Le Blog de Aymard

La liberté d'expression dans sa quintessence

Archives Journalières: mars 3, 2011

BENIN : Ces intellectuels tarés dont parlait le président Kérékou

Ces intellectuels tarés dont parlait le président Kérékou : au lieu de faire avancer le pays, ils le font reculer chaque jour que Dieu fait.

L’un d’eux a d’ailleurs promis mettre le pays à feu et à sang et il semble bien qu’il s’applique assidument afin de réaliser sa promesse.

Il est difficilement compréhensible qu’avec cette horde d’intellectuels et d’hommes de science à la tête de nos institutions, le pays soit aujourd’hui à ce stade et dans cette situation et ceci, par la faute d’une poignée de béninois.

En me remémorant cette affirmation du président Mathieu Kérékou qui a jeté un pavé dans la marre en affirmant que les cadres béninois étaient des intellectuels tarés, et en observant un peu la scène politique actuelle et l’état de la nation depuis 2006 où le technocratisme a pris corps avec l’arrivée de Boni Yayi au pouvoir, je me suis demandé si le général n’avait pas raison.

En observant les acteurs qui ont à charge le bon fonctionnement de l’appareil d’Etat, de nos institutions, il se trouve quelques uns de ces intellectuels qui ont raté le rendez-vous crucial au cours duquel ils devaient confirmer leur qualité d’intellectuels et tracer à ce titre à la nation le chemin du développement tout en consolidant les acquis et la paix sociale. Mais hélas!!

Gros plan sur ces intellectuels sur qui on a de grosses questions à se poser.

Robert Dossou

Principal acteur de l’imbroglio politique actuel, le roi Dossou est le Président de la cour constitutionnelle du Bénin. Depuis juin 2008, il s’est évertué à dépouiller l’assemblée nationale de ses prérogatives en s’arrogeant tous les droits. Par ses décisions ambiguës, il a largement contribué à vicier l’atmosphère et à radicaliser chacun des acteurs politiques. Si le 06 avril 2011, le pays n’avait pas un nouveau président, il en porterait l’entière responsabilité.

Mathurin Nago

Docteur en techniques alimentaires, le Professeur Mathurin Coffi Nago est le Président de l’assemblée nationale, le prolongement par continuité du gouvernement de Boni Yayi depuis 2007.

« Quand je dis pin pan, il répond pin pan », c’est comme cela que Boni Yayi a caricaturé la symbiose qui règne entre eux deux. Alors qu’il a été mis au perchoir pour faciliter à ses collègues le travail que le peuple leur a confiés, cet homme s’est amusé à hypothéquer et à empêcher l’assemblée de jouer pleinement son rôle de contrôle de l’action gouvernementale.

Nassirou Arifari Bako

Ha! le pauvre. Je suis tenu de le mettre dans cette liste.

Docteur en Sociologie et Anthropologie sociale, Superviseur de la Commission Politique de Supervision de la LEPI (CPS-LEPI).

A ce titre, il a concocté au peuple béninois une liste électorale, la liste électorale de tous les désordres et de tous les fantasmes, une liste qui fait grossir des localités et en diminue d’autres, une liste qui fait disparaitre tout un village, qui fait déplacer des quartiers d’un arrondissement à un autre, une liste qui fait déplacer les électeurs d’une dizaine de kilomètres de leurs  résidences, une liste  sur laquelle des bureaux de vote se retrouvent avec un seul électeur à certains endroits (ce qui ne garantit ni la sécurité de ces électeurs singleton ni le vote secret auquel ils sont appelés) ; c’est ça la liste bako baclée avec laquelle il demande au peuple d’élire un président. Une liste qui porte déjà en elle les germes de la contestation et du désordre post-électorale.

Albert Tévoédjrè

Je serai peut-être un peu plus respectueux avec lui mais je dois avouer que je me suis toujours demandé si cet homme aime réellement son pays et s’il pense à l’avenir. La réponse qui me vient le plus à l’esprit est non, cet homme n’aime en réalité pas son pays, ne l’a jamais servi (même s’il affirme le contraire à qui veut bien lire son livre le bonheur de servir) mais sert plutôt ses intérêts.

A la tête d’une institution fantoche de médiation, le professeur Tévoédjrè est le principal artisan de l’élection de Boni Yayi qui, l’a remercié avec ce machin de médiateur de la république dont on n’a jamais vu l’intérêt pour la nation béninoise.

C’est lui qui, bras dessus bras dessous a présenté Boni Yayi dans l’Ouémé et un peu partout dans le pays comme le messie, « Eureka j’ai trouvé le cheval gagnant », s’était-il écrié et d’ajouter pendant la campagne électorale de 2006 : « avec Yayi, Yanayi ».

Finalement, il est à croire que cet homme soit un homme de régression. Quand on se rappelle que c’est lui qui est allé sortir le caméléon de sa paisible retraite en 1996 et que c’est lui qui en 2006 a trouvé que le pays avait été détruit par le caméléon et a vendu au peuple le changement, on est en droit de se demander ce à quoi ont servi ses nombreux talents tant vantés si ce n’est qu’à arriérer le pays. L’heure a sonné de demander à cet homme ce qu’il a réellement apporté au pays depuis 50 ans qu’il est dans l’arène politique.

Ce ne sont pas les nombreux forums, colloques, séminaires organisés par lui sans le peuple à coup de milliards au Cic et un peu partout dans le monde qui ont fait reculer les bases de la pauvreté et du sous développement.

A lire l’article du journal « L’Indépendant » intitulé Présidentielle 2006 : Albert Tévoédjrè soutient Yayi Boni (Contre le poste de représentant du Bénin à l’ONU)

Amos Elegbe

L’homme de tous les pouvoirs. Toujours mouvancier, jamais opposant. Il a été de toutes les équipes de gestion du pays depuis l’avènement du renouveau démocratique en 1990.

Aujourd’hui avec Boni Yayi dont il est le conseiller politique, Amos Elegbe fait l’apologie yeux fermés et tête baissée du régime galeux en place au Bénin alors que tous les indicateurs sont au rouge. Cet éducateur puisqu’enseignant à l’Université a perdu depuis 2006 tout sens du réalisme. Il est assurément le meilleur adversaire politique de Boni Yayi puisqu’ayant largement contribué à rendre ce dernier impopulaire et indésirable par ses sorties lamentables et épouvantables. Les classement de Transparency international pour la corruption, de Doing Business pour le climat des affaires, de Reporters sans frontières pour la liberté de presse, le taux de croissance passé de 5,2 % à 2% en l’espace de 5 ans, la production cotonnière qui est passée de 400.000 tonnes à 150.000 tonnes, les milliards détournés à la faveur du sommet de la Censad, les marchés gré à gré offerts aux amis du régime, les exonérations fantaisistes, bref tout ce qu’il peut y avoir de pourri dans la gestion des affaires d’une cité sont venus pour mettre à nu toute la pourriture de ce régime. Et au lieu de se cacher, il se trouve des conseillers pour justifier cela et solliciter un second mandat.

Comme pour paraphraser l’autre, ils doivent justifier leurs très gras salaires.

L’impasse dans laquelle nous sommes actuellement a été créé par les trois (03) premiers hommes ci-dessus  cités et pour nous sortir de là, cela dépendra aussi d’eux et du Chef de l’État sortant Boni Yayi qui, ne jure que par la LEPI, une LEPI de fraude concoctée spécialement pour lui.

Lire les articles « BENIN : La LEPI de la honte !!! »

et  » Boni Yayi: Le bon, la brute et le truand »

Finalement qui veut frauder entre l’opposition et la mouvance ?

aymard

Publicités

Entretien avec le Général Jean N’da : « La Lépi ou la lèpre ? »

Dans cet entretien réalisé par le quotidien le Matinal, le Général Jean N’da sort de son silence et se prononce sur la vie sociopolitique du pays. L’ancien Directeur général de la Gendarmerie sous le régime Kérékou donne ici son point de vue sur quelques sujets d’actualité et souhaite la paix au Bénin en cette période électorale. A propos de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi), il la désigne par la lèpre.

Lire son interview

Le Matinal : Bonjour mon Général et merci de vous faire connaître.

Le Général : Je suis le Général à la retraite Jean N’da. Je suis né vers 1949 à Katangniga dans la commune de Natitingou. En bref, j’ai occupé diverses fonctions, particulièrement celle de Directeur général de la Gendarmerie pendant 4 ans. J’ai été Directeur de cabinet du Ministre de la défense. Je suis actuellement à la retraite et j’ai préféré vivre à Natitingou .Les raisons qui ont fondé mon retour à Natitingou sont de deux ordres. D’abord, j’ai trouvé que c’était un cadre idéal de vie. J’aime l’espace et j’ai l’espace à Natitingou par rapport à une ville comme Porto-Novo, Cotonou et autres. Ensuite, il fallait que je revienne au bercail après le travail vivre avec nos parents qui nous ont envoyé à l’école. C’est pour çà que j’ai préféré donner ce bon exemple en vivant à Natitingou.

Général, et si vous faisiez la politique pendant ce repos paisible

En réalité je ne fais pas de la politique. Je ne veux ni être député, ni maire, encore moins un conseiller. Ce n’est pas mon problème. Mais étant entendu que je vis avec mes parents et je connais leurs problèmes, j’œuvre pour leur apporter quelques solutions. C’est pour cela que lorsqu’il y a des élections présidentielles, j’essaie d’apprécier les capacités de chacun des candidats et de négocier avec celui que je choisis pour le développement de ma localité. Et quand je discute, si l’intéressé est d’accord je me bats pour lui. C’est ainsi qu’en 2006, j’ai discuté avec le Président Me Adrien Houngbédji qui était d’accord avec mes propositions. Il était d’ailleurs le seul et je l’admire pour cela, qui a été capable de venir sillonner tous les arrondissements de l’Atacora. Mais cette fois-ci, j’ai discuté avec le Président Abdoulaye Bio Tchané qui est mon « petit frère ». Je le soutiens et on se comprend. Mais en réalité je ne fais pas la politique. J’ai une vision et un projet de société que je partage avec les candidats.

Quelle appréciation faites-vous de la gestion du pays ?

Pratiquement je n’aurais rien à dire, parce que tout candidat qui arrive au pouvoir, vient avec son projet de société. C’est dès le départ et au moment où il présente son programme d’actions, qu’on peut se prononcer pour dire qu’on n’est pas d’accord. Mais lorsque le candidat est élu, j’estime qu’il exécute son projet de société pour lequel le peuple l’a choisi. Donc avec l’actuel régime du Changement, nous n’avons pas le même projet de société depuis 2006 et j’estime que le Président Yayi Boni fait ce qu’il avait prévu de faire. Et je continue de croire que tous ceux qui l’ont soutenu, qu’ils s’appellent le Président Nicéphore Soglo, l’ancien Ministre d’Etat chargé de la coordination de l’action gouvernementale Bruno Amoussou, M. Fagbohoun, ils sont tous comptables de ce que fait le Président Yayi au pouvoir. C’est pourquoi je ne suis jamais d’accord lorsqu’ils marchent contre lui. Tout simplement parce qu’ils ont le même projet de société. J’étais parti avec le Président Houngbédji en 2006 avec cette vision qu’il n’y a de richesse que d’hommes et j’y croyais. J’ai échoué. Le Président Yayi a réussi et ce qu’il fait, c’est son projet de société. Par contre, il me parait essentiel de dire ceci. Il y a un certain François Decroset qui a été président d’une commission que la France a baptisée à l’époque et sous le Président François Mitterrand, (paix à son âme), « la probité de l’Etat ». Il a dit quelque chose qui me parait très important. A propos de l’efficacité du service public, il dit et je cite : « Il est donc indispensable de définir l’esprit du changement avant d’en préciser le contenu, de fixer les objectifs avant d’annoncer les mesures ». Il fallait expliquer ce qu’on appelle le Changement. Est-ce que c’est un changement climatique ? Est-ce que c’est un changement qui intervient entre le jour et la nuit ? Est-ce que c’est un changement parce qu’on vieillit tous les jours ? C’est quoi ce changement actuel ? Je ne connais vraiment pas. Je n’en apprécie ni les objectifs, ni le contenu, ni la définition. Et donc à partir du moment où je n’ai pas d’éléments d’appréciations, je ne peux pas en dire plus. Il y a changement pour ceux qui ne savent pas qu’il y a le jour et la nuit, le changement climatique, le changement de saison sèche et la saison pluvieuse, comme on dit ailleurs printemps, hiver, automne, etc. C’est toujours le changement. On peut s’amuser avec le changement et dire que lorsque la balle quitte un joueur pour un autre, c’est un changement. Quand le Général Kérékou s’en va et un autre vient, c’est aussi un changement. Mais qu’est ce que nous voulons dans le changement ? Nous voulons la qualité, puisque de la vie à la mort, c’est un changement. On a dit changement et voilà. Dès le départ, j’ai dit et je le reprécise qu’il n’y a de richesse que d’hommes. En réalité je dois être fier de ça, parce que le Président Houngbédji est un ami. Mais pour une autre raison qu’il connaît, j’ai dit je préfère Abdoulaye Bio Tchané. Voilà mon point de vue.

Quelle est cette raison mon Général ?

Non (sourire)

Et pourquoi, c’est un secret ?

Non et non. Je suis un Général et j’ai une certaine réserve.

Parlons à présent de l’émergence de notre pays. Pensez-vous que notre pays émerge réellement ?

Emergence, alors que moi je suis entre des montagnes de l’Atacora. On émerge d’une mer ou on immerge parce qu’on entre dans la mer. Moi je suis loin de la mer. Il faut encore là définir ce qu’on appelle émergence. Ensuite en donner le contenu, en fixer les objectifs et autres. Ils ne nous ont rien expliqué de tout cela. Ça peut créer des frustrations parce que, en réalité quand on dit émergence d’un pays, c’est par rapport à l’environnement et aux autres pays. Mais est-ce qu’on peut dire que nous avons dépassé les autres pays qui n’en parlent pas ? Alors que nous soutenons que la Cédéao, l’Uémoa, constituent un ensemble. Pourquoi faire croire que nous dépassons tous les autres pays de la sous région. Ou bien ça veut dire que le Bénin est devenu une mer et que nous allons en sortir ? Moi je ne sais pas ce que ça veut dire, parce qu’on ne m’a pas encore donné le contenu, ni la définition. On ne m’a pas donné les objectifs de l’émergence au Bénin non plus. Je regarde et j’apprécie sans oublier que l’émergence, ce sont les affaires Cen-Sad, Icc-Services, machines agricoles, etc. Moi j’ai connu l’immersion dans une école que j’ai faite et je vois l’immersion en tant que militaire comme des sous-marins, des navires capables d’aller sous l’eau. C’est mon point de vue.

Mon Général quelle est votre appréciation de l’organisation de l’élection présidentielle ? La réalisation de la Lépi et autres ?

Vous êtes sûr que vous dites Lépi ou Lèpre ?

Je parle bien de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi).

Est-ce que ça ne s’accorde pas un peu avec la lèpre ? Quand on veut faire de grandes choses, il faut y mettre du temps. Il faut vivre comme si on ne devrait pas mourir et non se hâter. Qui va lentement, va sûrement, dit-on. Cela veut dire le contraire également. Qui va vite, ne va pas sûrement. Pourquoi on est trop pressé ? On a fait des élections sans Lépi au Bénin. Le Président actuel est élu sans la Lépi et quand il dit qu’il faut nécessairement cet instruiment, cela me rappelle 1991 où les mêmes qui ont organisé les élections, ont parlé de la Cena en 1996. C’est parce qu’ils savent ce qu’ils avaient fait en 1991. Est-ce que le pouvoir actuel veut dire qu’en 2006 sans la Lépi, il y avait eu quelque chose ? Sinon, pourquoi avoir peur ? Pourquoi on a tant peur aujourd’hui de voter comme on le faisait avant ? Je ne sais pas pourquoi. Et si on a peur, c’est parce qu’on sait comment on a été élu.

Comment le Général prépare-t-il alors les élections ?

Je me bats pour le candidat Bio Tchané. Et c’est depuis 2009 que je suis en train d’œuvrer pour son arrivée au pouvoir. Je travaille en sous-marin. Je ne suis pas l’homme des meetings. J’ai mal quand je vois des ministres en veste et cravate ou en bazin riche, des conseillers, des députés en veste et cravate, en bazin riche et qui vont dire à nos parents à qui ils donnent casquettes et tee-shirts ou mille francs, « Votez pour telle personne ». Ils sont bien habillés avec des salaires mirobolants et vont donner des tee-shirts ou 2000 Fcfa au plus aux parents. Et quand ceux-ci votent, ils sont oubliés pendant cinq ans. C’est le même refrain à chaque élection. On se connaît tous et c’est mauvais. Dans l’Atacora par exemple, je pense qu’on se connaît. Il n’y a pas trois généraux dans l’Atacora. C’est Kérékou et moi. Les ministres, ça va et ça vient. On les voit quand ils sont là-bas. Quand ils reviennent, c’est malheureux. C’est malheureux lorsqu’on n’éduque pas nos enfants et ce n’est pas bon. Il faut avoir une vision du développement. Comment ? Kérékou est venu sans tambour ni trompette. En 1976, le goudron s’arrêtait à Bohicon et quand Kérékou partait, le goudron s’arrêtait à Porga et à Malanville. Il y avait même des autoroutes, des hôtels, des stades, tel que le stade de l’Amitié sans qu’on nous dise que ce sont les réalisations de Kérékou. C’était merveilleux. Et aujourd’hui ? On va donner des tee-shirts ou 2000 Fcfa à nos parents et on dit : « Mettez votre bulletin pour tel candidat ». Et dès qu’on met le bulletin, c’est fini. On repart sur Cotonou et on ouvre un compte bancaire. On vit seul à l’aise. Ce n’est pas bon pour nos parents. Il faut qu’on revienne souffrir avec eux. Ainsi on pourrait mieux aider à développer nos localités et ce serait pour le bien-être de nous tous

Un mot de fin pour clôturer l’entretien.

Ce que je vais dire de très profond, c’est que le Bénin a reculé par rapport aux années 60. A l’époque, quand Maga est candidat, c’est du Nord au Sud. Quand Ahomadégbé est candidat, c’est du Nord au Sud et quand Apithy est candidat, c’est du Nord au Sud. Aujourd’hui, des cadres, pas des moindres, se régionalisent. On revient à un pays d’ethnies. Ça c’est d’une part. La deuxième chose, c’est que j’ai honte quand je vois un cadre quitter un parti pour un autre à cause de l’argent. Qu’est-ce qu’on donne à nos enfants comme éducation ? J’ai vraiment honte de ces changements. Ou bien on ne rentre pas dans un parti et c’est plus libre. Ou bien, on est dans un parti et on est fidèle aux idéaux du parti, mais pas pour l’argent du parti. Pourquoi tant de personnes en transe à cause de l’argent ? Ce n’est pas bon pour l’avenir de notre pays. Il faut qu’on aime notre pays. Et pour le faire, il faut qu’on se fasse un idéal. L’idéal qui définit les hommes et non pas l’argent. On doit avoir cet idéal pour être ensemble. Je souhaite que la plupart de nos cadres reviennent vraiment à cet idéal. Avoir l’amour de son prochain, de la patrie et non pas l’amour de l’argent. Je souhaite pour finir, en tant que Général de gendarmerie, qui ne s’est préoccupé que de la sécurité et la paix, qu’il y ait la paix et l’amour dont je parlais tantôt, pendant et après les élections de 2011. Qu’on se dise que Houngbédji est mon parent, Yayi est mon parent, Abdoulaye Bio Tchané est mon parent et quel que soit le candidat, il est mon parent. Qu’on aille aux élections avec l’idée qu’on veut la paix et le développement du Bénin.

BENIN : Le distributeur d’amour…

Yayi a de l’amour pour son pays, pour toutes les femmes, pour tous ses compatriotes… Un amour renouvelé pour la constitution, pour le développement, pour Dieu, pour tout. Ceux qui ont pu assister à un des meetings de campagne du docteur-président ne pouvaient échapper à ces speechs présidentiels d’un genre particulier. Un hybridisme détonnant, oscillant entre prédication et concert. Dieu revient inlassablement à chaque soupir, le tout sur un ton volontairement langoureux, chantant. Des exposés succincts sur le projet de société de la Marina, il en est rarement question. À un auditoire d’analphabètes presque exclusivement, le docteur en économie de développement propose tout simplement d’aller lire le projet de société que son équipe de campagne s’est bien gardée de rendre disponible au grand public. Pour ces pauvres hères, se procurer le document (s’il existe vraiment) relève déjà du miracle, le déchiffrer parait alors magique. Par contre, de Dieu et d’amour pour le Bénin, ses compatriotes, sa constitution, sa chère constitution ? Le docteur-président en use abondamment. A chaque tic, à chaque intonation, à chaque pause. Pas de meeting émergent digne de ce nom sans d’hymne à l’amour et à Dieu.

Les Béninois ont eu l’occasion de voir venir les dons de distribution d’amour de leur chef président. Bintou Taro une des porte-paroles du candidat Houngbédji disait à un point de presse se souvenir comme si c’était hier de l’inspiration subite du chef de l’Etat lors d’un jamborée en l’honneur du fameux programme des micro-finances, courant 2009. Le clou de la manifestation fut l’annonce surprise du maitre de cérémonie de doubler le fonds alloué au dit programme sous un tonnerre d’applaudissement. Pour quelle raison ? Parce que les femmes présentes seraient toutes belles et nombreuses. Quand le chef est content ! Il s’agit bien de la République du Bénin, Etat de droit et de démocratie où les humeurs du chef peuvent faire loi. Par amour pour les femmes, le budget national a été privé de substantielles ressources tirées de l’activité d’escorte de véhicules d’occasion durant plusieurs années. Plusieurs milliards dépensés au mépris de toutes les règles budgétaires en vigueur. Le chef de l’Etat aime tellement les femmes qu’il serait prêt à sortir de l’argent du trésor public sans autorisation de l’Assemblée nationale comme prévue dans la constitution. Un parjure n’est peut-être pas trop cher payé lorsqu’il s’agit d’épatée de potentielle électrice. Même si la promesse de porter le pourcentage de leur représentativité au sein du gouvernement à 30% n’a jamais été réalisée.

De cette autre passion amoureuse du docteur-président, cette fois-ci pour la constitution. Un béguin au nom duquel le garant de la loi fondamentale est capable de faire abstraction du droit de vote de plusieurs milliers de ses compatriotes à cause d’un fichier électoral à problèmes. On voit bien que cet amour n’emporte finalement qu’une seule partie du socle constitutionnel puisqu’il y ait intégré la déclaration universelle des droits de l’homme dont le droit de vote est un des trophées garanties à tout citoyen. Or, pour Yayi il n’y a dans la constitution que la tenue de la présidentielle à au moins un mois avant la fin du mandat en cours. Des délais du dépôt de dossier de candidature à la présidentielle, de l’inscription sur une liste électorale, du délai d’installation de la Commission électorale nationale autonome (Cena), du respect du règlement intérieur de l’Assemblée nationale en ce qui concerne la désignation des membres du bureau du parlement ; le viol en série de ces différentes dispositions n’ébranle visiblement que très peu l’amour du chef de l’Etat. Amour sélectif et bondieuserie distribuée à tout vent sans qu’on ne sache réellement à quoi tout cela sert dans le fonctionnement d’un Etat de droit et de démocratie.

Dieu et amour après l’échec de l’émergence

arimi choubadé http://arimi.freehostia.com

Inscription frauduleuse d’étrangers : Une nigérienne détentrice de carte d’électeur

Au cours d’une conférence de presse donnée hier au siège de l’Ong Vidolé à Cotonou, Christian Sossouhounto, 3ème adjoint au maire de Cotonou a énuméré un certain nombre de dysfonctionnements relatifs à la délivrance des cartes d’électeurs. Au nombre de ceux-ci, figure le cas d’une nigérienne frauduleusement autorisée à faire valoir son droit de vote au Bénin.

Mariama Tondou Gani, de nationalité nigérienne est détentrice d’une carte nationale d’identité nigérienne délivrée le 10 avril 2009, donc en cours de validité. Elle est également détentrice de la carte d’électeur N°9220139, délivrée par le Bénin. Face aux hommes des médias hier, le troisième adjoint au maire de Cotonou, Christian Sossouhounto, a expliqué que l’intéressée résidant dans le 11ème arrondissement, a sollicité dans la matinée d’hier, une attestation de résidence. Comme le veut l’usage, le Chef quartier lui demande sa carte d’identité. Celle-ci la lui remet. Mais après une brève lecture, il note que Mariama T. Gani est de nationalité nigérienne. Exprès, il lui demande si elle a pu retirer sa carte d’électeur. Sans hésiter, celle-ci s’empresse de l’exhiber à l’autorité locale. La carte d’électeur de l’intéressée ne fait pas mention du lieu de naissance. Pis, l’intéressée de sexe féminin s’est vue apposer sur la carte le sexe opposé. Ce cas n’est pas à en croire le conférencier, isolé. A l’appui de son argumentaire, il affirme que dans le quartier Minontchou dans le 2ème arrondissement, un Béninois a été retrouvé en possession de trois cartes d’électeurs. « Conduit au commissariat de Kpondéhou, on a pris le soin de photocopier les trois cartes d’électeur et de soumettre avec constat d’huissier, l’affaire au commissaire. Curieusement, on a constaté que ce dernier n’a pas semblé collaborer avec l’élu local », a t-il déclaré. Outre tout ceci, il a rappelé que dans le 6ème et 7ème arrondissement, des quartiers fictifs sont créés. « Le quartier bar Tito qui n’a jamais existé, un quartier dénommé 7ème arrondissement et un autre ayant pour nom 6ème arrondissement ont été créés de toute pièce pour faire délivrer des cartes d’électeur », a-t-il révélé. En dehors de ces dysfonctionnements, Christian Sossouhounto a rappelé des cas de famille entière qui peinent toujours à retrouver leur carte, des étrangers en voie d’être convoyés au Bénin pour voter et bien d’autres difficultés sur lesquels il est revenu. Par rapport au volet relatif aux microcrédits aux plus pauvres, la représentante de l’Un, Bintou Taro Chabi Adam, a fustigé la gestion faite des fonds alloués à ce programme. Pour elle, il s’agit d’une gestion opaque que seul un audit pourra permettre d’éclairer.

Hospice Alladayè (Stag)

Vindicte populaire à Natitingou : Un fou tué à coup de fusil

Dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 février 2011, la population de Tignanpéti dans l’arrondissement de Perma, commune de Natitingou a abattu le jeune André N’da Kouagou, cultivateur atteint de démence. C’est d’ailleurs cette maladie qui l’aurait amené à tuer son oncle Sourou Kouagou le 27 février passé aux environs de 22 heures.

Ce dernier se rendait à Perma, pour prendre du « Tchoucoutou », boisson locale fermentée et alcoolisée. La victime âgée environ de 50 ans a été presque dépecée. Mais avant de passer de vie à trépas, il a poussé des cris de détresse qui ont alerté la population. L’assassin s’est alors retourné coupe-coupe en main, contre cette population venue à la rescousse. C’était le sauvequi-peut. Des individus non identifiés ouvrent le feu et abattent André devenu un danger public. Informés, les éléments de la Brigade territoriale de Natitingou ont fait le constat d’usage accompagnés d’un médecin. Les deux corps ont été inhumés après avis du Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Natitingou qui a fait ouvrir une enquête pour élucider cette affaire.

LM

Guinée équatoriale: un yacht à $380 millions pour le fils Obiang

«Presque trois fois le budget annuel que la Guinée équatoriale consacre à l’éducation et à la santé » : l’ONG Global Witness, qui révèle l’affaire, a le sens de la comparaison. Teodorin Obiang, fils du Président de cette pétro-dictature d’Afrique de l’Ouest Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a commandé à un chantier naval allemand un yacht qui s’annonce comme le deuxième plus cher du monde.

En voici d’autres qui font exactement comme la famille Bongo. Maintenant que le pays a le pétrole, les bonnes vieilles habitudes des Africains affamés et épris du pouvoir prennent le dessus! Pitié à l’Afrique!

D’après Global Witness, il se serait inspiré de celui du milliardaire russe Roman Abramovich, Pelorus. Aiguillée par une enquête menée par le Département de
la justice américain, qui révélait qu’un yacht était en construction, l’ONG a envoyé un enquêteur en Allemagne. Il a obtenu confirmation de la commande, de
son montant – 380 millions de dollars –, et de l’identité du commanditaire. Connu pour garer sa Ferrari jaune devant l’hôtel Le Meurice lors de ses visites
à Paris, Teodoro Nguema Obiang Mangue, dit Teodorin, est officiellement ministre de l’Agriculture et de Forêt de Guinée équatoriale. Il est surtout le fils du
Président de ce petit pays de 600 000 habitants.

En France, ses huit voitures de luxe et la propriété de son père Réélu depuis 1979 (en baisse lors du dernier scrutin de 2009, avec seulement 96,7% des voix), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo s’est enrichi grâce au pétrole et, très probablement, au trafic de drogue. Selon Forbes, sa fortune s’élève à environ 600 millions de dollars. Les Equato-Guinéens, eux, sont 77% à vivre sous le seuil de pauvreté. Plus de la moitié n’ont pas accès à l’eau potable, et 35%
meurent avant 40 ans.

Fin 2010, la justice française a jugé recevables des plaintes déposées par plusieurs ONG dans l’affaire des « biens mal acquis ». Deux juges d’instruction, Roger Le Loire et René Grouman, ont été désignés en décembre pour enquêter sur les avoirs français d’Omar Bongo Ondimba (feu le président gabonais), Denis Sassou Nguesso (Congo) et Teodoro Obiang.

On sait que son fils détient en France au moins huit voitures de luxe pour une valeur de 4 213 618 euros ainsi qu’un compte en banque. Le père y possède au moins une propriété.

Par Augustin Scalbert, Rue89.com

http://www.rue89.com/2011/03/02/guinee-equatoriale-un-yacht-a-380-millions-pour-le-fils-obiang-193091

Gabon : le Président André Mba Obame s’adresse à la Nation

Entré en fonction le 25 janvier 2011 comme président de la république Gabonaise, André Mba Obame s’adresse pour la première fois à la nation depuis la sortie de son gouvernement des locaux du Pnud.

République Gabonaise

Union-Travail-Justice

Adresse de M. André Mba Obame, Président de la République, à la Nation

Citoyens,

Depuis qu’un pouvoir illégitime s’est imposé, par la force, dans notre pays, l’inquiétude gagne les esprits, le doute s’empare des âmes.

Le trouble des esprits n’a pas sa seule origine dans le coup d’état électoral du 3 septembre 2009 et des vicissitudes de la Société internationale. Il provient surtout de l’arrogance des hommes qui se sont installés au pouvoir par la force et leur ignorance de l’énorme attente sociale.

La révolution nationale, dont j’ai dessiné les contours, lors de ma prestation de serment en qualité de président de la république le 25 janvier 2011, n’est pas encore entrée dans les faits.

Elle n’y a pas pénétré, parce qu’entre le peuple et moi, qui nous comprenons si bien, s’est dressé le double écran des partisans du divisionnisme et les serviteurs d’un régime moribond.

Les serviteurs du pouvoir actuel sont nombreux ; j’y range sans exceptions tous ceux qui ont fait passer leurs intérêts personnels avant les intérêts permanents de l’Etat : partis politiques dépourvus de clientèle mais assoiffés de revanche, fonctionnaires attachés à un ordre dont ils étaient les bénéficiaires et les maîtres, ou ceux qui ont subordonné les intérêts de la patrie à ceux de l’étranger.

Un long délai sera nécessaire pour vaincre la résistance de tous ces adversaires de la nouvelle espérance, mais il nous faut dès à présent, briser leurs entreprises. Si le Gabon ne comprenait pas qu’il est condamné, par la force des choses, à changer de régime, il verrait s’ouvrir devant lui des mouvements d’ampleur comme on a pu l’observer hier en Tunisie et en Egypte et aujourd’hui en Libye. Notre pays doit se sauver de la dérive monarchique en cours par la foi et le sacrifice.

Le problème du Gabon dépasse donc en ampleur la propagande actuellement orchestrée par les ennemis de la patrie qui tend à présenter une communauté comme représentant un danger pour la nation ou encore une lutte de leadership.

Notre pays réclame avant tout la restauration des principes démocratiques et républicains.

J’ai recueilli l’héritage d’un Gabon blessé, d’un peuple habité par la désespérance. Mon devoir est de défendre vos aspirations et vos droits.

En 1990, j’ai convaincu le président Omar Bongo de la nécessité d’une ouverture démocratique dans notre pays par le retour au multipartisme.

En 2009 j’ai proposé une nouvelle espérance en me présentant comme le candidat de l’interposition dans mon appel de Barcelone.

Aujourd’hui, c’est de vous-mêmes que je veux vous sauver.

A mon âge, lorsqu’on a fait à son pays le don de sa personne, il n’est plus de sacrifice auquel l’on veuille se dérober ; il n’est plus d’autre règle que celle du salut public.

Rappelez-vous ceci : notre peuple, s’il sait s’unir et soutenir un combat juste, est un peuple qui renaît.

Vive le Gabon !

Côte d’Ivoire : Aicha Koné violemment agressée par les partisans de Ouattara

Aîcha Koné a été violemment agressée par les partisans du camp Ouattara pour son soutien au président Gbagbo Laurent. Souvenons-nous qu’elle a été très active dans la campagne présidentielle au côté des femmes du nord pour le candidat laurent Gbagbo.

Elle a été aussi membre du comité des artistes qui ont soutenu les victimes de la ville de Douekoué. Les victimes de la barbarie de la rébellion armée de Soro Guillaume. Aïcha, artiste chanteuse ivoirienne est originaire du nord de la Côte d’Ivoire.

Prompte rétablissement à cette diva de la musique ivoirienne. Tout en espérant qu’elle pourra survivre à cette atrocité du camp ouattara.

Source : ivoirian.net

Déstabilisation de la Côte d’Ivoire : La vérité sur les lignes de front

Depuis quelques jours, les lignes de front se sont à nouveau embrasées. Ce, par la volonté de la coalition rebelle qui craint que les conclusions du panel des chefs d’Etat de l’Union africaine mettent à nu sa forfaiture. Les Fds peaufinent lentement mais sûrement leur stratégie de redressement des lignes qui ont quelque peu bougé.

Le flot humain venant d’Abobo et certainement d’Anyama continue de déferler sur les quartiers environnants notamment Cocody Angré. Fuyant la terreur des hommes en armes aux ordres de la coalition Onuci-Licorne-Rebelles. Les témoignages édifient plus d’un. Des cadavres jonchent l’asphalte. Les morts se comptent aussi au sein de la population civile, victimes des exécutions sommaires du commando invisible que de nom, mais très visible par ses pratiques rituelles qui le rapproche de Ouattara. Les Fds tentent de reprendre la main.

Une tâche rendue difficile par le fait que ces «guerriers» se fondent aux populations civiles pour tendre des embuscades meurtrières aux Forces loyalistes. Les hommes en armes qui bénéficient de l’appui en logistiques et en renseignements de l’Onuci, de la Licorne et en hommes du Burkina Faso imposent aux Fds une guérilla qui donne l’impression aux Ivoiriens qu’ils ont le dessus sur les hommes de Mangou. La vérité, c’est que l’ennemi a essuyé de lourdes pertes. Les Fds qui ont compris qu’elles ne livrent pas une guerre classique, ont vite fait de rectifier le tir en adaptant leur stratégie à la guérilla.

Et, depuis, particule, par particule, elles avancent vers l’anéantissement total de la rébellion qui a pris pied à Abobo. Des informations font état de ce que l’infiltration des rebelles, via les trains, continuent et de nombreux blessés reçoivent, au secret, des soins dans les quartiers précaires de Cocody, Gobelet. Pour tout dire en un mot, même si des rebelles sont encore visibles dans certaines poches d’Abobo et d’Anyama, leur départ, selon une source proche des renseignements est une question d’heures et surtout de stratégie militaire qui se peaufine.

Sur le front centre, les récents combats dans la capitale politique ont montré à quel point le commandant du théâtre des opérations, Boniface Konan, n’est pas prêt à céder un micron de terrain à l’ennemi. Lui et ses hommes ont été simplement sans pitié pour les rebelles. Il se murmure dans son entourage qu’à la prochaine provocation des hommes de Soro, la course poursuite pourrait bien se terminer dans les rues de Bouaké. Après l’assassinat lâche d’un policier par l’Onuci à Daloa, les Fds basées dans la cité de l’Antilope ne décolèrent pas.

Elles mettent en garde les soldats de la paix (sic !) sur leurs dérapages qui, susurrent-elles, finiront tôt ou tard à déboucher sur un bain de sang. Parce que, disent-elles, on ne peut tuer impunément des soldats alors qu’ils ne sont pas en situation de belligérance. En tout état de cause, les Fds sont en état d’alerte maximale à Daloa. Ce qui leur a permis de mettre le grappin sur des soldats burkinabé qui tentaient de s’infiltrer dans la ville, au moyen de motocyclettes. En ce qui concerne, l’Ouest, la zone, c’est peu de le dire, est en ébullition.

Les rebelles appuyés par l’Onuci et la Licorne ont encore tenté lundi, de prendre la ville «stratégique» de Duékoué. Mais la puissance de feu des Fds les a fait fuir. Même si Zouhan-Hounien et Bin-Hounien, sont tombés dans l’escarcelle rebelle, les Fds tiennent fermement le verrou qui mène au port de San Pedro. Depuis quelques jours donc, les combattants des mouvements d’autodéfense de Mao Glofiéi, très aguerris, sont sur le pied de guerre. En un temps bref, ils ont repris aux rebelles, les villes de Bin-Hounien et Zouan Hounien, avant que la Licorne et l’Onuci ne prêtent main forte à la rébellion, en déroute.

Ce qui apparait dans le camp rebelle comme des victoires n’est, en réalité, qu’une tempête dans un verre d’eau. Les lignes ont certes été secouées, mais elles n’ont pas vraiment bougé. Au lieu de tempérer l’ardeur belliciste de Ouattara et ses hommes, Ban Ki-moon préfère hurler sur une prétendue violation d’embargo. Alors que les rebelles sont massivement armés via le Burkina Faso, Ban Ki-moon fait l’aveugle, et trouve dans une rare hypocrisie de la voix pour porter des accusations fantaisistes contre le pouvoir légal de Laurent Gbagbo.

Une sorte d’intimidation qui ne devrait pas émouvoir les autorités ivoiriennes. Parce que l’arnaque est grossière. On surveille Gbagbo comme du lait sur le feu, et au même moment on convoie des armes lourdes à Bouaké au profit de la rébellion. Pour déséquilibrer les forces en présence, en vue de parfaire le coup d’Etat électoral. Simplement nauséeux !

Tché Bi Tché

Source : Le Temps (Cote d’Ivoire )