Le Blog de Aymard

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Archives Journalières: février 25, 2011

Rebondissement dans l’affaire vente de 980 kg d’or : Le fils de Mandela écrit à Boni Yayi

Drôle d’affaire cette histoire de vente d’or, où se cache la vérité ?

L’affaire vente de 980 kg d’or dans laquelle serait impliqué l’Honorable Désiré Vodonou prend une tournure dangereuse pour Yayi Boni et le Bénin. En effet, l’un des petits-fils du vénéré président Nelson Mandela répondant au nom de Kweku Amuah Mandela et son ami américain Richard Welkowitz ont écrit au chef de l’Etat Yayi Boni. Dans leur correspondance, les deux hommes ont dénoncé la manière dont leur dossier est géré par la justice du pays de Yayi. Puis ils ont promis de défendre leur droit en ayant recours aux institutions juridiques internationales. Lire ci-après la lettre.

House Of Mandela Johannesburg, le 24 Février 2011

« Hom » Lettre ouverte

Alice Lane A

West Wing 1St Floor West Wing Dr Thomas Boni Yayi

Président de la République,

Chef de l’Etat, Chef duGouvernement du Bénin

Sandton 2146

Johannesburg Cotonou South-Africa

Excellence, Nous soussignés, Kweku Amuah Mandela, petit-fils de Nelson Mandela, Ancien Président de la République d’Afrique du Sud et Richard Welkowitz, citoyen Américain, venons humblement informer votre haute autorité par la présente lettre que votre beau pays, la République du Bénin que vous dirigez avec beaucoup d’amour et de passion est en passe de devenir un « Etat Voyou », repaire des escrocs internationaux. En tant que tel, le Bénin pourrait être mis au banc de la communauté internationale. Ainsi, sa réputation de pays de paix, de justice, de démocratie apaisée, de même que son image de marque que vous prônez avec beaucoup de conviction seront à jamais ternies. Excellence, pourquoi sommes-nous arrivés à cette malheureuse conclusion ? Nous avons été victimes d’une escroquerie d’une somme de Six Millions 900 mille dollars Us, soit 3 milliards 450 Millions de Francs Cfa, dans une supposée affaire de vente de 980 Kg d’or dont le chef du gang est l’Honorable Désiré Vodonou qui opère sous le pseudonyme de Léon Donkpégan. Ses complices Daniel Padilla de nationalité américaine et Benjamin Gandonou de nationalité béninoise arrêtés, sont passés aux aveux et sont mis sous mandat de dépôt à la prison civile de Cotonou. Le Jet privé utilisé pour commettre le forfait a été autorisé à atterrir par les autorités béninoises à la demande expresse de Désiré Vodonou alias Léon Donkpègan. Le jet privé a été saisi par la justice et est présentement immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international Cardinal Bernadin Gantin de Cadjèhoun à Cotonou. Le domicile de l’Honorable Désiré Vodonou alias Léon Donkpègan à Abomey-Calavi abritant sa société « Le Négoce International » qui a été utilisé pour commettre le forfait a été perquisitionné par la Police béninoise et des preuves accablantes établissant le flagrant délit ont été retrouvés sur les lieux et saisis. Ces preuves démontrent que plus d’une centaine de personnes de nationalités diverses (Chinoise, Malaysienne, Russe, Indienne etc) y compris le neveu du Président actuel de l’Afrique du Sud Jacob Zuma, ont été victimes de la bande d’escrocs internationaux dirigée par Désiré Vodonou, alias Léon Donkpègan. Le Commissaire central de la ville de Cotonou, Louis-Philippe Houndégnon, est passé sur les chaînes de télévision de la place pour expliquer à l’opinion nationale et internationale les tenants et les aboutissants de cette escroquerie. L’Officier de Police a aussi démontré le faux et usage de faux en écriture publique du député Désiré Vodonou, alias Léon Donkpègan.

Excellence,

A notre grande et étonnante surprise, et malgré la lettre-plainte envoyée par la Police au Procureur de la République, la Commission rogatoire autorisé par le juge d’instruction chargé du dossier exclut l’auteur principal Désiré Vodonou, alias Léon Donkpègan des poursuites d’arrestation. De même, la Banque Of Africa (Boa) qui a reçu une partie des fonds du forfait, la Société Socones, société écran dirigée par le Sieur Nestor Sodégla, un proche de Désiré Vodonou, alias Léon Donkpégan, pour le blanchiement de l’argent du forfait, les deux femmes de Désiré Vodonou, Dames Hubertine Vigan et Rachelle Sedami, qui ont retiré des sommes colossales sur les comptes de la société Socones ne sont même pas inquiétés.

Excellence,

Ainsi, Désiré Vodonou, alias Léon Donkpégan, qui était supposé être en cavale est ressorti plusieurs fois pour faire des apparitions publiques avec les déclarations dans les médias pour narguer ouvertement les victimes que nous sommes. Il participe même activement à la campagne électorale de l’Union fait la Nation dans la 24ème circonscription électorale sans être inquiété ». Pis, il défie la Police judiciaire qui est supposée le rechercher en déclarant ouvertement qu’il n’a jamais été convoqué par un juge de la République. ET d’ailleurs qu’il fait confiance en la Justice de son pays. Quelle justice ??? Excellence,

Si le jet privé utilisé pour commettre le forfait qui constitue une preuve tangible dans le dossier venait à être libéré alors que les arrestations et les poursuites ne sont pas encore terminées et les accusés ne sont pas encore jugés, le dossier perdrait de sa valeur à notre préjudice. Et que les complices de Désiré Vodonou, alias Léon Donkpégan Daniel Padilla et Benjamin Gandonou, qui sont passés aux aveux et sont déjà en prison demandent à être libérés. Car, le chef du gang Désiré Vodonou, alias Léon Donkpégan lui-même est libre de ses mouvements. Excellence, Au regard de tout ce qui précède, nous avons l’impression d’être dans un pays où la justice est à deux vitesses : une pour les escrocs de la trempe de Désiré Vodonou et l’autre pour le commun des citoyens. Il nous semble ainsi qu’il est introuvable. Le sieur Désiré Vodonou serait-il un citoyen au dessus de la loi et du Président de la République, Premier Magistrat du pays qui lui-même n’est pas au dessus de la loi selon la constitution du Bénin ?

Excellence,

Nous comptons sur vous en tant que Premier Magistrat du Bénin, garant de la constitution et des droits de l’homme, pour que la vraie justice soit rendue et que le Sieur Désiré Vodonou alias Léon Donkpégan et ses complices encore en liberté soient mis aux arrêtes qu’ils répondent de leur forfait. Ainsi, Monsieur le Président, cela nous éviterait d’instruire nos avocats de porter plainte contre votre pays devant les plus hautes institutions juridiques internationales avec les conséquences négatives que cela pourraient engendrer pour le Bénin.

Excellence, Monsieur le Président nous ne pouvons terminer cette lettre sans citer le Philosophe Edmund Burke qui a dit que « la simple raison qui fait que le mal triomphe, c’est que les bonnes personnes ne réagissent pas ». Nous sommes convaincus que vous êtes un homme de Principe, et que vous allez arrêter le mal qui est fait à votre pays par cette bande d’escrocs dirigé par Désiré Vodonou, alias Léon Donkpégan. Excellence, Monsieur le président, dans l’attente que notre lettre retiendra votre haute attention, nous vous prions de recevoir, l’expression de nos sentiments distingués.

Kweku Amuah Mandela

Richard Welkowitz

Gabon : Le Président André Mba Obame s’explique

Dans une interview «exclusive» publiée le 21 février par le bimensuel gabonais “Nku’u le messager”, André Mba Obame l’autre Président élu , le secrétaire exécutif de l’Union nationale (UN, opposition) qui s’est autoproclamé président du Gabon et réfugié depuis le 25 janvier au siège du PNUD à Libreville, explique les motivations de son esclandre, justifie sa participation aux législatives partielles de juin dernier et laisse entrevoir sa position quant au dialogue de sortie de crise invoqué par différents acteurs politiques Gabonais.

Quinze mois après l’élection présidentielle anticipée du 30 août 2009, qu’est-ce qui justifie l’acte que vous avez posé le 25 janvier 2011, quelle en était, surtout, l’opportunité ?

Je n’ai jamais reconnu la victoire de Monsieur Ali Bongo Ondimba. J’ai toujours affirmé, avec d’autres candidats, que les résultats publiés n’étaient pas sincères, et n’ai eu de cesse, comme principale revendication, de réclamer le recomptage des voix sur la base de la confrontation des procès verbaux. Ce à quoi, se sont toujours opposés, le candidat du PDG, la CENAP et la Cour constitutionnelle. J’ai promis au peuple gabonais que je ferai tout ce qui est de mon pouvoir pour que son vote soit respecté. C’est le combat que je mène, en tant que président élu, avec l’appui massif des Gabonaises et Gabonais.

Pourquoi avoir attendu si longtemps ?

Dès le 3 septembre 2009, les ingrédients du coup d’Etat électoral étaient réunis. Alors que la CENAP était en plénière, aux fins d’approuver définitivement les résultats, et ce, conformément aux dispositions du Code électoral, le ministre de l’Intérieur, précédé par des «bérets rouges», a fait irruption dans la salle des délibérations pour lire des résultats concoctés par ses services et qui donnaient la victoire à Monsieur Ali Bongo Ondimba.

C’est le lieu de rappeler ici que la compilation des résultats par l’assemblée plénière de la CENAP, seule instance de décision en période électorale, n’était pas encore terminée au moment de cette intervention du ministre de l’Intérieur. Malgré cette forfaiture annoncée, le vainqueur de l’élection que je suis privilégia néanmoins la voie de la légalité républicaine, quoique convaincu de la partialité de toutes les institutions chargées de gérer la transition, et particulièrement la Cour constitutionnelle. Cette dernière ayant validé le coup d’Etat électoral, j’ai, avec d’autres candidats, pris la ferme position de ne jamais trahir le peuple gabonais en reconnaissant Ali Bongo Ondimba comme président de la République.

Nous insistons, pourquoi avoir attendu si longtemps ?

La position que je viens d’exprimer est restée constante. Elle est depuis renforcée par la survenance des faits nouveaux. Il s’agit de la diffusion par la chaîne publique de télévision France 2, d’un documentaire financé par les institutions publiques françaises dans lequel des personnalités introduites dans le secret des princes ont clairement indiqué que c’est moi, André Mba Obame, qui ai gagné l’élection présidentielle du 30 août 2009.

A cela s’ajoutent les révélations du site WikiLeaks, notamment la dépêche n°1473 dans laquelle, l’Ambassadeur des Etats-Unis en France recommande à Mme la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, de conseiller le président Barak Obama de ne pas reconnaître Monsieur Ali Bongo Ondimba comme vainqueur de l’élection présidentielle; les résultats ayant été inversés au détriment de monsieur André Mba Obame, le président réellement élu par le peuple gabonais.

Au demeurant, du point de vue juridique, il s’agit là de deux faits nouveaux qui permettent de rouvrir le débat sur le contentieux électoral de 2009. Faut-il rappeler qu’en la matière, il n’y a aucune prescription. De ce fait, rien ne m’interdit de saisir d’autres juridictions compétentes, à l’étranger notamment, aux fins de constater la pertinence de ces faits nouveaux, et de contester alors la décision de la Cour constitutionnelle gabonaise. C’est d’ailleurs le sens donné à la saisine, par des avocats commis par moi. C’est aussi le sens des consultations des responsables politiques africains et occidentaux que j’ai rencontrés durant mon récent séjour hors du Gabon.

Si tel est alors le cas, pourquoi vous vous êtes présenté aux élections législatives partielles du 8 juin 2010 ?

Je me suis présenté à ces élections législatives partielles par respect pour mes électeurs et pour confirmer mon mandat. Il faut savoir que cette élection était la conséquence de mon exclusion du Parti démocratique gabonais (PDG) sous les couleurs duquel j’avais été élu député en 2006. Il s’agissait de démontrer à ce parti que mon charisme et ma personne étaient le socle de mon mandat, et non mon appartenance au PDG.

Que signifie pour vous la main tendue, et comment entrevoyez-vous l’issue de la crise politique qui s’est installée au Gabon depuis lors, même si d’aucuns estiment qu’il n’y a pas de crise. Autrement dit, si jamais des négociations s’engageaient entre vous et le pouvoir en place, quelles formes pourront prendre ces négociations, quelles sont vos préalables, et sur quels points entendez-vous les engager ?

Lors de ma prestation de serment, j’ai pris l’engagement solennel de faire respecter le choix massif effectué par le peuple gabonais le 30 août 2009 en faveur du changement. Nous avons tous l’obligation de prendre en compte la soif de liberté croissante des Gabonais et leur désir d’avoir un gouvernement représentatif.

Car, on ne peut exercer indéfiniment le pouvoir par la force. Tout cela passe, incontestablement, par le rétablissement de la vérité des urnes de l’élection présidentielle du 30 août 2009. Toute autre démarche ne fait pas partie de notre agenda. Persuadés de ce que nous sommes, nous viendrons à bout du pouvoir illégitime. Car des changements véritables comme celui pour lequel nous luttons se produiront parce que des citoyens se rassembleront et exerceront leur force morale sur une situation donnée. Nous y sommes !

Pourquoi avoir demandé la protection des Nations-Unies ?

Suite à l’acte historique posé à travers la prestation de serment et la mise en place du gouvernement légitime, il était indispensable de tout mettre en œuvre pour éviter que le problème politique posé soit étouffé dans l’œuf par le pouvoir illégitime en portant atteinte à l’intégrité physique et morale des acteurs principaux de la restauration de ma victoire. Il s’agissait aussi d’impliquer la communauté internationale dans le règlement de la crise politique gabonaise, les arbitres intérieurs s’étant disqualifiés.

Interview réalisée par F. Bounda du bimensuel “Nku’u le messager”

Source : Nku’u Le Messager

Massacre et tuerie en Côte d’Ivoire : Le rapport d’Amnesty qui fait trembler Choï et Ouattara

Pour une fois, Amnesty international en enquêtant sur la situation des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire, met en exergue les crimes commis par les hommes de Ouattara en son nom. Ce que refuse d’ailleurs de voir bien d’autres organisations. Et cela, au grand dame de Choi qui nie les violences perpétrées sur les populations pendant le second tour de la présidentielle. Amnesty aurait pu pousser ses enquêtes un peu plus loin, dans le Nord du pays parce que là-bas, il y a à boire et à manger en ce qui concerne la violation des Droits de l’Homme. Peut-être dans un souci d’équilibre, l’organisation évoque en plus des cas des Fds. Bon c’est tout comme. Lisez plutôt un rapport qui fera trembler Ouattara et Choï. Le temps publie une partie de ce rapport qui condamne la rébellion.

Atteintes aux droits humains commises par les Forces nouvelles (Fn)

L’équipe de chercheurs d’Amnesty international a recueilli des témoignages fiables faisant état de viols, de détentions arbitraires et de mauvais traitements commis par des membres des Fn dans des zones sous leur contrôle. Depuis que les Fn ont pris le contrôle de certaines régions du pays en septembre 2002, ces zones sont marquées par une absence de tout système judiciaire et de tout mécanisme assurant l’obligation de rendre des comptes. Les commandants des Fn sont, ainsi, tous puissants dans leurs zones et les habitants n’ont aucune voie de recours.

Homicides arbitraires et délibérés.

En octobre 2010, des membres des Fn ont sommairement exécuté onze hommes qu’ils avaient détenus et qui étaient accusés d’être des « coupeurs de route » et d’avoir assassiné plusieurs voyageurs à Touba (environ 680 km à l’ouest d’Abidjan). Bien que ces assassinats aient été publiquement connus (des membres des Fn ont eux-mêmes filmé ces tueries, y compris les cadavres des 11 personnes abattues), aucune mesure concrète ne semble avoir été prise par les dirigeants des Fn pour demander des comptes aux auteurs de ces actes.

Détention arbitraire et mauvais traitements

À Mahapleu, un village situé entre les villes de Man et de Danané (à environ 600 km à l’ouest de Abidjan) dans lequel la plupart des habitants auraient voté pour le président sortant Laurent Gbagbo, neuf hommes ont été détenus par les Fn à la mi-janvier 2011. Ils ont été durement frappés et maltraités pendant plusieurs jours. Ils ont finalement été libérés sans inculpation ni procès mais ont été l’objet de menaces et la plupart d’entre eux ont dû quitter leurs maisons.

L’un d’entre eux a dit à Amnesty International : «Ils m’ont emmené dans l’ancien centre médico-social qu’ils utilisent maintenant comme base militaire ; ils m’ont frappé très durement avec leur crosse de fusils et m’ont marché dessus. Ils m’ont mis dans deux grands sacs (les sacs utilisés pour le riz) et ont attaché les sacs avec une corde autour (comme une momie) pour que je ne puisse pas bouger les mains et les jambes. Puis ils m’ont frappé et menacé de mort ».

Viols

Également en janvier, dans le même village, une femme et une adolescente âgée de 15 ans, ont été violées par un commandant des Fn. La jeune fille a raconté à Amnesty international : « Je rentrais chez moi, vers 16 heures. Le commandant Fn m’a forcée à monter dans son véhicule, m’a emmenée dans la brousse, à l’extérieur du village, et m’a violée à l’arrière du véhicule. Après, il m’a mise dehors et m’a laissée là-bas. J’ai marché jusqu’à chez moi. J’ai dit à une de ses amies ce qu’il avait fait. La nuit, il est venu chez nous. Moi j’ai fui dans la brousse, à côté de la maison, avec un grand frère. Quand ma maman a dit que j’étais sortie, le commandant a vu la femme de mon frère et il l’a frappée. Il a dit qu’elle savait où j’étais. Ensuite, ils ont arrêté mon frère et mon père. Je ne peux plus retourner chez moi, je me cache chez des parents très loin. »

Des réfugiés libériens pris pour cible

Après la marche du 16 décembre 2011, des sympathisants du Rhdp s’en sont pris à des réfugiés libériens vivant à Abidjan depuis plusieurs années ou décennies qu’ils ont accusés d’être des « mercenaires » engagés par les Forces loyales à Laurent Gbagbo. Un des réfugiés a dit à Amnesty international : « Le 17 décembre, vers 19 heures, cinq personnes sont entrées dans notre cour commune et ont demandé les ‘Jeunes Libériens’. Ils m’ont tiré hors de ma chambre, m’ont battu avec un bâton et m’ont accusé d’être un mercenaire. Je les ai suppliés de me laisser et leur ai dit que je vivais en Côte d’Ivoire depuis vingt ans après avoir perdu mes parents dans le conflit libérien. J’ai perdu ma maison et j’ai besoin de protection»

Violences intercommunautaires et viols dans l’Ouest

La délégation d’Amnesty international s’est également rendue dans l’ouest du pays, une zone contrôlée en partie par les Forces loyales à Laurent Gbagbo et en partie par les Fn. Cette région est depuis longtemps en proie à des tensions intercommunautaires entre des groupes ethniques qui ont été exacerbées par l’actuelle impasse politique.

Cette situation a eu pour conséquence que quelque 70 000 personnes ont fui leur maison. La moitié d’entre elles ont cherché refuge dans des camps pour personnes déplacées situées non loin de leur zone d’habitation ou sont allées vivre chez des proches dans d’autres villages. L’autre moitié a fui la Côte d’Ivoire pour trouver refuge dans les pays voisins, notamment le Liberia. En janvier 2011 à Duékoué (à environ 500 km à l’ouest d’Abidjan), environ 40 personnes ont été tuées dans de violents heurts intercommunautaires, des centaines de maisons ont été brûlées, et des milliers de personnes ont trouvé refuge dans des camps pour personnes déplacées dans l’Ouest du pays.

Les personnes ont été ciblées en raison de leur appartenance ethnique. Certaines ont été tuées et des maisons et propriétés ont été incendiées et pillées. Les quartiers habités par une communauté ont été brûlés par l’autre. Dans des quartiers mixtes les maisons ont été ciblées en fonction de l’appartenance ethnique et des affiliations politiques présumées de leurs habitants. Presque toutes les personnes interrogées par Amnesty international, à Duékoué, ont décrit leurs agresseurs en utilisant des termes ethniques, soit les « Dioula » (considérés comme les partisans de Ouattara) ou les « Guéré » (considérés pour être les partisans de Gbagbo).

Les populations locales avec lesquelles Amnesty international s’est entretenue à Duékoué ont indiqué que les forces de sécurité loyales à Laurent Gbagbo étaient incapables ou peu disposées à intervenir pour empêcher les attaques par l’un ou l’autre camp. Une femme Guéré a dit à Amnesty international : « Quand les Malinké (Dioula) sont venus pour attaquer le quartier, je me suis réfugiée dans la maison d’une famille voisine venant du Burkina Faso. Les Malinké sont venus demander s’il y avait de Guéré, pour les faire sortir et les tuer. Mon hôte a dit qu’il y avait seulement des étrangers ici, que des Dioula. Il m’a ensuite aidée à quitter le quartier et je suis venue ici, à la mission catholique ». La plupart des victimes, à Duékoué, faisaient partie de la communauté Guéré, mais des membres de la communauté Dioula ont, également, été attaqués.

Un témoin a dit à Amnesty international :« Ceux qui sont venus attaquer notre quartier le lundi 3 janvier, je les connais personnellement. C’est ce qui m’a sauvé la vie. Je les ai suppliés d’épargner ma maison et ils l’ont fait. Mais ils ont brûlé toutes les maisons des personnes qui n’étaient pas des Guéré. Ils ont tué un voisin, un Guinéen, il était venu rendre visite à un ami malien. Quand ils sont arrivés, il s’est caché derrière la porte, ils l’ont attrapé et l’ont tué. Ils lui ont coupé la main et le pénis et mis son pénis au bout de leur fusil.

» Plusieurs femmes Guéré ont dit à Amnesty international qu’elles avaient été attaquées et victimes de viols collectifs dans leurs propres maisons qui étaient ensuite incendiées. « Le mardi 4 janvier, dans l’après-midi, ça tirait et nous nous sommes cachés dans la maison. Nous étions beaucoup parce que d’autres voisines étaient venues se cacher chez nous, dans la cour de mon père. Ils ont cassé la porte et sont rentrés et ont commencé à frapper les garçons et violer les femmes. Ils étaient Dioula, habillés avec des boubous (habit traditionnel) et avaient des gris-gris.

Plusieurs femmes ont été violées dans notre maison. Ils ont poussé quelques garçons dehors et ont frappé des femmes enceintes. J’ai été violée par trois hommes ; ils nous ont dit de nous coucher par terre et ont dit : ‘On va vous tuer. Le même soir nous avons fui. Nous sommes allés à la mission catholique, en ville, mais il n’y avait pas de place et maintenant on est chez ma grande sœur au quartier Carrefour; elle nous a prêté une toute petite chambre de sa maison ». Les délégués d’Amnesty International ont par la suite accompagné cette femme jusqu’à sa maison incendiée dans le quartier Toguéi de Duékoué. Toguéi n’est à présent qu’un amas de décombres de maisons incendiées et les seules personnes qui s’y trouvent sont des personnes n’appartenant pas à l’ethnie Guéré. Une femme Guéré qui se trouve à présent à Abidjan après avoir fui son village a dit à Amnesty International : « Le lundi 3 janvier, ils sont venus très tôt le matin.

J’étais dans ma maison dans la cour de mon père avec ma maman, ma grande sœur, mes petits frères. J’étais seule dans ma maison. La cour n’est pas clôturée. Ils avaient des couteaux et des machettes. Ils ont cassé la porte de ma maison et sont tombés sur moi. Ils s’étaient masqué le visage avec du charbon. Ils n’ont rien dit ; ils se sont jetés sur moi ; ils ont fait n’importe quoi avec moi. Ils m’ont violée, trois ou quatre d’entre eux. Ils ont brûlé ma maison, la maison de ma famille et ils ont tué mon frère. Ils ont tout volé dans mon magasin et puis ils l’ont brûlé. Le même jour, nous avons fui, avec ma maman et la femme de mon frère et ses enfants. On est parti dans la brousse ; nous sommes allés dans un petit village et le lendemain on est venu ici».

Dans la partie ouest du pays, il y a eu, au cours des derniers mois, une nette augmentation du nombre de cas de femmes attaquées et violées signalés. La plupart des victimes ont été agressées alors qu’elles se rendaient au marché. De telles attaques sont perpétuées par les « coupeurs de routes». Les responsables de ces actes ne sont pratiquement jamais recherchés et appréhendés et les victimes n’ont aucun espoir d’obtenir justice et réparation.

Recommandations:

Amnesty international demande à Laurent Gbagbo et aux forces de sécurité de :

Donner des instructions publiques l claires à toutes les forces de sécurité pour qu’elles respectent le droit ivoirien et la législation relative aux droits humains, et préciser que les personnes responsables d’avoir ordonné, exécuté, ou de ne pas avoir empêché toute exaction, en particulier celles impliquant des meurtres, des disparitions ou des violences sexuelles, devront rendre des comptes devant la justice.

Prendre sans délai des mesures pour mener des enquêtes indépendantes, l impartiales et exhaustives sur les très graves violations humaines et de traduire en justice les responsables de ces actes.

Révéler sans l délais le sort réservé aux personnes disparues et le lieu où elles se trouvent après avoir été arrêtées par les forces de sécurité loyales à Laurent Gbagbo.

Amnesty international demande aux Forces nouvelles de :

Donner • des instructions publiques claires à leurs membres armés pour qu’elles respectent la législation relative aux droits humains, et faire comprendre que les personnes responsables d’avoir ordonné, exécuté, ou de ne pas avoir empêché toute exaction, en particulier celles impliquant des homicides délibérées et arbitraires meurtres, des violences sexuelles devront rendre compte de leurs actes.

Amnesty international exhorte les dirigeants des Forces • nouvelles à exercer un contrôle hiérarchique strict sur leurs forces et à tenir pour responsables de ses actes tout membre ayant commis ou laissé commettre des atteintes aux droits de l’homme. En outre, les dirigeants des Forces doivent veiller à ce que toute personne soupçonnée de tels agissements soit écartée de toute fonction de commandement et de tout poste qui lui donnerait la possibilité de commettre à nouveau des atteintes aux droits humains.

Source : Amnesty international

La nouvelle vie de Zahia

L’escort girl française Zahia Dehar, 19 ans le 28 février prochain, qui a défrayé la chronique en 2010 avec le scandale des Bleus, revient par la grande porte et de la manière la plus glamour qui soit.

La blonde pulpeuse a été choisie par le prestigieux magazine de mode V pour une série photo étonnante, sur laquelle elle dévoile sa photogénie plutôt saisissante. Une série à découvrir en pages intérieures de l’édition américaine dès le 1er mars (avec Britney Spears en couverture) et en Une de l’édition espagnole du célèbre mensuel.

En effet, pour la couv’, Zahia se mue en Brigitte Bardot des temps modernes, moulée dans un bikini vichy, cheveux crêpés comme l’icône du cinéma des années 60. En pages intérieures, elle rend de nouveau hommage au sex-symbol aux yeux de biche et prend la pose comme les plus grands tops, à l’occasion d’une série spéciale dédiée à la fashion Week new-yorkaise.

Une série photo immortalisée par le photographe Sebastian Faena et qui signe le grand retour de la « scandaleuse », dont la dernière série photo posée figurait dans le magazine Paris Match début 2010. Le rédacteur en chef dira d’elle, selon L’Express, « Elle est juste la 8e merveille du monde. Qui n’aimerait pas l’histoire de la mauvaise fille devenue un ange ?  » !

Zahia Dehar, qui s’est transformée en business woman exemplaire et qui lancera son site internet Zahia.com le 1er mars, remplace Salma Hayek qui faisait la couverture du magazine espagnol le mois dernier.

Et Dieu créa Zahia…

Purepeople.com