Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: mars 1, 2011

BENIN : Ces fessées au sang, pourraient bien être un avertissement puissant

Des lueurs d’espoir apparaissant enfin dans le ciel électoral désespérément tourmenté du Bénin jusqu’à ces derniers jours, grâce ne soit point rendu aux apprentis-sorciers Yayi, Dossou, Bako, Nago, Tévoédjrè, Gnonlonfoun et consorts !… Il reste cependant quantité de détails importants à régler, pour concilier l’impératif de la paix (non négociable !), le souci de prendre en compte tous les électeurs délibérément laissés en rade par le minable apprenti-sorcier débutant Bako-Arifari, le souci de rendre la liste électorale vraiment propre (…et parfaite, n’en déplaise au « débroussailleur-magouilleur » Jo Gnonlonfoun l’Indien) et le souci cardinal de respecter les dates (à priori) intouchables de la Constitution.

Un quotidien national (Le Matinal, pour ne pas le nommer), a tenté de faire une projection sur tous ces écueils, notamment les dates qui se chevauchent et s’interpénètrent plus jamais que par le passé : « Compte tenu des lueurs d’espoir nées de l’initiative du Comité Zinsou, une semaine de report permettrait de mieux gérer la situation, sans empiéter sur le jour de l’investiture du prochain président. Concrètement, c’est au dimanche 13 mars 2011 qu’il convient de reporter le premier tour de l’élection, pour que le second se passe le dimanche 27 ; et l’heureux élu disposerait alors d’une semaine pour prêter serment devant l’Assemblée nationale. Entre le 25 février et le 13 mars 2011, ce sont donc 18 jours (sans plus !) pour mieux préparer l’élection, régler tous les problèmes et surtout disposer d’une liste électorale fiable, pour un scrutin crédible ».

La question qui mérite d’être posée, à ce stade, si tant est que les apprentis-sorciers susmentionnés ont encore des bribes de conscience et des résidus d’amour pour leur patrie, sont-ils vraiment contents d’eux-mêmes, d’avoir conduit la patrie en question dans une situation aussi dangereusement aléatoire ?

S’ils le sont, la conclusion coule de source : on n’aurait jamais dû les mettre là où ils sont, aux commandes de la République. Le reste de la conclusion étant que ce type d’apprentis-sorciers, qui prennent trop facilement leur patrie pour le champ d’expérimentation de leurs hasardeuses et périlleuses expériences, la démocratie devrait désormais autoriser un type de sanction aussi inédite que radicale : la fessée publique, avec le cul nu, jusqu’au sang, sur la Place de l’indépendance !!!

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VOUS ET MOI SOMMES D’ACCORD…

DIFFICILE D’IMAGINER SITUATION PLUS DÉLÉTÈRE QUE CELLE DE LAQUELLE DÉSESPÉRAIT TOUTE LA NATION ; DANS CES CAS-LÀ, LA TRADITION S’IMPOSE ET SE POSE LA QUESTION :

« OÙ SONT LES ?MINHO? ?… OÙ SONT LES ?AGBALAGBA? ?… EST-CE PARCE QU’IL N’Y A AUCUNE PERSONNE ADULTE DANS LE PAYS ?… »

…ET ILS SONT SORTIS, LES ?MINHO? ET LES « AGBALAGBA? :

  • EMILE DERLIN « L’ENCHANTEUR »
  • NICEPHORE HERCULE « LES DOUZE TRAVAUX »

NE MANQUAIT A L’APPEL QUE:

  • MATHIEU KAMELEON « L’ENIGMATIQUE »

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D’ACCORD VISITEURS, VOUS ET MOI SOMMES D’ACCORD…

D’ACCORD ! MAIS POURQUOI SOMMES-NOUS D’ACCORD ?…

JE VAIS TENTER DE VOUS LE DIRE :

Tenter de vous le dire, en me tuant à répéter que même le dernier des mécréants béninois va finir par croire que Dieu aime vraiment le Bénin. En cela que le quatuor infernal qui avait fini par passer la corde au cou de la Nation, et la conduisait à marche forcée vers l’abattoir – Boni Yayi (président de la République), Robert Dossou (président de la Cour constitutionnelle), Mathurin Coffi Nago (président de l’Assemblée nationale), Nassirou Bako-Arifari (président de l’Organisme chargé d’élaborer la LEPI) et les seconds couteaux Joseph Gnonlonfoun (président de la CENA) puis, last but not least, les PTF, nos fameux Partenaires Techniques et Financiers –, en cela, dis-je, que si tous ces gens-là avaient réussi à entraîner la Nation jusqu’au cœur de l’abattoir, le Bénin allait, dans les semaines à venir, remplacer la Côte d’Ivoire dans le rôle de pays de la sous-région à problèmes dont il faut s’occuper toutes affaires cessantes, avec tout le tapage diplomatico-médiatique qui sied à l’évènement. La cerise sur la… cata étant qu’ayant été pendant longtemps « l’Enfant malade de l’Afrique », puis le concepteur de la Conférence Nationale, puis le berceau du Renouveau démocratique sur le continent, avant d’en devenir Le Laboratoire de la démocratie, son histoire aurait assurément plus de piment que celle de la Côte d’Ivoire et ses deux présidents qui, à la vérité, n’intéresse plus grand monde.

L’Association des… « Conducteurs de la Nation à l’abattoir » a donc échoué.

Ils ont échoué parce que le vieil Emile Derlin Zinsou (88 ans révolus), s’est dit qu’était venu pour lui le moment de dire « stop ! ». De faire comme on fait chez nous, quand le ton monte dangereusement entre jeunes personnes un peu trop survoltées : intervenir pour savoir le pourquoi du comment du chahut, et indiquer aux uns et aux autres la voie de la raison puis celle de la sagesse. Faute de quoi, toujours selon nos traditions, il se serait trouvé quelqu’un pour s’indigner à haute voix : « C’est quoi, tout ce chahut ? Il n’y a donc aucun adulte dans les parages ?!? »

Le vieux Mimile Derlin Zinsou a donc répondu qu’il y avait, bien sûr, un « Minho » dans les parages. Et que, comme le chahut en était un, du genre particulièrement houleux et périlleux entre protagonistes hyper survoltés, il allait s’adjoindre le concours d’un autre « Agbalagba ». Ce fut Nicéphore Dieudonné Soglo.

Facile d’imaginer que la chose ne fut pas facile pour le vieux Mimile : cela se sait en effet qu’il fut l’un des proches conseillers du président sortant à l’entame du quinquennat de celui-ci. Mais, en homme ayant le sens de l’Etat, ayant une conscience aigüe des limites dans lesquelles devrait obligatoirement rester l’exercice du pouvoir d’Etat pour rester dans le sens de l’Histoire, il avait progressivement pris ses distances avec Boni Yayi.

Je me souviens qu’il m’avait fait appeler un jour chez lui, parce que l’un de ses frères avait eu l’amabilité de lui dire beaucoup de bien me concernant ; en vérité, beaucoup de bien concernant mes chroniques. C’était la première fois que je le rencontrais ?pour de vrai?, comme disent les gamins. Et de fait, j’étais comme un gamin intimidé face à lui, bien qu’il soit tout menu et que sa voix chevrotait un peu. Mais quelle présence !… Les vrais grands hommes n’ont en fait nullement besoin de ressembler à Schwarzenegger ni d’avoir la voix de Barry White pour en imposer à leur contemporains. Comme a joliment dit je ne sais plus trop qui : « Il suffit qu’ils aient l’œil peuplé »

Qu’on me permette de raconter par le menu, les trois choses que j’ai retenues de cette rencontre pour moi mémorable :

1 – Lorsque je commençai à protester, suite à son accusation amusée, lancée à mon attention à titre de bienvenue, accusation amusée selon laquelle Le Canard du Golfe (mon hebdomadaire satirique de l’époque) ne l’avait nullement ménagé naguère, il me tranquillisa avec un sourire : « Ne protestez donc pas !… Entre gens intelligents, on se comprend ». Puis il ajouta, toujours avec cette extrême douceur caressante : « Vous avez du talent… Moi, ça m’suffit ».

2 – Quand il daigna me dire quelque mots de la conduite des affaires du pays en ce moment-là, ses yeux se voilèrent quelque peu, me sembla-t-il : « Je l’ai dit, au président : vu l’état dans lequel se trouve le pays, qu’il avait un devoir d’impopularité à son arrivée. Il devait prendre les nombreux problèmes à bras-le-corps, résolument, sans se soucier de quelque éventuel second mandat. Or, vous avez vu, mon jeune ami, il gère avec les yeux rivés en permanence sur 2011. Tout cela ne me dit rien qui vaille… Je lui ai pourtant dit… » Sur ce sujet, le patriarche n’en dira pas plus.

3 – Alors que j’essayais de mettre un terme à l’entretien qu’il s’entêtait à prolonger avec apparemment beaucoup d’amusement, malgré les autres visiteurs qui l’attendaient, il me glissa qu’il pourrait avoir bientôt besoin de moi, parce qu’il caressait le projet d’initier une sorte de Cercle de Réflexion destinée exclusivement à la formation citoyenne des jeunes, et qu’il croyait que mon talent (encore !) pourrait servir à quelque chose là-dedans. (Qu’il veuille bien me pardonner, le doyen, si j’ai mal interprété ses propos). En tout cas, quand je lui répondis que je trouvais étrange qu’à l’heure où il ne devrait plus aspirer qu’à un repos bien mérité, il pensait encore à des projets concernant les jeunes, il rigola doucement : « Quel que soit votre âge, mon jeune ami, il faut toujours avoir des projets ! »

Je dois avouer aujourd’hui qu’au moment où il m’accordait cet entretien, je traversais une assez mauvaise passe, et voyais beaucoup de choses en noir. Il ne le saura sans doute jamais, mais il m’avait presque totalement requinqué, en me donnant, à 86 ans, une formidable leçon de foi en l’avenir.

Et je ne crains pas dire que son actuelle initiative si heureuse, de réunir tout le monde aujourd’hui autour de l’impérieux sauvetage de la maison Bénin, participe de la même conviction profonde que rien n’est jamais perdu tout à fait : il faut toujours avoir foi en l’avenir.

Doyen Mimile Zinsou ! (Excusez-moi mais je ne parviens pas – pour des raisons bêtement affectives – à vous appeler autrement), Doyen Mimile donc, pour les siècles des siècles, vous serez Derlin… ou Merlin l’Enchanteur. Pour ce que vous venez de faire pour votre pays en effet, Derlin ou Merlin, c’est du pareil au même : la grande Histoire ne retiendra que l’enchantement de toute une Nation de voir que vous avez su dire « Stop ! », au moment opportun, à sa conduite vers l’abattoir.

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BENIN : Violences et provocations en période électorale – Les FCBE provoquent et agressent leurs adversaires

Les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), dépassées par les événements, font recours aux provocations et violences contre les militants de l’opposition. Des attitudes guerrières que le chef de l’Etat devrait interdire à ses militants s’il prônait vraiment la paix.

La campagne électorale au Bénin a été toujours une fête entre les différents partis politiques. Venues en politique au soir du scrutin de 2006, les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ne veulent pas faire de la paix, un comportement.

En période électorale, les partisans du président Boni Yayi démontrent qu’ils sont les vrais artisans de la violence. Leurs attitudes, en cette période électorale, en sont la preuve palpable. Les exemples sont légion. Dimanche dernier, les militants de l’Union fait la Nation étaient en concert à la place ‘’Lénine’’ à Akpakpa Cotonou. Il y avait un monde impressionnant de Béninois décidés à faire partir du pouvoir le président Boni Yayi.

Jaloux de cette gigantesque mobilisation de l’opposition, les FCBE ont foncé dans la foule avec l’un de leurs véhicules de campagne avec lequel ils ont bloqué la circulation pendant près d’une heure au nez et à la barbe des forces de sécurité. Attachés à leurs idéaux de paix, les supporters de Me Adrien Houngbédji les ont ignorés. Leur animation s’est au contraire intensifiée. Ayant alors constaté désespérément que leurs manœuvres étaient comme de l’eau jetée sur le dos du canard, les FCBE ont honteusement vidé les lieux. Les récentes violences à Djeffa dans la commune de Sèmè-Podji étaient les conséquences de leurs comportements provocateurs. Samedi dernier à Porto-Novo, les éléments du pouvoir ont failli semer la zizanie à un cortège de l’Union fait la Nation non loin du pont.

Dans le septentrion, la coalition-ABT (Abdoulaye Bio Tchané) fait également les frais des provocations et violences des partisans du président Boni Yayi. A Kandi, Banikoara, Oussa-Pehunco, Ségbana, Kérou et autres localités du nord Bénin, les FCBE se comportent comme de vulgaires délinquants. Ils ont saccagé les affiches du candidat Abdoulaye Bio Tchané et agressé ses militants. La dernière conférence de presse du porte-parole du candidat sur cette situation en dit long.

A cause des Forces cauris pour un Bénin émergent, cette campagne électorale en cours est émaillée de plusieurs actes de vandalisme soutenus même dans l’ombre par des leaders politiques proches du régime en place. Ce faisant, ils portent atteinte au climat de paix dont jouissent les Béninois depuis 1990. Ces dérives doivent être combattues.

Jules YAOVI

BENIN : Lettre de Philippe Noudjenoume aux soldats de la paix

PARTI COMMUNISTE DU BENIN (P.C.B)

01 B.P. 2582 Recette Principale Cotonou (Rép. du Bénin)

Cél. : 97 98 35 65– Site : www.la-flamme.org

Cotonou le 26 Février 2011

Philippe T. NOUDJENOUME

Candidat aux Elections présidentielles 2011.

AUX RESPONSABLES DU COMITE DE DEFENSE DES ACQUIS DEMOCRATIQUES DE L’ARMEE BENINOISE « SOLDATS DE LA PAIX » (soldatdelapaix2011@yahoo.fr)

Vous avez fait une Adresse à son Excellence Thomas YAYI Boni Président de la République en date de 22 février 2011 dans laquelle vous avez fait l’état des lieux de l’armée béninoise : « Cinq ans après (son) accession à la magistrature suprême ». Cette adresse est parvenue au siège de ma campagne et de mon Parti, le PCB et je me sens le devoir de vous dire en retour mes observations et appréciations.

Le tableau que vous avez décrit n’est pas des plus reluisants. Je m’en vais, si vous voulez bien, reprendre certains passages « Le statut régissant le personnel des FAB, est un outil traduisant les aspirations égoïstes de la haute hiérarchie et est donc antinomique aux intérêts et à l’épanouissement de la grande masse que nous sommes, nous hommes de rang et sous-officiers…Aucun sous-officier, aucun officier n’a un profit de carrière rigoureusement tracé en rapport avec ses qualités, sa valeur militaire et ses diplômes…Pendant que des militaires du rang et sous-officiers sont contraints à gravir les échelons, grade par grade, malgré le niveau intellectuel relevé, nos supérieurs procèdent à des enrôlements de civils au rang d’officiers sur titre. Tout simplement parce qu’on ne veut pas accorder la promotion des ressortissants d’une partie de notre pays…Les conditions de vie et de travail se dégradent de jour en jour et sont de plus en plus exécrables…La troupe n’a perçu ces cinq dernières années aucune tenue de treillis…Pendant cinq années, le soldat est contraint à être nourri pour pouvoir permettre des détournements sous son couvert…A titre illustratif, dans quel compte passent les primes  alimentaires de la grande masse des soldats envoyés en mission de la paix et ceux déployés pour des servitudes nationales (sécurité et hors des casernes) ?…Le soldat de nos jours est surexploité pour des missions de sécurisation…Les soldats sont déployés devant les banques, les services publics et servent même de garde du corps à des hommes d’affaires…Malgré tous ces sacrifices, les primes allouées et payées ne leur sont  pas versées intégralement ; des arriérés de plus de deux ans existent…»

Vous avez ensuite énuméré vos exigences dont entre autres « la révision du Statut régissant les Forces Armées Béninoises dans le sens d’une justice sociale- le paiement intégral des primes de missions conformément au M.O.U- la revalorisation de la fonction du militaire (primes de logement et soldes- l’amélioration des conditions de vie du militaire… »

J’ai lu votre lettre et cela m’a beaucoup ému. Je vous ai entendu. J’ai entendu vos doléances. Elles sont justes, légitimes. Et vous avez tout mon soutien.

Les conditions décrites et qui sont les vôtres sont écœurantes pour des hommes soumis au dur métier de la défense du territoire, de la sécurité des personnes et des biens. Sous le soleil, sous la pluie, sous toutes intempéries, la nuit comme le jour, souvent loin de vos familles. Cela est inadmissible. Jusque-là de l’extérieur, l’observateur a une vue trompeuse sur l’armée et les hommes qui la composent. Pour le citoyen ordinaire, on vit bien dans l’armée. Comme on le constate, les clivages de l’ensemble de notre société se retrouvent au sein de l’armée : une minorité de riches, au service des intérêts étrangers, vit bien et même grassement en pillant les ressources nationales et le bien public au détriment de la grande majorité pauvre. Les pratiques de favoritisme, de piétinement des textes, de mépris des plus humbles se retrouvent dans votre corporation. La misère sévit partout.

Le Parti Communiste du Bénin et toute la démocratie révolutionnaire dont je suis le Candidat aux Elections de 2011 préconise une autre gouvernance qui a pour mission la levée des entraves pour le développement accéléré du capitalisme dans notre pays et son industrialisation rapide pour l’amélioration du sort des populations et des soldats. Cette gouvernance met en avant la probité, l’honneur, la dignité, le patriotisme et la justice sociale. C’est dans ce sens que je préconise le gouvernement des travailleurs et des peuples dont le programme porte entre autres :

« – Libérer la production en appuyant fortement les producteurs et opérateurs économiques nationaux

– Accroître la productivité par l’instruction de tous les citoyens, notamment à travers leurs langues maternelles

– Faire de tous les Béninois des citoyens fiers, empreints de leurs cultures et ouverts au monde ».

Pour ce qui concerne les militaires, outre les mesures générales qui les concernent en tant que citoyens :

« -La création d’une Académie des Lettres, Sciences et Arts avec en son sein une section de médecine traditionnelle ». L’Académie Militaire en est naturellement une des composantes importantes.

-La fixation de la rémunération des ministres au niveau du salaire des enseignants du supérieur » avec la détermination du rapport de 1/10ème entre les salaires les plus élevés et le salaire le plus bas des agents publics.

Le pouvoir de YAYI Boni a aggravé tous les maux de notre société. Il a exacerbé les contradictions au sein de notre société par l’exacerbation des conflits au sein des institutions de l’Etat, les scandales les plus innommables, l’insécurité pour les citoyens. Face à l’échec de toute cette politique vous avez écrit « l’armée saura prendre ses responsabilités … En tout état de cause, nous disons non à une LEPI d’exclusion sous toutes ses formes, car sources de tension aux lendemains incertains».

Oui, votre colère contre le pouvoir de YAYI Boni, un pouvoir de fraudeurs, de tricheurs et de menteurs est noble. Le Parti Communiste du Bénin, les Centrales syndicales, les jeunes, les femmes, bref les travailleurs et les peuples rejettent ce pouvoir et tous les jours se battent contre lui. YAYI Boni a mis en œuvre plusieurs méthodes de fraudes : la LEPI-BAKO en est une. Vous avez dû apprendre que ma candidature aux élections présidentielles 2011 a été invalidée sans aucune raison valable par la Cour Constitutionnelle. C’est encore une fraude et c’est inacceptable. Vous devez combattre cette fraude aussi et exiger que je sois rétabli dans mes droits en tant que candidat pour les élections actuelles.

Vous êtes allés jusqu’à donner un ultimatum aux « acteurs politiques » en ces termes : « Nous donnons jusqu’au 27 février 2011 à tous les acteurs politiques de s’entendre. A défaut, nous prendrons nos responsabilités » J’ai entendu votre résolution. Décodé en langue militaire cela veut dire que vous dites ouvertement que vous ferez un coup d’Etat.

Mais je veux, à ce sujet,  vous faire voir trois choses :

La première : Toute entente entre « acteurs politiques » au sommet n’est pas nécessairement favorable au peuple. Cela dépend de quels types d’acteurs politiques et des programmes qu’ils portent. L’entente entre mafieux et apatrides se fait toujours sur le dos du peuple. Il n’est pas difficile aujourd’hui de constater que le consensus de la Conférence Nationale s’est fait par les pilleurs sur le dos des travailleurs et des peuples.

Deuxièmement : Nous avons fait dans ce pays beaucoup d’expériences de coups d’Etat militaires qui n’ont jamais contribué à améliorer les conditions de vie des citoyens et à transformer les choses dans le sens des intérêts du peuple. Les coups d’Etat portent le germe de la dictature de personnes voulant remplacer la souveraineté du peuple.

Troisièmement : Les conditions que vous vivez ne sont que celles que vivent l’ensemble des travailleurs et des peuples de notre pays. Les travailleurs et les peuples tous les jours se battent dans le même sens que vous contre l’exploitation, le pillage des ressources nationales, contre le vol du fruit du travail des autres. Une action faite en dehors du peuple serait instrumentalisée et tournée contre les intérêts de notre peuple.

C’est pourquoi, dans mon Adresse au peuple à se lever pour sauver la patrie en date du 04 août 2010, je me suis adressé à vous en ces termes.

« Aux soldats et aux officiers patriotes, sachez que vous êtes fils de ce peuple qui aspire à son émancipation, que vous avez le devoir de vous associer à lui et non de défendre un autocrate mafieux en perdition. Par ailleurs, je vous demande de rejeter toute aventure putschiste dans laquelle certains voudraient vous entraîner, car autrement vous vous mettriez au travers de la voie de l’émancipation de notre pays et serez combattus comme tels

C’est avec ces conseils et l’espoir qu’ils recevront auprès de vous l’écho favorable escompté que je vous prie de recevoir mes salutations patriotiques.

Philippe NOUDJENOUME

Candidat aux élections présidentielles 2011.

BENIN : La LEPI de la honte !!!

Entre le tollé général suscité par l’organisation de la présidentielle et les discussions d’avant-garde initiées par les anciens chefs d’Etats, le pouvoir reste dans sa logique de maintenir la date du scrutin au dimanche 6 mars. L’essence de son entêtement se trouve dans la réalité tangible des chiffres fournis à la Céna par la Cps/Mirena.

Selon les statistiques nationales transmises à la Céna, la Commission politique de Supervision des élections et la Mirena indiquent avoir enregistré, par rapport au chiffre de la présidentielle de 2006, une baisse sensible du nombre des électeurs pouvant prendre part au vote. Cette baisse est de près de 15% à 20% sur l’ensemble des départements du centre et du sud du Bénin et a atteint plus de 33% dans le Couffo (cf. tableau en encadré).

Parallèlement et, mis à part la Donga, tous les trois départements du nord, à savoir l’Atacora, le Borgou et l’Alibori, ont connu une augmentation exponentielle d’environ 10% (par rapport à 2006) du nombre de nos compatriotes en âge de poser l’acte citoyen de voter.

L’analyse croisée de ces chiffres ne permet pas de comprendre la dichotomie entre ces augmentations et, a contrario, les baisses notées à l’intérieur du même pays, en cinq ans de vie. Les économistes statisticiens et socio-anthropologues de la CPS/Mirena qui ont produit les fiches d’enregistrement des électeurs devraient pouvoir indiquer les paramètres qui appuient une telle réalité des chiffres. Et on est en droit d’attendre leurs explications sur le sujet. Pour l’heure, on en convient que dans le débat juridico-politique actuel, lequel consiste à faire constater unanimement que l’enrôlement des électeurs a souffert de beaucoup de ratés, dont celui du plus du million de personnes laissées en rade, le pouvoir en place se fonde visiblement sur les chiffres fabriqués par la CPS-Lépi et la Minera pour camper son entêtement à vouloir convoquer le corps électoral, coûte que coûte pour le dimanche 6 mars prochain. Pourtant, des négociations sont actuellement engagées par l’opposition notamment et des personnalités politiques de haut niveau dont les anciens présidents de la République, Nicéphore Soglo et Emile Derlin Zinsou, afin d’amener les organisateurs de l’élection à admettre -même sous conditions- de retoucher le fichier électoral transmis, avant la date fatidique de la tenue du scrutin. Dans le but d’y inclure les votants potentiels n’ayant pas été enregistrés.

Un coup K.O au… premier tour !

La réaction du chef de l’Etat, Yayi Boni, semble indiquer que l’homme n’est pas contre la démarche. Son seul souci serait de faire les choses dans le cadre de la légalité constitutionnelle. Mais ses lieutenants, dont Marcel de Souza le beau-frère, ne manquent pas de clamer haut et fort que les élections ne seraient jamais repoussées au-delà du 6 mars. Comme s’ils savent, à eux seuls à l’avance, les effets, les tenant et les aboutissants des concertations que les leaders d’expérience appellent de tous leurs vœux pour décrisper l’atmosphère sociopolitique qui reste trouble depuis déjà des mois. En vue de permettre de rassurer le plus du million 300 mille personnes encore non enregistrées.

En vérité, la mouvance au pouvoir et ses animateurs ont fait de petits calculs basés sur les chiffres annoncés plus haut. De ces calculs, le Borgou, supposé fief naturel du candidat Yayi Boni, lui est d’office acquis. Et quel que soit le partage qu’il y aurait entre les candidats, dans l’Alibori et l’Atacora, Yayi Boni ne s’emporterait pas plus mal. Ces départements ne sauraient lui échapper outre mesure. Leur soutien lui serait garanti, n’en déplaise à un certain Abdoulaye Bio Tchané, qui se détermine comme le plus grand challenger de Yayi Boni dans ces régions là. Restent maintenant les départements du centre, dont le Zou, et ceux du sud. Dans ceux-là et, déjà délestés d’un nombre important de leurs électeurs non inscrits, les candidats de l’opposition risquent de voir leur auguste adversaire ratisser plus de voix que prévu lui permettant au finish –en un coup K.O au premier tour- de faire le plein au plan national. Pour se voir poser le tapis rouge de sa marche triomphale vers le palais de la Marina. Le… 06 avril 2011 ? D’ici à là, que d’embuches en perspective !

MIRENA/CNT COMMISSION POLITIQUE DE SUPERVISION

REPARTITION DES ELECTEURS PAR DEPARTEMENT, PAR VILLAGE/QUARTIER DE VILLE, PAR CENTRE DE COLLECTE ET PAR BUREAU DE VOTE

N° D’ORDRE DEPARTEMENTS ELECTEURS 2011 (A) ELECTEURS 2006 (B) ECART  

(A-B)

NOMBRE DE BUREAU DE VOTE
1 Ouémé 418.387 507.928 -89.541
2 Plateau 201.777 248.479 -46.702
3 Atltantique 509.205 584.429 -75.224
4 Littoral 334.361 413.674 -79.313
5 Couffo 228.473 343.325 -114.852
6 Mono 183.712 204.702 -20.990
7 Collines 217.174 304.899 -87.725
8 Zou 298.423 338.676 -40.253
9 Alibori 289.568 261.993 +27.575
10 Borgou 416.597 386.046 +30.551
11 Atacora 247.541 246.344 +1197
12 Donga 161.497 180.801 -19.304
Total 3.506.715 4.021.296 -514.581

Emmanuel S. Tachin

Source : LNT

L’Union fait la Nation déplore le double langage de la majorité présidentielle

L’Union fait la Nation (Un) est formelle. Me Adrien Houngbédji sera porté à la Marina au soir du 6 mars prochain. Bruno Kangni, l’un des porte-parole du candidat de l’Un l’a martelé hier au cours de sa rencontre avec la presse au siège national de campagne du candidat. Mais avant, il est revenu sur le fichier électoral qui, à l’état actuel, exclut plus d’un million de Béninois, en violation de la loi fondamentale de notre pays. Et tout en remerciant les anciens présidents Nicéphore Soglo et Emile Derlin Zinsou qui ont permis aux acteurs politiques de s’accorder sur deux points à savoir l’audit du fichier électoral et l’amendement du cadre légal pour permettre aux exclus de pouvoir voter, Bruno Kangni a déploré le double langage du gouvernement qui est partie prenante à cet accord. « Nous prenons le peuple à témoin. Le président Boni Yayi doit se comporter comme le président Adrien Houngbédji en 2006 qui n’a pas attendu les résultats définitifs des élections présidentielles avant de le féliciter. Ce qui est certain, vu les déclarations et agissements à l’issue des négociations ouvertes par les présidents Zinsou et Soglo, on se pose des questions. Le pouvoir en place est aux abois. Mais, nous n’accepterons pas qu’on nous vole notre victoire » a affirmé le conférencier qui souhaite que son candidat soit élu démocratiquement et en toute transparence, peu importe que ça soit le 6 mars prochain ou après. L’essentiel pour lui est que les élections soient crédibles et se déroulent en toute sérénité. C’est pourquoi, il a invité les militants et sympathisants de Me Adrien Houngbédji à aller chercher les cartes d’électeur pour porter leur choix sur le candidat de l’Union.

Angelo DOSSOUMOU, Fraternité Bénin

Prétendu livraison d’arme : Ahoua Don Mello : « Un complot de l’ONUCI. »

Le gouvernement ivoirien a dénoncé lundi un « complot contre la Côte d’Ivoire », réfutant ainsi les informations sur une livraison présumée illégale d’armes.

« Je dénonce un complot contre la Côte d’Ivoire », a déclaré Ahoua Don Mello, porte-parole du gouvernement qui rejetait les allégations de Y. J. Choi, représentant spécial du SG des Nations Unies qui a faillit à sa mission dans le pays.

A la demande de Ban Ki-moon, le Conseil de sécurité de l’ONU discutait lundi de l’éventualité d’une réunion sur la Côte d’Ivoire pour examiner la situation, après des informations sur une prétendue la livraison en cours de trois hélicoptères d’attaque du Bélarus et de matériel d’appui à Yamoussoukro destinés aux forces armées ivoiriennes.
« Ban Ki-moon accuse le gouvernement ivoirien d’avoir des  MI-24 à Yamoussoukro. C’est purement et simplement du mensonge pour justifier une attaque contre le gouvernement du président Laurent Gbagbo », a affirmé M. Ahoua Don Mello.

« A l’instar de l’histoire des armes de destruction massive en Irak, ayant justifié l’attaque contre ce pays par le gouvernement Bush d’alors, la réalité sur le terrain c’est que l’Onuci arme les rebelles qui ont changé de nom pour devenir des « commandos invisibles » depuis qu’ils sont arrivés à Abidjan », a-t-il dit. « Un MI-24 de l’Onuci est aujourd’hui stationné à Bouaké pour appuyer les rebelles », a ajouté M. Don Mello.

Les Ivoiriens accusent l’Onuci, dont il réclame le départ, d’être complices des rebelles alliés à Alassane Ouattara, aujourd’hui infiltrés à Abidjan, où ils sèment la terreur.
A noter par ailleurs qu’un document confidentiel de l’Onuci intercepté par les autorités ivoiriennes prévoit ces jours des attaques, d’où une vigilance plus que jamais accrue des FDS.

James Lossa

Côte d’Ivoire : vers la guerre civile

Les violences postélectorales s’étendent dans le pays.

L’Onu soupçonne Laurent Gbagbo de vouloir reconstituer son aviation de guerre. Des soupçons d’acquisition d’armes pèsent également sur le camp Ouattara.

Les violences postélectorales qui ont débuté à Abidjan s’étendent dans d’autres localités du pays. Les Nations unies redoutent un retour de la guerre civile.

Le spectre de la guerre civile plane à nouveau sur la Côte d’Ivoire. Le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, a appelé lundi à une réunion d’urgence alors que les violences postélectorales entamées en décembre à Abidjan s’étendent à l’ouest du pays. L’appel de Ban Ki-Moon intervient alors que le président sortant, Laurent Gbagbo, réceptionnerait, en dépit de l’embargo sur les armes qui frappe la Côte d’Ivoire depuis sept ans, trois hélicoptères d’attaque et du matériel d’appui pour les soldats.

Son fournisseur serait le Belarus, un pays d’Europe de l’est. Selon l’entourage de Ban Ki-moon, une partie de ce matériel de guerre est arrivée dimanche par avion en Côte d’Ivoire tandis que d’autres livraisons sont prévues lundi. « Il s’agit d’une grave violation de l’embargo contre la Côte d’Ivoire qui est en vigueur depuis 2004 » a indiqué le secrétaire général de l’Onu. Ban Ki-moon a prévenu le fournisseur et l’acquéreur de l’armement que des « des mesures appropriées seront prises en réponse à cette violation » de l’embargo.

Selon RFI, le camp Gbagbo aurait démenti l’information. Mais si celle-ci était avérée, elle signifierait que Laurent Gbagbo souhaiterait reconstituer son aviation de chasse qui avait été détruite par les soldats français de l’opération Licorne en 2004. RFI qui cite des sources indépendantes, explique que les deux camps se sont lancés dans une course à l’armement. « Dans les faits, les deux forces militaires en présence s’arment, tout le monde se prépare à une confrontation directe mais personne ne veut le reconnaître », lit-on sur le portail.
« Commando invisible », vraie bataille urbaine

En attendant, les accrochages se multiplient dans le pays. Samedi à Abobo, quartier considéré comme le fief d’Alassane Ouattara au nord d’Abidjan, les combats ont repris entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales à Laurent Gbagbo et des combattants qui depuis janvier les harcèlent. Ces combats auraient fait plusieurs morts. Ils ont également endommagé le centre émetteur de la télévision publique RTI, aux mains de Laurent Gbagbo, entraînant une coupure du signal dans la région d’Abidjan. La panne aurait depuis été réparée. Pour le camp Gbagbo, ces « rebelles » surnommés « commando invisible » par une partie de la presse ivoirienne et qui sont armés de kalachnikov et de lance-roquettes seraient des éléments infiltrés des Forces nouvelles (FN), l’ancienne rébellion dont Guillaume Soro, actuellement Premier ministre du gouvernement Ouattara, était le Secrétaire général. Le camp Ouattara a toutefois démenti toute implication dans les combats.

L’Onuci dans la ligne de mire des « Jeunes patriotes »

La semaine dernière, d’autres accrochages avaient été signalés à Yamoussoukro, dans l’Ouest du pays. Dans ce contexte, l’Onu redoute un embrasement général, qui précipiterait le pays dans la guerre civile. Une situation à laquelle l’organisation pourrait difficilement faire face. La mission de l’Onu en Côte d’Ivoire (Onuci) accuse en effet le camp Gbagbo d’entraver son action. Dimanche, l’Onuci a indiqué que trois Casques bleus ont été blessés dans une embuscade perpétrée la veille dans la commune d`Abobo. Vendredi, lors d’un meeting qui a rassemblé près de 3000 personnes à Yopougon (ouest d’Abidjan), Charles Blé Goudé, le chef du « Mouvement des jeunes patriotes » favorable à Laurent Gbagbo, avait appelé ses troupes à gêner les déplacements des casques bleus dans le pays.

« Je demande à la jeunesse de Côte d’Ivoire de s’organiser en comités pour empêcher l’Onuci de circuler par tous les moyens (…) Aujourd’hui ce ne sont pas les rebelles qui nous font la guerre, c’est l’Onuci qui nous la fait », avait-il déclaré. Il leur avait suggéré de créer des « comités d’autodéfense dans les quartiers », sans toutefois « tomber dans le piège de la guerre civile ». La veille dans un communiqué publié à l’issue d’un conseil de ministre, le gouvernement Gbagbo avait accusé l’Onuci d’être complice des rebelles, dont elle favoriserait l’infiltration dans les quartiers d’Abidjan. Une accusation démentie par Ban Ki-moom qui a exigé la « cessation immédiate de ces menaces ».

Le panel de chefs d’Etat mandatés par l’Union africaine pour trouver des « solutions contraignante » sortie de crise devrait faire ses propositions cette semaine. Selon NouvelObs, les quatre présidents, Jacob Zuma (Afrique du Sud), Idriss Deby Itno (Tchad), Jikaya Kikwete (Tanzanie) et Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie), proposeraient soit un partage du pouvoir, soit la mise en place d’un gouvernement d’intérim jusqu’à de nouvelles élections. Leur mission est unanimement considérée comme celle de la dernière chance.

Source : Afrik.com