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BENIN : Ces intellectuels tarés dont parlait le président Kérékou

Ces intellectuels tarés dont parlait le président Kérékou : au lieu de faire avancer le pays, ils le font reculer chaque jour que Dieu fait.

L’un d’eux a d’ailleurs promis mettre le pays à feu et à sang et il semble bien qu’il s’applique assidument afin de réaliser sa promesse.

Il est difficilement compréhensible qu’avec cette horde d’intellectuels et d’hommes de science à la tête de nos institutions, le pays soit aujourd’hui à ce stade et dans cette situation et ceci, par la faute d’une poignée de béninois.

En me remémorant cette affirmation du président Mathieu Kérékou qui a jeté un pavé dans la marre en affirmant que les cadres béninois étaient des intellectuels tarés, et en observant un peu la scène politique actuelle et l’état de la nation depuis 2006 où le technocratisme a pris corps avec l’arrivée de Boni Yayi au pouvoir, je me suis demandé si le général n’avait pas raison.

En observant les acteurs qui ont à charge le bon fonctionnement de l’appareil d’Etat, de nos institutions, il se trouve quelques uns de ces intellectuels qui ont raté le rendez-vous crucial au cours duquel ils devaient confirmer leur qualité d’intellectuels et tracer à ce titre à la nation le chemin du développement tout en consolidant les acquis et la paix sociale. Mais hélas!!

Gros plan sur ces intellectuels sur qui on a de grosses questions à se poser.

Robert Dossou

Principal acteur de l’imbroglio politique actuel, le roi Dossou est le Président de la cour constitutionnelle du Bénin. Depuis juin 2008, il s’est évertué à dépouiller l’assemblée nationale de ses prérogatives en s’arrogeant tous les droits. Par ses décisions ambiguës, il a largement contribué à vicier l’atmosphère et à radicaliser chacun des acteurs politiques. Si le 06 avril 2011, le pays n’avait pas un nouveau président, il en porterait l’entière responsabilité.

Mathurin Nago

Docteur en techniques alimentaires, le Professeur Mathurin Coffi Nago est le Président de l’assemblée nationale, le prolongement par continuité du gouvernement de Boni Yayi depuis 2007.

« Quand je dis pin pan, il répond pin pan », c’est comme cela que Boni Yayi a caricaturé la symbiose qui règne entre eux deux. Alors qu’il a été mis au perchoir pour faciliter à ses collègues le travail que le peuple leur a confiés, cet homme s’est amusé à hypothéquer et à empêcher l’assemblée de jouer pleinement son rôle de contrôle de l’action gouvernementale.

Nassirou Arifari Bako

Ha! le pauvre. Je suis tenu de le mettre dans cette liste.

Docteur en Sociologie et Anthropologie sociale, Superviseur de la Commission Politique de Supervision de la LEPI (CPS-LEPI).

A ce titre, il a concocté au peuple béninois une liste électorale, la liste électorale de tous les désordres et de tous les fantasmes, une liste qui fait grossir des localités et en diminue d’autres, une liste qui fait disparaitre tout un village, qui fait déplacer des quartiers d’un arrondissement à un autre, une liste qui fait déplacer les électeurs d’une dizaine de kilomètres de leurs  résidences, une liste  sur laquelle des bureaux de vote se retrouvent avec un seul électeur à certains endroits (ce qui ne garantit ni la sécurité de ces électeurs singleton ni le vote secret auquel ils sont appelés) ; c’est ça la liste bako baclée avec laquelle il demande au peuple d’élire un président. Une liste qui porte déjà en elle les germes de la contestation et du désordre post-électorale.

Albert Tévoédjrè

Je serai peut-être un peu plus respectueux avec lui mais je dois avouer que je me suis toujours demandé si cet homme aime réellement son pays et s’il pense à l’avenir. La réponse qui me vient le plus à l’esprit est non, cet homme n’aime en réalité pas son pays, ne l’a jamais servi (même s’il affirme le contraire à qui veut bien lire son livre le bonheur de servir) mais sert plutôt ses intérêts.

A la tête d’une institution fantoche de médiation, le professeur Tévoédjrè est le principal artisan de l’élection de Boni Yayi qui, l’a remercié avec ce machin de médiateur de la république dont on n’a jamais vu l’intérêt pour la nation béninoise.

C’est lui qui, bras dessus bras dessous a présenté Boni Yayi dans l’Ouémé et un peu partout dans le pays comme le messie, « Eureka j’ai trouvé le cheval gagnant », s’était-il écrié et d’ajouter pendant la campagne électorale de 2006 : « avec Yayi, Yanayi ».

Finalement, il est à croire que cet homme soit un homme de régression. Quand on se rappelle que c’est lui qui est allé sortir le caméléon de sa paisible retraite en 1996 et que c’est lui qui en 2006 a trouvé que le pays avait été détruit par le caméléon et a vendu au peuple le changement, on est en droit de se demander ce à quoi ont servi ses nombreux talents tant vantés si ce n’est qu’à arriérer le pays. L’heure a sonné de demander à cet homme ce qu’il a réellement apporté au pays depuis 50 ans qu’il est dans l’arène politique.

Ce ne sont pas les nombreux forums, colloques, séminaires organisés par lui sans le peuple à coup de milliards au Cic et un peu partout dans le monde qui ont fait reculer les bases de la pauvreté et du sous développement.

A lire l’article du journal « L’Indépendant » intitulé Présidentielle 2006 : Albert Tévoédjrè soutient Yayi Boni (Contre le poste de représentant du Bénin à l’ONU)

Amos Elegbe

L’homme de tous les pouvoirs. Toujours mouvancier, jamais opposant. Il a été de toutes les équipes de gestion du pays depuis l’avènement du renouveau démocratique en 1990.

Aujourd’hui avec Boni Yayi dont il est le conseiller politique, Amos Elegbe fait l’apologie yeux fermés et tête baissée du régime galeux en place au Bénin alors que tous les indicateurs sont au rouge. Cet éducateur puisqu’enseignant à l’Université a perdu depuis 2006 tout sens du réalisme. Il est assurément le meilleur adversaire politique de Boni Yayi puisqu’ayant largement contribué à rendre ce dernier impopulaire et indésirable par ses sorties lamentables et épouvantables. Les classement de Transparency international pour la corruption, de Doing Business pour le climat des affaires, de Reporters sans frontières pour la liberté de presse, le taux de croissance passé de 5,2 % à 2% en l’espace de 5 ans, la production cotonnière qui est passée de 400.000 tonnes à 150.000 tonnes, les milliards détournés à la faveur du sommet de la Censad, les marchés gré à gré offerts aux amis du régime, les exonérations fantaisistes, bref tout ce qu’il peut y avoir de pourri dans la gestion des affaires d’une cité sont venus pour mettre à nu toute la pourriture de ce régime. Et au lieu de se cacher, il se trouve des conseillers pour justifier cela et solliciter un second mandat.

Comme pour paraphraser l’autre, ils doivent justifier leurs très gras salaires.

L’impasse dans laquelle nous sommes actuellement a été créé par les trois (03) premiers hommes ci-dessus  cités et pour nous sortir de là, cela dépendra aussi d’eux et du Chef de l’État sortant Boni Yayi qui, ne jure que par la LEPI, une LEPI de fraude concoctée spécialement pour lui.

Lire les articles « BENIN : La LEPI de la honte !!! »

et  » Boni Yayi: Le bon, la brute et le truand »

Finalement qui veut frauder entre l’opposition et la mouvance ?

aymard

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Une réponse à “BENIN : Ces intellectuels tarés dont parlait le président Kérékou

  1. janvier mars 29, 2011 à 6:34

    ils sont tous des voleur les politiciens.

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