly in Gabon.

We simply cannot understand why the international community would ask for the resignation of dictators Ben Ali of Tunisia and Hosni Mubarak of Egypt, or forcefully demand, in the case of Côte d’Ivoire, the departure of Laurent Gbagbo following an unconstitutional decision to stay in power, and not support the desire of the Gabonese people to get rid of their dictator, especially one who, like Mr. Laurent Gbagbo, has clearly not taken the democratic will of his people into account.

 

We believe that receiving dictator Ali Bongo at the United Nations and according him the honor of being seen with you is a move that is basically condoning the reign of permanent dictatorship and terror in Gabon, and the continuation of human right abuses. Omar Bongo reigned for 42-years since 1967 and, with no statutory nor constitutional limitation to his inherited presidency, his son Ali Bongo is also poised to reign for life, especially after he amended the Constitution in December 2010 to give himself the power to unilaterally rule the country by decree should a “crisis” arise. This is certainly contrary to everything that the United Nations stands for.

This is why the Gabonese people are seeking a resolution against Ali Bongo Ondimba that will ask him to step down immediately and let the people establish the legitimacy of their president through free and fair elections.

Sincerely,

Dr. Daniel Mengara

President, “Bongo Doit Partir” (BDP)

Professor of Francophone Studies, Montclair State University, New Jersey

Tel. /Fax: 973-447-9763 / http://www.bdpgabon.org

Mr. André Bouassa, Union du Peuple Gabonais (UPG – USA), North Carolina

Patrick Ambamani, Civil Society, Maryland, USA

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Source: BDP

Redoutant le verdict du panel des chefs d’Etat, Ouattara panique et ses partisans agressent Zuma

C’est la panique totale chez Ouattara et ses affidés. Cela s’est traduit hier par l’attitude de la horde de ses militants endoctrinés qu’il a lâchés comme des fauves sur le président sud-africain, Jacob Zuma, au Golf Hôtel.

12H30, le chef de l’Etat de l’Afrique du Sud arrive au quartier général de Ouattara. Il est le premier des quatre chefs d’Etat à arriver sur les lieux pour discuter avec le poulain de Nicolas Sarkozy. Les militants du Rdr parqués en ce lieux se mettent à huer le président Zuma. Les autres chefs d’Etat arrivent. Les deux parties se retirent pour un huis clos. Environ 3h de temps après, la réunion prend fin. Entretemps, le hall de l’hôtel bouillonne de colère. Il a appris, depuis 13h sur la radio française Rfi que l’Afrique du Sud propose un partage du pouvoir entre le président Gbagbo et l’ex-Premier ministre Alassane Ouattara ou la reprise totale des élections. Quand Zuma sort, les injures fusent de partout. «Zuma voleur, traître, assassin ! Vas avec Gbagbo !», entend-on dans la foule hystérique. Dehors, les partisans d’Alassane sont très hostiles. Ils cherchent à lyncher le président du pays le plus puissant d’Afrique. La menace est réelle. La garde de Zuma redouble de vigilance et arrive à conduire le président dans son véhicule de commandement. Elle dresse un cordon de sécurité autour de la voiture qui se lance vers la sortie de l’hôtel et se met hors de danger.
On venait de frôler le pire. Ouattara a commis un acte irrévérencieux qui va certainement lui coûter très cher. Mais, en réalité, il n’y a rien d’étonnant en ce qui concerne le RDR et son président. La violence leur colle à la peau.

Coulibaly Zié Oumar, notre voie

France – Immigration : les mensonges du Front National

L’immigration occupe une place très délicate dans le débat politique Français. A l’extrême-droite, le Front National en fait volontiers la cause de tous les maux du pays, la droite a tendance à l’instrumentaliser et la gauche ne se défait pas d’un angélisme irréaliste.
Le débat impossible

Comme l’avait rapporté Reversus, le FN la présente abusivement comme la cause du chômage (3 millions d’immigrés = 3 millions de chômeurs), de l’insécurité et d’une dissolution de notre identité. La gauche est rarement sortie d’un angélisme tel qu’elle a fait des sans papiers ses nouveaux ouvriers, comme le soulignent certains intellectuels de gauche. Et la droite instrumentalise le tout en fonction de ses besoins supposés, comme avec les Roms l’été dernier.

Si la France est une terre d’immigration, aujourd’hui, il faut réduire les flux migratoires. Si les vagues successives nous ont enrichis, les conditions économiques actuelles font qu’il n’est pas possible d’en accueillir davantage car les conditions de leur intégration ne sont pas réunies et qu’ils rendraient l’intégration de ceux qui sont déjà présents plus difficiles encore. Du coup, les régularisations de sans-papiers sont à exclure du fait de l’appel d’air que cela entraînerait.

C’est sur ce terrain miné que Marine Le Pen a repris le flambeau paternel pour attaquer la politique d’immigration du gouvernement. Exhibant des statistiques qui auraient été transmises par un fonctionnaire patriote, elle a ainsi affirmé que Nicolas Sarkozy est un « champion d’Europe » en matière d’immigration, avec les 198 000 titres de séjour accordés en 2010 (en hausse de 13% par rapport à 2009) et les 116 000 naturalisations, en hausse de 7.8%.

Fantasme et réalité

La nouvelle présidente du FN a osé affirmer que l’immigration est « volontairement accélérée dans un processus fou dont on se demande s’il n’a pas pour objectif le remplacement pur et simple de la population française ». Pourtant ce chiffre ne représente même pas 0,3% de la population (et encore, il ne s’agit pas d’un solde net, qui prend en compte les départs) et qu’on ne voit pas comment il pourrait y avoir substitution sachant que notre solde naturel est plus important.

Et les statistiques contredisent cette vision. En Europe, de 2000 à 2005, le taux de solde migratoire était de 1 pour mille en France contre 2,1 en Italie, 2,3 au Royaume-Uni, 2,5 en Allemagne et 9,7 en Espagne (pour une moyenne de 2,6 dans l’Union Européenne). Une récente étude de l’INED confirme cette tendance : le nombre d’immigrés est passé de 6,3 à 6,7 millions en France depuis 2000 (9,1 à 10,8 en Allemagne, 4,9 à 6,5 en Grande-Bretagne et 2,2 à 6,4 en Espagne).

Marine Le Pen : malhonnête ou incompétente ?

Bref, quelque soit la manière de prendre les chiffres, la France n’est absolument pas le « champion d’Europe » de l’immigration. Si nous sommes champions, c’est comme pays qui laisse rentrer le moins d’immigrés aujourd’hui… Concernant les naturalisations, un pic de 168 mille a été atteint en 2004, puis les chiffres ont baissé. Au global, l’immigration semble relativement stable en France, à un niveau nettement inférieur à celui de nos grands voisins européens.

Bien sûr, aujourd’hui, avec près de 15% de chômeurs en réalité, accueillir des immigrés est une absurdité car ils auront du mal à s’intégrer dans un pays qui subit un tel niveau de chômage. Et pour le coup, le Front National a raison de demander de limiter l’immigration et de souligner qu’il est impératif de contrôler les flux migratoires. En revanche, Marine Le Pen raconte n’importe quoi quand elle dit que la France serait le « champion d’Europe sur le sujet ».

Comme pour la sortie de l’euro, où Jacques Sapir vient de démonter ses propositions, le FN manque de sérieux sur l’immigration. Il agite les peurs et utilise des mensonges pour rester dans un registre purement protestataire et extrémiste. Ce n’est pas comme cela que l’on redressera la France.

LVDPG

Angleterre : Un Anglais jugé pour viol trente ans plus tard

Un Anglais de 55 ans vient d’être condamné à une peine de treize ans de prison pour le viol commis sur une adolescente en 1982.

Le 2 juillet 1982, peu de temps après l’agression, la jeune fille avait rapporté les faits au poste de police le plus proche. Un accueil, loin d’être chaleureux : « A l’époque, on n’était pas toujours prise en considération. Les agents me soupçonnaient d’être une prostituée et me reprochaient presque de leur faire perdre leur temps », confie-t-elle. Peu de temps après, la victime reconnaissait son agresseur lors d’une balade en ville et le suspect était arrêté…avant d’être relâché quelques heures plus tard grâce à un alibi. Il faudra attendre le mois de mars 2010, 28 ans plus tard, pour que Philip Andrew soit arrêté une seconde fois. L’apparition de nouveaux éléments autorisait enfin la réouverture de l’enquête. L’inculpé plaidera coupable dans le cadre de cette affaire de viol. L’expertise parviendra à l’identification des traces ADN relevées sur les lieux des faits et Philip Andrew sera cette fois coincé pour de bon. La victime a pendant toutes ces années souffert de troubles psychologiques. Outre le sentiment d’impunité insoutenable, la peur de voir resurgir son agresseur l’angoissait terriblement. Le coupable était pourtant bien connu de la justice à l’époque. En 1970 déjà, Philip Andrew, alors âgé de 14 ans, avait été reconnu coupable d’agression sexuelle sur une fillette plus jeune encore. Lors de la même décennie, il sera plusieurs fois interpelé pour harcèlement, vol et d’autres délits. En 1978, il est jugé officiellement une première fois pour viol et condamné à quatre années de prison et il subit, en 1995, une deuxième condamnation pour vol et tentative de viol. Enfin, en 2001, on retrouve à son domicile des images à caractère pédopornographiques. L’avocat de Philip Andrew, a avoué que son client souffrait de troubles de la personnalité et qu’il était extrêmement honteux et dégoûté des sévices qu’il avait pu infliger aux autres. La victime a, quant à elle, avoué se sentir extrêmement soulagée du verdict même si elle n’a pu contenir ses larmes lors de la description des faits vieux de 30 ans. Elle a souhaité diffuser ce communiqué : « Une partie de moi-même s’en est allée ce soir-là, à tout jamais. 28 ans d’angoisses, de cauchemars, de méfiance : 28 ans en enfer. J’espère que cette expérience rendra espoir à toutes les victimes oubliées. Gardez la foi, tel est mon message ».

Le 22-02-2011

Source : aujourdhui.ma

Insolite en Italie : Le Sénégalais T-D qui vendait des films pornos dans les cimetières, expulsé par la Police

L’immigré d’origine sénégalaise et en situation irrégulière a choisi les cimetières de la commune de Rho pour ravitailler ses clients on ne plus vicieux en dvd de film pornographiques. En effet le sénégalais T-D donnait rendez-vous à ses clients aux dernières demeures.

Le sénégalais âgé de trente ans non seulement donnait rendez-vous à ses clients mais aussi profitait de la présence des gens qui venaient prier pour leurs parents rappelés à Dieu pour développer son petit commerce. Il a été arrêté par les policiers de la commune de Rho qui, après se sont rendus plusieurs fois sur les lieux en civile. Ils ont finalement eu le cœur net sur ce qui pour eux relevait de l’insolite. Quand il a été arrêté, T-D avait par devers lui 130 films de tous ordres pris en flagrant délit. Le Sénégalais était en situation irrégulière dans ce pays. Il a été expulsé manu militari vers le Sénégal.

Du correspondant de Bitimrew en Italie